Après un accident de travail, un salarié peut bénéficier d'une indemnisation sous forme de rente, basée sur son taux d'incapacité permanente (IPP). Cette indemnisation, déterminée par la CPAM, dépend de plusieurs facteurs tels que l'état de santé, l'âge, et les compétences professionnelles de la victime. Si l'IPP atteint ou dépasse 10%, une rente viagère est versée, variant selon le pourcentage d'incapacité. De plus, en cas de faute inexcusable ou intentionnelle de l'employeur, une indemnisation complémentaire peut être accordée. Les ayants droit peuvent également recevoir une part de cette indemnisation en cas de décès du salarié.
Le calcul de cette rente d'accident du travail s'effectue à partir du salaire annuel précédant l'accident, multiplié par le taux d'IPP. Des plafonds sont appliqués pour assurer une indemnisation équitable. Par ailleurs, la rente est non imposable et exemptée de certaines contributions sociales. Il est important de noter la différence entre la rente d'incapacité, spécifique aux accidents du travail ou maladies professionnelles, et la pension d'invalidité, attribuée en cas de maladie ou accident non liés au travail. Ces éléments soulignent la complexité du système d'indemnisation et l'importance de bien comprendre ses droits et procédures en cas d'accident de travail.