- 6 types de SCI : gestion (location), familiale, attribution, jouissance à temps partagé, construction-vente (SCCV) et agricole, chacun adapté à un projet immobilier précis.
- Fiscalité par défaut à l'IR : toutes les SCI sont soumises à l'impôt sur le revenu, avec une option possible pour l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà) pour les SCI de gestion et familiales.
- SCI familiale = transmission facilitée : grâce aux abattements de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, combinés à la décote d'illiquidité et au démembrement des parts.
- Capital variable recommandé : il permet de faire varier le capital entre un plancher et un plafond sans formalités lourdes, idéal pour les SCI avec des entrées-sorties d'associés.
- Alternatives à connaître : la Société Civile Patrimoniale (SCPat) pour un patrimoine mixte et le GFA pour du foncier exclusivement agricole.
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Quels sont les types de SCI ? Tableau comparatif

Toutes ces SCI sont régies par les articles 1832 à 1873 du Code civil. Ce qui les différencie, c'est l'objet social inscrit dans les statuts : c'est lui qui fixe le cadre juridique et fiscal de la société. Pour bien comprendre les fondamentaux avant de choisir, il peut être utile de revoir ce qu'est une SCI et son fonctionnement général.
| Type de SCI | Objectif principal | Activité | Fiscalité par défaut | Point clé à retenir |
|---|---|---|---|---|
| SCI de gestion | Investissement locatif | Gestion et location de biens | IR (option IS possible) | Bascule à l'IS si location meublée > 10 % du CA |
| SCI familiale | Transmission patrimoniale | Gestion entre membres d'une famille | IR (option IS possible) | Abattement de 100 000 € par parent/enfant tous les 15 ans |
| SCI d'attribution | Répartition de lots | Achat ou construction puis division | IR | Dissolution automatique après attribution des lots |
| SCI de jouissance à temps partagé | Partage d'usage | Jouissance alternée du bien | IR | Aucun revenu locatif, usage personnel uniquement |
| SCCV | Construction-revente | Construction d'un immeuble pour vente | IR (article 239 ter CGI) | Dissolution après achèvement de l'opération |
| SCI agricole | Patrimoine rural | Détention de foncier agricole | IR | Le GFA est souvent plus avantageux fiscalement |
La SCI de gestion (ou de location) : gérer un patrimoine locatif
Principe et objet social de la SCI de gestion
La SCI de gestion est la forme la plus répandue. Son objectif : acquérir, détenir et gérer un ou plusieurs biens immobiliers destinés à la location. Deux associés qui achètent ensemble un appartement pour le louer créent typiquement ce type de SCI.
L'objet social doit mentionner explicitement la gestion locative. Par exemple : « La société a pour objet l'acquisition, la gestion, l'administration et la location de tous biens immobiliers. » Cette rédaction conditionne les opérations autorisées : une SCI de gestion ne peut pas faire d'achat-revente.
Fiscalité de la SCI de gestion : IR ou IS ?
Par défaut, la SCI de gestion est soumise à l'impôt sur le revenu (IR). Concrètement, chaque associé déclare sa quote-part de revenus fonciers dans sa propre déclaration de revenus, proportionnellement à ses parts sociales. Le régime fiscal des revenus fonciers mérite d'être étudié attentivement avant de faire votre choix.
L'option pour l'impôt sur les sociétés (IS) est possible. Dans ce cas, la SCI paie l'IS au taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà (à condition que votre chiffre d’affaires annuel soit inférieur à 10 millions d’euros). L'IS permet d'amortir les biens immobiliers (ce qui réduit le bénéfice imposable), mais les plus-values à la revente sont calculées sur la valeur nette comptable, ce qui augmente significativement l'imposition à la sortie. Pour approfondir ce choix structurant, consultez notre comparatif IS ou IR.
Si votre SCI de gestion pratique de la location meublée et que les recettes meublées dépassent 10 % du chiffre d'affaires total, la SCI bascule obligatoirement à l'IS. Ce basculement est irréversible et modifie en profondeur le traitement fiscal de vos revenus locatifs et de vos plus-values.
Le choix entre IR et IS a des conséquences à long terme sur la fiscalité de vos revenus locatifs et de vos plus-values. Les experts-comptables de L'Expert-Comptable.com peuvent vous accompagner pour simuler les deux scénarios et identifier le régime le plus adapté à votre situation.
La SCI familiale : transmettre et protéger le patrimoine en famille
Qu'est-ce qui distingue la SCI familiale ?
La SCI familiale n'est pas un statut juridique distinct. C'est une SCI de gestion dont les associés sont tous liés par un lien de parenté ou d'alliance, jusqu'au 4e degré. Parents, enfants, grands-parents, oncles, cousins : tous peuvent être associés. Pour un tour d'horizon complet de ses spécificités, vous pouvez consulter notre article dédié aux avantages et inconvénients de la SCI familiale.
Son principal atout : elle permet d'éviter l'indivision. Sans SCI, un bien hérité par trois enfants est détenu en indivision, et n'importe lequel peut demander la vente forcée du bien (article 815 du Code civil). Avec une SCI familiale, les décisions se prennent en assemblée générale selon les règles fixées dans les statuts.
Les 5 cas d'usage concrets de la SCI familiale
- Transmission progressive aux enfants : les parents donnent des parts sociales à leurs enfants au fil du temps, en profitant de l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre jusqu'à 400 000 € en franchise de droits tous les 15 ans.
- Gestion d'un bien en couple : la SCI familiale permet de définir précisément les droits de chaque conjoint, indépendamment du régime matrimonial.
- Anticipation de la succession : les parents conservent le contrôle via la gérance tout en ayant déjà transmis la nue-propriété des parts à leurs enfants.
- Financement d'un projet commun : acheter une résidence secondaire familiale en répartissant l'investissement entre plusieurs membres de la famille.
- Protection du conjoint survivant : grâce au démembrement de parts (nue-propriété pour les enfants, usufruit pour le conjoint), le conjoint survivant conserve la jouissance du bien sans que les enfants puissent s'y opposer. Ce mécanisme s'appuie sur les règles de la donation en usufruit, qu'il est utile de maîtriser.
Fiscalité et droits de mutation de la SCI familiale
Les parts sociales d'une SCI sont évaluées avec une décote d'illiquidité, généralement estimée entre 10 et 15 % par rapport à la valeur vénale du bien. Concrètement, si un bien vaut 500 000 €, les parts peuvent être évaluées à 425 000 € ou 450 000 €, ce qui réduit la base taxable lors d'une donation.
Les abattements sur donations s'appliquent pleinement : 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les 15 ans. Le démembrement de propriété (donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit) réduit encore la base taxable, puisque la valeur de la nue-propriété dépend de l'âge de l'usufruitier selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI. La donation-partage constitue une autre piste complémentaire pour organiser la transmission de votre vivant.
En combinant la décote d'illiquidité, les abattements de donation et le démembrement, une SCI familiale permet de transmettre un patrimoine immobilier significatif avec des droits de mutation très réduits, voire nuls dans certains cas.
La SCI d'attribution : acheter pour se répartir les lots
Fonctionnement de la SCI d'attribution
La SCI d'attribution a un objectif précis : acquérir ou construire un immeuble pour le diviser en lots et les attribuer à chaque associé. Chaque associé reçoit un lot proportionnel à ses parts sociales.
Prenons un exemple : cinq investisseurs créent une SCI d'attribution pour acheter un petit immeuble de cinq appartements. Chacun détient 20 % des parts et recevra un appartement à l'issue de l'opération. L'attribution peut se faire en pleine propriété, en nue-propriété ou en usufruit, selon ce que prévoient les statuts.
Dissolution automatique après l'attribution
Une fois tous les lots attribués aux associés, la SCI d'attribution est dissoute de plein droit. C'est une société à durée de vie limitée, créée pour une opération unique.
L'attribution des lots aux associés ne génère pas de droits de mutation (exonération prévue par le CGI), ce qui la distingue d'une vente classique. C'est une alternative à la copropriété pour un groupe d'investisseurs qui souhaitent acheter ensemble un immeuble et se répartir les lots.
La dissolution est automatique une fois l'attribution réalisée. Si vous souhaitez conserver la gestion collective du bien après la répartition, la SCI d'attribution n'est pas la bonne forme : orientez-vous vers une SCI de gestion.
La SCI de jouissance à temps partagé : partager l'usage d'un bien
Principe du « time sharing » immobilier
La SCI de jouissance à temps partagé permet à plusieurs associés de se partager l'usage d'un bien immobilier selon un calendrier défini dans les statuts. C'est la version française du « time sharing ».
L'usage typique : une maison de vacances entre amis ou entre membres d'une famille élargie. Chaque associé détient des parts sociales qui lui donnent droit à une période de jouissance précise (par exemple, le mois de juillet pour l'un, le mois d'août pour l'autre). Les associés ne sont pas propriétaires du bien : ils détiennent un droit de jouissance via leurs parts.
Points de vigilance
Les règles de répartition des périodes de jouissance doivent être très précises dans les statuts. Un calendrier flou ou incomplet est la première source de conflits entre associés dans ce type de SCI. Prévoyez un mécanisme de rotation et une procédure de résolution des litiges.
Le bien n'est pas mis en location : il est utilisé exclusivement par les associés. Aucun revenu locatif n'est donc généré. L'entretien, les charges et les travaux sont répartis entre les associés au prorata de leurs parts sociales.
La SCCV (SCI de construction-vente) : construire pour revendre
L'exception commerciale de la SCI
La SCCV (société civile de construction-vente) est le seul type de SCI autorisé à réaliser des opérations d'achat-revente immobilière. Son objet social est unique : construire un immeuble en vue de le revendre intégralement.
L'activité est commerciale par nature (construire pour vendre), mais le législateur a prévu un régime fiscal dérogatoire pour cette forme de société civile. Attention, la SCCV ne peut pas acheter un bien existant pour le revendre en l'état : elle doit construire.
Régime fiscal spécifique de la SCCV (article 239 ter CGI)
La SCCV est imposée à l'IR de plein droit, en vertu de l'article 239 ter du Code général des impôts (CGI). Chaque associé est imposé sur sa quote-part de bénéfice dans sa propre déclaration de revenus, comme dans une SCI classique.
Ce régime dérogatoire est un avantage significatif : malgré une activité commerciale, les associés évitent l'IS et bénéficient de la transparence fiscale. Pour calculer précisément l'impôt dû, il peut être utile de comprendre comment calculer l'impôt sur les bénéfices des sociétés.
La SCCV est dissoute dès que l'opération de construction-vente est achevée. C'est une structure temporaire, conçue pour un projet unique. Si vous envisagez plusieurs opérations de promotion immobilière successives, il faudra créer une nouvelle SCCV pour chaque opération ou envisager une autre forme juridique.
La SCI agricole : détenir des terres et bâtiments agricoles
Objet et fonctionnement
La SCI agricole a pour objet de détenir et gérer un patrimoine foncier agricole : terres cultivables, vignobles, bâtiments d'exploitation. Le bien est généralement mis à disposition d'un exploitant agricole via un bail rural.
Cette forme est adaptée lorsque plusieurs héritiers détiennent un domaine agricole et souhaitent en organiser la gestion sans passer par l'indivision. Les décisions se prennent en assemblée générale, ce qui évite les blocages liés aux règles de l'unanimité en indivision. Le procès-verbal d'assemblée générale est l'outil central pour formaliser ces décisions collectives.
SCI agricole vs Groupement Foncier Agricole (GFA)
Pour un patrimoine exclusivement agricole, le GFA (Groupement Foncier Agricole) est souvent préférable à la SCI agricole, grâce à ses avantages fiscaux spécifiques. Voici un comparatif :
| Critère | SCI agricole | GFA |
|---|---|---|
| Objet | Patrimoine foncier agricole (peut inclure du résidentiel) | Exclusivement foncier rural |
| Avantages fiscaux | Pas d'avantage spécifique | Exonération partielle de droits de mutation, abattement IFI |
| Souplesse statutaire | Grande liberté de rédaction | Plus encadré par la loi |
| Type de patrimoine adapté | Mixte (agricole + résidentiel) | Purement agricole |
Si votre patrimoine est mixte (une ferme avec des terres agricoles et une maison d'habitation), la SCI agricole est plus adaptée que le GFA, qui est limité aux biens ruraux.
SCI à capital fixe ou capital variable : quelle différence ?
Au-delà du type de SCI, vous devez aussi choisir entre un capital fixe et un capital variable. Ce choix, inscrit dans les statuts, a un impact direct sur la souplesse de gestion de votre société. Pour rappel, le rôle du capital social est fondamental dans toute structure sociétaire.
Le fonctionnement du capital fixe
Le montant du capital est inscrit dans les statuts et ne peut être modifié que par une assemblée générale extraordinaire (AGE). Toute modification implique une chaîne de formalités : décision d'AGE, mise à jour des statuts, publication d'une annonce légale et dépôt au greffe du tribunal de commerce. Chaque changement génère des frais (annonce légale, greffe) et prend plusieurs semaines.
Le fonctionnement du capital variable
Les statuts prévoient une clause de variabilité avec trois mentions obligatoires :
- Le capital souscrit : le montant initial du capital (par exemple 10 000 €)
- La somme plancher : le montant minimum en dessous duquel le capital ne peut pas descendre (par exemple 1 000 €)
- La somme plafond : le montant maximum que le capital peut atteindre (par exemple 100 000 €)
Entre le plancher et le plafond, le capital peut varier librement sans formalisme particulier : pas d'AGE, pas de modification des statuts, pas d'annonce légale. L'entrée et la sortie d'associés sont aussi facilitées, puisque les cessions de parts peuvent se faire sans agrément dans certains cas prévus par les statuts.
Comparaison capital fixe vs variable
| Critère | Capital fixe | Capital variable |
|---|---|---|
| Formalisme de modification | AGE + modification des statuts + annonce légale + greffe | Simple décision dans la limite plancher/plafond |
| Coût de modification | 200 à 500 € par opération | Quasi nul |
| Souplesse d'entrée-sortie | Agrément obligatoire, formalités lourdes | Entrée-sortie simplifiée entre plancher et plafond |
| Cas d'usage idéal | SCI avec associés stables et capital définitif | SCI familiale avec transmission progressive, SCI entre investisseurs |
Le capital variable est particulièrement adapté aux SCI familiales qui prévoient une transmission progressive des parts aux enfants sur plusieurs années.
La rédaction de la clause de variabilité et le choix des seuils (plancher, plafond) doivent être calibrés selon votre stratégie patrimoniale. L'Expert-Comptable.com vous aide à structurer vos statuts de SCI en cohérence avec vos objectifs fiscaux et patrimoniaux.
Les alternatives à la SCI selon votre projet
La Société Civile Patrimoniale (SCPat)
La Société Civile Patrimoniale (SCPat) a un objet social plus large que la SCI : elle peut gérer un patrimoine qui n'est pas exclusivement immobilier. Valeurs mobilières, placements financiers, parts de fonds d'investissement… La SCPat peut détenir tout type d'actifs patrimoniaux.
Si votre patrimoine familial est diversifié (un appartement locatif, un portefeuille d'actions, des contrats d'assurance-vie), la SCPat est plus adaptée qu'une SCI, qui se limite aux biens immobiliers. Dans certains cas, créer une holding peut également constituer une alternative pertinente pour structurer un patrimoine diversifié.
Le Groupement Foncier Agricole (GFA)
Le GFA est spécifiquement conçu pour le foncier agricole. Il bénéficie d'avantages fiscaux supérieurs à la SCI agricole : exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit et abattement sur la valeur des parts pour l'IFI. En contrepartie, il est limité aux biens ruraux et ne peut pas détenir de patrimoine résidentiel ou urbain. Pour un projet purement agricole, c'est la structure à privilégier.
Les questions fréquentes sur les types de SCI
Quel type de SCI choisir pour de la location meublée ?
La SCI de gestion est adaptée, mais si les recettes de location meublée dépassent 10 % du chiffre d'affaires total, la SCI bascule obligatoirement à l'impôt sur les sociétés (IS). Pour de la location meublée exclusive, une SARL de famille à l'IR est souvent préférable. Vous pouvez consulter notre article sur la SARL de famille pour comparer les deux approches.
Quelle différence entre une SCI familiale et une SCI classique ?
La SCI familiale n'est pas un statut juridique distinct : c'est une SCI de gestion dont les associés sont tous membres de la même famille (jusqu'au 4e degré). Son avantage principal réside dans la transmission facilitée des parts sociales avec des abattements de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les 15 ans.
Est-ce qu'une SCI peut faire de l'achat-revente immobilier ?
Seule la SCCV (SCI de construction-vente) est autorisée à construire un bien pour le revendre. Les autres types de SCI ont un objet civil incompatible avec l'achat-revente, qui est une activité commerciale. Réaliser de l'achat-revente dans une SCI classique expose à une requalification fiscale.
Combien coûte la création d'une SCI en 2026 ?
Les postes de dépenses sont identiques quel que soit le type de SCI : rédaction des statuts (gratuit si vous les rédigez vous-même, 500 à 2 000 € avec un professionnel), publication d'une annonce légale (environ 150 à 250 €), immatriculation au greffe (environ 70 €). Comptez entre 250 € en autonomie et 2 500 € avec un accompagnement complet. Pour avoir une idée précise des frais de greffe, consultez notre article dédié.
Peut-on transformer une SCI de gestion en SCI familiale ?
Il n'y a pas de « transformation » au sens juridique, puisque la SCI familiale n'est pas un statut distinct. Si tous les associés de votre SCI de gestion sont des membres de la même famille, votre SCI est de facto une SCI familiale. Aucune formalité n'est nécessaire.
Vaut-il mieux une SCI à capital fixe ou variable pour un investissement locatif ?
Le capital variable est plus souple : il permet d'ajuster le capital entre la somme plancher et la somme plafond sans passer par une assemblée générale extraordinaire ni publier d'annonce légale. C'est particulièrement utile si vous prévoyez de faire entrer ou sortir des associés au fil du temps.
Comment est imposée une SCCV (SCI de construction-vente) ?
La SCCV bénéficie d'un régime fiscal dérogatoire prévu par l'article 239 ter du CGI : elle est imposée à l'IR de plein droit, même si son activité est commerciale. Chaque associé est imposé sur sa quote-part de bénéfice dans sa propre déclaration de revenus. La SCCV est dissoute une fois l'opération de construction-vente achevée.
Quelle est la différence entre une SCI agricole et un GFA ?
Le GFA (Groupement Foncier Agricole) est conçu pour le foncier rural et bénéficie d'avantages fiscaux supérieurs (exonération partielle de droits de mutation). La SCI agricole a plus de souplesse dans la rédaction des statuts, mais sans ces avantages fiscaux. Pour un patrimoine exclusivement agricole, le GFA est généralement préférable.
Peut-on avoir plusieurs types de SCI en même temps ?
Oui, un même associé peut détenir des parts dans plusieurs SCI de types différents. C'est une stratégie courante : une SCI familiale pour la résidence principale et une SCI de gestion pour un investissement locatif, par exemple. Si vous envisagez de créer une SCI pour acheter votre maison principale, les règles spécifiques méritent d'être étudiées. Chaque SCI est une personne morale distincte avec sa propre comptabilité et sa propre fiscalité.
Est-ce qu'une SCI à temps partagé est la même chose qu'un time sharing ?
Oui, la SCI de jouissance à temps partagé est la forme juridique française du « time sharing ». Les associés se partagent l'usage du bien selon un calendrier fixé dans les statuts. Ils ne sont pas propriétaires du bien lui-même mais de parts sociales donnant droit à une période de jouissance.
Sources & Références
Legifrance : Dispositions générales — Articles 1832 à 1844-17 du Code civil
Impots.gouv.fr : Société civile immobilière
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