Comment calculer votre revenu net en entreprise individuelle ?
Le simulateur de revenus en entreprise individuelle ci-dessus vous donne une estimation rapide de votre revenu net. Pour bien interpréter le résultat, il faut comprendre la mécanique de calcul qui transforme votre chiffre d'affaires en revenu réellement disponible. Quatre étapes successives :
- Identifier le total de vos recettes encaissées sur l'exercice
- Retirer les charges professionnelles réelles et justifiées
- Estimer les cotisations sociales TNS (environ 45 % du bénéfice)
- Retrancher l'impôt sur le revenu selon le barème progressif
La formule de calcul complète
La formule tient en une ligne :
Revenu net = Chiffre d'affaires HT - Charges professionnelles - Cotisations sociales - Impôt sur le revenu
Le CA retenu est le chiffre d'affaires encaissé sur l'exercice : hors taxes si vous êtes assujetti à la TVA, TTC si vous êtes en franchise en base. Trois notions à ne pas confondre :
- Le revenu brut correspond à votre CA total encaissé
- Le bénéfice imposable est ce qui reste après déduction des charges et des cotisations sociales
- Le revenu net est la somme réellement disponible une fois l'impôt sur le revenu payé
Le simulateur EI en haut de page applique cette formule automatiquement. En mode simple, il part d'une activité commerciale au régime réel de l'IR : il suffit d'indiquer votre CA annuel et vos charges annuelles. Le mode personnalisé permet d'affiner selon votre type d'activité, votre foyer fiscal ou l'ACRE.
Étape 1 - Déterminer votre chiffre d'affaires
Votre chiffre d'affaires correspond au total des recettes encaissées sur l'exercice comptable. Si vous êtes assujetti à la TVA, retenez le CA hors taxes. Si vous êtes en franchise en base, le montant facturé est directement votre CA (puisque vous ne facturez pas de TVA).
Pour un freelance ou un consultant, le calcul part souvent du TJM (Taux Journalier Moyen). Un consultant facturant 500 € par jour pendant 218 jours ouvrés génère un CA annuel de 109 000 €. Pour un commerçant, le CA correspond aux ventes HT après déduction des remises éventuelles.
Étape 2 - Déduire vos charges professionnelles
En entreprise individuelle au régime réel, vous déduisez vos charges réelles et justifiées. C'est la grande différence avec la micro-entreprise, qui applique un abattement forfaitaire à la place.
Pour être déductible, une charge doit remplir trois conditions cumulatives :
- Être réelle et justifiée par une facture ou un justificatif
- Être engagée dans l'intérêt direct de l'activité professionnelle
- Être comptabilisée sur le bon exercice
Les charges déductibles les plus courantes : loyer du local ou du coworking, frais de déplacement et de véhicule, achats de matériel et de fournitures, abonnements logiciels, frais de repas (dans la limite du barème), cotisations professionnelles, assurances, frais de formation.
Le résultat de cette étape, c'est votre bénéfice : CA - charges professionnelles. C'est sur cette base que se calculent vos cotisations sociales et votre impôt.
Étape 3 - Calculer vos cotisations sociales
En tant qu'entrepreneur individuel, vous relevez du statut de travailleur non salarié (TNS). Vos cotisations sociales correspondent à environ 45 % de votre bénéfice. Elles couvrent la maladie, la retraite, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la formation professionnelle.
Les deux premières années d'activité, les cotisations sont provisionnelles (calculées sur une base forfaitaire). Elles sont ensuite régularisées quand votre revenu réel est connu. Cette régularisation peut entraîner un complément à payer ou un remboursement.
Depuis le 1er janvier 2026, la réforme de l'assiette sociale a simplifié le calcul : certaines cotisations sont désormais calculées après application d'un abattement forfaitaire de 26 % sur le revenu brut social. Le taux global reste proche de 45 %, mais la base de calcul est plus lisible.
Les cotisations sociales obligatoires sont elles-mêmes déductibles de votre bénéfice imposable. Elles réduisent donc la base sur laquelle vous payez l'impôt sur le revenu.
Étape 4 - Appliquer l'impôt sur le revenu
Le bénéfice de votre EI est soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie BIC (activités commerciales ou artisanales) ou BNC (professions libérales et prestations intellectuelles). L'IR suit un barème progressif par tranches d'imposition :
| Tranche de revenu imposable (par part) | Taux d'imposition |
|---|---|
| Jusqu'à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Le montant d'IR dépend aussi de votre quotient familial : le bénéfice imposable est divisé par le nombre de parts fiscales de votre foyer (1 part pour un célibataire, 2 parts pour un couple marié ou pacsé, etc.). Un consultant célibataire avec 28 600 € de bénéfice imposable paie environ 1 870 € d'IR. Le même bénéfice réparti sur 2 parts donne un IR d'environ 170 €.
Le revenu net, c'est ce qui reste après cet impôt : votre revenu réellement disponible.
Quel taux de cotisations sociales en entreprise individuelle ?
Les cotisations sociales TNS sont le poste le plus lourd dans le calcul du revenu net en EI. Voici le détail par branche, les droits qu'elles ouvrent et les dispositifs pour les réduire.
Les cotisations SSI branche par branche
L'entrepreneur individuel est affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Ses cotisations se répartissent entre plusieurs branches, chacune avec son propre taux et sa propre base de calcul.
| Branche | Taux approximatif | Base de calcul |
|---|---|---|
| Maladie-maternité | 0,50 % à 6,50 % | Revenu professionnel (taux progressif) |
| Indemnités journalières | 0,50 % | Revenu plafonné à 5 PASS |
| Retraite de base | 17,75 % | Revenu plafonné au PASS, puis 0,60 % au-delà |
| Retraite complémentaire | 7 % | Revenu plafonné au PASS |
| Invalidité-décès | 1,30 % | Revenu plafonné au PASS |
| Allocations familiales | 0 % à 3,10 % | Revenu professionnel (taux progressif) |
| CSG-CRDS | 9,70 % | Revenu professionnel + cotisations sociales |
| CFP | 0,10 % à 0,30 % | Chiffre d'affaires |
Le taux global tourne autour de 45 % du bénéfice, mais il varie selon votre niveau de revenu. La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) est la seule cotisation calculée sur le chiffre d'affaires : 0,10 % pour les commerçants, 0,30 % pour les artisans, 0,20 % pour les professions libérales.
Ce que vos cotisations vous ouvrent comme droits
Ces cotisations ne sont pas « perdues ». Elles financent votre protection sociale :
- Retraite : vous validez jusqu'à 4 trimestres par an si votre revenu cotisé atteint au minimum 7 212 € (soit 4 × 1 803 €, correspondant à 150 fois le SMIC horaire par trimestre)
- Assurance maladie : remboursement des frais de santé et indemnités journalières en cas d'arrêt maladie (après un délai de carence de 3 jours)
- Allocations familiales : prestations versées par la CAF selon la composition de votre foyer
- Formation professionnelle : droit à la formation financée via le CFP, accessible sur votre compte personnel de formation (CPF)
L'ACRE : réduire vos cotisations la première année
L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) accorde une exonération partielle de cotisations sociales pendant vos 12 premiers mois d'activité. Elle est accessible si vous créez votre entreprise et n'avez pas bénéficié du dispositif au cours des 3 années précédentes.
L'exonération porte sur les cotisations maladie, retraite, invalidité-décès et allocations familiales. La CSG-CRDS et la CFP restent dues. D'autres exonérations existent selon votre situation : implantation en Zone Franche Urbaine (ZFU) ou bénéfice du RSA au moment de la création.
Cas pratiques : quel revenu net pour quel chiffre d'affaires ?
Les pourcentages, c'est utile. Mais rien ne vaut un calcul complet pour estimer concrètement votre revenu net d'entrepreneur individuel. Voici trois profils types avec la décomposition étape par étape.
Exemple 1 - Consultant avec 60 000 € de CA
Profil : consultant freelance en prestation de services (BNC), régime réel, célibataire (1 part fiscale).
| Étape | Montant |
|---|---|
| Chiffre d'affaires HT | 60 000 € |
| - Charges professionnelles (coworking, logiciels, déplacements) | - 8 000 € |
| = Bénéfice | 52 000 € |
| - Cotisations sociales (~45 %) | - 23 400 € |
| = Bénéfice imposable | 28 600 € |
| - Impôt sur le revenu (1 part) | - 1 870 € |
| = Revenu net disponible | 26 730 € |
Ce consultant touche environ 2 228 € net par mois. Pour atteindre ce CA, il lui faut un TJM freelance d'environ 275 € sur 218 jours facturés.
Exemple 2 - Commerçant avec 120 000 € de CA
Profil : commerce (achat-revente), régime réel, marié (2 parts fiscales).
| Étape | Montant |
|---|---|
| Chiffre d'affaires HT | 120 000 € |
| - Charges professionnelles (achats marchandises, local, personnel) | - 75 000 € |
| = Bénéfice | 45 000 € |
| - Cotisations sociales (~45 %) | - 20 250 € |
| = Bénéfice imposable | 24 750 € |
| - Impôt sur le revenu (2 parts) | - 170 € |
| = Revenu net disponible | 24 580 € |
Malgré un CA deux fois plus élevé que le consultant, ce commerçant dégage un revenu net comparable : environ 2 048 € par mois. La raison : ses charges d'achat de marchandises absorbent plus de 60 % du CA.
Exemple 3 - Artisan BTP avec 80 000 € de CA
Profil : artisan du bâtiment, régime réel, célibataire (1 part fiscale).
| Étape | Montant |
|---|---|
| Chiffre d'affaires HT | 80 000 € |
| - Charges professionnelles (matériaux, véhicule, assurances) | - 30 000 € |
| = Bénéfice | 50 000 € |
| - Cotisations sociales (~45 %) | - 22 500 € |
| = Bénéfice imposable | 27 500 € |
| - Impôt sur le revenu (1 part) | - 1 749 € |
| = Revenu net disponible | 25 751 € |
L'artisan dégage environ 2 146 € net par mois. Sa CFP artisan s'élève à 0,30 % du CA, soit 240 € par an (incluse dans les cotisations ci-dessus).
Pour obtenir une estimation précise adaptée à votre situation, un expert-comptable dédié peut réaliser ces projections. Chez L-Expert-Comptable.com, l'accompagnement comptable en ligne démarre à 69 € HT/mois pour les freelances et consultants en société, avec un comptable dédié qui répond sous 24h.
Le simulateur en mode simple part d'une activité commerciale au régime réel de l'IR, sans option complémentaire. Il suffit d'indiquer le CA annuel et le montant des charges annuelles. Pour affiner selon votre type d'activité, votre foyer fiscal ou l'ACRE, utilisez le mode personnalisé.
Quel chiffre d'affaires pour un salaire de 2 000 € ou 3 000 € net ?
Beaucoup d'entrepreneurs raisonnent à l'envers : « combien dois-je facturer pour me verser 2 000 € net par mois ? ». Voici la méthode et les ordres de grandeur pour calibrer votre objectif de chiffre d'affaires.
Le raisonnement inversé : partir du revenu souhaité
La logique est simple : partez de votre revenu net cible, ajoutez l'IR estimé, puis les cotisations sociales, puis les charges professionnelles. Vous obtenez le CA minimum à atteindre.
| Revenu net mensuel | Revenu net annuel | CA approx. (services BNC) | CA approx. (commerce) |
|---|---|---|---|
| 1 500 € | 18 000 € | ~42 000 € | ~90 000 € |
| 2 000 € | 24 000 € | ~55 000 € | ~120 000 € |
| 3 000 € | 36 000 € | ~85 000 € | ~200 000 € |
| 4 000 € | 48 000 € | ~115 000 € | ~280 000 € |
Hypothèses : célibataire 1 part, charges services ~8 000 €/an, charges commerce ~60 % du CA.
Pour un prestataire de services qui vise 2 000 € net par mois, le CA annuel nécessaire tourne autour de 55 000 à 60 000 €, selon son niveau de charges et sa situation familiale. Pour atteindre 3 000 € net par mois, il faut viser 80 000 à 90 000 € de CA.
En activité commerciale, les montants grimpent vite : le coût des marchandises absorbe une grande part du chiffre d'affaires. Un commerçant a besoin d'environ 120 000 € de CA pour dégager 2 000 € net par mois. Ces ordres de grandeur varient fortement selon le nombre de parts fiscales de votre foyer.
EI au réel, micro-entreprise, EURL, SASU : quel impact sur votre revenu net ?
Le statut juridique et le régime fiscal changent radicalement le calcul du revenu net EI. Voici les principales différences pour vous aider à situer l'EI au régime réel par rapport aux autres options.
EI au régime réel vs micro-entreprise
| Critère | EI au régime réel | Micro-entreprise |
|---|---|---|
| Déduction des charges | Charges réelles et justifiées | Abattement forfaitaire (71 % commerce, 50 % services BIC, 34 % BNC) |
| Cotisations sociales | ~45 % du bénéfice (TNS) | 12,30 % du CA (commerce), 21,20 % (services BIC), 23,20 % (libérale CIPAV) |
| Plafond de CA | Aucun | 203 100 € (commerce), 83 600 € (services) |
| Comptabilité | Comptabilité complète obligatoire | Livre des recettes + registre des achats |
| TVA | Régime réel ou franchise en base | Franchise en base (sous seuils) |
| Intérêt principal | Charges réelles > abattement forfaitaire | Simplicité de gestion, charges faibles |
Le régime réel devient plus avantageux dès que vos charges professionnelles dépassent le pourcentage d'abattement forfaitaire du micro. Un consultant BNC avec 15 000 € de charges sur 60 000 € de CA (soit 25 %) a intérêt à rester en micro (abattement de 34 %). Mais un artisan avec 30 000 € de charges sur 80 000 € de CA (soit 37,5 %) gagne à passer au réel.
Comparaison rapide avec l'EURL et la SASU
| Critère | EI au réel | EURL (IR) | SASU |
|---|---|---|---|
| Régime social | TNS (SSI) | TNS (SSI) | Assimilé salarié |
| Cotisations approx. | ~45 % du bénéfice | ~45 % du bénéfice | environ 82 % du net |
| Fiscalité | IR (BIC ou BNC) | IR ou IS (sur option) | IS (dividendes + salaire) |
| Responsabilité | Patrimoine personnel engagé (hors résidence principale) | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Option IS | Non | Oui | Oui (par défaut) |
L'EURL à l'IR fonctionne de façon très proche de l'EI : même régime social TNS, même taux de cotisations. La différence principale est la responsabilité limitée aux apports en EURL. La SASU implique des cotisations plus élevées sur le salaire (environ 82 % du net), mais permet de combiner salaire et dividendes en SASU pour ajuster la rémunération.
Le choix du statut dépend de votre situation personnelle (niveau de revenu, protection sociale souhaitée, projet de développement). Un expert-comptable peut chiffrer précisément chaque scénario. L-Expert-Comptable.com accompagne les entrepreneurs en société (EI au réel, EURL, SASU, SAS, SARL) avec une offre comptable 100 % en ligne à partir de 39 € HT/mois, et la création d'entreprise est offerte (0 € de frais administratifs, accompagnement par un juriste).
TVA et franchise en base : quel impact sur votre simulation ?
La TVA modifie le montant à saisir dans le simulateur et le coût réel de vos achats. Voici comment l'intégrer correctement dans votre estimation de revenus en entreprise individuelle.
Les seuils de franchise en base de TVA
| Type d'activité | Seuil de référence (N-1) | Seuil majoré (N) |
|---|---|---|
| Commerce et hébergement | 85 000 € | 93 500 € |
| Prestations de services et libérale | 37 500 € | 41 250 € |
En dessous du seuil de référence, vous êtes en franchise en base de TVA : pas de TVA à facturer, pas de déclaration de TVA. En contrepartie, vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats professionnels. Dès que votre CA dépasse le seuil majoré en cours d'année, vous devenez redevable de la TVA.
Comment intégrer la TVA dans votre calcul de revenu
Si vous êtes en franchise en base, le CA à saisir dans le simulateur correspond au montant que vous facturez à vos clients. Il n'y a pas de TVA à distinguer.
Si vous êtes assujetti à la TVA, saisissez votre CA hors taxes. La TVA collectée auprès de vos clients n'est pas un revenu : c'est un flux de trésorerie que vous reversez à l'État. En revanche, la TVA déductible sur vos achats professionnels réduit le coût réel de vos charges. Un achat de matériel à 1 200 € TTC (1 000 € HT + 200 € de TVA) ne vous coûte réellement que 1 000 € si vous récupérez la TVA.
En franchise en base, vos factures doivent porter la mention « TVA non applicable, art. L. 223-3 du CIBS ». Dès le premier euro de dépassement du seuil majoré, vous devenez redevable de la TVA sur la facture concernée.
Les questions fréquentes sur le simulateur de revenus en entreprise individuelle
Comment calculer son salaire en entreprise individuelle ?
En EI, on ne parle pas de « salaire » mais de revenu net. Le calcul : chiffre d'affaires - charges professionnelles - cotisations sociales (~45 % du bénéfice) - impôt sur le revenu = votre revenu net disponible. Pour 60 000 € de CA en prestation de services avec 8 000 € de charges, le revenu net tourne autour de 26 000 à 27 000 € par an.
Quel chiffre d'affaires faut-il pour se verser 2 000 € net par mois en EI ?
Pour obtenir 2 000 € net/mois (24 000 €/an) en prestation de services au régime réel, il faut viser un CA annuel d'environ 55 000 à 60 000 €, selon votre niveau de charges et votre situation familiale. En activité commerciale avec des charges d'achat élevées, le CA nécessaire sera plus important.
Quelle différence entre le régime réel et la micro-entreprise pour le calcul du revenu ?
En micro, un abattement forfaitaire remplace la déduction des charges réelles (71 % pour le commerce, 50 % pour les services BIC, 34 % pour le BNC). En régime réel, vous déduisez vos charges réelles. Le réel est plus avantageux quand vos charges dépassent le pourcentage d'abattement forfaitaire.
Les cotisations sociales en entreprise individuelle sont-elles déductibles ?
Oui, les cotisations sociales obligatoires (maladie, retraite, CSG déductible) sont déductibles de votre bénéfice imposable. Cela réduit votre base d'imposition à l'IR. La part de CSG non déductible et la CRDS ne le sont pas.
Comment fonctionne l'ACRE pour un entrepreneur individuel ?
L'ACRE accorde une exonération partielle de cotisations sociales pendant vos 12 premiers mois d'activité. Elle est accessible sous conditions (création d'entreprise, pas de bénéfice du dispositif dans les 3 années précédentes). L'exonération réduit vos cotisations la première année, ce qui augmente votre revenu net de démarrage.
Est-ce qu'un entrepreneur individuel paie des cotisations même sans chiffre d'affaires ?
Oui, en EI au régime réel, des cotisations minimales sont dues même en l'absence de bénéfice (contrairement à la micro-entreprise où les cotisations sont proportionnelles au CA). Ces cotisations minimales permettent de valider des trimestres de retraite et de maintenir votre couverture santé.
Combien de trimestres de retraite valide un entrepreneur individuel ?
Pour valider 4 trimestres par an, votre revenu cotisé annuel doit atteindre au minimum 7 212 € (soit 4 × 1 803 €, correspondant à 150 fois le SMIC horaire par trimestre). En dessous, le nombre de trimestres validés est proportionnel au revenu.
Vaut-il mieux une EI ou une EURL pour optimiser son revenu net ?
Les deux statuts ont un régime social TNS similaire (~45 % de cotisations). La différence principale est la responsabilité : en EI, votre patrimoine personnel peut être engagé (hors résidence principale), tandis que l'EURL limite la responsabilité aux apports. L'EURL permet aussi d'opter pour l'IS, ce qui ouvre des stratégies via les dividendes.
Comment intégrer la TVA dans le simulateur de revenus EI ?
Si vous êtes en franchise en base de TVA, saisissez votre CA tel que facturé. Si vous êtes assujetti à la TVA, saisissez votre CA hors taxes : la TVA collectée n'est pas un revenu, c'est un flux de trésorerie reversé à l'État.
Peut-on passer de la micro-entreprise à l'EI au régime réel en cours d'année ?
Le passage au régime réel est possible en adressant une option à l'administration fiscale, généralement avant le 1er février de l'année concernée. L'option est irrévocable pendant 2 ans. Ce changement est pertinent quand vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire du micro.
Sources & Références
URSSAF : Entreprise individuelle (EI) : simulateur de revenus
Impots.gouv.fr : Qu'est-ce que le statut unique de l'entrepreneur individuel ?
Service-Public : Professions indépendantes