- Changer de comptable en cours d'exercice est possible, mais nécessite une bonne coordination entre l'ancien et le nouveau cabinet pour assurer la continuité des obligations fiscales, sociales et comptables sans rupture.
- Avant de vouloir changer de comptable, il faut vérifier la lettre de mission qui prévoit généralement un préavis de 3 mois avant la date anniversaire du contrat, sous peine de devoir payer jusqu'à 25 % des honoraires restants en cas de rupture anticipée.
- La résiliation se fait par lettre recommandée avec accusé de réception en respectant le préavis contractuel, et doit être accompagnée du règlement de tous les honoraires dus pour éviter le droit de rétention des documents par l'ancien comptable.
- La transmission complète des documents (bilans, FEC, liasses fiscales, journaux comptables, bulletins de paie) est essentielle et encadrée par le code de déontologie qui impose une passation loyale entre confrères.
- Pour choisir le bon nouveau comptable, il faut comparer la réactivité, la transparence des tarifs, les certifications et vérifier s'il est inscrit à l'Ordre des experts-comptables, tout en privilégiant une spécialisation adaptée à votre secteur d'activité.
- Le moment idéal pour changer est la fin d'exercice comptable pour limiter les frais, mais en cas d'erreurs graves ou de perte de confiance, un changement immédiat s'impose pour éviter des conséquences fiscales et juridiques.
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Changer de comptable en cours d’exercice : est-ce possible ?
La réponse est oui, il est possible de changer de comptable en cours d'exercice. Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire d’attendre la clôture du bilan comptable de l'entreprise pour changer d’expert-comptable.
Même si faire un changement en cours d’exercice est possible, cela implique toutefois un passage de relais fluide entre votre ancien et votre nouveau comptable. Une bonne coordination est essentielle pour assurer la transmission des informations utiles et la continuité des obligations fiscales, sociales et comptables, sans rupture de suivi.
Quels sont les avantages et inconvénients d’un changement en milieu d’exercice ?
Changer de comptable en milieu d’exercice est parfaitement légal et souvent justifié. Il n’est pas nécessaire d’attendre la clôture du bilan, à condition de respecter certaines étapes. Voici les points à considérer avant de franchir le pas :
| Avantages d’un changement immédiat | Inconvénients / points de vigilance |
|---|---|
| Meilleure qualité de service sans attendre | Risque de surcoût (frais de clôture anticipée, transfert de dossier) |
| Gestion comptable plus adaptée aux nouveaux besoins (croissance, outils numériques, fiscalité) | Reprise du dossier parfois complexe (formats, retraitements) |
| Évite l’accumulation d’erreurs ou d’un accompagnement insuffisant | Transition délicate : risque de relations tendues avec l’ancien cabinet |
Faut-il parfois attendre pour changer de comptable ?
Oui, il est parfois préférable d’attendre pour changer de comptable, notamment dans les cas suivants :
- Votre clôture comptable est proche ;
- Les honoraires annuels ont déjà été largement engagés ;
- La mission en cours est presque terminée.
Attendre permet alors de limiter les frais, et d'éviter une double facturation ou des complications sur le compte de la SAS (ou la rédaction des statuts si vous êtes en création de société).
Faut-il parfois agir vite ?
En effet, il faut parfois agir vite pour changer de comptable, en particulier dans les cas suivants :
- Des erreurs comptables graves ont été commises ;
- Le dirigeant n’a plus confiance en le cabinet comptable ;
- Il y a un manque de conseil ou un défaut d’accompagnement flagrant de la part de l’expert-comptable.
Dans ces cas-là, retarder le changement peut avoir des conséquences concrètes et impacter votre impôt sur le revenu, vos déclarations sociales ou la responsabilité limitée des associés…
Lettre de mission : ce qu’il faut savoir avant de résilier
Avant de changer de comptable, il est essentiel de bien comprendre le cadre contractuel qui vous lie, soit la lettre de mission. Ce document fixe les droits et devoirs de chaque partie, notamment en matière de résiliation.
Qu’est-ce que la lettre de mission ?
La lettre de mission est un contrat écrit qui formalise la relation entre l’expert-comptable et son client. Elle précise :
- La nature des prestations (tenue comptable, déclarations fiscales, bilan, conseil…) ;
- La durée de la mission et ses modalités de reconduction ;
- Les honoraires ;
- Les obligations réciproques (transmission de documents, calendrier, validation…).
La lettre de mission constitue une base légale en cas de litige.
Quelles sont les conditions de résiliation ?
Un préavis contractuel à respecter
En règle générale, la lettre de mission prévoit un préavis de 3 mois, qui doit être respecté avant la date anniversaire du contrat. Passé ce délai, la reconduction est souvent tacite pour un an.
Des clauses spécifiques à vérifier
Certaines lettres incluent :
- Une clause de durée minimale d’engagement ;
- Une reconduction automatique, sauf dénonciation expresse ;
- D’éventuelles indemnités de rupture anticipée (souvent forfaitisées ou exprimées en pourcentage).
Pensez à relire attentivement le document initialement signé.
Comment éviter les pénalités ?
Résiliation à échéance : la solution la plus simple
Si vous résiliez à l’échéance prévue, en respectant le préavis, vous n’avez aucune indemnité à verser. C’est la méthode la plus sûre pour éviter les frais.
Résiliation anticipée : possible, mais à vos risques
Certaines lettres prévoient, en cas de rupture anticipée, des pénalités pouvant aller jusqu’à 25 % des honoraires annuels restants. Cela s’applique surtout :
- Si la mission a déjà été engagée sur l’exercice en cours ;
- Ou si l’expert-comptable démontre un préjudice réel.
En cas de faute avérée du cabinet (défaut de conseil, erreurs répétées), vous pouvez négocier ou contester ces indemnités.
Peut-on résilier sans lettre de mission ou sans préavis ?
Pour quitter votre expert-comptable sans lettre de mission, vous devez lui faire parvenir une lettre recommandée avec accusé de réception pour lui signaler votre souhait de mettre fin à votre partenariat. Toutefois, nous vous déconseillons fortement de travailler avec un expert-comptable qui ne propose pas de lettre de mission puisque vous n'aurez aucune preuve sur la bonne réalisation de votre comptabilité et aucune garantie sur ses tarifs. En cas de désaccord ou de litiges, vous ne seriez pas en mesure d'engager la responsabilité du cabinet, faute de documents à l'appui.
La procédure de changement d'expert-comptable implique en général le respect d'un préavis de 3 mois avant la clôture de l'exercice comptable.
Si vous clôturez votre exercice au 31 décembre, vous devez alors transmettre votre courrier de résiliation avant le 30 septembre.
En cas de non-respect du préavis de 3 mois, vous risquez de devoir payer des indemnités de rupture équivalentes à 25 % des honoraires restants pour l'exercice en cours. Il est fortement recommandé de bien étudier le contrat avant d'engager une procédure de rupture. Pour éviter les conséquences fâcheuses sur la comptabilité de votre entreprise en cas de résiliation sans préavis, préparez-vous à la gestion de vos comptes en interne ou sécurisez-la en passant par un nouveau cabinet rapidement. Vous assurerez ainsi un rétroplanning minimal pour une passation propre.
Comment rédiger une lettre de résiliation d’un comptable ?
Changer de cabinet comptable passe souvent par une lettre de résiliation formelle. Bien rédigée, elle permet de rompre la collaboration dans de bonnes conditions, en évitant tout litige ou malentendu.
Conseils de ton et de formulation
Adoptez un ton professionnel, factuel et respectueux, même en cas d’insatisfaction. Inutile de justifier longuement votre décision : l’objectif est d’acter la fin de la mission, dans le respect des engagements contractuels.
Quelles sont les mentions obligatoires ?
Une lettre de résiliation doit comporter :
- Vos coordonnées (ou celles de l’entreprise) ;
- Les coordonnées du cabinet d’expertise comptable ;
- La référence de la lettre de mission ou la date de signature ;
- La date souhaitée de fin de mission, en respectant le préavis contractuel (généralement 3 mois) ;
- Une demande de transfert des documents comptables et de passation si besoin ;
- Votre signature.
Exemple de lettre de résiliation simplifiée
[Nom de l’entreprise]
[Adresse complète]
[Coordonnées]
[Nom du cabinet comptable]
[Adresse du cabinet]
[Ville],
le [Date]
Objet : Résiliation de la lettre de mission
Madame, Monsieur,
Conformément aux dispositions prévues dans la lettre de mission signée le [date de signature], nous vous informons par la présente de notre décision de ne pas reconduire cette mission au terme de l’exercice en cours.
En respectant le préavis de [x] mois, la collaboration prendra donc fin le [date de fin effective].
Nous vous remercions pour le travail accompli jusque-là et vous prions de bien vouloir préparer le transfert de l’ensemble des documents comptables, ainsi que les éléments nécessaires à la reprise par notre futur cabinet.
Restant à votre disposition pour organiser cette passation dans les meilleures conditions.
Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.
[Signature]
Quelles sont les étapes clés pour changer de comptable ?

Changer de comptable ne s’improvise pas. Voici les étapes à suivre pour que la transition se fasse sans friction et dans le respect des obligations contractuelles et déontologiques.
1. Trouver un nouveau comptable
Avant d’effectuer une résiliation, commencez par sécuriser votre future collaboration.
Identifiez vos besoins : souhaitez-vous un comptable spécialisé dans votre secteur ? Avez-vous besoin d’un cabinet proche géographiquement, ou plutôt entièrement digitalisé ?
Comparez les offres : les outils proposés (portail client, tableaux de bord), l'accompagnement, l'accessibilité, la spécialisation, les honoraires… Prenez le temps d’échanger avec plusieurs experts-comptables pour faire le bon choix.
2. Informer officiellement l’ancien comptable
La rupture doit se faire de manière claire et formelle :
- Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception.
- Précisez la date de fin de collaboration, conformément à la lettre de mission (en respectant le préavis).
- Restez courtois : une bonne communication facilite la passation avec le futur cabinet.
3. Assurer la transmission des documents
Une passation fluide est essentielle pour garantir la continuité de votre comptabilité.
Récupérez les pièces clés :
- Bilans ;
- Bulletins de paie ;
- FEC (Fichier des Écritures Comptables) ;
- Journaux comptables ;
- Relevés bancaires ;
- Liasses fiscales ;
- Documents juridiques liés à la société (statuts, PV…).
Lettre de reprise entre confrères : votre nouveau comptable adresse une demande officielle à son prédécesseur. Cette procédure, imposée par le code de déontologie, permet un transfert transparent.
4. Régler les honoraires dus
Avant de clôturer définitivement la relation :
- Vérifiez les factures et réglez les honoraires restants (y compris les prestations ponctuelles pas encore facturées).
- Attention au droit de rétention : un expert-comptable peut refuser de transmettre les documents tant que les sommes dues ne sont pas réglées.
- Anticipez les blocages : si nécessaire, impliquez votre nouveau cabinet pour faciliter la récupération des éléments.
En cas de litige et droit de rétention : que faire ?
En cas de factures impayées, votre ancien comptable peut invoquer son droit de rétention qui l'autorise à conserver votre dossier jusqu'au paiement intégral de ses honoraires. Le droit de rétention est régi par les articles 2286 et suivants du Code civil et peut être exercé sous les conditions suivantes :
- L'expert-comptable doit prouver l'existence d'une créance certaine, liquide et exigible.
- Il doit avoir épuisé toutes les voies de recours amiables possibles.
- Il doit avoir informé le client de son droit de rétention par lettre recommandée (LRAR).
- Il doit avoir informé par écrit le Président du Conseil Régional de l'Ordre des Experts-comptables dont il dépend.
- Il ne doit retenir que les documents produits par son cabinet et dans le cadre de sa mission.
Le droit de rétention peut entraîner des blocages de la reprise comptable, de la déclaration de TVA... Pour débloquer la situation, respectez la procédure suivante en 3 étapes :
| Étapes | Description |
|---|---|
| 1. Régler les factures en retard | Solder toutes les factures dues avant d’envoyer votre courrier de résiliation afin de lever tout motif légitime de rétention. |
| 2. Envoyer une mise en demeure | En cas de refus de transmission, demander à votre nouveau cabinet d’envoyer une mise en demeure formelle à l’ancien expert-comptable. |
| 3. Saisir l’Ordre des Experts-Comptables | Si le blocage persiste, adresser une lettre écrite au Conseil régional de l’Ordre pour demander son intervention et la restitution du dossier. |
Il convient de bien distinguer le type de documents à retenir par l'ancien comptable, à savoir les pièces originales appartenant au client et les documents produits par l'expert-comptable au cours de sa mission (les comptes annuels par exemple). Seules ces dernières peuvent être retenues.
Faut-il changer de logiciel comptable lors du changement d'expert-comptable ?
Vous pouvez tout à fait envisager de changer de logiciel comptable lors du changement d'expert-comptable. Les raisons peuvent être multiples : le service client est inefficace, l'interface est trop complexe, vous avez besoin de fonctionnalités supplémentaires comme la synchronisation bancaire, vous souhaitez migrer vers un logiciel conforme à la facturation électronique...
Pour ce faire, choisissez la bonne période pour une migration propre et sans erreur. Il est recommandé d'attendre la fin de l'exercice comptable et de clôturer les archives comptables sur l'ancien logiciel. Importez votre fichier des écritures comptables (FEC) et votre balance comptable qui liste tous les comptes ouverts ainsi que leur solde. Exécutez des tests de cohérence de vos écritures et vérifiez la synchronisation du logiciel avec vos outils CRM, ERP, application bancaire...
Pour finir, formez votre équipe à l'utilisation du nouveau logiciel pour une prise en main rapide et efficace de l'outil. Organisez des sessions de formation et veillez à ce que votre programme couvre l'ensemble des fonctionnalités nécessaires à votre gestion comptable.
Doit-on changer la date de clôture de l'exercice ?
Le changement d'expert-comptable n'impose pas de changer la date de clôture de l'exercice. Cependant, si vous le souhaitez, vous pouvez très bien décider de la modifier pour vous aligner à une saison particulière, à l'année civile, pour optimiser votre calendrier fiscal... Cette modification doit respecter un formalisme strict, à savoir une décision actée en AGE pour modification des statuts.
La modification de la date de clôture doit avoir lieu avant la fin de la date de clôture modifiée (avant le 31/08/N si vous passez du 31/08/N au 31/12/N par exemple) et avant la nouvelle date de clôture (avant le 30/06/N si vous passez du 31/08/N au 30/06/N).
Le changement de la date de clôture de l'exercice facilite la passation entre l'ancien et le nouvel expert-comptable. Il entraîne une durée d'exercice plus ou moins long, ce qui peut modifier l'assiette d'imposition et optimiser votre fiscalité (CVAE, crédits d'impôt...). Toutefois, le changement de la date de clôture impose de respecter les méthodes comptables du PCG pour une cohérence des comptes.
Comment choisir son nouveau comptable ?
Changer de comptable, c’est aussi l’occasion de trouver un partenaire plus adapté à vos besoins. Pour faire le bon choix, plusieurs critères doivent être considérés.
Réactivité et qualité de la communication
Un bon comptable ne se limite pas à produire des bilans. Il doit répondre rapidement à vos questions, vous alerter en cas de risques, et vous proposer des pistes d’optimisation. Évaluez donc :
- Le délai moyen de réponse aux demandes ;
- La disponibilité des interlocuteurs ;
- La clarté des échanges.
Transparence sur les tarifs et les prestations
Demandez une lettre de mission détaillée, puis comparez :
- Les honoraires fixes et variables ;
- Les services inclus (bilan, TVA, paie, juridique…) ;
- Les frais additionnels éventuels (révision, conseil, outils).
Évitez les offres floues ou peu lisibles, car elles cachent souvent des surcoûts.
Certifications et déontologie
Assurez-vous que le professionnel est inscrit à l’Ordre des experts-comptables. C’est une garantie de compétence, de confidentialité, et de respect des normes professionnelles.
Réputation et avis clients
Consultez les retours d’expérience sur Google, LinkedIn ou d’autres plateformes. Demandez éventuellement à parler avec un ou deux clients du cabinet pour un retour concret.
Spécialisation métier ou sectorielle
Certains cabinets sont spécialisés : e-commerce, BTP, professions libérales, startups, associations, etc. Si votre type d’activité présente des spécificités comptables ou fiscales, ce critère peut faire la différence.
Compatibilité avec vos outils ou vos habitudes
Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation ou un ERP (tels que Pennylane, QuickBooks, Sage…), assurez-vous que le cabinet maîtrise ces outils, qu’il propose des solutions connectées à votre flux, et qu’il vous offre un accès fluide aux données (portail, reporting, appli mobile…).
Cabinet physique ou expert-comptable en ligne ?
Le choix entre un cabinet d’expertise comptable physique et un expert-comptable en ligne dépend de vos priorités.
Un cabinet physique permet un contact humain direct et une bonne connaissance de votre environnement local, idéal pour les artisans ou professions libérales. En contrepartie, les coûts sont souvent plus élevés.
Un expert-comptable en ligne, lui, propose des tarifs compétitifs, un suivi digitalisé et une meilleure accessibilité. C’est parfait pour les entrepreneurs à l’aise avec les outils numériques, même si la relation peut être plus impersonnelle.
Entre les deux, des cabinets hybrides combinent accompagnement à distance et interlocuteur dédié et représentent donc un bon compromis.
Tableau comparatif LEC/cabinet physique/cabinet hybride
| Critères | Cabinet physique (traditionnel) | L-expert-comptable.com (en ligne) | Cabinet hybride (physique + digital) |
|---|---|---|---|
| Tarifs | Tarifs très variables • 80 à 300 € / heure • Ou forfait annuel/mensuel souvent élevé | Tarifs transparents : • Création d’entreprise : 0 € • Compta : 79 € HT/mois | Tarifs généralement intermédiaires (ni aussi bas que le 100 % en ligne, ni aussi élevés que certains cabinets physiques) |
| Services inclus | • Déclarations fiscales • Liasse fiscale • Suivi comptable classique • Conseil métier (selon spécialisation) | Inclus dans l’offre création : • Conseils statut juridique • Rédaction statuts • Choix régime fiscal/social/TVA • Assurance anti-rejet Inclus dans les 79 € : • Comptabilité quotidienne • TVA + déclarations fiscales • Bilan + compte de résultat • Liasse fiscale • Conseiller dédié | • Tenue comptable automatisée • Conseils par rendez-vous physiques quand nécessaire • Plateformes collaboratives • Possibilité de retrouver un expert dédié |
| Accompagnement | Relation humaine forte, proximité mais disponibilité parfois limitée | Conseiller dédié + forte réactivitéProcess digital très fluide | Relation mixte : échanges rapides en ligne + RDV physiques au besoin |
| Facilité / outils | Processus souvent manuels : documents à déposer ou envoyer | 100 % digital : téléversement, automatisation, tableau de bord | Outils numériques avancés + possibilité d’apporter des documents en physique |
| Spécialisation secteur | Fréquent : pratique pour commerces, restauration, B2B | Généraliste mais très structuré grâce aux process en ligne | Variable selon le cabinet |
| Avantages principaux | • Proximité • Connaissance du tissu local et du secteur • Relation humaine forte | • Prix extrêmement compétitifs• Grande disponibilité • Création d’entreprise gratuite • Cabinet en ligne le mieux noté (4,9/5 sur +900 avis) | • Combinaison du meilleur des deux mondes • Grande flexibilité • Outils modernes + présence humaine |
| Inconvénients | • Coût élevé • Conseils parfois limités faute de temps • Peu digitalisé | • Relation non physique (pas de rendez-vous face à face) • Aucun ancrage local | • Peut coûter un peu plus cher qu’un 100 % en ligne • Qualité variable selon les cabinets |
La lettre de mission : bien la relire avant de signer
La lettre de mission est le contrat qui formalise votre collaboration avec le cabinet. Elle précise les prestations, les délais, les honoraires, et vos obligations. Avant de signer :
- Vérifiez les missions couvertes (comptabilité, déclarations, paie…) ;
- Évaluez les délais et la fréquence de facturation ;
- Lisez attentivement les clauses de résiliation, d’engagement ou de pénalités.
Si un point vous semble flou, posez des questions ou demandez des ajustements avant de vous engager.
Comment assurer une transition comptable sans accroc ?
Changer de comptable ne doit pas rimer avec chaos administratif. Pour que la transition se passe dans les meilleures conditions, la clé est la coordination entre votre ancien cabinet et le nouveau.
La collaboration entre les deux comptables
La première étape consiste à organiser une transmission claire et complète des données comptables. Bilans, liasses fiscales, journaux, FEC, relevés bancaires… Le nouveau comptable devra pouvoir reprendre la comptabilité sans rupture de gestion ni perte d’information. Cette phase implique souvent une collaboration entre confrères, encadrée par le code de déontologie des experts-comptables, qui impose loyauté, respect et transparence dans la passation de dossiers.
La communication et le suivi
De votre côté, il est important de rester disponible pour répondre aux questions du nouveau cabinet (clarifications sur certaines écritures, récupération de justificatifs manquants, ou précisions sur vos processus internes…). Dans certains cas, mettre en place une courte période de chevauchement entre les deux cabinets peut faciliter l’adaptation et éviter les erreurs.
En misant sur une communication fluide et un suivi rigoureux, vous posez les bases d’une relation saine avec votre nouvel expert-comptable et assurez la continuité de votre gestion sans accroc.
Quelles sont les erreurs à éviter quand on souhaite changer de comptable ?
Changer de comptable peut s’avérer bénéfique, à condition d’éviter certains pièges classiques qui peuvent compliquer la transition.
Ne pas attendre le dernier moment
Anticiper est essentiel. Si vous attendez la veille d’une échéance fiscale ou la clôture des comptes, le risque de désorganisation augmente. Mieux vaut initier le changement quand l’activité est plus calme.
Oublier des documents essentiels
Bilan, liasses fiscales, fichiers FEC, journaux comptables… La récupération complète du dossier est indispensable. Une transmission incomplète peut ralentir la reprise du dossier par le nouveau cabinet.
Ne pas régler les honoraires en suspens
Avant de changer de comptable, assurez-vous d’avoir soldé les honoraires dus. À défaut, l’ancien expert-comptable peut exercer un droit de rétention sur les documents, ce qui bloque la passation.
Ne pas comparer plusieurs prestataires
Changer de comptable est aussi l’occasion de trouver une offre plus adaptée. Comparez les services, les outils, les tarifs et le mode de collaboration (en ligne, en présentiel…) avant de signer une nouvelle lettre de mission.
Check-list des documents à récupérer lors d'un changement d'expert-comptable
| Catégorie | Documents à récupérer |
|---|---|
| Juridique & administratif | Statuts à jour Extrait Kbis PV d’assemblées et documents juridiques Contrats (bail, prêt, assurances…) |
| Comptabilité | Grand livre Journaux comptables (achats, ventes, banque, caisse, OD, paie…) Balance générale Balances auxiliaires Fichier des écritures comptables (FEC) Tableau des immobilisations Tableau des amortissements Inventaires (stocks, caisse…) |
| Bancaire & financier | Relevés de comptes bancaires Rapprochements bancaires Tableau des emprunts et échéanciers Factures clients Factures fournisseurs |
| Fiscal | Déclarations de TVA Déclarations fiscales (IS ou IR) Liasses fiscales des exercices précédents Avis d’imposition et justificatifs de paiement |
| Social | DSN Bordereaux de charges sociales Registre du personnel Contrats de travail Bulletins de paie |
FAQ : vos questions fréquentes sur le changement de comptable
Comment se séparer de son comptable ?
En envoyant une lettre de résiliation en recommandé avec accusé de réception, en respectant le préavis et les clauses contractuelles prévues.
Comment gérer un mauvais comptable ?
Commencez par échanger clairement sur les problèmes rencontrés. Si aucune amélioration n’est constatée, envisagez une résiliation en bonne et due forme.
Comment rédiger une lettre pour changer de comptable ?
Optez pour une lettre courte et formelle. Indiquez votre volonté de mettre fin à la collaboration, la date effective de fin de mission, et respectez les termes du contrat.
Qu’est-ce que le droit de rétention d’un comptable ?
Le comptable peut conserver certains documents tant que les honoraires dus ne sont pas réglés. Ce droit s'applique uniquement aux pièces qu’il a produites.
Peut-on changer de comptable pour un expert-comptable en ligne ?
Oui, c’est tout à fait possible. C’est même une solution avantageuse si vous recherchez des outils digitaux, des tarifs compétitifs et plus de réactivité.
Quel est le bon moment pour changer de comptable ?
La fin d’exercice comptable est le moment idéal pour changer de comptable, mais en cas de faute grave ou de rupture de confiance, un changement immédiat peut s’imposer.
Quelle est l’indemnité typique en cas de rupture anticipée (25%) et comment la calculer ?
L'indemnité prévue en cas de rupture anticipée correspond à 25 % des honoraires restants dus pour l'exercice en cours. Elle est calculée de la manière suivante : (honoraires annuels / 12) × nombre de mois restants × 25 %.
Mon expert-comptable retient mes documents : que puis-je faire ?
Réglez toutes les factures restantes à payer. En cas d'abus, demandez à votre nouveau comptable d'adresser une lettre officielle de mise en demeure à l'ancien cabinet. Puis si le blocage persiste, saisissez le Conseil de l'Ordre des Experts-comptables.
Comment éviter la reconduction tacite de la lettre de mission ?
Pour éviter la reconduction tacite de la lettre de mission, il suffit d’envoyer votre courrier de résiliation avant la fin du préavis prévu au contrat. Ce préavis est souvent de trois mois et se calcule en fonction de la date d’échéance de la lettre de mission, généralement alignée sur la date de clôture de l’exercice.
Sources & Références
Compta-facile.com : Comment changer d'expert-comptable
Annuaire.experts-comptables.org : Annuaire des experts-comptables


Questions& réponses