Comptabilité en micro-entreprise : obligations et plafonds

Temps de lecture : 11 min
L'article en bref
  • La comptabilité en micro-entreprise est ultra-simplifiée : aucun bilan ni liasse fiscale n'est requis, seuls le livre des recettes et le registre des achats sont obligatoires.
  • Le livre des recettes est obligatoire pour tous : chaque encaissement doit y être enregistré chronologiquement avec six informations précises, sans modification possible.
  • Le CA déclaré est le CA encaissé : seules les sommes réellement reçues sur la période sont à déclarer, pas les factures émises mais non encore réglées.
  • L'abattement forfaitaire remplace la déduction des charges réelles : il est de 71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les services BIC et 34 % pour les BNC.
  • Un compte bancaire dédié devient obligatoire au-delà de 10 000 € de CA : un simple compte courant séparé du compte personnel suffit, sans avoir à ouvrir un compte professionnel payant.
Image
guillaume-delemarle-expert-comptable

Guillaume DELEMARLE

Expert-comptable chez L-Expert-Comptable.com
Article mis à jour
Sommaire

Quelles sont les obligations comptables en micro-entreprise ?

Les obligations comptables en micro-entreprise

En micro-entreprise, pas de bilan annuel, pas de compte de résultat, pas de liasse fiscale à déposer. Vous êtes dispensé de toutes ces formalités qui pèsent sur les entreprises au régime réel.

Deux documents restent cependant obligatoires :

  • Le livre des recettes, à tenir par tous les micro-entrepreneurs sans exception.
  • Le registre des achats, obligatoire uniquement pour certaines activités (vente de marchandises, hébergement).

Recourir à un expert-comptable n'est pas imposé par la loi. En revanche, la tenue rigoureuse de ces documents l'est. En cas de contrôle fiscal ou URSSAF, vous devez être en mesure de les présenter immédiatement.

Tableau récapitulatif : vos obligations selon votre activité

Selon votre type d'activité, vos obligations ne sont pas les mêmes. Ce tableau vous permet de savoir en un coup d'œil ce qui vous concerne.

Type d'activitéLivre des recettesRegistre des achatsFactures obligatoires
Vente de marchandises
Prestations de services BIC
Prestations de services BNC
Hébergement
Activité mixte (vente + services)✅ (pour la partie vente)

Si vous exercez une activité mixte, le registre des achats ne concerne que la part liée à la vente de marchandises ou à l'hébergement, pas la part liée aux prestations de services.

Comment tenir le livre des recettes (obligatoire pour tous) ?

Les 6 mentions obligatoires de chaque écriture

Chaque encaissement doit être enregistré avec les informations suivantes :

  1. Date de l'encaissement (pas la date de facturation)
  2. Montant encaissé
  3. Origine de la recette : nom du client ou de l'entreprise
  4. Nature de la prestation ou du produit vendu
  5. Mode de règlement : espèces, chèque, virement, carte bancaire
  6. Référence de la facture correspondante

Les écritures doivent être enregistrées dans l'ordre chronologique, au fil des encaissements. Aucune ligne ne peut être modifiée ou supprimée après coup.

Quel support utiliser : cahier papier, Excel ou logiciel ?

Trois options s'offrent à vous :

  • Support papier (cahier, registre) : c'est légal, mais peu pratique. Pas de recherche possible, pas de sauvegarde automatique, risque de perte.
  • Tableur Excel ou Google Sheets : acceptable à condition de garantir l'intégrité des données. En pratique, un fichier modifiable à tout moment pose un problème en cas de contrôle.
  • Logiciel de facturation ou de comptabilité : la solution la plus sécurisée. Les écritures sont horodatées, inaltérables et sauvegardées automatiquement.

Le point clé : quelle que soit la méthode choisie, il est interdit de modifier ou supprimer une écriture déjà enregistrée. C'est cette règle d'inaltérabilité qui rend le logiciel plus fiable que le tableur. Pour choisir l'outil adapté à votre situation, consultez notre comparatif des logiciels de facturation pour auto-entrepreneur.

Exemple concret de livre des recettes bien tenu

Prenons le cas de Léa, graphiste freelance en prestations de services BNC. Voici à quoi ressemble son livre des recettes :

DateMontantClientNatureMode de règlementN° facture
03/02/2026850 €Studio KaléoCréation logoVirementF-2026-001
15/02/20261 200 €Martin DupontCharte graphiqueVirementF-2026-002
22/02/2026400 €Boulangerie MorelFlyer publicitaireCarte bancaireF-2026-003

Les factures sont numérotées de manière chronologique (F-2026-001, F-2026-002, etc.), sans trou dans la séquence.

Le registre des achats : qui est concerné et comment le tenir ?

Les activités soumises au registre des achats

Le registre des achats est obligatoire uniquement pour les activités suivantes :

  • Vente de marchandises
  • Fournitures et denrées alimentaires à consommer sur place ou à emporter
  • Prestations d'hébergement

Il n'est pas obligatoire pour :

  • Les prestations de services (BIC ou BNC)
  • Les professions libérales réglementées ou non réglementées
  • Les activités intellectuelles (conseil, formation, coaching)

Si vous exercez une activité mixte, par exemple vente de produits artisanaux et conseil, le registre des achats est obligatoire pour la partie vente uniquement. Pour en savoir plus sur ce que recouvre concrètement une prestation de service, consultez notre page dédiée.

Les mentions obligatoires du registre des achats

Chaque achat enregistré doit comporter :

  1. Date de l'achat
  2. Référence de la facture fournisseur
  3. Nom du fournisseur
  4. Nature de l'achat (matières premières, marchandises, fournitures)
  5. Montant
  6. Mode de règlement

Comme pour le livre des recettes, les écritures sont chronologiques et ne peuvent pas être modifiées après enregistrement.

Facturation en micro-entreprise : les règles à respecter

Les mentions obligatoires sur vos factures

Toute facture émise par un micro-entrepreneur doit contenir les données obligatoires d'une facture suivantes :

  • Un numéro de facture unique et chronologique
  • La date d'émission
  • Votre identité complète : nom, prénom (ou dénomination), adresse, numéro SIREN
  • L'identité du client : nom ou raison sociale, adresse
  • La description détaillée de la prestation ou du produit vendu
  • Le montant HT
  • La mention obligatoire : « TVA non applicable, article 293 B du CGI » (tant que vous bénéficiez de la franchise en base de TVA)
  • Le délai de paiement et les pénalités de retard applicables

L'absence de l'une de ces mentions peut entraîner une amende de 15 € par mention manquante.

Combien de temps conserver vos factures et documents ?

La durée de conservation est la même pour tous vos documents comptables :

  • Factures émises et reçues : 10 ans (Code de commerce, article L123-22)
  • Livre des recettes et registre des achats : 10 ans
  • Relevés bancaires : 5 ans minimum (10 ans recommandés pour rester cohérent)

La conservation peut être papier ou numérique. Si vous optez pour le numérique, assurez-vous que les fichiers sont sauvegardés de manière sécurisée et accessible en cas de contrôle.

Déclaration du chiffre d'affaires : quand et comment ?

Déclaration mensuelle ou trimestrielle : comment choisir ?

Lors de la création de votre micro-entreprise, vous choisissez la périodicité de déclaration de votre chiffre d'affaires. Ce choix est modifiable par la suite.

CritèreDéclaration mensuelleDéclaration trimestrielle
FréquenceChaque moisTous les 3 mois
Régularité des paiementsCotisations lisséesPaiements plus importants mais moins fréquents
Profil adaptéCA fluctuant, besoin de visibilitéPetit CA régulier, moins de démarches
FlexibilitéAjustement rapideMoins de gestion administrative

Dans les deux cas, la déclaration est obligatoire même si votre chiffre d'affaires est nul. Vous devez alors déclarer 0 €.

Où et comment déclarer son CA ?

La déclaration se fait en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Vous déclarez le CA brut encaissé, c'est-à-dire les sommes réellement reçues sur la période, pas les factures émises mais non encore payées.

Le paiement des cotisations sociales se fait en même temps que la déclaration. Les taux varient selon votre activité :

Type d'activitéTaux de cotisations sociales 2026
Vente de marchandises et hébergement12,30 %
Prestations de services BIC21,20 %
Prestations de services BNC ou libérale non réglementée25,60 %
Profession libérale réglementée (CIPAV)23,20 %

Le taux pour les prestations de services BNC et les professions libérales non réglementées est passé à 25,60 % depuis janvier 2026. Vérifiez que vous utilisez bien le taux à jour pour vos calculs.

Micro-BIC ou micro-BNC : quel régime fiscal pour votre activité ?

Comment savoir si vous relevez du micro-BIC ou du micro-BNC ?

Votre régime fiscal dépend directement de la nature de votre activité :

  • Micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) : activités commerciales, artisanales, vente de marchandises, hébergement, prestations de services commerciales.
  • Micro-BNC (Bénéfices Non Commerciaux) : professions libérales, prestations intellectuelles, conseil, formation, coaching. Pour comprendre en détail le fonctionnement du régime BNC, ses règles de déclaration et ses charges déductibles, consultez notre article dédié.

La distinction a un impact direct sur le taux d'abattement forfaitaire que l'administration fiscale applique à votre chiffre d'affaires pour calculer votre revenu imposable.

Les plafonds de chiffre d'affaires 2026

Pour rester en micro-entreprise, votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser les plafonds suivants :

Type d'activitéPlafond de CA 2026
Activité commerciale ou hébergement203 100 €
Prestations de services83 600 €

Si vous dépassez ces plafonds pendant deux années civiles consécutives, vous basculez automatiquement au régime réel d'imposition. Ce changement entraîne des obligations comptables plus lourdes (bilan, compte de résultat, liasse fiscale). Si vous approchez de ces seuils, il peut être judicieux d'anticiper un éventuel passage de la micro-entreprise en société.

L'abattement forfaitaire : combien d'impôt payez-vous vraiment ?

En micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos charges réelles. L'administration applique un abattement forfaitaire sur votre CA pour déterminer votre revenu imposable. Pour tout comprendre sur le calcul de cet abattement auto-entrepreneur, consultez notre article dédié.

Type d'activitéAbattement forfaitaireBase imposable
Vente de marchandises71 %29 % du CA
Prestations de services BIC50 %50 % du CA
Prestations de services BNC / libérale34 %66 % du CA

Cas pratique : Léa, consultante freelance (BNC), CA annuel de 40 000 €

  • Abattement forfaitaire : 40 000 × 34 % = 13 600 €
  • Base imposable : 40 000 - 13 600 = 26 400 €
  • Cotisations sociales : 40 000 × 25,60 % = 10 240 €

Léa sera imposée sur 26 400 € (et non sur 40 000 €), auxquels s'ajoutent 10 240 € de cotisations sociales déjà payées via ses déclarations URSSAF.

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu

Le versement libératoire est une option facultative qui permet de payer l'impôt sur le revenu en même temps que les cotisations sociales, chaque mois ou chaque trimestre.

Les taux sont fixes :

  • 1 % pour la vente de marchandises
  • 1,7 % pour les prestations de services BIC
  • 2,2 % pour les prestations de services BNC

Pour en bénéficier, votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année (N-2) ne doit pas dépasser un certain seuil par part de quotient familial.

Cas pratique comparatif : Léa, CA de 40 000 € en BNC

  • Option A, versement libératoire : IR = 40 000 × 2,2 % = 880 €
  • Option B, régime classique : base imposable = 26 400 €, soumise au barème progressif de l'IR. Le montant d'impôt dépend de la composition du foyer fiscal et des autres revenus du ménage.

Si le taux moyen d'imposition de Léa dépasse 2,2 % sur sa tranche de revenu, le versement libératoire est plus avantageux. Pour une personne célibataire sans autre revenu, c'est souvent le cas dès que le CA dépasse 15 000 à 20 000 €. Pour aller plus loin, notre article sur les impôts pour un auto-entrepreneur détaille toutes les options fiscales disponibles.

L'avantage principal : une visibilité immédiate sur le coût fiscal total (cotisations + IR) à chaque déclaration.

TVA et micro-entreprise : êtes-vous concerné ?

La franchise en base de TVA : principe et fonctionnement

Par défaut, le micro-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA. Concrètement, cela signifie que vous ne facturez pas de TVA à vos clients et que vous ne la collectez pas pour l'État. Pour comprendre tous les mécanismes de la TVA et de la franchise en base pour les auto-entrepreneurs, consultez notre guide complet.

En contrepartie, vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos propres achats professionnels. Si vous achetez un ordinateur à 1 200 € TTC, vous ne récupérez pas les 200 € de TVA.

Chaque facture doit porter la mention : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

Les seuils de franchise TVA en 2026

La franchise en base de TVA s'applique tant que votre chiffre d'affaires reste en dessous de certains seuils, qui varient selon le type d'activité. Il existe un seuil de base et un seuil majoré. Le dépassement du seuil majoré entraîne l'obligation de facturer la TVA dès le premier jour du mois de dépassement.

Les règles de franchise TVA ont évolué récemment. Pour connaître les seuils exacts applicables à votre situation, consultez directement le site service-public.fr ou le portail des impôts.

Si vous dépassez les seuils, vous devez immédiatement mettre à jour vos factures pour y inclure la TVA. Continuer à mentionner « TVA non applicable » alors que vous y êtes assujetti est une infraction. Dans ce cas, vous devrez également effectuer une déclaration de TVA selon les règles applicables à votre régime.

Faut-il un compte bancaire dédié en micro-entreprise ?

L'obligation légale : le seuil de 10 000 € de CA

Un compte bancaire dédié à votre activité professionnelle devient obligatoire si votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives.

Le mot « dédié » est important : il ne s'agit pas d'un compte « professionnel » au sens bancaire. Un simple compte courant classique, séparé de votre compte personnel, suffit.

En dessous du seuil de 10 000 €, le compte dédié n'est pas obligatoire. Il reste toutefois recommandé pour simplifier le suivi de vos encaissements et faciliter un éventuel contrôle.

Compte dédié vs compte professionnel : quelle différence ?

La confusion est fréquente, et elle peut vous coûter cher :

  • Compte dédié = un compte courant classique que vous utilisez exclusivement pour votre activité. Gratuit ou quasi gratuit selon votre banque.
  • Compte professionnel = une offre bancaire spécifique, avec des services additionnels (terminal de paiement, découvert pro, assurance). Coût : souvent 10 à 30 €/mois.

Aucune obligation légale ne vous impose d'ouvrir un compte professionnel. Un compte dédié remplit parfaitement l'exigence réglementaire. Si vous souhaitez néanmoins franchir le pas, notre guide sur comment créer un compte professionnel vous explique les étapes à suivre.

Quels outils pour gérer la comptabilité de votre micro-entreprise ?

Les critères pour choisir un logiciel de comptabilité

Si vous optez pour un logiciel (ce qui est recommandé), voici les critères à vérifier :

  • Conformité légale : le logiciel doit respecter les normes anti-fraude (inaltérabilité des écritures, horodatage)
  • Fonctionnalités adaptées : édition de factures, tenue automatique du livre des recettes, export des données
  • Mises à jour réglementaires : les seuils, taux et mentions légales changent régulièrement. Le logiciel doit se mettre à jour automatiquement
  • Prix adapté : inutile de payer pour des fonctionnalités de comptabilité générale dont vous n'avez pas besoin en micro

Pour comparer les solutions disponibles sur le marché, notre sélection des meilleurs logiciels de comptabilité vous aidera à faire le bon choix.

Faut-il un expert-comptable en micro-entreprise ?

Non, aucune obligation légale ne vous impose de recourir à un expert-comptable. La comptabilité en micro-entreprise est suffisamment simple pour être gérée seul avec un bon outil.

Un expert-comptable devient utile dans des situations précises :

  • Vous exercez une activité mixte et les règles se cumulent
  • Vous approchez des seuils de CA et devez anticiper le passage au régime réel
  • Vous hésitez entre versement libératoire et régime classique selon votre situation familiale
  • Vous envisagez de passer en société (EURL, SASU)

Si vous approchez des seuils de CA ou envisagez de passer en société, L'Expert-Comptable.com accompagne les micro-entrepreneurs en transition vers le régime réel, avec un conseiller dédié qui répond en moins de 2 heures.

Les erreurs les plus fréquentes en comptabilité de micro-entreprise

Déclarer le CA facturé au lieu du CA encaissé

C'est l'erreur la plus courante. Vous émettez une facture de 2 000 € le 28 mars, mais le client paie le 5 avril. Le montant doit apparaître dans la déclaration d'avril, pas de mars. La règle : on déclare uniquement les sommes effectivement encaissées, pas les factures émises. En cas de contrôle URSSAF, cette confusion peut entraîner un redressement.

Ne pas déclarer un CA nul

Même si vous n'avez rien encaissé sur la période, vous devez déclarer 0 €. L'absence de déclaration, ce n'est pas la même chose qu'une déclaration à zéro. Sans déclaration, vous risquez une pénalité forfaitaire et une taxation d'office sur une base estimée par l'URSSAF.

Oublier de mettre à jour la mention TVA sur ses factures

Si vous dépassez les seuils de franchise en base de TVA, vous devez facturer la TVA à vos clients. Continuer à inscrire « TVA non applicable, article 293 B du CGI » alors que vous y êtes assujetti est une infraction fiscale qui peut entraîner des pénalités. Pour savoir comment faire une facture sans TVA tant que vous êtes en franchise, et comment basculer correctement lorsque vous y êtes assujetti, consultez notre article dédié.

Mélanger dépenses personnelles et professionnelles

Même si vous n'êtes pas encore tenu d'avoir un compte dédié, mélanger achats personnels et encaissements professionnels sur le même compte complique la gestion au quotidien. En cas de contrôle fiscal, la confusion des flux rend la justification de vos recettes beaucoup plus difficile.

Pour sécuriser votre comptabilité et éviter ces erreurs, les experts-comptables en ligne de L'Expert-Comptable.com peuvent vérifier vos obligations et vous alerter en cas de dépassement de seuil, le tout sans engagement et à partir de 79 € HT/mois.

Les questions fréquentes sur la comptabilité en micro-entreprise

Est-ce qu'un micro-entrepreneur doit tenir une comptabilité ?

Oui, mais une comptabilité ultra-simplifiée. Il n'y a ni bilan ni compte de résultat à produire. Les seules obligations sont la tenue d'un livre des recettes (pour tous) et d'un registre des achats (pour les activités de vente et d'hébergement uniquement).

Faut-il un expert-comptable quand on est auto-entrepreneur ?

Non, ce n'est pas obligatoire. La comptabilité micro-entreprise est suffisamment simple pour être gérée seul, avec un tableur ou un logiciel adapté. Un expert-comptable devient utile en cas d'activité mixte, d'approche des seuils ou pour choisir entre versement libératoire et régime classique.

Comment remplir un livre des recettes en micro-entreprise ?

Chaque ligne doit contenir 6 informations : la date d'encaissement, le montant, le nom du client, la nature de la prestation ou du produit, le mode de règlement et la référence de la facture. Les écritures doivent être enregistrées chronologiquement et ne peuvent être ni modifiées ni supprimées.

Quelle est la différence entre micro-BIC et micro-BNC ?

Le micro-BIC concerne les activités commerciales, artisanales et d'hébergement (abattement de 50 % ou 71 %). Le micro-BNC concerne les professions libérales et les prestations intellectuelles (abattement de 34 %). Le régime détermine le taux d'abattement forfaitaire appliqué à votre CA pour calculer votre revenu imposable.

Quel est le plafond de chiffre d'affaires en micro-entreprise en 2026 ?

En 2026, le plafond est de 203 100 € pour les activités commerciales et d'hébergement, et de 83 600 € pour les prestations de services. En cas de dépassement deux années consécutives, vous basculez au régime réel.

Est-ce que je dois déclarer mon chiffre d'affaires même s'il est de zéro ?

Oui, la déclaration est obligatoire même si votre CA est nul. Il faut déclarer 0 € sur autoentrepreneur.urssaf.fr dans les délais impartis. L'absence de déclaration expose à une pénalité forfaitaire et une taxation d'office.

Quand faut-il ouvrir un compte bancaire dédié en micro-entreprise ?

Le compte bancaire dédié devient obligatoire si votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. En dessous, il est recommandé mais pas imposé. Un simple compte courant séparé suffit, pas besoin d'un compte bancaire professionnel payant.

Quel est le taux de cotisations sociales en micro-entreprise en 2026 ?

Les taux varient selon l'activité : 12,30 % pour la vente de marchandises et l'hébergement, 21,20 % pour les prestations de services BIC, 25,60 % pour les prestations de services BNC ou libérales non réglementées, et 23,20 % pour les professions libérales réglementées (CIPAV). Pour en savoir plus sur la retraite en micro-entrepreneur et la validation de vos trimestres, consultez notre article dédié.

Puis-je déduire mes charges en micro-entreprise ?

Non, le régime micro ne permet pas de déduire les charges réelles. L'administration applique un abattement forfaitaire sur votre CA (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité). Si vos charges réelles dépassent cet abattement, le régime réel peut être plus avantageux.

Combien de temps dois-je conserver mes factures en micro-entreprise ?

Les factures émises et reçues, le livre des recettes et le registre des achats doivent être conservés pendant 10 ans. La conservation peut être papier ou numérique.

Sources & Références

Service-Public : Obligations comptables du micro-entrepreneur

URSSAF : Déclarer et payer mes cotisations

Impots.gouv.fr : Le régime unique des micro-entreprises

Résumer cet article avec :

  • ChatGPT
  • Perplexity

A propos de l'auteur

Image
guillaume-delemarle-expert-comptable
Guillaume DELEMARLE
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
Voir tous ses articles
  • Contenu révisé et validé par un expert-comptable membre de l'OEC

Questions & réponses

Poser une question :

+ 10 000 entrepreneurs

Accompagnés depuis 10 ans par notre équipe d’experts

+ 1000 entreprises

Créées en ligne avec notre cabinet comptable en 2024

Membre de l'OEC

Cabinet membre de l'Ordre des Experts-Comptable depuis 2009

Devis gratuit

Obtenez en quelques minutes un devis adapté à vos besoins