- Supprimé depuis 2018. Le RSI (Régime Social des Indépendants) a été dissous le 1er janvier 2018 après des années de dysfonctionnements massifs, notamment des erreurs de cotisations liées à l'échec du système informatique ISU.
- Remplacé par le régime général. Depuis le 1er janvier 2020, les indépendants dépendent de l'URSSAF (cotisations), de la CPAM (maladie) et de la Carsat (retraite), comme les salariés.
- Vos droits sont préservés. Tous les trimestres de retraite validés sous le RSI ont été transférés au régime général et restent acquis.
- Cotisations 2026 en micro. Les taux vont de 6 % (meublés de tourisme) à 25,60 % (BNC non réglementée) selon l'activité, avec des plafonds de CA allant de 15 000 € à 203 100 €.
- Pour toute question sur vos cotisations d'indépendant, contactez l'URSSAF au 3698 ou sur urssaf.fr. Pour optimiser votre situation fiscale et sociale, faites appel à un expert-comptable pour freelance.
Noté 4,9/5
Qu'est-ce que le RSI (Régime Social des Indépendants) ?
Définition et mission du RSI
Le RSI (Régime Social des Indépendants) était un organisme de droit privé chargé d'une mission de service public. Créé en 2006 et dissous en 2018, il a géré pendant douze ans la protection sociale de plusieurs millions de travailleurs indépendants en France.
Ses missions couvraient trois grands volets :
- L'assurance maladie-maternité
- La retraite de base et complémentaire
- L'assurance invalidité-décès
Le RSI s'adressait aux artisans, commerçants, industriels et à certaines professions libérales (pour la partie maladie uniquement). Il avait sa propre personnalité morale et une autonomie financière, encadrée par une Convention d'Objectifs et de Gestion (COG) signée avec l'État.
Nom complet : Régime Social des Indépendants. Création : 1er juillet 2006. Dissolution : 1er janvier 2018. Statut : Organisme de droit privé à mission de service public. Effectifs : environ 6 000 salariés (2017). Populations couvertes : artisans, commerçants, industriels, certaines professions libérales. Successeur : Régime général de la Sécurité sociale (depuis le 1er janvier 2020).
Qui était affilié au RSI ?
Le RSI regroupait les assurés de trois anciens organismes fusionnés :
- Les artisans, auparavant gérés par la CANCAVA (Caisse Autonome Nationale de Compensation de l'Assurance Vieillesse des Artisans)
- Les commerçants et industriels, auparavant gérés par l'ORGANIC (Organisation Autonome Nationale de l'Industrie et du Commerce)
- Les professions libérales (pour l'assurance maladie uniquement), auparavant gérées par la CANAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie des professions indépendantes)
Concrètement, étaient affiliés au RSI : les entrepreneurs individuels, les gérants majoritaires de SARL, les auto-entrepreneurs (devenus micro-entrepreneurs) et tous les travailleurs non salariés non agricoles.
Les professions libérales réglementées (médecins, avocats, architectes, etc.) relevaient de la CIPAV ou d'autres caisses spécifiques pour leur retraite, mais dépendaient bien du RSI pour leur couverture maladie.
Organisation interne : 30 caisses et une gouvernance élue
Le RSI s'appuyait sur une architecture à deux niveaux :
| Niveau | Rôle |
| 1 caisse nationale (Paris) | Pilotage stratégique, coordination, relations avec l'État |
| 29 caisses régionales (« caisses de base ») | Gestion quotidienne des affiliés, versement des prestations |
L'organisme comptait environ 6 000 salariés en 2017. Son conseil d'administration était composé de représentants élus par les assurés eux-mêmes, un mode de gouvernance censé garantir la prise en compte des réalités du terrain.
Chronologie du RSI : de la création à la suppression (2005-2020)
- Adoption des ordonnances de 2005 fusionnant trois caisses historiques
- Démarrage opérationnel du RSI en juillet 2006
- Mise en place de l'ISU en 2008, point de départ des dysfonctionnements informatiques
- Multiplication des rapports officiels accablants entre 2011 et 2016
- Dissolution progressive entre 2018 et 2020, puis intégration au régime général

2005 : les ordonnances fondatrices
Le projet de simplification du régime des indépendants naît sous le gouvernement Raffarin, porté par Renaud Dutreil, alors secrétaire d'État aux PME. L'ordonnance du 31 mars 2005 pose les bases d'une réforme de la protection sociale des indépendants. Quelques mois plus tard, l'ordonnance n° 2005-1528 du 8 décembre 2005 acte officiellement la création du RSI par fusion de la CANAM, de la CANCAVA et de l'ORGANIC.
L'objectif affiché est clair : offrir aux indépendants un guichet unique pour l'ensemble de leur protection sociale, là où trois organismes distincts se partageaient jusque-là les compétences.
2006 : lancement officiel du RSI
Le RSI entre en activité le 1er juillet 2006. Les premiers mois sont consacrés à la mise en route opérationnelle : transfert des dossiers, harmonisation des procédures, formation des équipes. Des difficultés techniques apparaissent dès cette phase, mais elles sont alors considérées comme transitoires.
2008 : l'ISU (Interlocuteur Social Unique) et le début des problèmes
En 2008, le RSI et l'URSSAF lancent l'ISU (Interlocuteur Social Unique), un dispositif commun de recouvrement des cotisations. L'idée est de simplifier encore davantage les démarches des indépendants en leur donnant un seul point de contact pour le paiement de toutes leurs cotisations.
Le problème : les systèmes informatiques du RSI et de l'ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale, qui chapeaute les URSSAF) sont incompatibles. La fusion des bases de données génère des anomalies en cascade sur les appels de cotisations. C'est le début d'une crise qui va durer près de dix ans.
2011-2016 : dysfonctionnements documentés et contestation sociale
Les rapports officiels s'accumulent et dressent un constat sévère :
« Situation de crise grave et persistante » : rapport IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), octobre 2011. « Catastrophe industrielle » : qualification utilisée par la Cour des comptes. « Désastre » : Manuel Valls, alors Premier ministre.
Entre 2015 et 2016, des manifestations nationales d'indépendants éclatent dans plusieurs villes de France. Des milliers d'artisans et de commerçants dénoncent des appels de cotisations aberrants, des mises en demeure injustifiées et l'impossibilité de joindre un interlocuteur. En 2017, une tentative de « co-responsabilité RSI/URSSAF » est mise en place pour tenter de résorber les dysfonctionnements, mais le mal est fait.
2018-2020 : dissolution et intégration au régime général
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 acte la dissolution officielle du RSI au 1er janvier 2018. Une période transitoire de deux ans est prévue pour organiser le transfert des affiliés vers le régime général.
Pendant cette transition (2018-2020), la Sécurité sociale des indépendants (SSI) assure la continuité de service. Le CPSTI (Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants) est créé pour maintenir une gouvernance dédiée aux spécificités des indépendants.
Au 1er janvier 2020, l'intégration est complète : tous les travailleurs indépendants sont rattachés au régime général de la Sécurité sociale.
Pourquoi le RSI a-t-il été supprimé ?
Des erreurs de cotisations massives
Le dysfonctionnement le plus visible du RSI touchait directement le portefeuille des indépendants : des appels de cotisations truffés d'erreurs.
Des artisans recevaient des demandes de paiement pour des montants sans rapport avec leur chiffre d'affaires réel. Des doublons apparaissaient. Des régularisations tardives créaient des « rattrapages » de plusieurs milliers d'euros, réclamés du jour au lendemain. Un menuisier déclarant 35 000 € de CA annuel pouvait recevoir un appel de cotisations calculé sur une base deux à trois fois supérieure, sans explication ni recours rapide.
Les délais de traitement des réclamations atteignaient plusieurs mois. Les lignes téléphoniques étaient saturées. Pour de nombreux indépendants, cette situation a détruit leur trésorerie et parfois mis en péril leur activité.
Une fusion informatique ratée entre RSI et URSSAF
L'ISU devait simplifier le recouvrement des cotisations. Il a produit l'effet inverse. Le rapport IGAS de 2011 parle d'une « vague d'anomalies considérable » liée à l'incompatibilité des systèmes informatiques du RSI et de l'ACOSS.
Aucun plan de migration informatique cohérent n'avait été prévu en amont. Les deux systèmes échangeaient des données dans des formats différents, générant des erreurs de calcul automatiques sur les cotisations. Chaque correction manuelle entraînait de nouveaux décalages. Le cercle vicieux a duré près d'une décennie.
Un statut juridique hybride source de confusion
Le RSI avait un statut atypique : organisme de droit privé chargé d'une mission de service public. Ce positionnement juridique a alimenté une confusion durable chez les affiliés.
Certains mouvements de contestation ont argué que le RSI, n'étant pas un organisme public, ne pouvait pas imposer une affiliation obligatoire. En 2015, un arrêt de la Cour d'appel de Limoges a relancé le débat en soulevant la question de la nature juridique du RSI. La jurisprudence ultérieure a cependant confirmé sans ambiguïté l'obligation légale d'affiliation à la Sécurité sociale pour tout travailleur indépendant.
L'affiliation au RSI n'a jamais été facultative. Malgré les arguments avancés par certains collectifs anti-RSI, tout travailleur indépendant était légalement tenu de cotiser. Cette obligation s'applique toujours en 2026, désormais auprès de l'URSSAF dans le cadre du régime général.
Par quoi le RSI a-t-il été remplacé ? Le régime actuel en 2026
La Sécurité sociale des indépendants (SSI) puis le régime général
Depuis le 1er janvier 2020, les travailleurs indépendants sont rattachés au régime général de la Sécurité sociale, au même titre que les salariés. La SSI (Sécurité Sociale des Indépendants), nom utilisé pendant la période transitoire 2018-2020, n'existe plus en tant qu'organisme distinct.
| Domaine | Avant (RSI) | Depuis 2020 (Régime général) |
| Cotisations | RSI + URSSAF (ISU) | URSSAF uniquement |
| Assurance maladie | RSI | CPAM |
| Retraite | RSI | Carsat |
| Gouvernance dédiée | Conseil d'administration élu du RSI | CPSTI (consultatif) |
Le changement majeur pour les indépendants : ils ont désormais les mêmes interlocuteurs que les salariés pour la maladie et la retraite, avec un système de recouvrement des cotisations géré intégralement par l'URSSAF.
Le rôle du CPSTI en 2026
Le CPSTI (Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants) a été créé en 2018 pour préserver une voix dédiée aux indépendants au sein du régime général. Son rôle en 2026 se décline en trois axes :
- Veiller à la prise en compte des spécificités des travailleurs indépendants dans les politiques du régime général
- Gérer l'action sociale dédiée aux indépendants (aides en cas de difficulté, accompagnement)
- Représenter les indépendants auprès des caisses nationales (CNAM pour la maladie, CNAV pour la retraite)
Le CPSTI n'a pas de pouvoir décisionnel direct sur les cotisations ou les prestations. C'est une instance consultative, mais elle reste le seul organe spécifiquement dédié aux travailleurs indépendants dans l'architecture actuelle de la Sécurité sociale.
Quels interlocuteurs pour un indépendant en 2026 ?
| Besoin | Organisme compétent | Site ou contact |
| Déclarer et payer ses cotisations | URSSAF | urssaf.fr ou 3698 |
| Remboursements maladie, indemnités journalières | CPAM | ameli.fr |
| Droits à la retraite, relevé de carrière | Carsat | lassuranceretraite.fr |
| Déclarations fiscales | Direction générale des Finances publiques | impots.gouv.fr |
| Action sociale dédiée aux indépendants | CPSTI | secu-independants.fr |
Gérer ses cotisations, sa comptabilité et ses obligations déclaratives auprès de plusieurs organismes peut vite devenir chronophage. Un expert-comptable en ligne centralise ces démarches et s'assure que vos déclarations sont conformes.
Quelles cotisations sociales pour les indépendants en 2026 ?
Cotisations au régime micro-social en 2026
Les taux de cotisations sociales applicables en 2026 dépendent de la nature de l'activité exercée :
| Type d'activité | Taux de cotisations | Cotisation pour 30 000 € de CA |
| Commerciale et hébergement (hors location meublée) | 12,30 % | 3 690 € |
| Prestation de services BIC ou location meublée | 21,20 % | 6 360 € |
| Prestation de services BNC ou libérale non réglementée | 25,60 % | 7 680 € |
| Libérale réglementée (CIPAV) | 23,20 % | 6 960 € |
| Location meublés de tourisme classés | 6,00 % | 1 800 € |
Cas pratique : cotisations d'un micro-entrepreneur BNC à 40 000 € de CA
Prenons l'exemple de Lucie, graphiste freelance en micro-entreprise (BNC non réglementée). Son chiffre d'affaires annuel est de 40 000 €.
- Taux applicable : 25,60 %
- Cotisations annuelles : 40 000 × 25,60 % = 10 240 €
- Revenu net avant impôt : 40 000 - 10 240 = 29 760 €
Le principe de calcul est le même qu'à l'époque du RSI : les cotisations sont proportionnelles au chiffre d'affaires. La différence, c'est que le recouvrement est aujourd'hui assuré par l'URSSAF, avec un système informatique fiable et des déclarations en ligne simplifiées.
Le choix entre micro-entreprise et société a un impact direct sur le montant de vos cotisations. Les conseillers L'Expert-Comptable.com peuvent vous aider à déterminer le statut le plus adapté à votre situation.
Validation des trimestres de retraite en 2026
Pour valider des trimestres de retraite en 2026, un indépendant doit atteindre un revenu brut annuel minimum :
| Nombre de trimestres | Revenu brut annuel minimum |
| 1 trimestre | 1 803 € |
| 4 trimestres | 7 212 € |
Le revenu brut mensuel minimum pour valider 4 trimestres est de 601 €.
Cas pratique : quel CA pour valider 4 trimestres en BNC ?
Marc est consultant freelance en micro-entreprise (BNC). L'abattement forfaitaire pour les BNC est de 34 %. Son revenu imposable correspond donc à 66 % de son chiffre d'affaires.
- Revenu minimum requis : 7 212 €
- CA minimum nécessaire : 7 212 / 0,66 = 10 927 €
Marc doit donc réaliser au moins 10 927 € de chiffre d'affaires annuel pour valider ses 4 trimestres de retraite en 2026. Pour en savoir plus sur ce mécanisme, consultez notre article sur la cotisation retraite en micro-entrepreneur.
Plafonds de chiffre d'affaires en micro-entreprise (2026)
Pour les revenus 2026 (donc déclarés en 2027), les plafonds de chiffre d'affaires pour rester en micro-entreprise sont les suivants :
| Type d'activité | Plafond de CA annuel |
| Activité commerciale ou hébergement | 203 100 € |
| Prestation de services | 83 600 € |
| Location meublés de tourisme classés | 83 600 € |
| Location meublés de tourisme non classés | 15 000 € |
Un dépassement de ces seuils entraîne la sortie du régime micro et le passage au régime réel d'imposition. Dans ce cas, il peut être pertinent d'envisager de passer de la micro-entreprise à une société pour adapter votre structure à votre croissance.
Tableau comparatif : RSI vs régime général, ce qui a changé
| Critère | Avant (RSI, jusqu'en 2018) | Depuis 2020 (Régime général) |
| Interlocuteur cotisations | RSI + URSSAF (ISU) | URSSAF uniquement |
| Interlocuteur maladie | RSI | CPAM |
| Interlocuteur retraite | RSI | Carsat |
| Fiabilité des appels de cotisations | ❌ Erreurs fréquentes et massives | ✅ Système URSSAF fiabilisé |
| Délais de traitement des dossiers | ❌ Plusieurs mois de retard courants | ✅ Délais standards du régime général |
| Couverture maladie | Remboursements parfois inférieurs | ✅ Identique aux salariés |
| Droits à la retraite | Régime spécifique indépendants | ✅ Mêmes droits, mêmes caisses |
| Taux de cotisations | Proportionnels au revenu | Proportionnels au revenu (inchangé) |
| Mode de recouvrement | Double système RSI/ACOSS (ISU) | ✅ URSSAF seule |
| Gouvernance des indépendants | Conseil d'administration élu | CPSTI consultatif |
| Espace en ligne | Portail RSI (souvent défaillant) | ❌ Espaces séparés (URSSAF, Ameli, etc.) |
| Qualité du service téléphonique | ❌ Lignes saturées, délais longs | ✅ 3698 (URSSAF), 3646 (Ameli) |
Le bilan global est positif pour les indépendants : la fiabilité du recouvrement et la qualité de service se sont nettement améliorées. Le principal inconvénient du nouveau système est l'éclatement des interlocuteurs entre plusieurs organismes, là où le RSI promettait (sans y parvenir) un guichet unique.
Les questions fréquentes sur le RSI
Le RSI existe-t-il encore en 2026 ?
Non. Le RSI a été dissous le 1er janvier 2018. Après une transition de deux ans, les indépendants sont intégrés au régime général depuis le 1er janvier 2020. En 2026, l'URSSAF, la CPAM et la Carsat gèrent leur protection sociale.
Pourquoi le RSI a-t-il été supprimé ?
Le RSI a été supprimé en raison de dysfonctionnements massifs, notamment des erreurs d'appels de cotisations liées à l'échec du système informatique ISU. Le rapport IGAS de 2011 qualifiait la situation de « crise grave et persistante », et la Cour des comptes a parlé de « catastrophe industrielle ».
Par quoi le RSI a-t-il été remplacé ?
Le RSI a été remplacé par le rattachement des indépendants au régime général de la Sécurité sociale. Les cotisations sont gérées par l'URSSAF, la maladie par la CPAM, et la retraite par la Carsat. Le CPSTI veille aux spécificités des indépendants.
Quels sont les taux de cotisations sociales pour un micro-entrepreneur en 2026 ?
Les taux varient selon l'activité : 12,30 % pour le commerce, 21,20 % pour les prestations BIC, 25,60 % pour les prestations BNC, 23,20 % pour les professions libérales réglementées (CIPAV), et 6 % pour la location de meublés de tourisme. Pour tout comprendre sur les impôts d'un auto-entrepreneur, consultez notre guide dédié.
Qu'est-ce que le CPSTI et à quoi sert-il ?
Le CPSTI (Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants) est l'instance créée en 2018 pour remplacer la gouvernance du RSI. Il veille à la prise en compte des spécificités des indépendants au sein du régime général et gère l'action sociale qui leur est dédiée.
Mes trimestres de retraite cotisés au RSI sont-ils toujours valables ?
Oui. Tous les trimestres validés sous le RSI ont été intégralement transférés au régime général. Votre relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr reprend l'ensemble de vos droits, y compris ceux acquis sous l'ex-RSI.
Quel chiffre d'affaires minimum pour valider 4 trimestres de retraite en 2026 ?
Il faut un revenu brut annuel minimum de 7 212 € pour valider 4 trimestres. Pour un micro-entrepreneur en BNC (abattement 34 %), cela correspond à un CA d'environ 10 927 €. Pour un commerçant (abattement 71 %), il faut environ 24 869 € de CA. Retrouvez tous les détails dans notre article sur la validation des trimestres en auto-entrepreneur.
L'affiliation au RSI était-elle obligatoire ou facultative ?
L'affiliation était obligatoire. Malgré les arguments de certains mouvements anti-RSI invoquant son statut de droit privé, la jurisprudence a systématiquement confirmé l'obligation légale d'affiliation à la Sécurité sociale pour tout travailleur indépendant.
Comment contacter l'URSSAF en 2026 pour mes cotisations d'indépendant ?
L'URSSAF est votre interlocuteur unique pour les cotisations. Vous pouvez gérer vos cotisations en ligne sur urssaf.fr, déclarer votre chiffre d'affaires et contacter un conseiller par téléphone au 3698 ou via la messagerie sécurisée de votre espace personnel. En cas de contrôle, renseignez-vous sur vos droits lors d'un contrôle URSSAF.
Quelle différence entre le RSI et la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) ?
La SSI était le nom transitoire utilisé entre 2018 et 2020 pour désigner la gestion de la protection sociale des indépendants pendant la dissolution du RSI. Depuis 2020, la SSI n'existe plus : les indépendants sont directement rattachés au régime général, sans organisme intermédiaire.
Sources & Références
Service-Public : Quand effectuer la déclaration sociale des travailleurs indépendants (DSI) ?
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Questions & réponses
Bonjour j'ai un client qui est passé de gérant majoritaire de SARL à associé unique de SAS en date du 31/12
sous quel régime sera t'il en 2024
merci d'avance
Bonjour,
Si votre client était gérant majoritaire de SARL jusqu’au 31/12 et devient associé unique de SAS à compter de cette date, alors son statut social change à partir du 1er janvier 2024.
Jusqu’au 31/12/2023, il relevait du régime des travailleurs non-salariés (TNS).
À compter du 01/01/2024, en tant qu’associé unique de SAS, il relèvera du régime général en tant qu’assimilé salarié, uniquement s’il se rémunère.
En l’absence de rémunération, il n’aura aucune couverture sociale au titre de la SAS.
Bien à vous.