Infirmière libérale remplaçante : conditions et démarches

L'article en bref

  • Infirmière libérale remplaçante : vous devez justifier de 18 mois d'exercice salarié, soit 2 400 heures.
  • Cinq inscriptions obligatoires : ONI, CPAM pour le RPPS, URSSAF, CARPIMKO et assurance RCP.
  • Rémunération par rétrocession : vous reversez entre 5 % et 15 % des honoraires au titulaire remplacé.
  • Régime fiscal BNC : micro-BNC jusqu'à 83 600 € ou déclaration contrôlée pour déduire les charges réelles.
  • Actes exonérés de TVA : vous apposez la mention « TVA non applicable, art. L. 223-3 du CIBS ».
  • Gérer sa comptabilité d'infirmière libérale : L-Expert-Comptable.com propose un cabinet 100% en ligne à partir de 39€ HT/mois sans engagement.
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Guillaume DELEMARLE Expert-comptable chez L-Expert-Comptable.com
Mis à jour le 29 octobre 2026
3 min
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Sommaire

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Quelles conditions remplir pour devenir infirmière libérale remplaçante ?

Avant de vous lancer comme infirmière libérale remplaçante, vous devez vérifier que vous remplissez trois critères : une expérience salariée suffisante, les diplômes requis et le respect de certaines restrictions réglementaires.

  • Justifier d'au moins 18 mois d'exercice salarié en établissement de soins
  • Détenir un Diplôme d'État d'infirmier (DEI) en cours de validité
  • Respecter les limites posées par le Code de la Santé Publique (nombre de remplacements, absence du titulaire)

L'expérience professionnelle requise

Pour exercer en remplacement IDEL, vous devez avoir travaillé au minimum 18 mois en tant qu'infirmière salariée, soit 2 400 heures effectives, dans un établissement de soins ou une structure agréée. Ce décompte porte sur les 6 années qui précèdent votre demande. Vous avez donc une certaine souplesse si votre parcours n'a pas été linéaire.

L'expérience acquise en intérim hospitalier peut être prise en compte, à condition de pouvoir la justifier par des attestations d'heures. Pensez à conserver précieusement vos bulletins de salaire et certificats de travail : ils serviront de preuves lors de votre inscription à l'Ordre.

Les qualifications et diplômes nécessaires

Le Diplôme d'État d'infirmier (DEI) est la condition de base. Votre autorisation d'exercice doit être en cours de validité au moment où vous débutez le remplacement. Bonne nouvelle : contrairement à l'installation en tant que titulaire, le remplacement infirmier libéral ne nécessite pas de formation complémentaire spécifique. Votre diplôme et votre expérience salariée suffisent.

Les restrictions à connaître avant de se lancer

Le Code de la Santé Publique encadre strictement l'activité de remplaçante :

  • Vous ne pouvez pas assurer plus de 2 remplacements simultanés (art. R.4312-83 du CSP)
  • Le titulaire remplacé ne doit pas exercer pendant la durée du remplacement (art. R.4312-84 du CSP)
  • Vous n'avez pas de lieu de résidence professionnelle propre : vous exercez au cabinet du titulaire, avec son matériel et sa patientèle

Quelles démarches administratives pour exercer en remplacement ?

Les démarches administratives pour exercer en remplacement
Infographie : Les démarches administratives pour exercer en remplacement

Devenir IDEL remplaçante suppose de réaliser plusieurs inscriptions auprès d'organismes différents. Voici les cinq étapes à suivre pour être en règle :

  • S'inscrire au tableau de l'Ordre National des Infirmiers
  • Obtenir son numéro RPPS et sa carte CPS auprès de la CPAM
  • Déclarer son activité libérale à l'URSSAF sous 8 jours
  • Cotiser à la CARPIMKO dès le premier jour d'activité
  • Souscrire une assurance RCP couvrant le remplacement

S'inscrire à l'Ordre National des Infirmiers (ONI)

L'inscription au tableau de l'ONI est obligatoire. Vous devez vous inscrire dans la section « remplaçant » du Conseil départemental de l'Ordre dont dépend votre lieu de domicile. Préparez votre diplôme, une pièce d'identité et l'attestation d'expérience professionnelle. Une cotisation annuelle à l'ONI est due dès votre inscription.

S'enregistrer auprès de la CPAM (caisse de rattachement)

Cette étape vous permet d'obtenir deux éléments indispensables pour facturer :

  • Un numéro RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé), qui vous identifie en tant que professionnelle de santé
  • Une CPS (Carte de Professionnel de Santé), nécessaire pour la télétransmission des feuilles de soins électroniques

Transmettez à la CPAM votre diplôme, votre attestation d'inscription à l'ONI, un RIB et une pièce d'identité. Attention : votre caisse de rattachement est celle de votre lieu de domicile, pas celle du cabinet où vous remplacez.

Déclarer son activité à l'URSSAF

Vous avez 8 jours après le début de votre activité pour déclarer votre exercice libéral à l'URSSAF. Votre activité est classée en profession libérale, catégorie BNC (Bénéfices Non Commerciaux). L'URSSAF vous attribue un numéro SIRET propre, distinct de celui du titulaire. L'information est transmise automatiquement au SIE (Service des Impôts des Entreprises), vous n'avez pas de démarche supplémentaire à faire de ce côté.

S'affilier à la CARPIMKO

La CARPIMKO est la caisse de retraite obligatoire des auxiliaires médicaux. Votre affiliation démarre dès le premier jour d'activité libérale. Les cotisations couvrent la retraite de base, la retraite complémentaire, la prévoyance et l'ASV (Avantage Supplémentaire Vieillesse). La première année, vous pouvez bénéficier d'une exonération partielle sur certaines cotisations, ce qui allège la charge au démarrage.

Souscrire une assurance RCP (Responsabilité Civile Professionnelle)

Tous les professionnels de santé doivent détenir une assurance RCP. Vérifiez que votre contrat couvre spécifiquement l'activité de remplacement. Le budget se situe entre 90 et 200 € par an selon les garanties choisies. Cette charge est déductible de votre résultat BNC.

La RCP du titulaire remplacé ne couvre pas les actes que vous réalisez à sa place. Vous devez impérativement disposer de votre propre contrat RCP, même pour un remplacement de courte durée.

Le contrat de remplacement est-il obligatoire ?

Le contrat de remplacement formalise la relation entre le titulaire et la remplaçante. Son caractère obligatoire dépend de la durée et de la fréquence du remplacement.

Dans quels cas le contrat écrit est-il imposé ?

Le contrat écrit est obligatoire dès que le remplacement dépasse 24 heures consécutives ou qu'il est répété (art. R.4312-85 du CSP). En dessous de 24 heures et pour un remplacement ponctuel, aucune obligation légale ne s'impose, mais un écrit reste fortement recommandé pour éviter tout litige. Le contrat signé doit être transmis au Conseil départemental de l'Ordre des infirmiers.

Quelles clauses inclure dans le contrat ?

Un contrat de remplacement IDEL complet contient au minimum ces éléments :

  1. Objet du remplacement et identité des deux parties
  2. Dates précises de début et de fin du remplacement
  3. Lieu d'exercice (adresse du cabinet)
  4. Taux de rétrocession d'honoraires convenu
  5. Clause de non-concurrence éventuelle, avec périmètre géographique et durée
  6. Conditions de résiliation et délai de préavis
  7. Responsabilités respectives (assurance, matériel)
  8. Modalités pratiques (accès au logiciel, clés du cabinet)

Un modèle type est disponible auprès de l'ONI. Prenez le temps de le personnaliser plutôt que de signer un document standard sans le lire.

La clause de non-concurrence : quelles limites ?

L'article R.4312-87 du CSP prévoit qu'une clause de non-concurrence peut interdire à la remplaçante de s'installer dans le même secteur géographique pendant une durée définie après la fin du remplacement. Cette clause ne s'applique que si le remplacement a duré au moins 3 mois, consécutifs ou non. En pratique, les contrats prévoient souvent un périmètre de quelques kilomètres et une durée de 2 ans, mais ces paramètres se négocient.

La clause de non-concurrence n'est pas automatique. Elle doit être expressément rédigée dans le contrat. Sans mention écrite, vous êtes libre de vous installer où vous le souhaitez après le remplacement.

Comment est rémunérée une infirmière libérale remplaçante ?

La rémunération d'une infirmière libérale remplaçante repose sur un mécanisme propre aux professions libérales : la rétrocession d'honoraires. Voici comment cela fonctionne concrètement.

Le mécanisme de la rétrocession d'honoraires

Comprendre la rétrocession d'honoraires
Infographie : Comprendre la rétrocession d'honoraires

En tant que remplaçante, vous percevez l'intégralité des honoraires liés aux actes que vous réalisez. Vous reversez ensuite un pourcentage au titulaire : c'est la rétrocession d'honoraires. Ce pourcentage, généralement compris entre 5 % et 15 % des honoraires encaissés, rémunère l'utilisation du cabinet, du matériel et de la patientèle du titulaire.

Le taux se négocie librement entre les deux parties et figure dans le contrat de remplacement. Pour le titulaire, la rétrocession reçue est un revenu. Pour vous, c'est une charge déductible de votre résultat BNC.

Facturation et télétransmission des actes

La remplaçante facture les actes sous le numéro du titulaire auprès de la CPAM, pas sous son propre numéro RPPS. Vous utilisez les feuilles de soins électroniques (FSE) via le logiciel Sesam-Vitale du cabinet. Si vous disposez de votre propre lecteur de carte Vitale, vous pouvez aussi l'utiliser.

En cas de panne technique, les feuilles de soins papier restent acceptées. Vous devez alors y mentionner votre nom en tant que remplaçante.

Exemple chiffré - revenus nets d'une remplaçante

Prenons le cas d'une IDEL remplaçante qui encaisse 5 000 € d'honoraires sur un mois de remplacement, avec un taux de rétrocession de 10 %.

PosteMontant
Honoraires encaissés5 000 €
Rétrocession au titulaire (10 %)- 500 €
Honoraires conservés4 500 €
Cotisations URSSAF (~16,5 %)- 742 €
Cotisations CARPIMKO (estimation)- 350 €
Assurance RCP et autres charges- 20 €
Revenu net avant impôt~3 388 €

Ce calcul est une estimation. Les cotisations CARPIMKO sont forfaitaires la première année, puis proportionnelles aux revenus. Le montant réel varie selon votre ancienneté et votre volume d'activité. Chez L-Expert-Comptable.com, les infirmiers libéraux au régime réel bénéficient d'un comptable dédié qui gère ces calculs et suit leur résultat BNC, à partir de 69 € HT/mois.

Quelle fiscalité pour l'infirmière libérale remplaçante ?

L'activité d'infirmière libérale remplaçante génère des revenus classés en BNC (Bénéfices Non Commerciaux). Vous avez le choix entre deux régimes fiscaux, et certaines spécificités propres aux professions médicales jouent en votre faveur.

Le régime BNC : micro-BNC ou déclaration contrôlée ?

Deux options s'offrent à vous selon votre niveau de recettes et vos charges réelles.

Le micro-BNC s'applique si vos recettes annuelles ne dépassent pas 83 600 €. Vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 34 % sur vos recettes, sans avoir à tenir une comptabilité détaillée. C'est le régime le plus simple au démarrage.

Le régime de la déclaration contrôlée (déclaration 2035, Cerfa 2035-SD) s'applique au-delà du seuil de 83 600 €, ou sur option si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes. Vous déduisez alors vos charges pour leur montant réel. Ce régime donne aussi accès au forfait de 2 % des recettes brutes, réservé aux professions médicales et paramédicales, qui remplace la déduction au réel des frais de représentation, réception, cadeaux, blanchissage et petits déplacements.

CritèreMicro-BNCDéclaration contrôlée
Seuil de recettes≤ 83 600 €Au-delà ou sur option
Mode de déductionAbattement forfaitaire de 34 %Charges réelles
Obligations comptablesLivre des recettesComptabilité complète (recettes/dépenses)
Déclaration fiscale2042-C-PRO uniquementLiasse 2035 + 2042-C-PRO
Adhésion AGANon nécessaireRecommandée (évite la majoration de 10 %)
Forfait de 2 %Non applicableApplicable
Avantage principalSimplicitéDéduction des charges réelles

TVA et franchise en base

Les actes de soins infirmiers sont exonérés de TVA (art. 261-4-1° du CGI). Vous n'avez donc ni TVA à collecter, ni TVA à déclarer. La franchise en base s'applique de fait. Sur vos factures et notes d'honoraires, vous devez apposer la mention « TVA non applicable, art. L. 223-3 du CIBS ».

Les obligations déclaratives annuelles

Si vous êtes au régime de la déclaration contrôlée, vous devez déposer votre liasse fiscale 2035 par télédéclaration. La date limite tombe le 2e jour ouvré après le 1er mai, plus 15 jours calendaires. Vous devez aussi remplir la déclaration complémentaire de revenus professionnels (Cerfa 2042-C-PRO), qui s'intègre à votre déclaration de revenus personnelle.

L'adhésion à une AGA (Association de Gestion Agréée) est recommandée : sans elle, votre bénéfice imposable est majoré de 10 %. Si vous optez pour le micro-BNC avec le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, le taux applicable aux BNC est de 2,2 % de vos recettes.

La déclaration 2035 comporte des spécificités propres aux professions médicales. Pour éviter les erreurs, vous pouvez confier cette démarche à un expert-comptable pour infirmier libéral qui connaît les particularités de votre activité.

Si vous débutez votre activité en cours d'année, le seuil du micro-BNC est proratisé. Par exemple, pour un début d'activité le 1er juillet, le seuil applicable est de 83 600 € × 184/365, soit environ 42 140 €.

Pourquoi commencer par le remplacement avant de s'installer ?

Le remplacement est souvent la première étape vers une installation définitive. Il permet de découvrir le métier libéral progressivement, mais il a aussi ses limites.

Tester le métier libéral sans investissement lourd

En tant que remplaçante, vous n'avez ni local à louer, ni matériel à acheter, ni patientèle à constituer. Vous découvrez le fonctionnement d'un cabinet, la gestion administrative et la relation patient en libéral sans prendre de risque financier. Vous pouvez aussi tester différents secteurs géographiques et types de patientèle pour affiner votre projet d'installation.

Construire son réseau et préparer son installation

Chaque remplacement vous fait connaître auprès des titulaires et des patients du secteur. Vous évaluez le potentiel d'une zone avant de vous y installer. Vous accumulez aussi de l'expérience en gestion comptable et administrative, en conditions réelles. C'est l'occasion de constituer une épargne pour financer votre future installation : rachat de patientèle, véhicule, matériel médical.

Les limites du statut de remplaçante

Le remplacement a ses contraintes. Vos revenus sont moins réguliers que ceux d'un titulaire, car ils dépendent des disponibilités des infirmiers qui cherchent un remplaçant. Vous ne développez pas de patientèle propre, et une clause de non-concurrence peut limiter vos possibilités d'installation. Vous n'avez pas non plus accès aux aides à l'installation en zone sous-dotée, réservées aux titulaires.

Remplaçante, collaboratrice ou titulaire : quelles différences ?

Remplaçante, collaboratrice ou titulaire : bien choisir son statut
Infographie : Remplaçante, collaboratrice ou titulaire : bien choisir son statut

Avant de choisir votre mode d'exercice, il est utile de comparer les trois statuts possibles pour une infirmière libérale. Chacun correspond à un niveau d'autonomie et d'engagement différent.

Tableau comparatif des trois statuts

CritèreRemplaçanteCollaboratriceTitulaire
Lien avec le titulaireRemplace le titulaire absentExerce aux côtés du titulaireAucun (autonome)
Patientèle propreNonOui, en partieOui, entièrement
Lieu d'exerciceCabinet du titulaireCabinet du titulaireSon propre cabinet
Mode de rémunérationRétrocession d'honoraires (5 à 15 %)Redevance de collaborationHonoraires directs
Investissement initialAucunFaibleImportant (local, matériel, patientèle)
Clause de non-concurrencePossible (si remplacement ≥ 3 mois)Possible (prévue au contrat)Non applicable
AutonomieLimitéeIntermédiaireTotale

La collaboration libérale est un bon compromis entre le remplacement et l'installation : vous gagnez en autonomie tout en partageant les frais du cabinet. Le remplacement reste le point d'entrée le plus accessible pour découvrir l'exercice libéral.

Les questions fréquentes sur l'infirmière libérale remplaçante

Peut-on devenir infirmière libérale remplaçante juste après le diplôme ?

Non. Vous devez justifier d'au moins 18 mois d'exercice salarié (soit 2 400 heures) dans un établissement de soins au cours des 6 dernières années. Cette condition s'applique aussi bien au remplacement qu'à l'installation.

Combien gagne une infirmière libérale remplaçante par mois ?

Les revenus varient selon le volume d'actes et le taux de rétrocession. Pour 5 000 € d'honoraires mensuels avec une rétrocession de 10 %, le revenu net avant impôt se situe autour de 3 400 €, après déduction des cotisations URSSAF, CARPIMKO et de la RCP.

Quelle est la différence entre infirmière remplaçante et collaboratrice libérale ?

La remplaçante exerce à la place du titulaire absent et ne développe pas de patientèle propre. La collaboratrice exerce aux côtés du titulaire, peut se constituer sa propre patientèle et verse une redevance de collaboration. Le statut de collaboratrice engage davantage mais donne plus d'autonomie.

Faut-il un numéro SIRET pour être infirmière remplaçante ?

Oui. L'infirmière remplaçante exerce en tant que professionnelle libérale indépendante. Elle doit déclarer son activité à l'URSSAF dans les 8 jours suivant le début d'activité et reçoit un numéro SIRET propre, distinct de celui du titulaire.

Est-ce que l'infirmière remplaçante doit payer la CARPIMKO ?

Oui, l'affiliation est obligatoire dès le premier jour d'activité libérale. Les cotisations couvrent la retraite de base, la retraite complémentaire, la prévoyance et l'ASV. Des exonérations partielles peuvent s'appliquer la première année.

Quel régime fiscal choisir quand on est infirmière libérale remplaçante ?

Si vos recettes annuelles ne dépassent pas 83 600 €, vous pouvez opter pour le régime BNC micro-BNC avec un abattement forfaitaire de 34 %. Au-delà, ou si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes, le régime de la déclaration contrôlée (déclaration 2035) est plus avantageux.

La remplaçante peut-elle s'installer dans le même secteur après le remplacement ?

Cela dépend du contrat. Si une clause de non-concurrence est prévue (art. R.4312-87 du CSP), vous ne pouvez pas vous installer dans le périmètre défini pendant la durée convenue. Cette clause ne s'applique que si le remplacement a duré au moins 3 mois. Sans clause écrite, aucune restriction ne s'impose.

Comment facturer les actes en tant qu'infirmière remplaçante ?

Vous facturez sous le numéro du titulaire auprès de la CPAM, via les feuilles de soins électroniques (FSE) et le logiciel Sesam-Vitale. Vous percevez les honoraires puis reversez la rétrocession convenue. En cas de panne technique, les feuilles de soins papier sont acceptées avec mention de votre nom.

L'infirmière remplaçante doit-elle avoir sa propre assurance RCP ?

Oui, c'est obligatoire. La RCP du titulaire ne couvre pas vos actes. Vous devez souscrire votre propre contrat, qui couvre spécifiquement l'activité de remplacement. Le coût se situe entre 90 et 200 € par an, et cette charge est déductible du résultat BNC.

Sources & Références

Service-Public : Autorisation de remplacement d'un infirmier d'exercice libéral

Urssaf : Praticien ou auxiliaire médical

Legifrance : Article R4312-83 - Code de la santé publique

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À propos de l'auteur

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Guillaume DELEMARLE Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise. Voir tous ses articles
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