Simulateur d'indemnité journalière maladie : calcul 2026
Ce simulateur permet d’estimer le montant des indemnités journalières à recevoir de la CPAM pour un arrêt inférieur ou égal à 30 jours.
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Ce simulateur permet d’estimer le montant des indemnités journalières à recevoir de la CPAM pour un arrêt inférieur ou égal à 30 jours.
Le calcul des indemnités journalières maladie repose sur votre salaire brut et suit une logique en trois temps. Voici comment estimer le montant que vous percevrez pendant votre arrêt de travail :
L'indemnité journalière de sécurité sociale (IJSS) se calcule en deux temps.
D'abord, vous déterminez votre salaire journalier de base (SJB) :
Le diviseur 91,25 correspond au nombre moyen de jours dans un trimestre (365 ÷ 4). La CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) retient vos 3 derniers mois de salaire brut avant l'arrêt. Si le calcul sur les 12 derniers mois vous est plus favorable, c'est cette base qui s'applique.
Ensuite, vous appliquez le taux :
La Sécurité sociale vous verse la moitié de votre salaire journalier de base. Ce taux de remplacement de 50 % est le taux standard pour un arrêt maladie ordinaire.
Votre salaire brut n'est pas pris en compte en totalité s'il dépasse un certain seuil. Les salaires retenus pour le calcul sont plafonnés à 1,4 SMIC mensuel brut, soit 2 613,83 € par mois en 2026.
Si vous gagnez 3 500 € bruts par mois, la CPAM ne retient que 2 613,83 € dans sa formule. Votre IJ est donc calculée sur un montant inférieur à votre salaire réel, ce qui fait chuter votre taux de remplacement bien en dessous de 50 %.
Le plafond applicable aux IJ maladie a été abaissé de 1,8 SMIC à 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025. Pour un arrêt débutant en 2026, vos salaires sont plafonnés à 2 613,83 € brut par mois, quel que soit votre salaire réel. Cette réforme réduit l'indemnisation des salariés dont la rémunération brute dépasse ce seuil.
L'IJ brute versée par la CPAM subit un prélèvement de 6,70 % avant d'arriver sur votre compte :
L'IJ maximale brute atteint 41,95 € par jour en 2026. Après prélèvements, l'IJ maximale nette est d'environ 39,14 € par jour.
La CPAM ne prélève pas d'impôt à la source sur les IJ. Elles restent toutefois imposables : vous devrez les déclarer dans vos revenus de remplacement lors de votre déclaration annuelle de revenus.

Deux cas pratiques permettent de visualiser le mécanisme du simulateur IJSS et l'impact concret du plafonnement sur votre indemnisation.
Julie gagne 2 200 € bruts par mois. Son salaire est inférieur au plafond de 2 613,83 €, il est donc pris en totalité. Elle est en arrêt maladie pendant 14 jours.
| Étape | Formule | Résultat |
|---|---|---|
| Salaire retenu | 2 200 € (sous le plafond) | 2 200 €/mois |
| Salaire journalier de base (SJB) | (2 200 × 3) ÷ 91,25 | 72,33 € |
| IJ brute | 72,33 × 50 % | 36,16 €/jour |
| Prélèvements sociaux (CSG + CRDS) | 36,16 × 6,70 % | 2,42 € |
| IJ nette | 36,16 - 2,42 | 33,74 €/jour |
Sur ses 14 jours d'arrêt, les 3 premiers ne sont pas indemnisés (délai de carence). Julie perçoit donc 33,74 € × 11 jours = 371,14 € pour cette première quinzaine.
Son taux de remplacement réel est d'environ 46,7 % de son salaire brut.
Marc gagne 3 500 € bruts par mois. Son salaire dépasse le plafond : la CPAM ne retient que 2 613,83 € dans le calcul.
| Étape | Formule | Résultat |
|---|---|---|
| Salaire retenu | Plafonné à 1,4 SMIC | 2 613,83 €/mois |
| Salaire journalier de base (SJB) | (2 613,83 × 3) ÷ 91,25 | 85,93 € |
| IJ brute (avant plafond IJ) | 85,93 × 50 % | 42,97 €/jour |
| IJ brute (après plafond IJ) | Plafonnée à 41,95 € max | 41,95 €/jour |
| Prélèvements sociaux (CSG + CRDS) | 41,95 × 6,70 % | 2,81 € |
| IJ nette | 41,95 - 2,81 | 39,14 €/jour |
Le taux de remplacement réel de Marc tombe à environ 34 % de son salaire brut. La différence avec Julie est nette : plus votre salaire dépasse le plafond, plus la perte de revenus est importante. Le maintien de salaire par l'employeur et une prévoyance complémentaire font alors toute la différence.
Avant de recevoir vos indemnités journalières, vous devez remplir des conditions d'activité et d'affiliation. Les règles varient selon la durée de votre arrêt et votre statut professionnel.
Si vous ne remplissez pas ces conditions, la CPAM peut refuser le versement de vos IJ. Vérifiez vos bulletins de paie pour comptabiliser vos heures travaillées avant de faire votre demande.
Les salariés du secteur privé relèvent du régime général (CPAM). Les salariés agricoles dépendent de la MSA (Mutualité Sociale Agricole), avec des principes de calcul identiques.
Si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé par France Travail, vos IJ maladie en cas de chômage sont calculées sur la base du salaire de votre dernière activité professionnelle. Vos allocations chômage sont suspendues pendant l'arrêt.
Les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales) relèvent d'un calcul différent, basé sur leur revenu d'activité annuel moyen. Ce simulateur ne couvre pas leur situation. Les micro-entrepreneurs perçoivent des IJ calculées sur leur chiffre d'affaires déclaré, avec un montant souvent très faible.
Si vous créez votre entreprise et hésitez sur le statut le plus protecteur en cas d'arrêt maladie, L-Expert-Comptable.com vous accompagne dans la création de votre société à 0 € (frais administratifs offerts), avec l'aide d'un juriste.
Les indemnités journalières ne sont pas versées dès le premier jour de votre arrêt. Un délai de carence maladie s'applique, avec quelques exceptions selon votre situation.
Les 3 premiers jours de votre arrêt maladie ne donnent lieu à aucune indemnisation par la Sécurité sociale. Le versement des IJ commence au 4e jour.
Certaines conventions collectives prévoient un maintien de salaire dès le 1er jour d'arrêt. Vérifiez la vôtre auprès de votre service RH. L'employeur peut aussi compléter vos IJ via le maintien de salaire légal, à condition que vous ayez au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise.
Plusieurs situations permettent d'échapper aux 3 jours de carence :
Si votre médecin prolonge votre arrêt de travail, aucun nouveau délai de carence ne s'applique, à condition que la prolongation intervienne dans les 48 heures suivant la fin de l'arrêt initial. Pensez à transmettre le certificat de prolongation à votre CPAM dans les 48 heures.
La durée maximale d'indemnisation dépend de la nature de votre maladie. Les règles diffèrent entre un arrêt pour maladie ordinaire et un arrêt lié à une affection longue durée.
Pour une maladie ordinaire, vous pouvez percevoir des IJ pendant 360 jours maximum sur une période glissante de 3 ans. Tous vos arrêts maladie sont cumulés sur cette période, pas uniquement l'arrêt en cours.
Le versement se fait par quinzaine (tous les 14 jours) par la CPAM, ou directement par votre employeur si celui-ci pratique la subrogation (il avance les IJ et se fait rembourser ensuite).
Si votre arrêt est lié à une affection longue durée, la durée maximale passe à 3 ans d'indemnisation en continu. Le taux de base reste de 50 % du SJB, mais une majoration à 66,66 % est possible après 30 jours d'arrêt si vous avez au moins 3 enfants à charge.
La liste des ALD comprend 30 pathologies reconnues : diabète, cancer, AVC, insuffisance cardiaque, etc.
| Critère | Maladie ordinaire | ALD |
|---|---|---|
| Durée maximale | 360 jours sur 3 ans | 3 ans continus |
| Délai de carence | 3 jours à chaque arrêt | 3 jours au 1er arrêt, supprimé ensuite |
| Taux de base | 50 % du SJB | 50 % du SJB |
| Majoration possible | Non | 66,66 % du SJB (3+ enfants, après 30 jours) |
| Période de référence | Glissante sur 3 ans | Continue dès le début de l'ALD |
Les IJ de la CPAM ne couvrent que 50 % de votre salaire plafonné. Votre employeur peut compléter cette indemnisation, et votre prévoyance peut aller encore plus loin.
Si vous avez au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise, votre employeur est tenu de compléter vos IJ selon le Code du travail :
Ces durées augmentent de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté. L'employeur déduit les IJ versées par la CPAM du complément qu'il vous verse. Le maintien de salaire légal démarre au 8e jour d'arrêt, sauf si votre convention collective prévoit un démarrage plus tôt.
Certaines conventions collectives garantissent un maintien de salaire bien supérieur au minimum légal : prise en charge dès le 1er jour, à 100 % du salaire, ou sur une durée plus longue. La prévoyance complémentaire (contrat collectif ou individuel) peut aussi compléter vos revenus jusqu'à couvrir la totalité de votre salaire net.
Pour les dirigeants de société qui se versent un salaire, anticiper l'impact d'un arrêt sur la trésorerie est tout aussi important. Chez L-Expert-Comptable.com, votre comptable dédié répond à ces questions sociales sous 24 h.
Consultez votre convention collective et votre contrat de prévoyance avant un éventuel arrêt pour connaître votre couverture réelle. Votre service RH peut vous fournir ces informations rapidement.
L'IJ maladie correspond à 50 % de votre salaire journalier de base (SJB). Le SJB est obtenu en divisant la somme de vos 3 derniers salaires bruts par 91,25. Pour un salaire de 2 200 € bruts par mois : SJB = 6 600 ÷ 91,25 = 72,33 €, soit une IJ brute de 36,16 € par jour.
L'IJ maladie maximale est de 41,95 € brut par jour en 2026. Après prélèvements sociaux (CSG + CRDS de 6,70 %), cela donne environ 39,14 € net par jour, soit environ 1 174 € net pour 30 jours indemnisés.
Le délai de carence est de 3 jours. Vous commencez à percevoir vos IJ à partir du 4e jour d'arrêt. Pas de carence pour un accident du travail, et suppression de la carence dès le 2e arrêt pour une affection longue durée (ALD).
Non, la Sécurité sociale verse 50 % de votre salaire journalier de base plafonné. Votre employeur peut compléter cette indemnité (maintien de salaire légal à partir d'1 an d'ancienneté, ou maintien conventionnel plus favorable). Avec une bonne prévoyance, vous pouvez atteindre 100 % de votre salaire net.
Si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé par France Travail, vos IJ maladie sont calculées sur la base du salaire de votre dernière activité professionnelle. La formule reste identique (SJB × 50 %), mais vos allocations chômage sont suspendues pendant l'arrêt.
Oui, depuis le 1er avril 2025, le plafond salarial pour le calcul des IJ est passé de 1,8 SMIC à 1,4 SMIC mensuel brut (soit 2 613,83 € en 2026). Les salariés gagnant plus de ce montant voient leur indemnisation plafonnée.
Pour une maladie ordinaire, vous pouvez être indemnisé 360 jours maximum sur une période glissante de 3 ans. Pour une ALD, la durée maximale est de 3 ans continus, avec possibilité de majoration à 66,66 % du SJB si vous avez au moins 3 enfants à charge.
Si vous avez au moins 1 an d'ancienneté, votre employeur est tenu légalement de compléter vos IJ : 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours, puis 66,66 % les 30 jours suivants. Ce complément démarre au 8e jour d'arrêt, sauf convention collective plus favorable.
Oui, les IJ maladie versées par la CPAM sont soumises à l'impôt sur le revenu. Elles sont pré-remplies sur votre déclaration dans la catégorie des revenus de remplacement. Seules les IJ liées à un accident du travail ou une maladie professionnelle bénéficient d'une exonération partielle de 50 %.
Ce simulateur est conçu pour les salariés du secteur privé et les demandeurs d'emploi indemnisés. Les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales) relèvent d'un calcul spécifique basé sur leur revenu d'activité annuel moyen. Rapprochez-vous de votre CPAM ou de la SSI pour une estimation adaptée.
Ameli.fr : Arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières du salarié
Legifrance : Article L323-1 - Code de la sécurité sociale
Service-Public.fr : Arrêt maladie : indemnités journalières versées au salarié
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