La création d’une société coopérative, que ce soit sous forme de SCIC ou SCOP, est idéale pour un projet collectif avec une forte implication des salariés et un fonctionnement démocratique. Dans une SCOP, les salariés doivent détenir plus de 51% du capital et participent activement aux décisions. Une SCIC, quant à elle, vise un projet d'utilité sociale, nécessitant un agrément préfectoral. Les bénéfices sont partiellement redistribués aux salariés, une autre partie étant obligatoirement mise en réserve. Ce modèle permet aussi de cumuler les statuts de mandataire social et de salarié, assurant ainsi une protection sociale.
Un avantage de créer une société coopérative est de pouvoir s’appuyer sur des réseaux existants, comme l’Union Régionale des SCOP et SCIC. La CAE (Coopérative d’Activité et d’Emploi) est un bon exemple de soutien pour les SCOP, permettant aux créateurs d'entreprises de bénéficier d'un CDI et d'un accompagnement dans les formalités administratives. La transformation d’une société traditionnelle en société coopérative est possible avec l’accord unanime des associés. La reprise d’une entreprise sous forme coopérative par ses salariés assure la continuité et la conservation des emplois, tout en impliquant fortement les salariés dans la gouvernance de l’entreprise.