Simulateur de revenus en auto-entrepreneur
Comment calculer son salaire net en auto-entrepreneur ?
Étape 1 : déterminer son chiffre d’affaires d’auto-entrepreneur
Pour chaque prestation ou vente facturée, le micro-entrepreneur obtient la rémunération de son travail. L’addition de toutes les recettes forme son chiffre d’affaires.
S’il est soumis au régime réel de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), alors le montant facturé est dit TTC (toutes taxes comprises). Il comprend le montant HT (hors taxes) de la vente ou de la prestation et la TVA correspondante. Pour autant, cette taxe n'est pas une recette pour l’auto-entrepreneur. En effet, ce dernier la collecte puis la verse à l’État.
En revanche, un micro-entrepreneur bénéficiant de la franchise en base de TVA facture toutes ses missions avec un montant HT égal au montant TTC, puisqu'aucune TVA n'est ajoutée dans la facturation.
Dans tous les cas, c'est donc le chiffre d'affaires HT qu'il faut prendre en compte pour l'estimation des revenus nets de l'auto-entrepreneur.
Étape 2 : déduire ses charges d’auto-entrepreneur
Pour calculer son revenu net, l'auto-entrepreneur doit déduire de son chiffre d’affaires l’ensemble de ses charges. Cela comprend :
- ses charges et frais de fonctionnement ;
- ses cotisations sociales ;
- la contribution à la formation professionnelle (CFP) ;
- la taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC) s’il est artisan ou commerçant ;
- ses impôts (CFE, impôt sur le revenu ou versement libératoire) ;
- les fonds qu’il souhaite mettre en réserve pour son activité.
Pour rappel, un micro-entrepreneur ne peut pas déduire ses charges professionnelles de son chiffre d’affaires pour le calcul de ses cotisations sociales et de son impôt sur le revenu. L'administration se charge elle-même de déduire un abattement forfaitaire sur son CA.
Comment calculer ses charges d’auto-entrepreneur ?
Les cotisations sociales
Les micro-entrepreneurs financent eux-mêmes leur protection sociale. À ce titre, ils règlent des cotisations sociales chaque mois ou chaque trimestre à l’Urssaf :
- 12,3 % pour la vente de marchandises (BIC) ;
- 21,2 % pour les prestations de services artisanales et commerciales (BIC) ;
- 23,1 % pour les activités libérales à la SSI (BNC) ;
- 23,2 % pour les activités libérales à la Cipav (BNC).
Vous devez donc déduire cette somme de votre chiffre d’affaires pour calculer votre revenu d’auto-entrepreneur.
Notez que si vous bénéficiez de l’ACRE, depuis la réforme 2026 (applicable notamment au 1er juillet 2026) : pour les micro-entrepreneurs l’ACRE réduit les cotisations à 75 % des taux habituels (soit une réduction de 25 %, non 50 %). L’exonération totale <75% PASS est supprimée : l’exonération est plafonnée à 25% jusqu’à 75% du PASS, dégressive entre 75% et 100% du PASS et n’existe pas au-delà du PASS.
La demande doit être faite au plus tard le 60e jour suivant l’ouverture d’activité..
La contribution à la formation professionnelle (CFP)
À vos cotisations sociales, s’ajoute la contribution à la formation professionnelle. Elle est prélevée en même temps que vos cotisations sociales. Les taux sont les suivants :
- 0,10 % pour les activités commerciales et activités libérales à la SSI ;
- 0,20 % pour les activités libérales réglementées à la Cipav ;
- 0,30 % pour les prestations de services artisanales.
La taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC)
Si vous êtes artisan (CMA) ou commerçant (CCI), vous devez en plus payer la taxe pour frais de chambre consulaire à compter de votre deuxième année d'exercice. Là aussi, cette taxe est prélevée en même temps que vous payez vos cotisations sociales à l’Urssaf. Son taux varie entre 0,015 % et 0,48 % de votre CA selon l’activité exercée.
L’impôt sur le revenu
Puisqu'il est entrepreneur individuel, l’auto-entrepreneur est redevable de l'impôt sur le revenu (IR). Pour rappel, il doit déclarer l’intégralité de son chiffre d’affaires à l’administration fiscale. Il ne peut pas déduire lui-même ses frais professionnels.
En revanche, les impôts appliquent un abattement forfaitaire sur son CA pour calculer son revenu imposable. Le taux varie selon la nature de l'activité :
- 71 % pour les activités de ventes (BIC) ;
- 50 % pour les activités de prestations de services (BIC) ;
- 34 % pour les activités de prestations de services et les activités libérales (BNC).
Le montant de son impôt est ensuite calculé selon le barème progressif.
Vous avez opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu ? Dans ce cas, vous devez déduire de votre chiffre d’affaires le taux suivant :
- 1 % pour une activité de vente de marchandises (BIC) ;
- 1,7 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) ;
- 2,2 % pour les activités libérales (BNC).
La cotisation foncière des entreprises (CFE)
Enfin, les auto-entrepreneurs sont en principe redevables de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Son montant est variable selon la commune de domiciliation, le chiffre d’affaires et la surface du local occupé. Notez qu’il existe des cas permettant d’être exonéré de la CFE.
Quels sont les facteurs qui influencent le salaire d'un auto-entrepreneur ?
Il est impossible de dire combien gagne un auto-entrepreneur. En effet, de nombreux facteurs influencent son chiffre d’affaires (et donc ses revenus) :
- son domaine d'activité : certains métiers génèrent des revenus plus élevés, comme les secteurs du conseil ou de la tech ;
- son expérience et son expertise : un auto-entrepreneur expérimenté attire une clientèle plus fidèle et peut facturer des tarifs plus élevés ;
- sa localisation géographique : les tarifs pratiqués diffèrent selon les régions, avec des écarts significatifs entre grandes villes et zones rurales ;
- sa stratégie marketing : une stratégie de communication efficace influe directement sur la visibilité du professionnel et son portefeuille clients ;
- le nombre de missions : la capacité à gérer plusieurs projets ou missions simultanément influence le revenu final de l’auto-entrepreneur.
Qu'est ce que le simulateur permet de visualiser ?
Le simulateur micro-entreprise vous offre une vision instantanée et personnalisée de ce que vous allez réellement percevoir. Finie l’illusion du chiffre d’affaires brut : ici, on parle de ce qu’il vous reste une fois toutes les charges et obligations déduites.
Rémunération estimée
C’est le montant que vous pouvez raisonnablement considérer comme votre “salaire”. Pour un chiffre d’affaires de 40 000 € dans une activité libérale, le simulateur affiche une rémunération de 30 080 €.
C’est ce montant qui sert de base pour estimer vos revenus disponibles avant impôt.
Cotisations sociales
Elles sont calculées automatiquement en fonction de votre type d’activité.
Dans notre exemple, les cotisations atteignent 9 920 €, soit environ 25 % du chiffre d’affaires pour un libéral sans ACRE.
Le simulateur prend en compte les bons taux, en fonction :
- de la nature de votre activité (libérale, artisanale, commerciale)
- de votre éventuel droit à l’ACRE
Impôt sur le revenu
Il est estimé selon le régime fiscal que vous sélectionnez :
- Si vous avez opté pour le versement libératoire, le simulateur applique le taux forfaitaire prévu
- Sinon, il simule votre impôt selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, adapté à votre situation familiale
Dans notre simulation type, l’IR est estimé à 1 492 €.
Revenu “super net”
C’est l’indicateur le plus important : ce qu’il vous reste réellement après toutes les charges et l’impôt.
Dans le cas présenté :
- Chiffre d’affaires : 40 000 €
- Cotisations : 9 920 €
- IR : 1 492 €
- Super net : 28 588 €
C’est ce montant qui représente votre “reste à vivre”, celui que vous pouvez effectivement utiliser pour vos dépenses personnelles.
Trésorerie
Si vous ne déclarez aucune charge, votre trésorerie est égale à 0€ car toute l’enveloppe disponible est consommée par votre rémunération.
Mais dès que vous ajoutez des dépenses pro (repas, abonnements, matériel, etc.), le simulateur calcule ce qu’il vous reste dans votre entreprise. Cela permet d’anticiper si vous avez ou non de la marge pour réinvestir, cotiser ou sécuriser.
Le simulateur fonctionne à partir de votre chiffre d’affaires HT, comme en comptabilité. Il applique automatiquement les règles en vigueur selon votre statut, votre activité et votre fiscalité. Aucun calcul manuel à faire.
Quelles données faut-il renseigner ? Et pourquoi ?
Pour que votre simulation soit la plus fidèle possible à votre situation réelle, le simulateur vous demande plusieurs informations. Chacune joue un rôle précis dans le calcul de vos revenus nets, cotisations, impôts ou trésorerie.
L’objectif : vous fournir une vision réaliste, en fonction de votre profil et de votre activité.
Votre chiffre d’affaires annuel (HT)
C’est le point de départ de tous les calculs.
Le chiffre d’affaires demandé est hors taxes, ce qui correspond à ce que vous facturez avant TVA si vous y êtes assujetti. Ce montant détermine :
- Le montant de vos cotisations sociales
- L’impôt sur le revenu (en proportion du CA ou selon un barème)
- La rémunération estimée
- Votre revenu super net
Exemple : avec 40 000 € de CA HT en activité libérale, sans ACRE, vous cotisez autour de 9 920 €.
La nature de votre activité
Vous devez sélectionner le type d’activité que vous exercez :
- Libérale
- Commerciale
- Artisanale
Ce choix a un impact direct sur le taux de cotisations sociales :
| Taux de cotisation | ||||
| Activité | Depuis le 1er octobre 2022 | Entre le 1er juillet 2024 et 31 décembre 2024 | Du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 | A partir du 1er janvier 2026 |
| Achat/revente de marchandises (BIC) | 12,30 % | |||
| Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) | 21,20 % | |||
| Autres prestations de services (BNC) | 21,10 % | 23,1 % | 24,6 % | 26,1 % |
| Professions libérales réglementées relevant de la Cipav* (BIC ou BNC) | 21,20 % | 23,2 % | ||
| Location de meublés de tourisme classés | 6,00 % | |||
Tableau issu du site du gouvernement
Les cotisations sont calculées en pourcentage du CA, mais ce pourcentage varie selon votre statut. Le simulateur applique automatiquement le bon taux.
L’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise)
Si vous êtes bénéficiaire de l’ACRE, vous profitez d’un taux réduit de cotisations sociales pendant un an (voire plus en cas de prolongement).
Le simulateur intègre cette réduction automatiquement si vous cochez la case.
Depuis la réforme 2026 (applicable notamment au 1er juillet 2026) : pour les micro-entrepreneurs l’ACRE réduit les cotisations à 75 % des taux habituels (soit une réduction de 25 %, non 50 %). L’exonération totale <75% PASS est supprimée : l’exonération est plafonnée à 25% jusqu’à 75% du PASS, dégressive entre 75% et 100% du PASS et n’existe pas au-delà du PASS. La demande doit être faite au plus tard le 60e jour suivant l’ouverture d’activité..
Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu
Vous devez indiquer si vous avez opté pour ce régime fiscal.
- Si oui, l’impôt est calculé en pourcentage de votre chiffre d’affaires (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon votre activité).
- Si non, le simulateur utilise le barème progressif de l’impôt sur le revenu, en tenant compte de votre foyer fiscal (voir ci-dessous).
Le versement libératoire peut simplifier votre gestion fiscale, mais il n’est pas toujours avantageux si vous avez peu de revenus ou une famille nombreuse.
Votre situation personnelle
Ces informations sont prises en compte uniquement si vous n’avez pas choisi le versement libératoire, car elles influencent le montant de l’impôt sur le revenu selon le barème progressif.
Le simulateur vous demande :
- Votre statut familial (célibataire, en couple)
- Le nombre d’enfants à charge
- Vos autres revenus du foyer : salaires, revenus fonciers, etc.
Ces éléments permettent d’ajuster votre quotient familial et de calculer un impôt au plus proche de votre réalité. Un indépendant seul n’est pas imposé comme un parent de deux enfants avec des revenus complémentaires dans le foyer.
Vos charges professionnelles
Même si en micro-entreprise, les charges ne sont pas déductibles fiscalement, elles ont un impact sur :
- Votre trésorerie réelle
- Votre marge de manœuvre
- Vos décisions stratégiques (tarifs, statut…)
Le simulateur vous permet de renseigner des postes de dépenses comme :
- Repas d’affaires
- Déplacements
- Matériel et logiciels
- Abonnements pro (internet, téléphone…)
- Prestataires
- Protection sociale complémentaire
Ce que cela permet : Le simulateur ne les enlève pas de votre revenu net fiscal, mais il les soustrait de votre trésorerie disponible, ce qui vous donne un aperçu très concret de ce qu’il vous reste vraiment pour vivre ou investir.
Que révèlent concrètement les résultats de votre simulation ?
Une fois vos données saisies, le simulateur vous affiche des résultats chiffrés très clairs. Encore faut-il bien les comprendre pour pouvoir les exploiter. Voici comment les lire ligne par ligne, à partir d’un exemple classique.
Exemple de simulation type
Pour une activité libérale sans ACRE avec 40 000 € de chiffre d’affaires HT, voici ce que donne la simulation :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Chiffre d’affaires HT | 40 000 € |
| Cotisations sociales | -9 920 € |
| Rémunération estimée | 30 080 € |
| Impôt sur le revenu | -1 492 € |
| Super net | 28 588 € |
| Trésorerie | 0 € (pas de charges) |
Que signifient ces montants ?
Cotisations sociales (~22 %) : elles sont calculées automatiquement selon l’activité. Pour un libéral sans ACRE, elles représentent un peu moins du quart du chiffre d’affaires.
Rémunération estimée : c’est ce que vous pouvez vous verser “brut”, une fois les cotisations déduites. Attention : ce n’est pas encore le revenu net d’impôt.
Impôt sur le revenu : il dépend du régime fiscal que vous avez choisi. Ici, sans versement libératoire, l’impôt est estimé à 1 492 €. S’il était activé, le calcul aurait été basé sur un taux forfaitaire directement appliqué au CA.
Revenu super net : il s’agit de ce qu’il vous reste réellement dans la poche, après toutes les charges et l’impôt. C’est le montant le plus important à surveiller.
Trésorerie : ici elle est nulle car aucune charge pro n’a été renseignée. Si vous ajoutez des dépenses (matériel, coworking, etc.), ce montant peut baisser.
Quelques repères à retenir
Pas d’ACRE ? Attendez-vous à des cotisations sociales autour de 22 % en activité libérale.
Versement libératoire activé ? Vous paierez un impôt calculé directement sur le chiffre d’affaires, plus simple à gérer mais parfois moins avantageux selon votre foyer fiscal.
Peu ou pas de charges ? Cela ne veut pas dire que vous conservez 100 % de votre CA. Même sans dépenses, vos obligations sociales et fiscales restent significatives.
CFE à anticiper : la Cotisation Foncière des Entreprises n’est pas incluse dans la simulation. Elle est due chaque année à partir de la deuxième année d’activité (sauf cas d’exonération locale) et peut représenter entre 300 et 800 € en moyenne.
Quelques exemples concrets
Pour mieux vous projeter, voici deux profils types de micro-entrepreneurs. Chacun a des caractéristiques différentes (ACRE, charges, fiscalité…) qui influencent fortement le revenu final. Grâce au simulateur, vous pouvez tester les mêmes scénarios adaptés à votre propre situation.
Exemple 1 – Coach indépendant sans ACRE
Situation :
- Activité : Coaching en développement personnel
- CA HT : 35 000 €
- ACRE : ❌ Non
- Versement libératoire : ❌ Non
- Charges pro : 0 €
| Poste | Montant estimé |
|---|---|
| Cotisations sociales | ~7 700 € |
| Rémunération estimée | ~27 300 € |
| Impôt sur le revenu | ~1 200 € |
| Super net disponible | ~24 800 € |
| Trésorerie | 0 € (aucune charge) |
Sans ACRE, la pression sociale est élevée. Ce profil pourrait bénéficier du versement libératoire pour lisser sa fiscalité.
Attention : aucune trésorerie conservée, ce qui peut poser problème pour absorber des frais imprévus ou payer la CFE.
Exemple 2 – Graphiste en démarrage avec ACRE et charges
Situation :
- Activité : Graphisme freelance
- CA HT : 50 000 €
- ACRE : ✅ Oui (1re année)
- Versement libératoire : ✅ Oui
- Charges pro : 5 000 € (matériel, logiciels, coworking…)
| Poste | Montant estimé |
|---|---|
| Cotisations sociales réduites | ~5 000 € |
| Rémunération estimée | ~45 000 € |
| Impôt libératoire | ~1 100 € (2,2 %) |
| Super net disponible | ~38 000 € |
| Trésorerie | ~5 000 € (charges pro intégrées) |
Ce profil tire parti de l’ACRE pour maximiser son revenu net. Le versement libératoire lui permet une gestion fiscale simple et prévisible. Tant qu’elle reste sous les seuils du régime, la micro reste avantageuse.
Que faire après la simulation ?
Vous ne savez pas quel statut juridique choisir ?
Testez ce simulateur de statut juridique en ligne pour identifier la forme la plus adaptée à votre projet
Vous avez déjà une idée du statut et souhaitez estimer vos revenus ? Utilisez le simulateur correspondant à votre situation :
EURL : Simulateur de revenus EURL
SASU : Simulateur de revenus SASU
Votre simulation est faite. Vous connaissez désormais votre revenu “super net”, vos cotisations sociales, l’impôt à anticiper… Mais une question essentielle demeure : et maintenant ?
Le simulateur vous donne une estimation fiable de votre situation actuelle. Si vous constatez que :
- votre revenu réel vous semble trop bas pour vos besoins,
- vos cotisations sont élevées alors que vous avez peu de charges,
- vous êtes proche des seuils de sortie du régime micro-entreprise…
Alors c’est peut-être le moment de réfléchir à la suite.
Nos conseils pour éviter les mauvaises surprises
Même si le simulateur vous donne une bonne estimation, il y a certains éléments non pris en compte directement dans les résultats… et qui peuvent affecter significativement votre revenu réel. Voici les pièges les plus fréquents à anticiper.
La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) n’est pas incluse dans la simulation
Beaucoup de micro-entrepreneurs l’apprennent trop tard : la CFE est une taxe locale obligatoire, due à partir de la 2e année civile d’activité (même sans local professionnel).
Elle varie selon votre commune, mais tourne souvent autour de 400 à 600 € par an.
Exemple : Si vous commencez votre activité en 2025, vous serez exonéré cette année-là, mais recevrez un premier avis de CFE en fin 2026.
Pensez à la mettre de côté dès la première année, même si elle n’apparaît pas dans la simulation.
Les charges professionnelles ne sont pas déductibles en micro-entreprise
Contrairement aux sociétés, en micro-entreprise, vos frais professionnels (matériel, coworking, déplacements, abonnements...) ne réduisent pas vos cotisations ni vos impôts.
Ils sont donc supportés à 100 % sur votre revenu personnel, ce qui diminue votre trésorerie réelle.
Exemple : si vous déclarez 30 000 € de CA mais dépensez 5 000 € en logiciels, matériel et coworking, vous serez taxé comme si vous aviez tout conservé.
Le simulateur prend ces frais en compte pour la trésorerie restante, mais pas pour le revenu imposable.
Les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires, pas sur votre rémunération réelle
Peu importe que vous vous versiez un “salaire” ou non : vous devez payer des cotisations dès que vous encaissez du CA. Et ces cotisations ne sont pas lissées : elles sont prélevées trimestre après trimestre, selon vos déclarations.
Même si vous laissez tout sur votre compte pro pour “vous payer plus tard”, l’URSSAF vous appellera à cotiser en fonction du chiffre d’affaires déclaré. Anticipez toujours vos paiements sociaux, surtout si votre activité est irrégulière.
Le versement libératoire est utile… mais pas pour tout le monde
Le versement libératoire permet de payer son impôt en un pourcentage fixe du CA, ce qui simplifie la gestion (1 % pour une activité commerciale, 2,2 % pour une libérale, etc.).
Mais il n’est intéressant que si votre taux marginal d’imposition (TMI) est faible.
Exemple : si votre foyer fiscal a d’autres revenus (salaire de conjoint, revenus fonciers…), votre TMI peut grimper à 30 %. Dans ce cas, le barème progressif est souvent plus favorable.
Si vous ne connaissez pas votre TMI ou votre tranche, faites une simulation avec et sans le versement libératoire pour comparer. Ou demandez conseil.
Le simulateur des cotisations sociales et des revenus du brut au net
Découvrez nos simulateurs de revenus à destination des micro-entrepreneurs. Il vous suffit de renseigner votre chiffre d'affaires ou votre rémunération selon votre statut. Le calculateur détermine automatiquement les cotisations. À noter que les calculs sont uniquement indicatifs et ne se substituent pas aux valeurs réelles des organismes gérant l'impôt ou les cotisations sociales. Cet outil est également adapté aux gérants de SASU.
Les questions courantes sur les revenus d'un auto-entrepreneur
Quel chiffre d’affaires pour un salaire de 2 000 € net ?
Cela dépend de votre catégorie d’activité, de votre régime fiscal et de vos différentes charges. Prenons néanmoins l’exemple d’une profession libérale à la SSI qui n’a pas opté pour le versement libératoire. Elle ne doit payer que ses cotisations et contributions sociales. Dans ce cas, pour obtenir un revenu de 2 000 nets par mois, cet auto-entrepreneur doit générer un chiffre d’affaires de 2 000 € + 23,2 % (cotisations sociales et CFP), soit 2 232 €. Ce calcul ne tient pas compte de ses charges professionnelles et de ses impôts.
Qu'est-ce que le salaire net imposable d'un auto-entrepreneur ?
On ne peut pas parler de salaire en auto-entreprise puisque vous êtes travailleur indépendant. On parle plutôt de revenu imposable. Ce montant correspond à votre chiffre d’affaires auquel l’administration fiscale déduit un abattement forfaitaire. Le taux de cet abattement varie selon la nature de votre activité.
Quels sont les éléments clés à saisir pour simuler efficacement une micro-entreprise ?
Il faut renseigner son chiffre d’affaires hors taxes, le type d’activité exercée, la situation familiale, les éventuels revenus du foyer, ainsi que les options fiscales choisies comme l’ACRE ou le versement libératoire.
Comment estimer les cotisations sociales avec un simulateur de micro-entreprise ?
Le simulateur applique un taux forfaitaire en fonction de l’activité déclarée. Ce taux est prélevé sur le chiffre d’affaires, et ajusté si vous bénéficiez de l’ACRE.
Quelles différences y a-t-il entre chaque simulateur pour le revenu d'une micro-entreprise ?
Certains simulateurs intègrent la fiscalité du foyer et les dépenses pro, d’autres se limitent aux cotisations. Plus l’outil est complet, plus il offre une vision réaliste du revenu final.
Quels aspects fiscaux et sociaux sont pris en compte dans ces simulateurs ?
Ils prennent en compte les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu (avec ou sans versement libératoire), et parfois la situation familiale pour ajuster le calcul fiscal.
Le simulateur peut-il aider à prévoir la rentabilité d'une micro-entreprise future ?
Oui, en testant différents scénarios de chiffre d’affaires, de charges et de fiscalité, vous pouvez anticiper vos revenus disponibles et décider si la micro-entreprise est adaptée à votre projet.
Existe-t-il un simulateur pour comparer micro-entreprise et SASU ?
Oui, un simulateur comparatif vous permet d’évaluer les différences de revenus, de fiscalité et de protection sociale entre la micro-entreprise, la SASU et d'autres statuts. Vous pouvez le tester ici : https://www.l-expert-comptable.com/calculateurs/choisir-la-forme-juridique-de-son-entreprise.html
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