Créer une startup : Les étapes à suivre (2024)

L'article en brefDans un monde où l'entrepreneuriat et l'innovation attirent malgré l'incertitude des marchés, l'aventure de créer une start-up s'avère à la fois excitante et exigeante. Alliant ambition et méthode, les fondateurs de ces jeunes pousses espèrent révolutionner le quotidien de millions d'individus grâce à des idées novatrices. La création d'une start-up, considérée comme une entreprise à fort potentiel de développement, requiert un investissement initial conséquent et une implication totale de ses créateurs. Avec un environnement versatile et la pression du capital-risque, la flexibilité et la conviction sont essentielles pour naviguer vers le succès. Ce chemin, bien qu'ardent, est pavé de stratégies méthodiques et d'un écosystème soutenant, promettant un voyage entrepreneurial enrichissant pour ceux prêts à relever le défi.

La notion de start-up, souvent associée à l'innovation et à un potentiel de croissance élevé, évolue dans un cadre distinct de celui des entreprises traditionnelles. Ces "jeunes pousses" sont la preuve vivante de la créativité et de l'ambition entrepreneuriale, offrant un terrain fertile pour l'expérimentation et le développement de concepts révolutionnaires. Que ce soit par une stratégie d'innovation de rupture ou incrémentale, l'objectif reste de se distinguer et de mener à bien une idée transformant le marché. S'entourer d'un écosystème d'incubateurs, de business angels et de programmes de soutien est crucial pour transformer une vision en réalité tangible. Avec les bons outils, la start-up française est non seulement un rêve réalisable mais un vecteur de changement dans l'économie moderne, invitant à plonger dans l'univers entrepreneurial.
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Article rédigé et certifié par Guillaume DELEMARLE
 
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
Temps de lecture : 13minDernière mise à jour : 13/06/2024
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Malgré l’incertitude des marchés économiques, l’entrepreneuriat et l’innovation n’ont jamais autant attiré. Les candidats aux business plans et aux levées de fonds regorgent d’idées toutes plus novatrices les unes que les autres. 

Ces spécialistes des nouvelles technologies espèrent chambouler le quotidien de millions d’individus. Pour cela, ils cherchent à développer le concept présentant la meilleure proposition de valeur possible et misent sur une croissance rapide de leur chiffre d’affaires. 

De fait, la création d’une start-up, entreprise à fort potentiel de développement, s’impose comme l’alternative idéale. Toutefois, le programme est ambitieux. Il requiert un capital de départ et un investissement sans faille des fondateurs. 

Pour mener à bien leur projet, ces derniers devront se montrer méthodiques. Heureusement, lancer et pérenniser une jeune pousse n’est pas une mission impossible, la preuve en est dans ces 6 étapes.

Podcast pour réussir le lancement de sa start-up

Qu'est-ce qu'une start-up ?

La définition de la notion de start-up

Le terme « start-up » tire son origine de l’expression anglophone to start up. Cette dernière désigne l’action de démarrer ou de se lancer. En somme, une start-up est un modèle d’entreprise qui lance son activité. En France, on les appelle « les jeunes pousses ».

Elles peuvent s’apparenter à de petites structures d’entreprise de type TPE ou PME (petite ou moyenne entreprise). Cependant, la start-up se distingue quelque peu de ces organisations dont l’activité repose sur un modèle économique fiable et éprouvé.

Ces entreprises en début d’activité se définissent par leur caractère innovant et par le haut potentiel de croissance dont elles font preuve. Il s’agit pour l’entrepreneur de trouver une bonne idée de business, et de la concrétiser sous la forme d’une organisation dont l’essor est considérable.

L’idée de départ, qu’il s’agisse d’un produit ou d’un service, peut se révéler révolutionnaire et bouleverser le marché sectoriel en imposant de nouvelles pratiques, jusqu’alors inconnues. Dans ce cas de figure, on parle de stratégie d’innovation de rupture ou de modèle économique disruptif.

À l’inverse, il est également possible de s’inspirer d’un concept déjà existant, et d’accentuer le travail de recherche et de développement dans le but d’optimiser son fonctionnement. Cette démarche s’inscrit dans un projet d’innovation incrémentale. Par ce biais, la startup se démarque de ses concurrents et peut ensuite se positionner en qualité de leader sur sa niche économique.

Les caractéristiques d’une start-up

C’est aux États-Unis qu’apparaissent les premières créations de start-ups, principalement dans leur berceau de la Silicon Valley, situé en Californie. Ce modèle peut sembler proche des TPE (très petites entreprises) mais il s’en distingue grâce aux caractéristiques suivantes : 

  • leur volonté d’innover et de s’imposer sur un marché émergent ;

  • leur appétence pour les nouvelles technologies et le numérique ;

  • les perspectives de développement rapide et à grande échelle ;

  • leur besoin de financement suffisamment significatif pour concevoir des prototypes performants et la nécessité de tester le produit avant sa mise sur le marché ;

  • la proactivité des dirigeants et leur capacité à s’adapter aux contraintes du monde qui les entoure.

Il faut savoir que pour les jeunes entrepreneurs, créer une startup apparaît comme une étape initiale dans le développement de leur société. 

En effet, la start-up est une forme d’entreprise temporaire, dédiée à l’expérimentation et au lancement de son produit ou d’un service novateur. Celle-ci ne doit pas excéder 8 ans, conformément à ce que prévoit le Code général des impôts. Au terme de cette période, la start-up est tenue de statuer sur son avenir : 

  • adopter une forme juridique classique basée sur un modèle économique stable ;

  • se voir absorbée par un grand groupe ou une entreprise plus conséquente ;

  • abandonner le projet faute de ressources financières suffisantes.

Tout l’enjeu des startupers consiste à avancer à l’aveugle. Mieux vaut faire preuve de conviction quant à la faisabilité de leur projet. 

En effet, ces jeunes entrepreneurs évoluent dans un environnement versatile, où la notion de capital-risque est constamment mise à l’épreuve. La flexibilité est donc de mise pour se frayer un chemin vers le succès.

Pourquoi créer une start-up en France ?

La création d’une start-up peut s’avérer judicieuse pour des entrepreneurs souhaitant développer ce qu’ils imaginent être l’idée du siècle. Par son aspect innovant, la matérialisation de ce nouveau concept ne répond pas forcément aux modèles économiques déjà en place. Dès lors, créer une start-up prend tout son sens.

Le rôle de la start-up

La mission principale d’une start-up consiste à expérimenter une idée dépourvue d’un business plan bien établi, dans le but de la développer et de la rendre accessible au plus grand nombre. Pour ce faire, le cadre de la jeune pousse est idéal puisqu’il satisfait pleinement au critère de flexibilité nécessaire pour faire germer le projet et l’aider à se concrétiser.

La start-up n’est pas une fin en soi. Elle représente la première étape dans le cheminement de l’entreprise. Ce statut particulier permet au fondateur de mesurer la faisabilité de son projet et de s’entourer des compétences nécessaires pour la mettre en œuvre. Ce travail de réflexion et de créativité peut s’effectuer au sein d’un incubateur d’entreprise.

Ces structures représentent un formidable tremplin pour les jeunes start-ups en devenir. De fait, pour jouer leur rôle, les incubateurs disposent d’un réseau solide de compétences variées permettant d’accompagner les entrepreneurs, tant dans leurs démarches de création que dans leur stratégie pour lever des fonds.

Il est essentiel de garder en tête que la start-up reste provisoire, le temps de fixer ses objectifs et de consolider le modèle économique optimal qui permet de les atteindre. C’est cet aspect qui différencie la start-up de l’entreprise. Cette dernière s’appuie sur un business plan bien défini. 

De son côté, la start-up teste différentes pratiques. Cette manière de procéder vise à déterminer celle qui lui convient pour dupliquer et industrialiser son offre, générant ainsi un chiffre d’affaires exponentiel.

Les avantages d’une start-up

Choisir de fonder une start-up donne l’occasion d’évoluer dans un cadre bien différent de celui de la société. De ce fait, la jeune pousse présente des atouts indéniables.

Laisser libre cours à sa créativité

La communauté des startupers se compose de personnalités très éclectiques, présentant parfois des profils plutôt atypiques. Généralement, il s’agit de jeunes entrepreneurs déterminés, animés par l’envie de success story. Certains sont encore étudiants, et construisent un projet dans le cadre de leurs travaux d’études.

Impatients de se confronter à la réalité du marché, ces entrepreneurs dans l’âme décident alors de matérialiser leur vision, avec l’ambition de bousculer les codes de la société. 

Lors d’une création de start-up, l’objectif premier réside dans la volonté de se démarquer des acteurs qui occupent le marché. La créativité et l’innovation sont donc les qualités indispensables pour fournir une prestation à forte valeur ajoutée. 

Il s’agit de ne rien s’interdire et d’examiner les hypothèses les plus insolites. Au fur et à mesure, le projet s’affine et l’entrepreneur est en mesure de cibler son public ou son client type avec plus de précision. Les idées les plus pertinentes seront conservées pour la conception d’un prototype. 

Travailler dans un environnement flexible

Toujours par souci de ne poser aucune limite à la créativité, la start-up offre un environnement de travail souple. La hiérarchie est souvent peu encline à contraindre son personnel à des règles strictes, à condition que celui-ci déploie les efforts requis pour permettre une croissance rapide de l’activité.

Ainsi, les salariés d’une start-up sont relativement libres de : 

  • leurs horaires ;

  • l’espace qu’ils souhaitent investir dans les locaux de la start-up ou de la pépinière d’entreprise ;

  • la méthode de travail employée, tant que les objectifs fixés sont atteints ;

  • etc.

S’investir au sein d’une start-up implique de se montrer adaptable sur tous les aspects de sa mission. Ce cadre professionnel permet aux employés de s’affranchir des règles rigides et conventionnelles que l’on retrouve dans les entreprises classiques. 

Ainsi, les startupers ne se fourvoient pas en vouvoiement et ne se soumettent à aucun code vestimentaire précis. L’esprit start-up, c’est d’aller droit à l’essentiel, sans fioriture, en vue de devenir rentable rapidement. 

Fédérer ses équipes

Ce qui caractérise une start-up, c’est la détermination de ses fondateurs. Ces derniers nourrissent l’intime conviction que leur offre s’apprête à ébranler les habitudes de consommation. Pour autant, en être soi-même persuadé ne suffit pas toujours à convaincre les employés de la viabilité du projet.

L’ambiance dynamique et conviviale qui règne dans une start-up est souvent propice à stimuler la motivation des équipes et donc à les réunir autour d’une ambition commune. L’encadrement peu contraignant et la liberté d’esprit sont souvent sources d’inspiration. Dans ces conditions, il est plus aisé pour les employés de démontrer un engagement efficace et productif.

En revanche, lors d’une création de start-up, l’oisiveté ne fait pas partie du programme. Pour se donner toutes les chances de réussite, les équipes ne comptent pas leurs heures pour mener à bien leur mission.

Bénéficier de multiples aides appropriées à la start-up

Au moment du démarrage du projet, le financement fait cruellement défaut aux jeunes chefs d’entreprise. Les banques se montrent souvent frileuses à l’idée d’investir sur une idée dont les perspectives de rentabilité restent incertaines.

À cet effet, créer une start-up représente une opportunité intéressante puisqu’elle permet de bénéficier d’aides spécifiques au lancement d’un produit.

En France, l’État a mis en place différentes aides financières pour soutenir l’innovation via la création de start-up, ainsi que leur développement économique. Les jeunes entrepreneurs peuvent compter sur : 

  • des prêts d’honneur ;

  • des programmes publics, tels que la French Tech pour les jeunes pousses dédiées aux nouvelles technologies ;

  • divers événements ouvrant les portes de tout un écosystème réunissant l’ensemble des acteurs indissociables de la croissance d’une start-up.

En outre, il existe d’autres moyens d’obtenir un financement pour étoffer son projet : parmi eux, on compte les business angels. Il s’agit de personnes physiques, souvent expérimentées, dont la santé financière est assurée, et qui peuvent se permettre de placer une part de leur capital dans celui d’une jeune pousse. 

Les raisons qui les poussent à investir dans une start-up sont variées, mais en principe, il s’agit souvent d’assouvir une passion, ou du moins de contribuer au cheminement d’une invention qui les inspire. Les business angels représentent des atouts précieux pour les entrepreneurs. 

Au-delà du soutien financier procuré au moment de la création de la start-up, cette relation professionnelle se nourrit également de conseils avisés et d’échanges de compétences.

Les étapes de la création d'une start-up

 

6 étapes pour créer sa startup

 

1ère étape : trouver l'idée

Trouver une idée de start-up n’est pas si simple. Pour garantir un avenir à la structure, celle-ci doit répondre à une attente. Toutefois, si ce besoin peut déjà se faire sentir au sein de la société, le vrai talent du startuper consiste à l’anticiper, voire à en créer un nouveau, puis d’en apporter la solution. 

Pour ce faire, il lui appartient de suivre l’actualité et de porter un regard critique sur la société. Cette analyse est un moyen redoutable pour décrypter les tendances du moment et pour parier sur les prochaines.

En principe, la création d’une start-up implique de recourir aux nouvelles technologies pour innover dans un domaine précis. 

Ainsi, elles peuvent s’appuyer sur des compétences et des connaissances pointues dans les domaines suivants : 

  • le digital ;

  • la fintech (au service de la finance) ;

  • la biotech (en matière de santé et de bien-être) ;

  • la cleantech ;

  • l’edtech (soutenant les actions éducatives) ;

  • ou encore l’économie collaborative, c’est-à-dire un dispositif de prêt ou d’échange de compétences, à titre gratuit ou non.

En orientant l’ensemble de ces expertises, le champ d’intervention de ces jeunes pousses ne connaît aucune limite. 

Aussi, elles s’emploient à placer leurs talents au service de nombreux secteurs économiques, plus ou moins porteurs, tels que :

  • la santé ;

  • les loisirs ;

  • le gaming ;

  • la beauté ;

  • l’écologie ; 

  • la parentalité ; 

  • la sécurité ;

  • le sport ;

  • etc. 

Bien souvent, les idées créatives ne manquent pas. En revanche, faire en sorte que celle choisie s’impose à tous comme une évidence relève du défi. 

Tout l’enjeu d’une création de start-up consiste à convaincre que, par son aspect pratique et original, le produit qu’elle développe s’apprête à devenir un incontournable de la vie de tous les jours.

2ème étape : réaliser une étude de marché et tester la faisabilité

Votre concept inédit en tête, il est temps de le mettre à l’épreuve du marché. Avant toute chose, il convient de procéder avec méthode. Le futur dirigeant doit prendre le temps de définir précisément les contours de son projet. Pour cela, il s’assure d’avoir parfaitement identifié le besoin auquel son offre répond, ainsi que la cible visée. 

De même, s’il s’agit de conquérir un marché déjà existant, le startuper doit se prêter à l’exercice du benchmarking. 

Celui-ci consiste à examiner de près les pratiques utilisées par les entreprises concurrentes pour se positionner sur le marché ciblé. Cette étude de marché permet de mettre en exergue les qualités et les lacunes dont elles font preuve. 

Dès la phase de préparation, l’entrepreneur sait sur quels critères agir pour améliorer sa proposition de valeur. C’est ainsi qu’il saisit toutes les chances de supplanter ses adversaires.

3ème étape : réaliser le business plan de la start-up et MVP

Cette étape est indissociable de la création d’une start-up. Elle est aussi déterminante pour la suite de l’aventure entrepreneuriale. L’élaboration du business plan doit être soignée. De fait, il représente la feuille de route retraçant les lignes directrices du projet. Il s’agit de détailler chaque étape en partant de l’idée d’origine jusqu’au lancement final du produit ou du service.

Ce document se doit également d’être convaincant. En effet, c’est sur la base de cette étude que d’éventuels investisseurs pourraient statuer sur leur volonté de participer ou non au financement du projet défendu. 

Pour parvenir à convaincre un business angel d’investir dans votre startup, celui-ci doit lui-même se sentir transporté par le projet. 

Encore mieux, il doit percevoir le fort potentiel de croissance de l’entreprise, initié par la force d’un concept novateur, avant même que celui-ci ne voie le jour. Réaliser un business plan pour une startup est une action stratégique et ne doit donc pas être négligé.

Pour appuyer les arguments développés dans le business plan, rien de tel que de présenter un MVP (de l’anglais minimum viable product). Sous cet acronyme, se cache la notion de prototype, créé sous sa forme la plus simple et n’exigeant que peu d’effort de fabrication. Il a pour objet de matérialiser le projet en un produit concret, permettant au public de mieux conceptualiser la vision de l’entrepreneur. 

Cette sorte de maquette se révèle grandement utile pour tester les process de fabrication et leur coût. Il permet aussi d’évaluer l’accueil qu’il pourrait recevoir en termes de retour client, avant d’engager des frais conséquents pour son industrialisation.

4ème étape : trouver les financements pour lancer sa start-up

La création d’une start-up exige d’obtenir un soutien financier important, sous peine de voir le projet « tué dans l’œuf ». Nous l’avons vu, il existe différentes méthodes pour décrocher les financements nécessaires à la conception et à la commercialisation d’un concept innovant.

L’autofinancement de sa jeune pousse

Ainsi, le premier levier à activer pour financer une start-up repose sur l’apport de fonds propres. Pour cela, le futur chef d’entreprise peut produire des apports numéraires, c’est-à-dire en argent, mais également des apports en nature. 

Dans le cadre de la création d’une start-up, il peut être opportun d’effectuer un apport en industrie. Celui-ci peut prendre, par exemple, la forme d’un brevet, d’un outil ou encore d’un logiciel informatique.

Le soutien des proches

On appelle ce mode de financement le Love Money. Les membres de la famille ou les amis peuvent prendre part dans la mise en œuvre d’un projet révolutionnaire. Cette stratégie de financement présente l’avantage d’être flexible. 

En effet, l’entrepreneur est exonéré des intérêts sur la somme empruntée. En outre, les conditions de remboursement peuvent être modulables, ce qui diffère considérablement des modalités imposées par un établissement bancaire. 

Les prêts bancaires

Lors d’une création d’entreprise, cette solution est la plus communément utilisée dès qu’il s’agit de renforcer son capital social. Pour réunir toutes les chances d’obtenir un prêt, mieux vaut être en mesure de présenter un dossier et des garanties solides à l’établissement financeur. 

Dans le cadre d’une startup, cette étape peut marquer un frein à sa progression. Effectivement, bien que son potentiel de croissance se veuille ambitieux, le business model n’est pas encore clairement défini. Il reste à réajuster au fur et à mesure de l’avancement du projet.

L’apport en capital

Il est également possible d’ouvrir son capital social à de nouveaux investisseurs. Pour susciter l’intérêt de ces derniers, l’entrepreneur doit se montrer persuasif quant à la puissance de son idée. 

Il est vivement recommandé de préparer en amont un pitch impactant, et pourquoi pas, de déployer des efforts significatifs dans une stratégie de communication pour attirer les fonds d’investissement.

Les business angels

Ce terme désigne des personnes désireuses d’encourager la création d’une startup en lui octroyant une aide financière. 

Cet allié providentiel mise généralement sur une jeune pousse à laquelle il croit, dont le concept est porteur. De plus, il ne se contente pas d’intervenir en qualité d’appui budgétaire. Bien souvent, le business angel joue aussi un rôle de conseiller, en plaçant son expérience au service de l’entrepreneur novice.

Les incubateurs de start-up

On les appelle également les pépinières d’entreprises. Ce sont des organisations bien structurées, jouissant d’un réseau d’experts dans différents secteurs de l’économie. Les incubateurs sont chargés d’accompagner les startupers au début de leur projet. 

Les acteurs de ces pépinières interviennent dans l’élaboration du business plan, les formalités liées à la création de la startup, ou encore dans la mise en relation avec des investisseurs pour les opérations de levée de fonds. Sur la base de certains critères de sélection, il est fréquent de voir ces organisations soutenir financièrement le lancement d’une entreprise en démarrage.

Les programmes publics ou privés

Soucieuse de promouvoir l’innovation émanant de ses territoires, la France a développé de nombreux programmes d’aide visant à soutenir l’émergence de nouvelles startups. Les collectivités territoriales ou les banques publiques d’investissement, mieux connues sous le nom de BpiFrance, constituent les interlocuteurs privilégiés des porteurs de projet.

Sous certaines conditions, les dirigeants de jeunes pousses peuvent prétendre à un certain nombre de subventions régionales, de bourses ou d’aides à l’innovation. D’autre part, des concours et appels à projet sont organisés à travers le pays, gratifiant le lauréat d’une prime pour favoriser son lancement.

Le financement participatif

Cette pratique, également nommée le crowdfunding, constitue également un levier efficace pour une levée de fonds. Celle-ci s’opère via une plateforme dédiée, sur laquelle les investisseurs choisissent la forme de participation qu’ils souhaitent attribuer pour soutenir le développement d’un concept innovant. Le financement participatif s’inscrit dans une démarche de mécénat entre particuliers, puisqu’il n’entre pas dans le champ d’action des circuits financiers institutionnels.

Ce mode de financement est particulièrement adapté lorsque les possibilités de prêts bancaires sont limitées ou épuisées. Il peut prendre l’une des formes suivantes : 

  • un don ;

  • un prêt ;

  • un investissement.

En fonction de la solution choisie, les contreparties ne sont pas les mêmes. Ainsi, la détention de parts de capital peut permettre d’octroyer une rémunération à l’apporteur de fonds.

5ème étape : définir le meilleur statut juridique pour créer la start-up

Alors que les idées fusent dans l’esprit de l’entrepreneur, l’aspect pratique d’une création de start-up doit aussi faire l’objet de toute son attention. C’est notamment le cas pour ce qui concerne le choix de la forme juridique de la structure. Pour cela, il convient d’examiner minutieusement différents critères : 

  • le startuper se lance-t-il seul ou en équipe ?

  • envisage-t-il de faire entrer de nouveaux associés au capital de l’entreprise ?

  • quelle est la portée des risques encourus ?

  • Quelle projection de croissance cible-t-il à court, moyen et long terme ?

  • etc.

À l’issue de cette étude, il appartient au futur chef d’entreprise de tirer les conclusions qui s’imposent. Selon la situation, il peut être judicieux de privilégier un statut pluripersonnel, tel que : 

  • la SARL (société à responsabilité limitée) ;

  • la SAS (société par actions simplifiée) ;

  • la SA (société par actions).

Ces options offrent plus de flexibilité dès l’instant que le besoin de s’associer se fait sentir. Elles évitent ainsi de longues démarches fastidieuses nécessaires à la modification du statut social. 

Il est plus rare que le fondateur de la startup décide de se lancer seul. Toutefois, si tel est le cas, d’autres formes juridiques se présentent à lui, comme l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle).

Il est à noter que le niveau de protection du patrimoine est un critère à prendre en considération. Le démarrage d’une start-up comporte des risques. Les entreprises à responsabilité limitée ou les sociétés par actions présentent l’avantage de protéger le patrimoine des fondateurs à la hauteur de leurs apports.

6ème étape : Lancement de la start-up

Au terme de ces multiples étapes, la phase ultime consiste à se jeter dans le grand bain. C’est aussi celle qui concrétise ce qui, au départ, n’était qu’un projet un peu abstrait. Aujourd’hui, l’émulation qui s’opère autour de cette proposition de valeur ne laisse plus la place au doute quant au succès à venir.

La création d’une start-up équivaut à la création d’une entreprise. Selon le statut juridique privilégié, un certain nombre de formalités sont requises : 

  • rédiger les statuts de l’entreprise ;

  • déposer le capital social sur un compte professionnel en échange d’une attestation de dépôt de fonds ;

  • publier l’avis de constitution de la société auprès d’un journal d’annonces légales ;

  • procéder à la demande d’immatriculation de la startup sur le guichet unique du site de l’Inpi.

Ce service est dématérialisé et remplace le CFE (centre de formalité des entreprises). Il se charge d’enregistrer la startup au répertoire national des entreprises (RNE). Lorsque l’immatriculation est réputée effective, les dirigeants reçoivent l’extrait Kbis de la société.

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L’aventure entrepreneuriale est stimulante et enrichissante. En revanche, elle peut faire douter les plus avertis d’entre nous. 

Si la création d’une start-up nécessite de faire preuve d’audace, d’imagination et d’innovation, le formalisme qui l’accompagne peut vous donner le sentiment d’être démuni face à l’ampleur de la tâche. 

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Bien qu’en France, le salariat tient encore une place prépondérante sur le marché de l’emploi, il ne fait plus autant rêver. De nos jours, nombreux sont les actifs qui cherchent à s’émanciper des conventions rigides et archaïques qui subsistent dans certaines entreprises. 

Quoi de mieux que la création d’une start-up pour libérer son originalité et innover sur des marchés prometteurs ? Des idées, les Français n’en manquent pas. Les concrétiser relève d’une autre paire de manches. Inventivité, méthode et détermination seront les maîtres-mots pour se démarquer, mais un bon accompagnement constitue aussi un précieux allié. Prêt à relever le défi ?

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