La fusion-absorption est une manœuvre stratégique dans le monde de l'entreprise, permettant à une société d'intégrer complètement le patrimoine d'une autre, englobant à la fois actifs et passifs. Cette opération se traduit par trois conséquences juridiques majeures : le transfert global du patrimoine de la société absorbée vers la société absorbante, la dissolution sans liquidation de la première, et une augmentation de capital au sein de la société absorbante par échange de titres. Les normes comptables fixent des règles précises pour l'évaluation des apports, dictant l'usage de la valeur comptable ou réelle selon le contexte de contrôle pré-existant et la direction de la fusion. Cela mène à distinguer les fusions "à l'endroit", initiées par la société absorbante maintenant son contrôle post-opération, des fusions "à l'envers", où le contrôle passe à la société absorbée.
En termes comptables, la fusion-absorption est encadrée de manière à aligner les pratiques françaises sur les standards internationaux, favorisant ainsi la transparence et la comparabilité des états financiers. Lorsque des entités sous contrôle distinct procèdent à une fusion "à l'endroit", l'opération est traitée comme une acquisition, avec une évaluation à la valeur réelle et la reconnaissance de plus ou moins-values potentielles, traduites par un boni ou mali de fusion. Ce dernier élément reflète les écarts entre la parité d'échange des titres lors de la fusion et le coût d'acquisition préalable des participations, révélant soit un enrichissement (boni) soit une perte de valeur (mali) pour la société absorbante, en fonction de la différence entre la valeur d'échange et le prix d'acquisition originel des titres. Cette approche garantit une représentation fidèle de l'impact économique de la fusion-absorption sur les entités concernées, soulignant l'importance de procédures d'évaluation rigoureuses et de la transparence dans la communication financière post-opération.