Créer une entreprise de paysagiste

Mis à jour le 05/12/2017

Vous êtes passionné par le jardinage, l’entretien de jardin ou de parcs et vous souhaitez créer votre propre entreprise ? La création d’une entreprise de paysagiste commence d’abord par le choix du statut juridique approprié (EIRL, SARL, SAS…) ainsi que par l’inscription aux organismes correspondant à votre type d’activité (commerciale, artisanale ou agricole). Par la suite, vous devrez réaliser un Business Plan détaillé pour vous aider à trouver des investisseurs et financer les différents coûts dus à la création de votre activité. En tant que créateur d’entreprises, certaines aides vous sont proposées.

Démarches administratives

Quel statut juridique adopter ?

Plusieurs statuts juridiques sont envisageables pour la création d’une activité de paysagiste. Il faudra choisir le statut en fonction de l’activité principale que vous exercez et prendre en considération la taille de votre société :

  • Vous êtes seul, sans salarié : l’EIRL est conseillée

  • Vous prévoyez d’engager des salariés : la SARL est un bon choix, surtout si vous vous déclarez en tant que TNS (travailleur non salarié), ce qui vous amènera à payer moins de cotisations.

  • Enfin, si vous créez votre entreprise à plusieurs associés : une SAS avec des statuts libres peut être avantageuse.

Pour créer votre entreprise de paysagiste, il vous faudra vous adresser à l’organisme correspondant à votre activité principale :

  • La Chambre d’agriculture , si votre activité est principalement agricole (plantation d’arbres et de plantes, pépiniériste, création de jardins, entretien après production de plants ; horticulteur),

  • La Chambre du Commerce et des Sociétés : si votre activité est principalement commerciale (prestations de services pour entretien de parcs et de jardins ; vente de graines, poteries, engrais ; taille des arbres),

  • La Chambre des Métiers et de l’Artisanat , si votre activité est principalement artisanale (création de parcs et jardins incluant des travaux de terrassement et de maçonnerie).

Si vous souhaitez commencer votre activité sans créer de structure, vous pouvez toujours opter pour le statut d’auto-entrepreneur (sauf s’il s’agit d’une activité agricole). Vous devrez alors obligatoirement vous immatriculer au Répertoire des métiers ou au registre du commerce et des sociétés. S’il s’agit d’une activité artisanale, il vous sera demandé de suivre un stage préalable à l'installation (SPI).

Enfin, si vous exercez des petits travaux d’entretien de jardins chez des particuliers, il s’agit alors du service à la personne, vous devrez alors vous déclarer au CESU.

Quelles sont les responsabilités sociales ?

L’entrepreneur doit obligatoirement souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle.

Vous relevez de la MSA (la Mutuelle Sociale Agricole) si vous réalisez des travaux de création, restauration ou entretien de parcs et jardins, ou de petits travaux de jardinage dans le cadre des services à la personne qui constituent une activité agricole, ou si vous réalisez, dans le cadre de votre activité de paysagiste, des travaux de maçonnerie paysagère.

Réaliser un Business Plan

Après avoir étudié la viabilité de votre projet grâce à une étude de marché approfondie, il vous faudra procéder à la rédaction du Business Plan. Ce document est indispensable avant la création de votre entreprise. Le Business Plan a pour objectif principal de convaincre les futurs investisseurs de s’engager dans votre projet. Il ne faut donc négliger ni sa qualité, ni son exhaustivité, ni la précision de ses informations.

Les principales informations à faire figurer dans votre Business Plan sont :

Le Business Plan prouve aux yeux des autres la viabilité de votre projet. Veillez à le soigner le plus possible afin de convaincre les banquiers et autres investisseurs potentiels.

Quels sont les coûts à l’ouverture de votre entreprise de paysagiste ?

Au moment de l’ouverture de votre entreprise de paysagiste, il vous faudra prendre en compte les investissements indispensables tels que la rédaction de vos statuts et leurs publications (ainsi que tous les autres frais relevant du choix du statut de l’entreprise) l’achat de matériel, de véhicule etc. Pensez également à inclure les charges dans vos coûts : 30% à 35% pour les frais de personnel, 20% pour les achats de végétaux. Prenez également en compte le coût des loyers éventuels, des frais de publicité, de fonctionnement et d’entretien des véhicules et autres engins.

Les aides pour ouvrir votre entreprise de paysagiste

Des aides financières sont proposées aux créateurs d’entreprise. L’ Accre permet de bénéficier d’exonérations des cotisations sociales pendant plusieurs années. Pour en savoir plus sur cette aide aux créateurs d’entreprises, consultez notre article « Bénéficier de l’Accre pour créer son entreprise » .

A consulter également : l’aide proposée par les pépinières d’entreprise

Pour vous faire accompagner et conseiller dans vos démarches, vous pouvez vous renseigner auprès de l’Unep, le syndicat représentant les entreprises de paysagistes. En vous inscrivant en ligne, vous aurez automatiquement accès à de multiples informations.

Peut-on ouvrir une entreprise de paysagiste sans apport ?

Il est possible de créer une entreprise de paysagiste sans apport dans la mesure où vous pouvez emprunter ou faire appel à des investisseurs. Bien souvent, le montant de l’apport témoigne de votre implication dans le projet. Ainsi, pour convaincre ces financeurs, votre projet devra être cohérent, votre business plan et votre étude de marché solides, et votre rentabilité avérée.

Sans apport, vous débuterez votre activité avec dettes.

Peut-on ouvrir une entreprise de paysagiste sans diplôme ?

Pour créer une entreprise paysagiste, aucun diplôme n’est exigé. Cependant, une formation adaptée est fortement conseillée.

Spécificités de l’activité de paysagiste

L’activité de paysagiste est réglementée dans le cas :

  • d’application ou de conseil à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques : tout professionnel doit être titulaire d'un certificat individuel, le "Certiphyto".
  • d’utilisation de produits biocides : depuis le 1er juillet 2015, les personnes qui utilisent, vendent ou achètent de certains produits biocides  réservés aux professionnels doivent, en complément du Certiphyto, être titulaires d'un certificat individuel, le Certibiocide, délivré après avoir suivi une formation auprès des organismes habilités.
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