Le gérant associé majoritaire détient plus de 50 % des parts et peut se rémunérer selon diverses modalités, sous réserve des cotisations sociales.
La rémunération du gérant associé majoritaire est soumise à des cotisations sociales et peut être déduite du résultat d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).
Le gérant associé minoritaire, détenant moins de 50 % des parts, peut être rémunéré de manière similaire ou être salarié en vertu d'un contrat de travail.
Les dividendes perçus par un gérant associé minoritaire ou non gérant sont soumis à un abattement de 40 % avant d’être taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Les dividendes peuvent bénéficier d’un prélèvement libératoire à la source de 21 %, plus les prélèvements sociaux de 15,5 %.
Les dividendes ou rémunérations ne tiennent pas compte des cotisations sociales et des prélèvements, il est donc important de les anticiper avec l'aide d'un expert-comptable.
La SARL unipersonnelle, aussi appelée EURL, permet à un seul associé de bénéficier des avantages de la SARL tout en gardant un statut d'entrepreneur individuel.
L'associé unique peut être une personne physique ou morale, avec une responsabilité limitée au montant de ses apports en capital.
Les décisions importantes, telles que l'approbation des comptes ou la modification des statuts, sont prises par l'associé unique sans besoin de quorum ni de majorité.
Un gérant, obligatoirement une personne physique, doit être nommé, et ses pouvoirs peuvent être définis dans les statuts de la société.
La fiscalité de la SARL unipersonnelle peut être à l'impôt sur les sociétés (IS) ou à l'impôt sur le revenu (IR) en fonction de la situation de l'associé unique.
Le régime social du gérant dépend de son statut : il est affilié au régime des travailleurs indépendants si l'associé unique est le gérant.
Les formalités de création incluent la rédaction des statuts, le dépôt de capital, la publication d'un avis légal, et l'immatriculation au centre de formalités des entreprises.
Le gérant peut prétendre à des congés payés s'il signe un contrat de travail distinct de son rôle de gérant.
Le nombre de jours de congés payés est calculé sur la base de 5 jours pour 60 jours ouvrables travaillés.
Le gérant doit informer les associés de ses dates de congés et obtenir leur accord pour éviter toute contestation.
Les congés ne peuvent pas dépasser quatre semaines sans dérogation, sauf en cas de contraintes géographiques.
Des congés supplémentaires sont accordés si le gérant prend au moins 6 jours entre novembre et avril.
Le calcul de la rétribution des congés payés se fait selon la règle la plus avantageuse pour le gérant : soit 10% des salaires perçus, soit le salaire qu'il aurait touché s'il avait travaillé.
Les conventions réglementées concernent les accords entre une SARL et ses gérants ou associés.
Ces conventions doivent être validées selon des procédures spécifiques, incluant un contrôle par les associés.
Exemples de conventions réglementées : contrat de travail du gérant, ouverture de compte bancaire pour un associé, et acquisition de biens d’un associé.
Les conventions interdites incluent les prêts ou garanties accordés par la SARL à ses dirigeants ou associés.
Les conventions réglementées peuvent être soumises à un contrôle préalable ou a posteriori, en fonction du contexte.
En cas de non-validation d'une convention, le gérant peut en assumer la responsabilité en cas de préjudice pour la société.
Les SEL sont des structures adaptées aux professionnels libéraux pour exercer en société, avec plusieurs formes juridiques disponibles (SELARL, SELAS, SELCA, SELAFA).
Les associés peuvent choisir entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS), selon leurs objectifs fiscaux.
La distinction entre rémunération technique et rémunération de mandat social permet d’optimiser charges sociales et imposition.
Les dividendes des SELAS et SELAFA sont soumis à des prélèvements sociaux fixes de 17,2 %, avantageux pour les dividendes élevés.
Les charges professionnelles, telles que les frais de gestion et les salaires, sont déductibles du résultat fiscal de la SEL.
Les SEL peuvent bénéficier d'exonérations de TVA pour certaines professions médicales et paramédicales.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) varie selon la localisation et la valeur locative des locaux professionnels.
Différences fondamentales : La SARL peut avoir plusieurs associés, tandis que l'EURL en a un seul.
Régime fiscal : La SARL est imposée à l'impôt sur les sociétés (IS), tandis que l'EURL est généralement soumise à l'impôt sur le revenu (IR), avec une option pour l'IS.
Régime social du dirigeant : Le gérant d'une SARL peut être assimilé salarié, tandis que celui d'une EURL est généralement TNS.
Facilité de gestion : L'EURL simplifie la gestion administrative, notamment l'absence de réunions obligatoires, contrairement à la SARL.
Transmission de l'entreprise : La transmission des parts sociales est plus simple dans une SARL qu'une EURL, surtout dans une SARL de famille.
Passage de l'EURL à la SARL : Il est possible de passer de l'EURL à la SARL, mais cela nécessite des changements statutaires et fiscaux importants.
Le statut d'entrepreneur individuel a été simplifié avec la suppression de l'EIRL, et un statut unique est entré en vigueur en 2022.
L'imposition d'un entrepreneur individuel peut être forfaitaire (micro) ou réelle, selon le chiffre d'affaires et l'option choisie.
Les charges déductibles incluent les dépenses courantes, amortissements, et charges financières, et varient selon le régime d'imposition.
Les plus-values réalisées sur la cession d'immobilisations sont soumises à l'impôt, avec des régimes différents pour les plus-values à long terme et à court terme.
Le déficit d'une activité professionnelle peut être imputé sur le revenu global de l'entrepreneur, selon certaines conditions spécifiques.
En cas d'option pour l'impôt sur les sociétés (IS), le résultat est imposé à l'IS, et la rémunération et dividendes sont soumis à une imposition différente.
L'EURL est une option attractive pour les chômeurs souhaitant se lancer dans l'entrepreneuriat, offrant liberté de gestion et protection du patrimoine personnel.
Le statut de chômeur permet de cumuler l'ARE (Aide au Retour à l'Emploi) ou l'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) sous certaines conditions.
L'ARCE offre un capital équivalent à 45% des allocations chômage restantes, facilitant le démarrage de l'activité.
Créer une EURL pendant le chômage permet de développer de nouvelles compétences et de se repositionner sur le marché du travail.
Le créateur d'EURL doit être vigilant sur les obligations fiscales et sociales, ainsi que sur les modalités de cumul avec les allocations chômage.
Les aides comme l'ARE et l'ARCE peuvent alléger les charges financières initiales et faciliter le lancement de l'activité.