Durée de validité d'un devis : ce qu'il faut savoir

Temps de lecture : 10 min
L'article en bref
  • Pas de durée légale : aucune loi ne fixe de durée de validité pour un devis, mais la jurisprudence retient un délai raisonnable d'environ 3 mois.
  • Devis signé = contrat : une fois signé avec la mention « Bon pour accord », le devis engage les deux parties et c'est la date d'exécution qui fait référence.
  • Devis expiré = caduc : le prestataire n'est plus tenu par ses prix ni ses délais, et le client doit demander un nouveau devis ou un avenant.
  • Rétractation possible : le client dispose de 14 jours pour se rétracter si le devis a été signé à distance ou hors établissement.
  • Durée à adapter : de 15 jours (dépannage) à 6 mois (BTP, projets complexes) selon la volatilité des prix et la nature de l'activité.
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Sommaire

Quelle est la durée légale de validité d'un devis ?

La question revient souvent chez les entrepreneurs et les dirigeants de TPE : combien de temps un devis est valable ? La réponse tient en une phrase, puis mérite quelques précisions.

Durée de validité d'un devis

Aucune durée légale fixée par le Code de commerce

Aucune loi française ne fixe de durée de validité obligatoire pour un devis. Ni le Code de commerce, ni le Code de la consommation ne prévoient de délai précis. Un devis est une proposition commerciale libre, et sa durée de validité dépend uniquement de ce que le prestataire y inscrit.

En l'absence de toute mention, la jurisprudence retient la notion de « délai raisonnable ». Les tribunaux l'estiment généralement à 3 mois, mais ce n'est pas une règle de droit : c'est un usage jurisprudentiel consolidé au fil des décisions. Un juge peut retenir un délai plus court ou plus long selon le contexte (nature de la prestation, volatilité des prix, usages du secteur).

Un devis sans durée de validité reste donc valable, mais il expose le prestataire à un risque : un client qui accepte 6 mois plus tard, à des conditions devenues obsolètes. Pour bien comprendre ce qu'est un devis et ses mentions obligatoires, il est utile de se référer aux règles en vigueur.

Pourquoi indiquer une durée de validité sur chaque devis

Mentionner une date limite sur chaque devis protège les deux parties :

  • Sécuriser les prix. Les coûts des matières premières, de la sous-traitance ou des fournitures peuvent évoluer en quelques semaines. Une durée de validité limite le risque d'honorer un tarif périmé.
  • Éviter les acceptations tardives. Sans date butoir, un client peut revenir des mois plus tard et exiger l'exécution aux conditions initiales. Le prestataire se retrouve piégé.
  • Disposer d'une preuve en cas de litige. Une durée clairement inscrite sur le devis simplifie les échanges avec un client mécontent et renforce la force juridique du document devant un tribunal.

Quelle durée de validité choisir selon votre activité ?

La durée idéale dépend de votre métier. Un plombier en intervention rapide n'a pas les mêmes contraintes qu'un architecte qui chiffre un projet sur 18 mois.

Les facteurs qui influencent la durée optimale

Quatre éléments déterminent la durée à retenir :

  1. La volatilité des prix. Si vos fournisseurs révisent leurs tarifs chaque mois (matériaux de construction, composants électroniques), raccourcissez la durée de validité.
  2. La complexité du projet. Un chantier qui nécessite des études préalables ou des validations techniques justifie un délai plus long pour laisser au client le temps de décider.
  3. La saisonnalité. En haute saison, votre carnet de commandes se remplit vite. Une durée courte évite de bloquer un créneau pour un devis qui ne sera jamais signé.
  4. La taille de votre planning. Si vous travaillez avec 3 mois de visibilité, un devis valable 6 mois n'a pas de sens : vous ne pourrez pas garantir les délais d'exécution annoncés.

Tableau des durées recommandées par secteur

Secteur d'activitéDurée recommandéeFacteurs clésConseil pratique
BTP / travaux3 à 6 moisVolatilité des matières premières, études préalables, délais administratifsAjoutez une clause de révision de prix indexée sur l'indice BT01
Artisanat / dépannage (plombier, électricien)15 jours à 1 moisPlanning serré, intervention rapide, pièces détachées à prix fluctuantLimitez à 15 jours en haute saison pour garder la maîtrise de votre agenda
Prestations de services (conseil, IT, ingénierie)1 à 3 moisNature du service, ajustements possibles, tarifs journaliers stablesPrévoyez 1 mois si le projet est simple, 3 mois si des phases de validation sont nécessaires
E-commerce / vente en ligne1 à 2 moisConcurrence forte, rapidité des transactions, prix fournisseurs variablesRéduisez à 1 mois si vos marges sont serrées et vos prix d'achat instables
Projets complexes (architecture, ingénierie lourde)3 à 6 moisÉtudes de faisabilité, phases de validation multiples, sous-traitanceDécoupez le devis en phases avec une durée de validité par phase

Les entrepreneurs qui souhaitent créer une entreprise dans le BTP doivent intégrer ces contraintes de validité dès la rédaction de leurs premiers devis.

Devis signé : quelle valeur juridique et quelle durée ?

Une fois signé, le devis change de nature. Il ne s'agit plus d'une simple proposition commerciale : il engage les deux parties.

Le devis signé vaut contrat

Un devis signé avec la mention « Bon pour accord » ou « Bon pour travaux » a valeur de contrat au sens de l'article 1113 du Code civil. Le prestataire s'engage à exécuter la prestation décrite, et le client s'engage à payer le montant convenu.

La durée de validité du devis ne s'applique plus après la signature. C'est la date d'exécution prévue qui devient le repère temporel. Si le devis indique « travaux à réaliser avant le 30 juin », c'est cette date qui compte, pas la date limite d'acceptation du devis.

Devis signé avec acompte : quel impact sur la validité ?

Le versement d'un acompte confirme l'engagement, mais ne modifie pas la durée de validité initiale du devis. L'acompte engage définitivement les deux parties : le client ne peut plus annuler sans motif légitime (force majeure, par exemple), et le prestataire doit exécuter dans les délais prévus.

La date d'exécution inscrite au devis reste le seul repère pertinent après signature. Si un client verse un acompte de 2 000 € sur un devis de 8 000 € avec une date d'exécution au 15 septembre, c'est cette date qui fait foi.

L'acompte et les arrhes n'ont pas la même valeur contractuelle. Pour bien comprendre la différence entre verser des arrhes ou un acompte, il convient de vérifier la mention utilisée sur votre devis. L'acompte engage définitivement : aucune des deux parties ne peut se désister sans l'accord de l'autre. Les arrhes, à l'inverse, permettent au client de renoncer (il perd les arrhes versées) et au prestataire d'annuler (il rembourse le double).

Que se passe-t-il quand un devis expire ?

Un devis expiré n'a plus aucune force juridique. Mais plusieurs solutions existent pour poursuivre la relation commerciale.

La caducité du devis non signé

Un devis dont la durée de validité est dépassée devient caduc. Le prestataire n'est plus tenu par les prix, les délais ou les conditions mentionnés. Le client ne peut pas forcer l'exécution d'un devis périmé : il doit demander une nouvelle proposition.

Cette caducité protège le prestataire contre les acceptations tardives. Un devis de peinture émis en janvier à 4 500 € ne peut pas être accepté en septembre si les prix des peintures ont augmenté de 15 %.

Avenant ou nouveau devis : que faire après expiration ?

Deux options s'offrent au prestataire :

  • L'avenant au devis initial. Il convient quand les modifications sont mineures (légère hausse de prix, décalage de quelques semaines). L'avenant mentionne le numéro du devis d'origine, les éléments modifiés et doit être signé par les deux parties.
  • Un nouveau devis. Il est préférable quand les prix ou le périmètre ont significativement changé. Le nouveau devis remplace l'ancien et repart avec sa propre durée de validité.

Le critère de choix est simple : si seul le prix ou la date change, un avenant suffit. Si le périmètre de la prestation évolue, un nouveau devis est plus sûr. Cette logique est proche de celle qui s'applique à l'avenant au contrat de travail, où la modification partielle d'un document existant suit des règles similaires de formalisme.

Clause de révision de prix : anticiper les changements

Sur les projets longs (6 mois et plus), une clause de révision de prix intégrée directement dans le devis évite de multiplier les avenants. Cette clause précise l'indice de référence utilisé pour recalculer le prix. Dans le BTP, l'indice BT01 publié par l'INSEE est le plus courant.

Par exemple, un devis de rénovation de 25 000 € avec une clause indexée sur le BT01 permet d'ajuster automatiquement le montant si l'indice progresse de plus de 3 % entre la signature et le début des travaux. Les conditions de déclenchement (seuil de variation, fréquence de révision) doivent figurer noir sur blanc dans le devis ou dans les conditions générales de vente (CGV).

Pour sécuriser vos devis et anticiper l'impact comptable des clauses de révision, un expert-comptable en ligne peut vous conseiller sur la formulation adaptée à votre activité.

Peut-on se rétracter après avoir signé un devis ?

La signature d'un devis engage, mais la loi prévoit des exceptions. Deux situations permettent au client de revenir sur son engagement.

Le droit de rétractation de 14 jours (vente à distance)

Si le devis a été signé hors établissement (à domicile, sur un salon) ou à distance (par e-mail, en ligne), le client bénéficie d'un droit de rétractation de 14 jours calendaires, conformément à l'article L221-18 du Code de la consommation. Ce délai court à compter de la signature du devis ou de la réception du bien.

Le prestataire doit rembourser le client sous 14 jours après notification de la rétractation. Attention, ce droit ne s'applique pas dans tous les cas : les travaux urgents demandés par le client et les services pleinement exécutés avant la fin du délai de réflexion (avec accord explicite du client) en sont exclus. Pour bien distinguer les jours calendaires, ouvrés et ouvrables dans le calcul de ces délais, il est utile de connaître les définitions précises.

Le retard d'exécution : annulation après 7 jours

Si le prestataire ne respecte pas la date d'exécution prévue au devis, le client peut agir. La procédure se déroule en plusieurs temps :

  1. Le client envoie une mise en demeure au prestataire (lettre recommandée avec accusé de réception).
  2. Si le prestataire n'exécute pas dans les 7 jours suivant la réception de la mise en demeure, le client peut annuler le contrat.
  3. Le client dispose de 60 jours à compter de la date d'exécution initialement prévue pour exercer ce droit.
  4. Le prestataire doit alors rembourser l'acompte versé sous 14 jours. Des pénalités de retard et des dommages et intérêts peuvent aussi être réclamés.

Retenez trois délais : 14 jours pour la rétractation à distance, 7 jours après mise en demeure pour annuler en cas de retard, et 60 jours à compter de la date d'exécution prévue pour agir. Ces délais s'appliquent aux relations entre un professionnel et un consommateur.

Cas pratique : Un client signe un devis de 5 000 € et verse un acompte de 1 500 €. Les travaux devaient commencer le 1er mars, mais rien ne se passe. Le 5 mars, le client envoie une mise en demeure. Le 12 mars (7 jours plus tard), toujours aucune exécution : le client annule le contrat par courrier recommandé. Le prestataire a 14 jours pour rembourser les 1 500 € d'acompte. Le client peut aussi réclamer des pénalités de retard si elles sont prévues au devis ou dans les CGV. En cas de litige persistant, la gestion des impayés suit un processus en plusieurs étapes qu'il est utile de connaître.

Dans quels secteurs la durée de validité est-elle obligatoire sur le devis ?

La durée légale de validité n'existe pas de manière générale, mais certains secteurs réglementés imposent des obligations spécifiques sur le contenu du devis.

Les 5 catégories d'activités concernées

  1. Travaux et dépannage dans le bâtiment. Le devis est obligatoire dès le premier euro pour les travaux. Pour le dépannage, il l'est au-delà de 150 € HT. La durée de validité et le délai d'exécution doivent y figurer.
  2. Services à la personne. Le devis devient obligatoire dès que la prestation mensuelle dépasse 100 € TTC (aide ménagère, garde d'enfants, jardinage).
  3. Chirurgie esthétique. Un devis détaillé est obligatoire pour toute intervention de plus de 300 €, accompagné d'un délai de réflexion minimum de 15 jours avant signature.
  4. Prestations funéraires. Un devis détaillé est obligatoire dans tous les cas, quel que soit le montant. Les pompes funèbres doivent remettre un document normalisé.
  5. Optique médicale. Un devis normalisé est obligatoire avant toute délivrance d'équipement (lunettes, lentilles), permettant au patient de comparer les offres.

Les mentions obligatoires du devis

Quel que soit le secteur, un devis complet doit comporter :

  1. La date du devis et sa durée de validité
  2. L'identité et les coordonnées du prestataire (raison sociale, numéro SIRET, adresse)
  3. La description détaillée des prestations ou travaux (nature, quantité, unité)
  4. Le prix unitaire HT et TTC, avec le taux de TVA applicable
  5. Le montant total HT et TTC
  6. Les conditions de paiement et le délai d'exécution prévu
  7. La mention « Devis reçu avant l'exécution des travaux » suivie de la signature du client

Pour rappel, le numéro SIRET est une donnée d'identification obligatoire sur tout devis professionnel. Si vous ne savez pas encore ce qu'est le numéro SIRET et comment l'obtenir, il convient de se renseigner avant d'émettre vos premiers documents commerciaux.

Vous hésitez sur les mentions à faire figurer sur vos devis et factures ? Les experts-comptables de L'Expert-Comptable.com accompagnent les entrepreneurs dans la mise en conformité de leurs documents commerciaux.

Devis payant ou gratuit : quelle règle s'applique ?

Le coût d'un devis est une question fréquente, surtout dans les métiers du bâtiment et de l'artisanat. Voici ce que dit la réglementation.

Le principe : le devis est gratuit

Par défaut, l'établissement d'un devis est gratuit. Le prestataire peut toutefois facturer un devis, à condition d'en informer le client au préalable. Cette information doit être visible : affichage en magasin, mention sur le site web, ou annonce claire avant le déplacement.

Les cas les plus fréquents de devis payant concernent les diagnostics techniques, les études de faisabilité et les déplacements pour chiffrage sur site. Un architecte qui passe une demi-journée à relever les mesures d'un bâtiment peut légitimement facturer cette prestation. Pour les missions d'expertise, il existe d'ailleurs un cadre spécifique au devis pour une mission d'expert-comptable qui illustre bien comment formaliser ce type de proposition tarifée.

Le devis payant peut-il être déduit de la facture finale ?

C'est une pratique courante et appréciée des clients. Le montant du devis est déduit de la facture finale si le client accepte la prestation. Cette déduction doit être mentionnée explicitement dans le devis pour éviter tout malentendu. En cas de refus du devis par le client, le montant du devis reste dû.

Cas pratique : Un artisan plombier facture un devis 80 € TTC pour un déplacement et un diagnostic de fuite. Le devis chiffre la réparation à 2 500 € TTC. Si le client accepte, la facture finale s'élève à 2 500 € - 80 € = 2 420 € TTC (les 80 € du devis sont déduits). Si le client refuse la réparation, il paie uniquement les 80 € du diagnostic. Pour bien comptabiliser ces opérations, il est utile de connaître les règles relatives aux données obligatoires d'une facture.

Les questions fréquentes sur la durée de validité d'un devis

Un devis sans durée de validité est-il quand même valable ?

Oui. En l'absence de mention, la jurisprudence considère qu'un devis reste valide pendant un « délai raisonnable », généralement estimé à 3 mois. Il est toutefois recommandé d'indiquer une durée explicite pour éviter tout litige.

Combien de temps un devis signé engage-t-il les deux parties ?

Un devis signé engage jusqu'à l'exécution complète de la prestation. La notion de durée de validité disparaît : c'est la date d'exécution prévue qui fait référence. Si aucune date n'est mentionnée, le prestataire doit exécuter dans un délai raisonnable.

Peut-on accepter un devis après sa date d'expiration ?

Non. Un devis expiré est caduc et ne peut plus être accepté en l'état. Le client doit demander un nouveau devis ou un avenant actualisant les conditions. Le prestataire est libre de modifier ses tarifs.

Quelle est la différence entre un acompte et des arrhes sur un devis ?

L'acompte engage définitivement les deux parties : aucune ne peut annuler sans l'accord de l'autre. Les arrhes permettent de se désister : le client perd les arrhes versées, et le prestataire doit rembourser le double s'il annule de son côté.

Un artisan peut-il facturer l'établissement d'un devis ?

Oui, à condition d'en informer le client avant l'intervention (affichage visible ou mention écrite). Le montant facturé peut être déduit de la facture finale si le client accepte le devis. En cas de refus, le client paie uniquement le devis.

Quelle durée de validité mettre sur un devis dans le BTP ?

Une durée de 3 à 6 mois est recommandée dans le BTP. Ce délai tient compte de la volatilité des prix des matériaux et de la complexité des études préalables. Pour les chantiers longs, ajoutez une clause de révision de prix indexée sur l'indice BT01.

Peut-on annuler un devis signé si les travaux n'ont pas commencé à la date prévue ?

Oui. Le client peut envoyer une mise en demeure au prestataire. Sans exécution dans les 7 jours suivants, le client peut annuler le contrat et réclamer le remboursement de l'acompte sous 14 jours, ainsi que des pénalités de retard.

Est-ce que la durée de validité d'un devis est une mention obligatoire ?

Elle n'est pas obligatoire dans tous les secteurs, mais elle l'est dans certaines activités réglementées : travaux du bâtiment, services à la personne (au-delà de 100 € TTC/mois), chirurgie esthétique (au-delà de 300 €), prestations funéraires et optique médicale.

Un devis envoyé par e-mail a-t-il la même valeur qu'un devis papier ?

Oui. Un devis envoyé par e-mail a la même valeur juridique qu'un devis papier, à condition qu'il comporte toutes les mentions obligatoires. Un simple « Bon pour accord » par retour de mail est reconnu comme preuve d'engagement.

Comment prolonger la durée de validité d'un devis sans en refaire un nouveau ?

Le prestataire peut émettre un avenant mentionnant la nouvelle date de validité et les éventuelles modifications de prix. L'avenant doit être signé par les deux parties. Si les conditions ont significativement changé, un nouveau devis complet est préférable.

Sources & Références

Service-Public : Devis obligatoire : activités concernées

Legifrance : Article 1113, Code civil

Service-Public : Délais de réflexion et de rétractation

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