L'article en bref
- Passer de micro à SAS : aucune conversion directe possible, il faut créer la SAS puis radier la micro.
- Pourquoi franchir le pas : dépassement des plafonds de chiffre d'affaires, besoin d'associés ou déduction des charges réelles.
- Coût de création : comptez de 200 € en ligne à 5 000 € avec avocat et commissaire aux apports.
- Régime social du dirigeant : le président de SAS devient assimilé salarié au régime général.
- Alternatives à étudier : la SASU, l'EURL au régime TNS ou l'entreprise individuelle au réel.
- Créer sa SAS avec L-Expert-Comptable.com : le cabinet propose la création d'entreprise à 0 €, frais administratifs offerts.
Sommaire
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J'en profitePeut-on transformer directement une micro-entreprise en SAS ?
Beaucoup de micro-entrepreneurs parlent de « transformer » leur micro en SAS. En réalité, passer de micro-entreprise à SAS ne se fait pas par une simple conversion : il s'agit de deux opérations juridiques distinctes.
Pourquoi la transformation directe est impossible

La micro-entreprise n'est pas un statut juridique autonome. C'est un régime fiscal et social simplifié appliqué à une entreprise individuelle (EI). L'entrepreneur et son entreprise ne forment qu'une seule et même personne juridique, sans personnalité morale distincte.
La SAS (société par actions simplifiée), elle, est une société commerciale dotée de sa propre personnalité morale. Elle a son propre patrimoine, son propre numéro SIREN et ses propres obligations comptables.
Aucun mécanisme légal ne permet de « convertir » une entreprise individuelle en société. Le terme « passage de micro-entreprise à SAS » est un raccourci de langage : il faut créer une nouvelle structure et fermer l'ancienne.
Contrairement à ce que le mot « transformation » laisse entendre, il est juridiquement impossible de convertir une micro-entreprise en SAS. Ce sont deux opérations distinctes : création de la SAS, puis radiation de la micro-entreprise.
Les deux opérations à réaliser en parallèle
Concrètement, le passage se décompose en deux opérations menées de façon concomitante :
| Opération 1 : créer la SAS | Opération 2 : fermer la micro-entreprise |
|---|---|
| Rédiger les statuts | Déclarer la cessation d'activité |
| Déposer le capital social | Effectuer la déclaration de CA final |
| Publier l'annonce légale | Radier l'entreprise au guichet unique |
| Immatriculer au RCS via le guichet unique | Régler les dernières cotisations sociales |
L'ordre compte : votre SAS doit être immatriculée et opérationnelle avant de radier la micro-entreprise. Vous évitez ainsi toute interruption d'activité.
Si vous avez développé un fonds de commerce (clientèle, contrats, matériel), vous pouvez le transférer à la SAS par apport en nature au capital ou par cession.
Pourquoi passer de micro-entreprise à SAS ?
Plusieurs situations poussent un micro-entrepreneur à créer une SAS. Voici les quatre déclencheurs les plus fréquents.
Vous dépassez les plafonds de chiffre d'affaires
Le régime micro-fiscal fixe des plafonds de CA (article 50-0 du CGI) : 203 100 € pour les activités de vente et 83 600 € pour les prestations de services. Si vous dépassez ces seuils deux années consécutives, vous sortez automatiquement du régime micro au 1er janvier suivant.
La SAS n'a aucun plafond de chiffre d'affaires. Si votre activité dépasse régulièrement les seuils, la création d'une SAS vous permet de poursuivre votre croissance sans contrainte.
Vous souhaitez vous associer ou lever des fonds
La micro-entreprise est par nature unipersonnelle : impossible d'accueillir un associé. La SAS accepte un nombre illimité d'actionnaires et permet une grande souplesse dans l'organisation du pouvoir (statuts librement rédigés, pacte d'actionnaires, émission d'actions).
C'est d'ailleurs le statut privilégié des investisseurs. Environ 68 % des sociétés créées en France sont des SAS, selon l'INSEE.
Vous voulez optimiser votre fiscalité
En micro-entreprise, vos charges ne sont pas déductibles. Le fisc applique un abattement forfaitaire sur votre CA (34 %, 50 % ou 71 % selon l'activité) pour estimer vos charges. Si vous êtes éligible, vous pouvez aussi opter pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu. Mais si vos charges réelles dépassent l'abattement, vous payez de l'impôt sur un revenu que vous n'avez pas réellement perçu.
En SAS soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), vous déduisez toutes vos charges professionnelles réelles : loyer, matériel, déplacements, rémunération du dirigeant. Le taux d'IS est de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices, puis 25 % au-delà.
Prenons un exemple concret. Un consultant avec 60 000 € de CA et 35 000 € de charges réelles :
- En micro (abattement 50 %) : revenu imposable = 30 000 €, alors que son revenu réel après charges n'est que de 25 000 €
- En SAS : les 35 000 € de charges sont intégralement déduites du résultat
La SAS permet aussi d'arbitrer entre rémunération (soumise aux cotisations sociales d'environ 65 % du net) et dividendes (soumis à la flat tax de 30 %, aussi appelée prélèvement forfaitaire unique ou PFU).
Vous avez besoin de crédibilité et d'accès au crédit
Une SAS inspire davantage confiance aux banques, fournisseurs et grands comptes. Vous avez un bilan comptable et un compte de résultat à présenter, ce qui facilite l'accès au crédit professionnel.
La responsabilité du dirigeant est aussi limitée aux apports. En micro-entreprise (entreprise individuelle), votre patrimoine personnel peut être engagé en cas de dettes professionnelles, même si le statut d'EI protège désormais la résidence principale.
Micro-entreprise vs SAS : quelles différences concrètes ?
Avant de vous lancer, comparez les deux régimes sur les critères qui comptent au quotidien.
| Critère | Micro-entreprise | SAS |
|---|---|---|
| Forme juridique | Entreprise individuelle | Société commerciale |
| Personnalité morale | Non (confondue avec l'entrepreneur) | Oui (personne morale distincte) |
| Nombre d'associés | 1 seul (l'entrepreneur) | 1 (SASU) à illimité |
| Plafond de CA | 203 100 € (vente) / 83 600 € (services) | Aucun |
| Régime fiscal | IR (abattement forfaitaire) | IS par défaut (option IR possible 5 ans) |
| Régime social du dirigeant | TNS (micro-social simplifié) | Assimilé salarié (régime général) |
| Cotisations sociales | 12,3 % (vente) / 21,2 % (services) sur CA | ~65 % sur rémunération nette |
| Responsabilité | Patrimoine personnel engagé | Limitée aux apports |
| Comptabilité | Simplifiée (livre des recettes) | Complète (bilan, compte de résultat, annexes) |
| TVA | Franchise en base possible | Franchise en base possible sous les seuils |
| Capital social | Aucun | 1 € minimum (libre) |
| Cession de l'entreprise | Cession du fonds de commerce | Cession d'actions (plus simple) |
Le passage en SAS implique un vrai changement de paradigme comptable. Vous passez d'un simple livre des recettes à une comptabilité complète avec bilan, compte de résultat et annexes. Ce poste de dépense supplémentaire (expert-comptable) est à intégrer dans votre réflexion.
La franchise en base de TVA reste accessible en SAS tant que votre CA ne dépasse pas les seuils applicables. Créer une société ne vous rend pas automatiquement redevable de la TVA.
Comment passer de micro-entreprise à SAS ? Les étapes

Le processus prend en moyenne 2 à 4 semaines. Voici les cinq étapes à suivre dans l'ordre.
- Préparer et rédiger les règles de fonctionnement de votre future société
- Ouvrir un compte bloqué et y verser le capital
- Faire paraître un avis de constitution dans un journal habilité
- Déposer le dossier d'immatriculation en ligne sur le guichet unique
- Organiser le transfert d'activité et fermer la micro-entreprise
Étape 1 - Rédiger les statuts de la SAS
Les statuts fixent les règles de fonctionnement de votre SAS : objet social, montant du capital social, répartition des actions, nomination du président, modalités de prise de décision. La SAS permet une grande liberté statutaire, contrairement à la SARL dont le fonctionnement est plus encadré par la loi.
Vous avez plusieurs options :
- Faire appel à un avocat ou un expert-comptable : de 1 500 à 2 500 €
- Utiliser une plateforme juridique en ligne : de 0 à quelques centaines d'euros
L-Expert-Comptable.com accompagne la création de votre SAS à 0 € (frais administratifs offerts), avec l'aide d'un juriste pour sécuriser vos statuts.
Étape 2 - Déposer le capital social
Le capital social minimum d'une SAS est de 1 €. En pratique, un capital trop faible peut nuire à votre crédibilité auprès des banques et partenaires.
Déposez le capital sur un compte bancaire professionnel bloqué. La banque vous remet une attestation de dépôt des fonds, indispensable pour l'immatriculation.
Si vous apportez le fonds de commerce de votre micro-entreprise à la SAS (apport en nature), un commissaire aux apports doit intervenir lorsque la valeur de l'apport dépasse 30 000 € ou qu'elle dépasse la moitié du capital social.
Étape 3 - Publier une annonce légale
Toute création de société doit faire l'objet d'une publication dans un journal d'annonces légales (JAL) du département du siège social. Le coût varie de 150 à 250 € selon le département.
L'annonce doit mentionner la dénomination sociale, la forme juridique, le capital, le siège social, l'objet, la durée de la société et l'identité du président. Conservez l'attestation de parution : elle fait partie du dossier d'immatriculation.
Étape 4 - Immatriculer la SAS au guichet unique
Déposez votre dossier sur formalites.entreprises.gouv.fr, le guichet unique géré par l'INPI. Les pièces à fournir :
- Statuts signés
- Attestation de dépôt du capital
- Attestation de parution de l'annonce légale
- Pièce d'identité du président
- Déclaration de non-condamnation et de filiation
Le coût d'immatriculation est d'environ 37,45 € (greffe) plus 15 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs. Vous recevez votre extrait Kbis sous 3 à 7 jours ouvrés.
Étape 5 - Transférer l'activité et radier la micro-entreprise
Une fois la SAS immatriculée, transférez votre activité. Deux options pour le fonds de commerce :
- L'apporter en nature au capital de la SAS
- Le céder à la SAS (moyennant un prix)
Pour les contrats en cours (clients, fournisseurs, bail commercial), obtenez l'accord de chaque cocontractant. En pratique, vous signez un avenant ou un nouveau contrat au nom de la SAS.
Radiez ensuite votre micro-entreprise via le guichet unique (déclaration de cessation d'activité). Vous avez 60 jours après la cessation pour déclarer votre dernier chiffre d'affaires et régler vos cotisations sociales.
Planifiez la création de la SAS et la radiation de la micro de façon concomitante pour éviter toute interruption d'activité. Votre SAS doit être immatriculée et opérationnelle avant de radier la micro-entreprise.
Combien coûte le passage de micro-entreprise à SAS ?
Le budget dépend de vos choix (rédaction des statuts, recours à un commissaire aux apports) et de vos coûts récurrents une fois la SAS créée.
Les frais de création de la SAS
| Poste de dépense | Fourchette basse | Fourchette haute |
|---|---|---|
| Rédaction des statuts | 0 € (en ligne) | 2 500 € (avocat) |
| Annonce légale | 150 € | 250 € |
| Immatriculation au greffe | 37,45 € | 37,45 € |
| Déclaration des bénéficiaires effectifs | 15 € | 15 € |
| Commissaire aux apports (si nécessaire) | 500 € | 2 000 € |
| Total | ~200 € | ~5 000 € |
La fourchette basse correspond à une création entièrement en ligne, sans apport en nature nécessitant un commissaire. La fourchette haute inclut l'intervention d'un avocat et d'un commissaire aux apports.
Les coûts récurrents en SAS
Une fois la SAS créée, plusieurs postes de dépenses s'ajoutent à votre quotidien :
- Expert-comptable : de 100 à 300 € HT/mois selon la complexité de votre activité. La SAS impose une comptabilité complète et le dépôt d'une liasse fiscale annuelle.
- Cotisations sociales : environ 65 % de votre rémunération nette (contre 12,3 à 21,2 % du CA en micro)
- CFE (cotisation foncière des entreprises) : variable selon votre commune
- Compte bancaire professionnel : 10 à 30 €/mois
Chez L-Expert-Comptable.com, l'accompagnement comptable pour les freelances et consultants en société démarre à 69 € HT/mois, avec un comptable dédié qui répond sous 24 h.
Simulation chiffrée : freelance consultant à 80 000 € de CA
Prenons le cas d'un consultant en prestations de services B2B avec 80 000 € HT de CA annuel et 15 000 € de charges professionnelles réelles (matériel, déplacements, logiciels).
| Poste | Micro-entreprise | SAS (IS) |
|---|---|---|
| CA annuel HT | 80 000 € | 80 000 € |
| Charges professionnelles | 15 000 € (non déductibles) | 15 000 € (déductibles) |
| Rémunération nette du dirigeant | - | 30 000 € |
| Cotisations sociales | 16 960 € (21,2 % du CA) | 19 500 € (~65 % du net) |
| Résultat imposable (société) | - | 15 500 € |
| IS à 15 % | - | 2 325 € |
| Dividendes nets (après flat tax 30 %) | - | 9 222 € |
| IR estimé (célibataire, 1 part) | ~5 300 € (sur 40 000 €) | ~2 300 € (sur 30 000 €) |
| Revenu net disponible | ~42 740 € | ~36 920 € |
Dans ce scénario, la micro-entreprise reste plus avantageuse d'environ 5 800 € en termes de revenu net. Les cotisations sociales bien plus faibles en micro (21,2 % du CA contre 65 % du salaire net) expliquent cet écart.
La SAS devient financièrement intéressante dans deux cas :
- Vos charges réelles dépassent largement l'abattement forfaitaire (au-delà de 35 000 € de charges pour un consultant à 80 000 € de CA, l'abattement de 50 % ne couvre plus vos dépenses réelles)
- Vous souhaitez vous verser un salaire modéré et distribuer des dividendes pour réduire le poids global des cotisations sociales
Le choix ne se résume pas aux chiffres. La SAS apporte aussi la responsabilité limitée, la possibilité de s'associer, une meilleure couverture retraite au régime général et une crédibilité accrue auprès des banques. Cette simulation est basée sur un célibataire sans enfant (1 part fiscale). Le résultat varie selon votre situation familiale.
Quel régime social après le passage en SAS ?
Le changement de statut modifie en profondeur votre protection sociale. Voici ce qui change concrètement entre le régime du micro-entrepreneur et celui du président de SAS.
De TNS à assimilé salarié : ce qui change
En micro-entreprise, vous êtes travailleur non salarié (TNS) sous le régime micro-social simplifié. Vos cotisations sont proportionnelles à votre CA (12,3 % ou 21,2 % selon l'activité) et vous relevez de la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
En SAS, le président est assimilé salarié. Il est affilié au régime général de la Sécurité sociale, comme un salarié classique. Cela implique :
- Un bulletin de paie chaque mois
- Une couverture maladie identique à celle d'un salarié
- Des droits à la retraite de base et complémentaire au régime général (et non au SSI)
- Des cotisations plus élevées (~65 % du salaire net), mais une meilleure couverture globale
Attention : pas de rémunération = pas de protection
Si vous décidez de ne vous verser aucune rémunération (par exemple pour maximiser les dividendes), vous ne cotisez pas. Conséquence directe : aucune couverture sociale, aucune validation de trimestres de retraite, aucun droit aux indemnités journalières en cas de maladie.
Le président de SAS n'a pas droit à l'assurance chômage, même s'il se verse un salaire. Si vous créez votre SAS pendant une période de chômage, vous pouvez toutefois maintenir vos allocations (ARE) sous certaines conditions, dans le cadre du cumul chômage et création d'entreprise.
En SAS, si vous ne vous versez aucune rémunération, vous ne bénéficiez d'aucune couverture sociale (maladie, retraite) et ne validez aucun trimestre. Définissez votre stratégie de rémunération avant de créer la société.
SAS, SASU, EURL ou EI : quelle alternative choisir ?
La SAS n'est pas la seule option quand vous quittez la micro-entreprise. Selon votre profil, d'autres structures peuvent mieux convenir. Vous pouvez pour cela utiliser notre simulateur de statut juridique pour comparer.
SASU : la SAS en solo
La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) fonctionne exactement comme une SAS, mais avec un seul actionnaire. C'est l'option la plus courante pour un auto-entrepreneur qui passe en société sans associé.
Les démarches de création d'une SASU, le régime fiscal (IS) et le statut social du président (assimilé salarié) sont identiques à ceux de la SAS. Si vous souhaitez accueillir des associés plus tard, il suffit de céder ou d'émettre de nouvelles actions : la SASU devient alors une SAS, sans formalité lourde.
EURL/SARL : l'alternative avec le régime TNS
Le gérant majoritaire d'une EURL ou d'une SARL reste TNS. Ses cotisations sociales tournent autour de 45 % du revenu net, contre environ 65 % pour le président de SAS. La facture sociale est donc plus légère.
En contrepartie, la couverture retraite est moins favorable (régime SSI au lieu du régime général). La SARL permet aussi moins de souplesse statutaire que la SAS. Ce statut convient si votre priorité est de réduire le poids des cotisations sociales. Pour comparer les deux options, vous pouvez utiliser un simulateur EURL pour estimer votre revenu net.
EI au régime réel : rester entrepreneur individuel sans la micro
Alternative souvent méconnue : vous pouvez renoncer au régime micro-fiscal tout en restant entrepreneur individuel. Vous passez alors au régime réel d'imposition, ce qui vous permet de déduire vos charges professionnelles réelles et de récupérer la TVA.
Vous restez TNS, sans personnalité morale distincte ni capital social. Cette option est pertinente si votre seul problème est l'abattement forfaitaire insuffisant (vos charges réelles dépassent l'abattement) et que vous n'avez pas besoin de limiter votre responsabilité ni de vous associer.
Les questions fréquentes sur le passage de micro-entreprise à SAS
Est-ce que je peux garder mon numéro SIRET en passant de micro à SAS ?
Non. La SAS est une nouvelle entité juridique avec sa propre personnalité morale. Elle reçoit un nouveau numéro SIREN et SIRET lors de son immatriculation au RCS. Votre ancien SIRET de micro-entrepreneur sera radié.
Combien de temps faut-il pour passer de micro-entreprise à SAS ?
Comptez 2 à 4 semaines en moyenne. La rédaction des statuts et le dépôt du capital prennent quelques jours, la publication de l'annonce légale 24 à 48 h, et l'immatriculation au guichet unique 3 à 7 jours ouvrés. Le transfert de l'activité et la radiation de la micro peuvent être réalisés en parallèle.
Puis-je passer de micro-entreprise à SASU plutôt qu'à SAS ?
Oui, et c'est même le cas le plus fréquent. La SASU est la version à associé unique de la SAS. Les démarches et le fonctionnement sont identiques, avec un seul actionnaire. Vous pourrez ouvrir le capital plus tard si vous souhaitez accueillir des associés. Pour en savoir plus sur ce cas précis, consultez notre article sur le passage de micro à SASU.
Faut-il un expert-comptable pour passer de micro à SAS ?
Ce n'est pas une obligation légale, mais c'est fortement recommandé. La SAS impose une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, annexes) et le dépôt d'une liasse fiscale annuelle. Un expert-comptable sécurise ces obligations et vous aide à calibrer votre rémunération.
Est-ce que je perds mon ACRE en passant de micro à SAS ?
L'ACRE dont vous bénéficiez en micro-entreprise prend fin avec la radiation. Vous pouvez potentiellement en bénéficier à nouveau lors de la création de la SAS, à condition de ne pas avoir bénéficié de l'ACRE dans les 3 dernières années pour la même activité. Vérifiez votre éligibilité auprès de l'URSSAF.
Quelle différence entre passer en SAS et passer en EURL ?
La principale différence est le régime social. En SAS, le président est assimilé salarié (cotisations ~65 % du net). En EURL, le gérant majoritaire est TNS (cotisations ~45 % du net). La SAS permet plus de souplesse statutaire et facilite l'entrée d'investisseurs, tandis que l'EURL coûte moins en cotisations.
Peut-on revenir en micro-entreprise après être passé en SAS ?
Oui, mais pas immédiatement. Il faut d'abord dissoudre et liquider la SAS, puis recréer une micro-entreprise. Un délai de carence d'un an s'applique : vous ne pouvez pas bénéficier du régime micro-fiscal si vous avez exercé une activité non salariée dans les 12 mois précédents sous un autre régime.
Comment transférer mes clients et contrats de la micro vers la SAS ?
Il n'y a pas de transfert automatique. Pour chaque contrat en cours, vous devez obtenir l'accord de votre cocontractant pour un transfert vers la SAS. En pratique, vous signez un avenant ou un nouveau contrat au nom de la SAS. Pour votre fonds de commerce, vous pouvez l'apporter en nature au capital ou le céder. Pour mieux comprendre les éléments d'un fonds de commerce, consultez notre article dédié.
Vaut-il mieux passer en SAS ou rester en EI au régime réel ?
Cela dépend de votre situation. Si votre seul problème est l'abattement forfaitaire insuffisant, l'EI au réel peut suffire : vous déduisez vos charges réelles sans créer de société. Si vous visez la limitation de responsabilité, l'association avec des partenaires ou l'arbitrage salaire/dividendes, la SAS est le bon choix.
Combien coûte un expert-comptable pour une SAS ?
Les tarifs varient selon la complexité de votre activité et le volume de pièces comptables. Comptez de 100 à 300 € HT/mois pour une SAS de taille classique (TPE). Ce budget couvre la tenue comptable, l'établissement du bilan et le dépôt de la liasse fiscale. Pour affiner votre budget, vous pouvez utiliser notre simulateur de tarif expert-comptable.
Sources & Références
Service-Public : Transformer une entreprise individuelle en société
Legifrance : Article 50-0 du Code général des impôts
URSSAF : Taux de cotisations sociales des auto-entrepreneurs
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