Devenir freelance indépendant : Le guide pratique (2026)

Temps de lecture : 13 min
L'article en bref
  • C'est quoi ? : « Freelance » est un mode de travail indépendant, pas un statut juridique. Vous pouvez exercer en micro-entreprise, EURL, SASU ou portage salarial.
  • Quitter son emploi : la rupture conventionnelle ouvre droit à l'ARE et sécurise la transition vers le freelancing.
  • Statut le plus simple : la micro-entreprise convient si votre CA reste sous 83 600 € (services) et que vous avez peu de charges à déduire.
  • Aides financières : l'ACRE réduit vos cotisations la première année, et le choix entre ARCE (capital) et maintien ARE (allocations mensuelles) est irrévocable.
  • Revenu net : pour 60 000 € de CA en prestation BNC, le net varie de ~31 450 € (SASU) à ~39 660 € (micro-entreprise) selon le statut choisi.
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Guillaume DELEMARLE

Expert-comptable chez L-Expert-Comptable.com
Article mis à jour
Sommaire

Podcast : Tous nos conseils pour devenir freelance en 2026 !

Comment quitter votre emploi pour devenir freelance ?

La façon dont vous quittez votre poste détermine vos droits au chômage, votre trésorerie de départ et votre filet de sécurité. Cinq situations sont possibles.

La rupture conventionnelle : la voie la plus sécurisée

La rupture conventionnelle repose sur un accord mutuel entre vous et votre employeur. Elle ouvre droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE), ce qui sécurise financièrement votre transition vers le freelancing. Pour comprendre les délais et les périodes de carence qui s'appliquent, consultez notre page sur le chômage après une rupture conventionnelle.

Le processus prend en moyenne 1 à 3 mois : un ou plusieurs entretiens, la signature de la convention, puis l'homologation par la DREETS. L'indemnité de rupture est au minimum égale à l'indemnité légale de licenciement. Pensez à négocier la levée d'une éventuelle clause de non-concurrence et, si possible, un départ anticipé.

La démission pour création d'entreprise

Depuis 2019, démissionner pour créer ou reprendre une entreprise peut ouvrir droit à l'ARE, à condition de remplir trois critères :

  • justifier d'au moins 5 ans d'activité salariée continue ;
  • faire valider votre projet par une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR) ;
  • avoir consulté un conseiller en évolution professionnelle (CEP) avant de démissionner.

Si la commission refuse votre projet, vous n'aurez aucune indemnisation chômage. Préparez un dossier solide avec un business plan chiffré. Pour savoir précisément comment calculer votre droit au chômage, référez-vous au barème en vigueur.

Le congé pour création d'entreprise

Le congé pour création d'entreprise suspend votre contrat de travail pendant 1 an (renouvelable une fois, soit 2 ans maximum). Vous devez justifier de 24 mois d'ancienneté dans l'entreprise.

Votre employeur peut différer le congé de 6 mois, mais ne peut pas le refuser dans les entreprises de 300 salariés ou plus. Si votre activité freelance ne décolle pas, vous retrouvez votre poste : c'est un vrai filet de sécurité.

CDD, fin de mission et licenciement : quels droits ?

La fin d'un CDD ou d'une mission d'intérim ouvre automatiquement droit à l'ARE. Le licenciement (économique ou personnel) aussi. La prime de précarité d'un CDD (10 % du salaire brut total) versée en fin de contrat peut servir de trésorerie de départ pour lancer votre activité freelance.

Clause de non-concurrence et obligation de loyauté

Avant de vous lancer, relisez votre contrat de travail. Une clause de non-concurrence vous interdit temporairement d'exercer dans le même secteur ou la même zone géographique. Pour être valide, elle doit prévoir une contrepartie financière.

Tant que votre contrat est en cours (préavis inclus), l'obligation de loyauté vous interdit de démarcher les clients de votre employeur ou de créer une activité concurrente.

Demandez la levée de la clause de non-concurrence lors de la négociation de votre départ, car beaucoup d'employeurs acceptent pour éviter de verser la contrepartie financière.

Quel statut juridique choisir pour votre activité freelance ?

Le choix du statut détermine vos cotisations sociales (ou charges sociales), votre fiscalité, votre protection et vos obligations comptables. Quatre options s'offrent au freelance indépendant. Pour une vue d'ensemble, notre guide sur le statut juridique d'entreprise vous aidera à structurer votre réflexion.

La micro-entreprise : simplicité maximale pour démarrer

La micro-entreprise se crée en ligne en 30 minutes sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr), gratuitement. La comptabilité se limite à un livre de recettes. Notre guide complet sur la création de micro-entreprise détaille chaque étape de la démarche.

Les plafonds de chiffre d'affaires sont de 203 100 € pour les activités commerciales et de 83 600 € pour les prestations de services. Les cotisations sociales sont proportionnelles au CA encaissé : 25,6 % pour les prestations BNC non réglementées, 23,2 % pour les professions libérales relevant de la CIPAV.

Vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles. Un abattement forfaitaire les remplace : 34 % en BNC, 50 % en BIC services. Pour comprendre le détail de ces mécanismes, consultez notre article sur l'abattement auto-entrepreneur. Vous bénéficiez de la franchise en base de TVA tant que votre CA reste sous 37 500 € (services) ou 85 000 € (ventes).

Ce régime convient si votre CA reste modéré, que vous avez peu de charges et que vous exercez une activité de prestation intellectuelle.

L'EURL : maîtriser ses charges dès le démarrage

En EURL, le gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non salariés (TNS). Les cotisations sociales représentent environ 45 % de la rémunération nette, soit un coût total d'environ 1 450 € pour 1 000 € net versé.

Vous déduisez toutes vos charges réelles (loyer, matériel, déplacements, assurance RC Pro, comptabilité) et récupérez la TVA. La rémunération se fait par simple virement, sans fiche de paie.

L'EURL est soumise à l'impôt sur le revenu (IR) par défaut, mais l'option pour l'impôt sur les sociétés (IS) est recommandée dans la majorité des cas. Pour arbitrer entre ces deux régimes, notre comparatif IS ou IR vous donnera les clés de décision. L'IS permet de piloter votre rémunération et de laisser du bénéfice en société.

Ce statut convient si vous avez des charges importantes, un CA supérieur au plafond micro, ou si vous souhaitez vous constituer un patrimoine via la société. Découvrez les avantages et inconvénients de l'EURL avant de vous décider.

La SASU : protection sociale maximale

Le président de SASU est assimilé salarié et relève du régime général de la sécurité sociale. Les cotisations représentent environ 82 % du salaire net, soit un coût total d'environ 1 820 € pour 1 000 € net. Chaque mois, une fiche de paie et une DSN (déclaration sociale nominative) sont obligatoires.

Si vous ne vous versez aucun salaire, vous ne payez aucune cotisation. Cette configuration est idéale pour maintenir l'ARE intégralement pendant les premiers mois d'activité. Pour approfondir, notre article sur les avantages de la SASU détaille les points forts et les limites de ce statut.

Les dividendes sont soumis au PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), sans cotisations sociales supplémentaires. Pour tout comprendre sur la flat tax et son application aux dividendes, consultez notre guide dédié.

Ce statut convient si vous visez des revenus élevés, si vous avez besoin d'une couverture sociale complète ou si vous préparez une levée de fonds.

Le portage salarial : tester sans créer de structure

Le portage salarial vous donne le statut de salarié porté : la société de portage facture votre client, et vous percevez un salaire. Aucune création d'entreprise, aucune comptabilité, couverture sociale complète et cotisations chômage incluses. Notre guide sur le portage salarial vous explique en détail son fonctionnement.

Le coût : des frais de gestion de 5 à 10 % du CA, plus les cotisations salariales et patronales. Comptez entre 2 000 et 2 200 € pour 1 000 € net.

Ce statut convient pour tester une activité sur moins de 12 mois, réaliser une mission ponctuelle ou garder une couverture chômage immédiate.

Tableau comparatif des statuts freelance

CritèreMicro-entrepriseEURL (IS)SASU (IS)Portage salarial
Régime socialMicro-socialTNSAssimilé salariéSalarié
Taux de cotisations23,2 à 25,6 % du CA~45 % du net~82 % du net~50 % + frais de gestion
Coût pour 1 000 € netVariable selon CA~1 450 €~1 820 €~2 000 à 2 200 €
Plafond de CA203 100 € / 83 600 €IllimitéIllimitéIllimité
Déduction des charges❌ Abattement forfaitaire✅ Frais réels✅ Frais réels
Récupération de TVA❌ Franchise en base
FiscalitéIR uniquementIS (option IR possible)IS (option IR possible)IR (salarié)
ComptabilitéLivre de recettesBilan + liasse fiscaleBilan + liasse fiscaleAucune
ResponsabilitéIllimitéeLimitée aux apportsLimitée aux apportsAucune
Dividendes✅ PFU 31,4 %✅ PFU 31,4 %
Maintien ARECA réduit l'ARERémunération réduit l'AREZéro salaire = ARE intégraleSalaire réduit l'ARE
Complexité de créationTrès faible (30 min)Moyenne (1-3 semaines)Moyenne (1-3 semaines)Nulle (contrat)

Pour un freelance débutant avec un CA inférieur à 30 000 €, la micro-entreprise est le choix le plus simple. Entre 30 000 et 70 000 €, l'EURL devient intéressante si vous avez des charges à déduire. Au-delà de 70 000 €, le choix entre EURL et SASU dépend de votre priorité : maximiser le net (EURL) ou la protection sociale (SASU). Notre comparatif SASU ou EURL vous aide à trancher selon votre situation.

Si vous souhaitez connaître le statut juridique le plus adapté à votre profil, n'hésitez pas à tester notre simulateur :

Quelles aides financières pour créer votre entreprise freelance ?

Aides pour se lancer en freelance

Plusieurs dispositifs réduisent le coût de lancement de votre activité. Trois méritent une attention particulière. Pour une liste exhaustive, notre article sur les aides financières pour la création d'entreprise recense l'ensemble des dispositifs disponibles.

L'ACRE : réduire vos cotisations la première année

L'ACRE (aide à la création ou à la reprise d'entreprise) accorde une exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. La demande doit être faite au moment de la création ou dans les 60 jours suivants. Pour connaître les démarches précises, consultez notre guide sur la demande d'ACRE.

Conditions d'éligibilité : demandeur d'emploi indemnisé, bénéficiaire du RSA ou de l'ASS, créateur de moins de 26 ans, ou autre cas prévu par la loi. L'économie peut atteindre plusieurs milliers d'euros la première année.

ARCE ou maintien de l'ARE : quel dispositif choisir ?

Si vous êtes inscrit à France Travail et que vous créez votre entreprise, vous devez choisir entre deux dispositifs. Ce choix est exclusif et irrévocable. Notre article sur le cumul chômage et création d'entreprise détaille les règles applicables à chaque configuration.

L'ARCE convertit 60 % de vos droits ARE restants en capital. Le premier versement (30 %) intervient au démarrage de l'activité, le second (30 %) six mois plus tard, à condition que l'activité existe toujours et que vous n'exerciez pas de CDI à temps plein.

Le maintien de l'ARE vous permet de continuer à percevoir vos allocations mensuelles en parallèle de votre activité. Le montant versé dépend des revenus tirés de votre entreprise.

L'impact du statut juridique est déterminant :

Votre profilDispositif recommandéPourquoi
Besoin de trésorerie immédiate (matériel, stock, local)ARCE60 % des droits en capital dès le démarrage
Revenus faibles les premiers mois, activité de serviceMaintien ARERevenus mensuels garantis le temps de développer le CA
SASU sans salaire prévu les 12-18 premiers moisMaintien AREZéro revenu déclaré = ARE maintenue intégralement

En SASU, si vous ne vous versez aucun salaire, votre ARE est maintenue à 100 %. En EURL à l'IS, la rémunération que vous vous versez réduit l'ARE. En micro-entreprise, c'est le CA encaissé (après abattement) qui entre dans le calcul.

Les autres aides à connaître

  • Prêt d'honneur (réseau Initiative, Réseau Entreprendre) : jusqu'à 50 000 € à taux zéro, sans garantie personnelle.
  • Garantie BPI France : jusqu'à 60 % du montant d'un prêt bancaire garanti par l'État. Notre article sur le rôle de la BPI pour le financement vous explique comment en bénéficier.
  • Aides régionales et sectorielles : renseignez-vous auprès de votre CCI ou CMA locale.
  • Exonération de CFE (cotisation foncière des entreprises) : automatique la première année, réduction de 50 % la deuxième année.

Les étapes concrètes pour créer votre entreprise freelance

Trois grandes étapes jalonnent la création de votre activité, de la définition de votre offre jusqu'au paramétrage de vos obligations fiscales. Notre guide sur les étapes de création d'entreprise vous accompagne dans cette démarche.

  • Construire votre positionnement et calculer votre TJM
  • Enregistrer votre structure auprès du guichet unique
  • Paramétrer vos espaces fiscaux et sociaux

Définir votre offre et fixer vos tarifs

Identifiez votre expertise, votre cible et votre positionnement sur le marché. Le TJM freelance se calcule en partant du revenu net souhaité, auquel vous ajoutez les cotisations sociales, les charges de fonctionnement et une marge pour les jours non facturés (congés, prospection, maladie : environ 20 à 30 % du temps).

Exemple : vous visez 3 000 € net par mois en SASU. Vos charges mensuelles (comptabilité, assurance, logiciels) s'élèvent à 400 €. Le coût total mensuel à couvrir : (3 000 × 1,82) + 400 = 5 860 €. Sur 18 jours facturés par mois, votre TJM minimum est de 5 860 / 18 ≈ 326 € HT. En pratique, visez au moins 400 à 450 € HT pour absorber les imprévus.

Immatriculer votre entreprise

En micro-entreprise, la déclaration se fait en ligne sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr). C'est gratuit et rapide.

Pour une EURL ou une SASU, les étapes sont plus nombreuses :

  1. Rédiger les statuts de la société
  2. Déposer le capital social sur un compte bloqué
  3. Publier une annonce légale (~120 à 150 € HT)
  4. Déposer le dossier d'immatriculation via le guichet unique

Les frais de création : greffe du tribunal de commerce (~37,45 € TTC), déclaration des bénéficiaires effectifs (~21,41 € TTC), annonce légale. Comptez 200 à 400 € au total. Pour connaître le détail des frais de greffe, consultez notre article dédié. Le délai moyen pour obtenir votre Kbis : 1 à 3 semaines.

Accomplir les démarches post-création

Une fois votre Kbis en main, plusieurs démarches administratives et fiscales sont à réaliser rapidement :

  1. Créer votre espace professionnel sur impots.gouv.fr
  2. Signer le mandat SEPA pour le prélèvement automatique des impôts
  3. Renvoyer le questionnaire fiscal (cerfa 751-SD) au service des impôts des entreprises
  4. Créer votre compte URSSAF Indépendant (gérant TNS uniquement)
  5. Déposer la déclaration initiale de CFE (cerfa 1447-C-SD) avant le 31 décembre de l'année de création
  6. Demander l'ACRE dans les 60 jours suivant la création
  7. Mettre en place la gestion de la TVA selon votre régime (franchise en base, réel simplifié ou réel normal)

Ces démarches sont chronophages et source d'erreurs fréquentes. Chez L'Expert-Comptable.com, chaque nouveau client est accompagné pas à pas dans la création de ses espaces fiscaux, la déclaration CFE et le paramétrage de sa TVA dès les premières semaines.

Combien allez-vous réellement gagner en freelance ?

Le revenu net d'un freelance dépend de trois variables : le statut juridique, le niveau de charges et la fiscalité. Voici comment estimer le vôtre.

Comment estimer votre revenu net selon votre statut

La formule de base : chiffre d'affaires - charges - cotisations sociales - impôts = revenu net.

En micro-entreprise, le calcul est direct : CA × (1 - taux de cotisations) - IR calculé après abattement forfaitaire. Pour estimer précisément votre imposition, référez-vous aux tranches d'imposition en vigueur. En EURL à l'IS, le gérant se verse une rémunération soumise aux cotisations TNS, et le bénéfice restant est imposé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). En SASU à l'IS, le président perçoit un salaire soumis aux cotisations du régime général, et le bénéfice peut être distribué en dividendes taxés au PFU de 31,4 %.

Cas pratique : 60 000 € de CA en micro-entreprise, EURL et SASU

Profil : consultant freelance en prestation de services BNC, 60 000 € de CA annuel HT, célibataire (1 part fiscale), peu de charges professionnelles.

Micro-entreprise :

  • CA : 60 000 €
  • Cotisations sociales (25,6 %) : -15 360 €
  • Net après cotisations : 44 640 €
  • Revenu imposable (abattement 34 %) : 39 600 €
  • IR estimé (barème 2026) : ~4 980 €
  • Revenu net : ~39 660 €

EURL à l'IS (rémunération nette de 40 000 €) :

  • Rémunération nette : 40 000 €
  • Cotisations TNS (~45 %) : -18 000 €
  • Coût total pour la société : 58 000 €
  • Bénéfice imposable : 2 000 €, IS 15 % : -300 €
  • IR sur la rémunération : ~5 100 €
  • Revenu net : ~34 900 € (+ 1 700 € en réserve dans la société)

Pour affiner cette simulation, utilisez notre simulateur EURL qui intègre votre situation personnelle.

SASU à l'IS (salaire net de 30 000 €) :

  • Salaire net : 30 000 €
  • Coût total salaire (×1,82) : 54 600 €
  • Bénéfice imposable : 5 400 €, IS 15 % : -810 €
  • Dividendes bruts : 4 590 €, PFU 31,4 % : -1 441 €
  • Dividendes nets : 3 149 €
  • IR sur salaire (après abattement 10 %) : ~1 700 €
  • Revenu net total : ~31 450 €

Notre simulateur SASU vous permet d'obtenir une projection personnalisée en quelques minutes.

 Micro-entrepriseEURL (IS)SASU (IS)
CA annuel60 000 €60 000 €60 000 €
Revenu net estimé~39 660 €~34 900 €~31 450 €

Ces simulations sont indicatives et simplifiées. Pour obtenir une estimation personnalisée intégrant votre situation familiale, vos charges réelles et vos objectifs de rémunération, les experts-comptables de L'Expert-Comptable.com réalisent cette analyse gratuitement lors du premier rendez-vous.

Les 5 postes de dépenses à anticiper dans votre prévisionnel

  1. Cotisations sociales : le poste principal, de 25,6 % du CA en micro à ~82 % du salaire net en SASU.
  2. Impôts : IS sur le bénéfice (15 ou 25 %), IR sur votre rémunération, CFE (quelques centaines d'euros par an). Notre article sur le calcul de l'IS vous explique comment l'estimer.
  3. Frais de fonctionnement : comptabilité (79 à 300 €/mois), assurance RC Pro (100 à 400 €/an), compte bancaire professionnel, logiciels métier.
  4. Frais professionnels : déplacements, matériel informatique, téléphone, internet, formation continue. Pour connaître précisément les frais et charges déductibles, consultez notre liste complète.
  5. Provision pour jours non facturés : congés, maladie, prospection. Prévoyez 20 à 30 % de marge sur votre TJM pour absorber ces périodes sans facturation.

Comment trouver vos premières missions freelance ?

Dans l'économie des indépendants, trouver ses premiers clients est souvent la préoccupation numéro un. Trois canaux se complètent.

Activer votre réseau professionnel

Pour plus de 70 % des freelances, les premières missions viennent de l'ancien réseau : ex-collègues, ex-clients, ex-managers. Prévenez votre entourage professionnel de votre lancement.

Sur LinkedIn, optimisez votre profil avec votre mot-clé métier (« Consultant SEO freelance », « Développeur React indépendant »), publiez régulièrement du contenu expert et contactez directement les décideurs. Les événements sectoriels, meetups et espaces de coworking complètent cette visibilité.

Utiliser les plateformes de freelances

Les plateformes généralistes (Malt, Freelance.com, Crème de la Crème) et spécialisées tech (Freelance Republik, Comet, Talent.io) mettent en relation freelances et entreprises. L'inscription est gratuite, la commission varie de 5 à 15 % sur les missions.

Ne dépendez jamais d'une seule plateforme. Diversifiez vos canaux pour sécuriser votre flux de missions.

Développer une stratégie de prospection directe

Le cold emailing ciblé fonctionne si vous identifiez précisément les entreprises de votre secteur et personnalisez chaque message. Publier du contenu expert (blog, newsletter, posts LinkedIn) attire les prospects par votre expertise plutôt que par la prospection à froid.

La sous-traitance pour des agences ou d'autres freelances seniors permet aussi de démarrer rapidement sans effort de prospection. Si vous exercez dans le domaine du référencement naturel, notre guide pour devenir freelance SEO vous donnera des pistes concrètes.

Les questions fréquentes sur la création d'entreprise en freelance

Quel est le meilleur statut pour débuter en freelance ?

Pour la plupart des freelances qui démarrent avec un CA inférieur à 83 600 € en prestation de services, la micro-entreprise est le choix le plus simple : création gratuite, comptabilité minimale, cotisations proportionnelles au CA encaissé. Si vous avez des charges importantes dès le départ, l'EURL à l'IS permet de les déduire.

Peut-on devenir freelance tout en gardant son CDI ?

Oui, à condition de respecter votre obligation de loyauté et de vérifier l'absence de clause d'exclusivité dans votre contrat. Vous pouvez aussi demander un congé pour création d'entreprise (1 an renouvelable, 24 mois d'ancienneté requis) pour suspendre votre contrat sans le rompre. Notre article sur le cumul salarié et auto-entrepreneur détaille les conditions à respecter.

Combien coûte la création d'une entreprise freelance ?

En micro-entreprise, c'est gratuit. Pour une EURL ou une SASU, comptez 200 à 400 € : frais de greffe (~37,45 € TTC), annonce légale (~120 à 150 € HT), déclaration des bénéficiaires effectifs (~21,41 € TTC), plus les éventuels honoraires de rédaction de statuts. Notre article sur le coût de création d'entreprise recense tous les frais à prévoir.

Peut-on toucher le chômage en créant son entreprise freelance ?

Oui, sous deux formes exclusives. Le maintien de l'ARE permet de percevoir vos allocations mensuelles en parallèle de l'activité. L'ARCE convertit 60 % de vos droits restants en capital versé en deux fois. En SASU sans salaire, l'ARE est maintenue intégralement.

Quelle différence entre auto-entrepreneur et freelance ?

« Freelance » désigne un mode de travail indépendant pour plusieurs clients, pas un statut juridique. « Auto-entrepreneur » (ou micro-entrepreneur) est un régime fiscal et social simplifié. Un freelance peut exercer en micro-entreprise, en EURL, en SASU ou en portage salarial. Pour aller plus loin, notre article sur la définition du freelance clarifie ces notions.

Faut-il un diplôme pour devenir freelance ?

Non, aucun diplôme n'est requis pour la majorité des activités (conseil, développement web, design, rédaction, marketing digital). Seules les professions réglementées exigent une qualification : expert-comptable, avocat, architecte, professions médicales, métiers du bâtiment. Notre article sur les diplômes obligatoires pour créer une entreprise fait le point sur les activités concernées.

Comment calculer son TJM en freelance ?

Partez de votre revenu net mensuel souhaité, ajoutez les cotisations sociales (25 à 82 % selon le statut), les charges de fonctionnement (~300 à 500 €/mois) et une marge pour les jours non facturés (20 à 30 %). Divisez le total annuel par le nombre de jours facturables (environ 200 à 220 jours). Notre guide sur le salaire freelance et le calcul du TJM vous accompagne pas à pas.

Est-ce que je dois facturer la TVA en freelance ?

Pas nécessairement. En micro-entreprise, la franchise en base de TVA s'applique tant que votre CA ne dépasse pas 37 500 € (services) ou 85 000 € (ventes). Pour tout comprendre sur la TVA et l'auto-entrepreneur, consultez notre article dédié. En EURL ou SASU, vous êtes assujetti à la TVA dès le premier euro, sauf option pour la franchise. La mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » doit figurer sur vos factures en franchise.

Quelles sont les charges déductibles quand on est freelance ?

En EURL ou SASU, toutes les charges réelles engagées dans l'intérêt de l'activité sont déductibles : loyer, matériel informatique, logiciels, téléphone, déplacements, assurance RC Pro, honoraires comptables, formations. En micro-entreprise, un abattement forfaitaire remplace la déduction (34 % en BNC, 50 % en BIC services). Notre article sur les charges déductibles pour les BNC et les BIC détaille les règles applicables.

Vaut-il mieux une EURL ou une SASU pour un freelance ?

L'EURL (TNS) coûte moins cher en cotisations (~45 % du net vs ~82 % en SASU) et maximise le revenu net immédiat. La SASU (assimilé salarié) donne une meilleure couverture sociale et permet de maintenir l'ARE intégralement sans salaire. Pour un CA de 60 000 €, la différence de revenu net peut atteindre 4 000 à 8 000 € par an en faveur de l'EURL. Si votre activité se développe et que vous envisagez de passer d'une structure simplifiée à une société, notre guide sur le passage de la micro-entreprise à la SASU vous sera utile.

Sources & Références

Service-Public : Indépendant, assimilé salarié ou micro-entrepreneur : quel régime choisir ?

Urssaf : Les différentes activités professionnelles indépendantes

Impots.gouv.fr : Je remplis les obligations fiscales de l'année de création

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A propos de l'auteur

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Guillaume DELEMARLE
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
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Questions & réponses

GOZO VictorLe 28 janvier 2022

J'aimerais être accompagné

L-Expert-Comptable.comLe 02 février 2022

Bonjour Victor,

N'hésitez pas à nous contacter directement par téléphone au 01 86 76 07 25 ou bien via notre formulaire de prise de rdv disponible en haut à droite sur notre site internet.

A tout de suite sur L-Expert-Comptable.com

Mike Luchnel MedeLe 04 février 2022

j'aimerais bien devenir un entrepreneur

KARIM Diahoudine Olaïdé Le 12 mai 2022

J'aimerais savoir dans quel secteur d'activité on peut mieux se lancer en freelance cette année et aussi dans les années avenir vu que le nombre d'entrepreneur dans ce travail devient de plus en plus nombreux.

L-Expert-Comptable.comLe 28 octobre 2022

Bonjour Karim,

C'est un peu compliqué de répondre à votre question, tout dépend de vos compétences.

N'hésitez pas à nous contacter gratuitement via notre formulaire disponible en haut à droite sur notre site afin que nous puissions en discuter au téléphone.

À tout de suite ;-)

Sadou GORO Le 22 décembre 2022

Les réseaux Informatiques

Jean-Yves S.Le 26 décembre 2022

Bonjour,

Cela fait presque 5 ans que je suis Consultant dans les ERP (Progiciel de Gestion Intégré).

J'aimerais me lancer en tant que freelance mais je ne suis pas sur de savoir quel serait le meilleur statut ?

Si par exemple j'ai pour objectif d'avoir à minima un CA de 100000€/an ?

L-Expert-Comptable.comLe 12 janvier 2023

Bonjour Jean-Yves,

Nous connaissons très bien votre situation, nous accompagnons beaucoup de consultants dans le domaine de l'informatique et pouvons vous conseiller sur le choix de votre statut. Toutefois, chaque situation étant différente, nous ne pouvons pas vous confirmer quel serait le statut le plus approprié sans passer par une étude plus approfondie de votre situation.
Vous pouvez bénéficier d'un premier temps d'échange avec notre conseiller, c'est gratuit et sans engagement.

N'hésitez pas à nous contacter gratuitement via notre formulaire disponible en haut à droite sur notre site afin que nous puissions en discuter au téléphone.

À tout de suite ;-)

Bessam Mustapha Le 14 janvier 2023

Comment faire en Algerie pour devenir un freelancer et dans quel secteur

Michel MAMA TOULOULe 23 janvier 2023

Bonjour,

J'aimerai me lancer en tant que data scientist freelance. Quel serait le statut que vous me conseillerez pour entrer en phase d'experimentation.

Cordialement,
Michel

Chevalier Le 09 avril 2023

Salut !! Je suis intéressé par le freelance. je veux beaucoup plus de détails.merci

MISSINHOUN ArielLe 26 avril 2023

Bonjour à vous
Je suis intéressé,je suis au bénin

Nassoni ZOUMENOU Le 27 avril 2023

Moi j'aimerais devenir un freelance en informatique.
J'ai besoin de vous pour le choix de statut

L-Expert-Comptable.comLe 24 mai 2023

Bonjour,

N'hésitez pas à nous contacter directement par téléphone au 01 86 76 07 25 ou bien via notre formulaire de prise de rdv disponible en haut à droite sur notre site internet.

A tout de suite sur L-Expert-Comptable.com

Jean Mbuyu Le 11 juin 2023

Bonjour je suis en République démocratique du Congo. J'aimerais me lancer dans une carrière de freelance en rédaction web, qu'est-ce je peux faire pour atteindre mes objectifs ?

L-Expert-Comptable.comLe 30 juin 2023

Bonjour Jean, la fiscalité et la comptabilité sont différentes en France et en République Démocratique du Congo, il apparaît donc difficile de vous conseiller si le siège social de votre société est hors France.

Néanmoins, afin de se lancer dans une carrière de Freelance il est préférable de préparer un Business Plan afin d'avoir une idée des objectifs à atteindre, notamment en termes de chiffre d'affaires.

AnonymeLe 22 octobre 2023

Qu'est ce qui certifie que je suis freelance ? Est ce que c'est mon premier client ou est ce que c'est le fait de choisir un statut ? Je pense le premier mais existe t'il un moyen de contractualiser une première prestation de service sans avoir choisi un statut d'indépendant ?

L-Expert-Comptable.comLe 12 avril 2024

Bonjour,
Le statut de freelance est officialisé par l'inscription à un statut juridique, et non par l'obtention du premier client. Il est conseillé de choisir un statut avant de contractualiser une prestation pour être en règle.

AnonymeLe 12 novembre 2024

J ai envie de devenir Free-lance et mon activité serai la gestion des TPE mettre en place leur comptabilité et leur gestion.

L-Expert-Comptable.comLe 26 novembre 2024

Bonjour,

N'hésitez pas à nous contacter au 01 86 76 07 25 pour vous accompagner dans votre projet !

Bien à vous.

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