- Les 8 étapes à suivre : formation, examen VTC, carte pro, choix du statut, immatriculation, registre VTC, véhicule conforme, assurance, puis première course. Comptez 2 à 4 mois.
- Statut juridique : la micro-entreprise convient pour tester l'activité (CA < 50 000 €), la SASU est idéale pour conserver l'ARE, et l'EURL est adaptée si vos charges déductibles sont élevées.
- Budget de lancement : entre 5 000 € et 25 000 € selon le véhicule et le statut. Les trois postes les plus lourds sont la formation (1 500-3 000 €), le véhicule et l'assurance RC pro (2 500-5 000 €/an).
- Revenu net réaliste : un chauffeur VTC solo gagne entre 1 500 € et 3 500 € nets/mois selon sa zone, son volume horaire et son statut. Les charges représentent 50 à 65 % du CA brut.
- Erreur la plus coûteuse : oublier l'inscription au registre VTC (amende jusqu'à 15 000 €) ou rouler sans assurance RC pro transport (infraction pénale).
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Quelles sont les étapes pour créer une entreprise de VTC en 2026 ?
Créer une entreprise de VTC suit un parcours précis. Chaque étape conditionne la suivante : impossible, par exemple, de s'inscrire au registre des VTC sans carte professionnelle, ni d'obtenir cette carte sans avoir réussi l'examen. Comptez 2 à 4 mois entre votre décision et votre première course.
Voici les 8 étapes dans l'ordre :
- Suivre une formation préparatoire à l'examen VTC (1 à 8 semaines selon le centre agréé)
- Passer et réussir l'examen VTC auprès de la CMA (Chambre des Métiers et de l'Artisanat)
- Demander la carte professionnelle VTC à la préfecture de votre département
- Choisir votre statut juridique : micro-entreprise, SASU, EURL
- Immatriculer votre entreprise sur le guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr)
- Vous inscrire au registre des VTC (registre-vtc.developpement-durable.gouv.fr)
- Acquérir un véhicule conforme et souscrire une assurance RC professionnelle transport de personnes
- Vous inscrire sur les plateformes (Uber, Bolt, Marcel) ou développer votre clientèle privée, puis effectuer votre première course
Respectez cet ordre. Un dossier incomplet au registre VTC retarde tout de plusieurs semaines. Si vous partez de zéro, consultez notre guide sur les 9 étapes pour créer une entreprise pour avoir une vision d'ensemble des formalités communes à toutes les structures.
Quelles conditions remplir pour devenir chauffeur VTC ?
Obtenir l'examen VTC (ou justifier d'une équivalence)
L'examen VTC est organisé par la CMA. Il comporte 7 épreuves : réglementation du transport public de personnes, gestion d'entreprise, sécurité routière, français, anglais, développement commercial et réglementation spécifique VTC.
Pour vous inscrire, vous devez remplir trois conditions :
- Avoir le permis B depuis au moins 3 ans (ou 1 an si vous avez suivi la conduite accompagnée)
- Détenir le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) de moins de 2 ans
- Ne pas avoir de condamnation incompatible inscrite au casier judiciaire
La formation préparatoire dure entre 50 et 300 heures selon les centres agréés, pour un coût de 1 500 € à 3 000 €. Le taux de réussite tourne autour de 40 à 50 %. La préparation fait la différence : les candidats qui suivent une formation complète réussissent nettement mieux que ceux qui se présentent en autodidacte.
Certains profils sont dispensés de l'examen. C'est le cas des anciens chauffeurs de taxi ayant exercé au moins un an, et des titulaires du titre professionnel de conducteur de voiture de transport avec chauffeur. Si vous avez une capacité de transport de personnes, renseignez-vous auprès de la CMA pour vérifier votre éligibilité à une équivalence.
Obtenir la carte professionnelle VTC
Une fois l'examen réussi, vous demandez votre carte professionnelle VTC à la préfecture de votre département de domicile. Cette carte est le sésame qui prouve votre droit d'exercer.
Pièces à fournir :
- Attestation de réussite à l'examen VTC (ou justificatif d'équivalence)
- Copie du permis B en cours de validité
- Certificat médical délivré par un médecin agréé par la préfecture (coût : 50 à 80 €)
- Attestation PSC1 de moins de 2 ans
- Le casier judiciaire B2 est vérifié directement par la préfecture
La carte est valable 5 ans. Pour la renouveler, vous devez suivre une formation continue de 14 heures avant l'échéance. Le délai d'obtention varie de 2 à 6 semaines selon la préfecture.
Quel statut juridique choisir pour une entreprise de VTC ?
Micro-entreprise VTC : simple mais limitée
La micro-entreprise (aussi appelée auto-entrepreneur) est le statut le plus rapide à créer. Vous déclarez votre activité en ligne, et c'est fait en 24 à 48 heures.
Le plafond de chiffre d'affaires en 2026 est de 77 700 € pour les prestations de services. Les cotisations sociales URSSAF s'élèvent à 21,1 % du CA. Sous 36 800 € de CA annuel, vous bénéficiez de la franchise de TVA : vous ne la facturez pas, mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats.
L'avantage principal : la simplicité. Pas de bilan comptable, pas de liasse fiscale, une simple déclaration mensuelle ou trimestrielle de votre CA.
La limite : vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles. Carburant, loyer du véhicule en LLD (Location Longue Durée), assurance : tout est « absorbé » par l'abattement forfaitaire de 50 %. Si vos charges dépassent 50 % de votre CA, ce qui est fréquent en VTC, vous payez des cotisations sur un revenu que vous n'avez pas réellement gagné. Pour comprendre précisément ce mécanisme, notre article sur l'abattement auto-entrepreneur détaille comment calculer votre taux.
Pour qui ? Un chauffeur VTC solo qui démarre, veut tester l'activité et prévoit un CA inférieur à 50 000 € par an.
SASU pour chauffeur VTC : protection et optimisation
En SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle), vous êtes président et assimilé salarié. Votre couverture sociale dépend du régime général (comme un salarié classique), mais les cotisations sont élevées : environ 75 à 80 % du salaire net que vous vous versez.
L'atout majeur de la SASU pour un chauffeur VTC : le maintien de l'ARE (Aide au Retour à l'Emploi). Si vous êtes inscrit à France Travail et que vous ne vous versez aucun salaire, vous conservez 100 % de vos allocations chômage. Vous laissez le bénéfice dans la société, imposé à l'IS (impôt sur les sociétés) à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice.
Vous pouvez aussi vous rémunérer en dividendes, soumis à la flat tax de 30 %, ce qui est souvent plus avantageux que le salaire.
La responsabilité est limitée à vos apports. Le coût de création se situe entre 250 et 500 € (annonce légale + greffe). Pour aller plus loin sur ce statut, notre guide complet sur la SASU couvre l'ensemble de ses caractéristiques.
Pour qui ? Un chauffeur VTC qui perçoit l'ARE, qui vise un CA supérieur à 50 000 €, ou qui envisage d'intégrer des associés ou investisseurs plus tard.
EURL pour chauffeur VTC : l'alternative TNS
L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) place le gérant sous le statut TNS (Travailleur Non Salarié). Les cotisations sociales tournent autour de 45 % du bénéfice net, ce qui est moins lourd que la SASU en salaire, mais la couverture sociale est celle du SSI (Sécurité Sociale des Indépendants), moins protectrice.
Par défaut, l'EURL est à l'IR (impôt sur le revenu) : le bénéfice est imposé directement dans votre déclaration personnelle. Vous pouvez opter pour l'IS, ce qui vous permet de laisser du bénéfice en société (imposé à 15 % jusqu'à 42 500 €) et de ne vous verser que ce dont vous avez besoin. Notre article sur le choix entre l'IR et l'IS vous aide à trancher selon votre situation.
La responsabilité est limitée aux apports. Le coût de création est similaire à la SASU.
Pour qui ? Un chauffeur VTC solo avec des charges élevées à déduire (véhicule premium, carburant important) et qui n'a pas besoin de maintenir l'ARE.
Tableau comparatif des statuts juridiques pour un VTC
| Critère | Micro-entreprise | EURL à l'IR | EURL à l'IS | SASU à l'IS |
|---|---|---|---|---|
| Plafond de CA | 77 700 € | Aucun | Aucun | Aucun |
| Taux de cotisations sociales | 21,1 % du CA | ~45 % du bénéfice | ~45 % de la rémunération | ~75-80 % du salaire net |
| Régime fiscal | IR (micro-BIC) | IR (barème progressif) | IS (15 % puis 25 %) | IS (15 % puis 25 %) |
| Déduction des charges réelles | ❌ | ✅ | ✅ | ✅ |
| Récupération de la TVA | ❌ (franchise) | ✅ | ✅ | ✅ |
| Responsabilité | Illimitée | Limitée aux apports | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Maintien de l'ARE | Partiel (différentiel) | ❌ (rémunération = bénéfice) | Partiel | ✅ (si pas de salaire) |
| Coût de création | 0 € | 250-500 € | 250-500 € | 250-500 € |
| Obligation comptable | Livre des recettes | Comptabilité complète | Comptabilité complète | Comptabilité complète |
| Multi-véhicules / salariés | ❌ | ✅ | ✅ | ✅ |
| Optimisation par dividendes | ❌ | ❌ (IR) | ✅ (flat tax 30 %) | ✅ (flat tax 30 %) |
| Recommandé pour | Test d'activité, CA < 50 000 € | Chauffeur solo, charges modérées | Chauffeur solo, charges élevées | Maintien ARE, croissance, investisseurs |
Le choix du statut juridique impacte directement votre revenu net. Les conseillers de L'Expert-Comptable.com (4,9/5 sur Google) peuvent vous aider à simuler chaque scénario gratuitement avant de vous lancer.
Combien coûte la création d'une entreprise de VTC ? (Budget détaillé)
Voici le détail poste par poste, avec une fourchette réaliste :
| Poste de dépense | Fourchette basse | Fourchette haute | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Formation préparatoire + examen VTC | 1 500 € | 3 000 € | Selon le centre agréé et la durée |
| Carte professionnelle VTC | 50 € | 80 € | Seul le certificat médical est payant |
| Immatriculation de l'entreprise | 0 € | 500 € | 0 € en micro, 250-500 € en société |
| Inscription au registre VTC | 0 € | 0 € | Gratuite |
| Véhicule (12 mois de LLD ou apport achat occasion) | 4 800 € | 10 800 € | LLD : 400-900 €/mois selon la gamme |
| Assurance RC pro transport (1 an) | 2 500 € | 5 000 € | Varie selon véhicule, zone et expérience |
| Équipements (macaron, terminal de paiement, support GPS) | 400 € | 600 € | Terminal de paiement : ~30-50 €/mois |
| Trésorerie de démarrage (carburant, entretien, imprévus) | 1 000 € | 2 000 € | 2-3 mois de trésorerie recommandés |
Total estimé pour la première année : entre 10 250 € et 21 980 €.
La plus grosse variable est le véhicule. Un chauffeur qui opte pour une berline d'occasion à 15 000 € aura un budget très différent de celui qui prend une Tesla Model 3 en LOA (Location avec Option d'Achat) à 700 €/mois. Le choix entre achat, LOA et LLD dépend de votre trésorerie de départ et de votre statut juridique : en société, les loyers de LLD sont intégralement déductibles. Notre article sur le crédit-bail et la location longue durée pour les voitures de société compare les deux options en détail.
Pour avoir une vision globale des frais à anticiper, notre guide sur le coût de création d'une entreprise recense tous les postes communs à l'ensemble des structures.
3 cas pratiques chiffrés : budget et rentabilité d'un VTC selon le profil
Cas 1 : Chauffeur VTC solo en micro-entreprise (véhicule en LLD)
Profil : Karim, 34 ans, en reconversion professionnelle. Budget limité, il choisit la micro-entreprise et une berline Peugeot 508 en LLD à 500 €/mois. Il travaille via Uber (commission de 25 %).
CA mensuel brut visé : 3 500 €
- CA après commission Uber (25 %) : 3 500 € - 875 € = 2 625 € encaissés
- Cotisations URSSAF (21,1 % du CA encaissé) : 2 625 € x 21,1 % = 554 €
- Charges fixes mensuelles : LLD 500 € + assurance 350 € + carburant 300 € = 1 150 €
- Revenu net avant impôt : 2 625 € - 554 € - 1 150 € = 921 €
Verdict : Avec 3 500 € de CA brut mensuel, Karim dégage moins de 1 000 € nets. L'activité devient viable à partir de 5 000 € de CA brut (soit environ 1 600 € nets). La micro-entreprise pénalise ici : les charges réelles (1 150 €/mois) dépassent l'abattement forfaitaire de 50 %. Pour comprendre comment se calcule le salaire d'un auto-entrepreneur selon le CA, notre article détaille les mécanismes. Un passage en société serait plus avantageux au-delà de 4 000 € de CA mensuel.
Cas 2 : Chauffeur VTC en SASU, véhicule premium, maintien ARE
Profil : Nathalie, 42 ans, ancienne cadre commerciale. Elle perçoit l'ARE à 2 200 €/mois. Elle crée une SASU et prend une Tesla Model 3 en LOA à 700 €/mois. Pas de salaire la première année pour conserver 100 % de l'ARE.
CA mensuel brut visé : 6 000 € (mix Uber 60 % + clientèle privée 40 %)
- CA après commission moyenne (15 % pondéré) : 6 000 € - 900 € = 5 100 € encaissés (HT)
- Charges déductibles mensuelles : LOA 700 € + assurance 420 € + recharge électrique 150 € + frais divers 200 € = 1 470 €
- Résultat avant IS mensuel : 5 100 € - 1 470 € = 3 630 €
- IS annuel estimé (15 % sur 43 560 €) : 6 534 €, soit 545 €/mois
- Trésorerie nette accumulée dans la société : 3 630 € - 545 € = 3 085 €/mois
- Revenus perçus par Nathalie : 2 200 € d'ARE + trésorerie qui s'accumule en société
Verdict : En un an, Nathalie conserve ses 26 400 € d'ARE et accumule environ 37 000 € de trésorerie en société. Elle pourra ensuite se verser des dividendes imposés à la flat tax ou un salaire. C'est la stratégie la plus confortable pour démarrer sans pression financière. Pour vérifier votre éligibilité au cumul chômage et création d'entreprise, notre article sur le cumul ARE et création d'entreprise détaille les conditions.
Cas 3 : Société VTC multi-véhicules (2 chauffeurs salariés)
Profil : Stéphane, 38 ans, entrepreneur. Il crée une SASU avec 2 véhicules (berlines Skoda Superb en LLD à 550 €/mois chacune) et embauche 2 chauffeurs salariés à 1 900 € brut/mois.
Charges mensuelles fixes :
- Salaires chargés (cotisations patronales ~45 %) : 2 x 1 900 € x 1,45 = 5 510 €
- 2 véhicules en LLD : 2 x 550 € = 1 100 €
- 2 assurances RC pro : 2 x 350 € = 700 €
- Carburant 2 véhicules : 600 €
- Frais de gestion (comptabilité, logiciel, téléphone) : 300 €
- Total charges mensuelles : 8 210 €
Pour bien anticiper le poids des salaires dans votre structure, notre article sur le calcul des charges patronales vous donnera les taux exacts à appliquer.
Seuil de rentabilité : Pour couvrir les charges et dégager un bénéfice, Stéphane a besoin d'un CA total d'au moins 10 000 €/mois (point mort), soit 5 000 € par véhicule. La rentabilité réelle commence autour de 15 000 €/mois de CA total, ce qui lui laisse environ 3 000 à 4 000 € de résultat net avant IS et sa propre rémunération. Notre guide sur le seuil de rentabilité explique comment calculer précisément ce point mort.
Verdict : Le modèle multi-véhicules est rentable, mais il demande un CA soutenu et une gestion rigoureuse de la masse salariale. L'avantage : Stéphane n'est pas au volant, il gère et peut ajouter des véhicules pour augmenter ses revenus.
Comment immatriculer son entreprise VTC et s'inscrire au registre ?
La création administrative se fait en trois temps.
Étape 1 : Immatriculer votre entreprise. Rendez-vous sur le guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). En micro-entreprise, la déclaration prend 15 minutes. En société (SASU, EURL), vous devez d'abord rédiger les statuts, déposer le capital social sur un compte bloqué, publier une annonce légale, puis déposer le dossier complet sur le guichet unique. Votre code APE sera le 49.32Z (Transports de voyageurs par taxis).
Étape 2 : Récupérer votre KBIS ou attestation INSEE. Vous recevez votre numéro SIRET sous 1 à 2 semaines. En société, le KBIS (extrait d'immatriculation au registre du commerce) arrive dans le même délai. Notre article sur le délai d'obtention du KBIS précise les délais selon les greffes.
Étape 3 : S'inscrire au registre des VTC. Connectez-vous sur registre-vtc.developpement-durable.gouv.fr. Pièces à fournir :
- Carte professionnelle VTC
- KBIS ou attestation INSEE
- Attestation d'assurance RC professionnelle transport de personnes
- Copie de la carte grise du véhicule
Si votre dossier est complet, l'inscription est effective sous 15 jours. Vous recevez un numéro d'inscription à afficher sur votre véhicule via le macaron VTC.
Quelles obligations pour le véhicule VTC ?
Votre véhicule doit répondre à des critères précis fixés par la réglementation (loi Thévenoud et ses décrets d'application).
| Critère | Exigence |
|---|---|
| Nombre de places | 4 à 9 places (chauffeur inclus) |
| Âge du véhicule | Moins de 6 ans (7 ans dans certaines agglomérations) |
| Puissance minimale | 84 kW (sauf véhicule hybride ou électrique : dérogation possible) |
| Longueur minimale | 4,50 m |
| Largeur minimale | 1,70 m |
| Contrôle technique | Annuel (au lieu de tous les 2 ans pour un véhicule particulier) |
| Signalétique | Macaron VTC obligatoire visible sur le pare-brise |
Les véhicules électriques et hybrides bénéficient de critères assouplis sur la puissance et les dimensions. Ils donnent aussi accès à des avantages fiscaux : amortissement des véhicules plus favorable et exonération de la taxe sur les véhicules de société (TVS). En 2026, de plus en plus de chauffeurs VTC passent à l'électrique pour réduire les coûts de carburant et bénéficier de ces avantages.
Si vous achetez le véhicule au nom de votre société, notre guide sur l'achat d'une voiture sur le compte de l'entreprise détaille la procédure et les implications comptables.
Quelle assurance pour un chauffeur VTC ?
L'assurance RC professionnelle transport de personnes est obligatoire. Elle couvre vos passagers en cas d'accident pendant une course. Attention : une assurance auto classique ne couvre pas l'activité VTC. Rouler sans assurance professionnelle est une infraction pénale. Pour comprendre ce qu'implique concrètement une RC professionnelle, notre article en détaille les garanties et les obligations.
Le tarif moyen se situe entre 2 500 € et 5 000 € par an. Le prix varie selon le véhicule (puissance, valeur), la zone d'activité (Paris est plus cher que la province) et votre ancienneté de permis.
Les garanties à vérifier avant de signer :
- RC professionnelle transport : couverture des passagers (obligatoire)
- Protection juridique : prise en charge des frais en cas de litige
- Bris de glace renforcé : utile quand vous roulez 8 à 10 heures par jour
- Perte d'exploitation : compense votre perte de revenus si le véhicule est immobilisé
- Dommages tous accidents : protège votre véhicule même en cas de responsabilité
Demandez au moins 3 devis auprès d'assureurs spécialisés en transport de personnes (Allianz, AXA, ou courtiers dédiés VTC). Les écarts de prix peuvent dépasser 1 500 € par an pour des garanties équivalentes.
VTC et plateformes : comment travailler avec Uber, Bolt, Marcel ?
En tant que chauffeur VTC indépendant, vous n'êtes pas salarié des plateformes. Vous êtes un travailleur indépendant qui utilise leur application pour trouver des clients. Vous pouvez d'ailleurs travailler avec plusieurs plateformes en même temps.
| Plateforme | Commission | Zone de couverture | Avantage principal | Inconvénient |
|---|---|---|---|---|
| Uber | ~25 % | France entière (forte demande à Paris, Lyon, Marseille) | Volume de courses élevé | Commission la plus haute |
| Bolt | ~15-20 % | Grandes villes françaises | Commission plus basse | Moins de courses qu'Uber |
| Marcel / FreeNow | ~20 % | Paris et grandes métropoles | Positionnement premium | Volume limité |
| Clientèle privée | 0 % | Votre zone | Aucune commission | Nécessite du bouche-à-oreille et du démarchage |
La stratégie la plus rentable combine plusieurs sources de revenus. Beaucoup de chauffeurs VTC démarrent sur Uber pour le volume, ajoutent Bolt pour les heures creuses, et développent progressivement une clientèle privée (contrats avec des entreprises, site web, recommandations).
Le piège à éviter : dépendre d'une seule plateforme. Les plateformes peuvent désactiver un compte de manière unilatérale, sans préavis. Si 100 % de votre CA vient d'Uber et que votre compte est suspendu, votre activité s'arrête du jour au lendemain. Diversifiez dès le départ.
Quelles sont les erreurs courantes à éviter quand on crée son entreprise VTC ?
- Sous-estimer les charges réelles. Carburant, entretien, assurance, commission plateforme, amortissement du véhicule : les charges fixes et variables d'un chauffeur VTC représentent souvent 50 à 65 % du CA brut. Faites un prévisionnel réaliste avant de vous lancer.
- Choisir la micro-entreprise par défaut. Le régime micro est simple, mais il n'est pas toujours le plus avantageux. Si vos charges dépassent 50 % de votre CA (ce qui est courant en VTC), le régime réel en société vous fait économiser plusieurs centaines d'euros par mois.
- Rouler sans assurance RC pro transport. Certains chauffeurs débutants pensent que leur assurance auto personnelle suffit. C'est faux et c'est une infraction pénale. En cas d'accident avec un passager, vous n'êtes pas couvert et vous risquez des poursuites.
- Oublier l'inscription au registre VTC. L'inscription est gratuite, mais elle est obligatoire. Rouler sans être inscrit au registre expose à une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 €. Faites-le dès que vous avez votre KBIS et votre attestation d'assurance.
- Négliger la comptabilité dès le départ. Ne pas conserver ses factures, mélanger compte personnel et professionnel, oublier de déclarer la TVA : ces erreurs coûtent cher lors d'un contrôle fiscal. En SASU ou EURL, la tenue d'une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, liasse fiscale) est obligatoire.
Pour sécuriser votre comptabilité dès le lancement, L'Expert-Comptable.com accompagne plus de 50 000 entrepreneurs avec un suivi 100 % en ligne à partir de 79 € HT/mois, sans engagement.
Les questions fréquentes sur la création d'une entreprise de VTC
Peut-on créer une entreprise VTC sans passer l'examen ?
Non, sauf équivalence. Les anciens chauffeurs de taxi ayant exercé plus d'un an et les titulaires du titre professionnel de conducteur VTC peuvent être dispensés. Pour tous les autres, l'examen VTC auprès de la CMA est obligatoire.
Combien gagne un chauffeur VTC par mois en moyenne ?
Le revenu net varie entre 1 500 € et 3 500 € par mois selon le nombre d'heures travaillées, la zone (Paris vs province), le statut juridique et le recours aux plateformes. En région parisienne, un chauffeur actif 50 heures par semaine peut dégager 2 500 à 3 500 € nets.
Quel est le meilleur statut juridique pour un chauffeur VTC débutant ?
Pour un CA prévu sous 50 000 €/an, la micro-entreprise est la plus simple. Si vous percevez l'ARE, la SASU sans salaire vous permet de la conserver intégralement. L'EURL convient quand vos charges déductibles sont élevées. Notre guide sur le choix du statut juridique vous aide à trancher selon votre profil.
Puis-je devenir VTC en auto-entrepreneur ?
Oui. Le statut d'auto-entrepreneur (micro-entreprise) est compatible avec l'activité VTC. Vous devez respecter le plafond de 77 700 € de CA annuel et accepter de ne pas déduire vos charges réelles ni récupérer la TVA. Notre article sur la TVA et l'auto-entrepreneur explique précisément ce mécanisme de franchise.
Combien coûte la création d'une entreprise VTC au total ?
Entre 5 000 € (micro-entreprise, LLD, formation économique) et 25 000 € ou plus (société, véhicule premium acheté d'occasion). Les trois postes principaux sont la formation (1 500-3 000 €), le véhicule et l'assurance RC pro (2 500-5 000 €/an).
Est-ce que je peux travailler pour Uber sans créer d'entreprise ?
Non. Uber, Bolt et toutes les plateformes VTC exigent que le chauffeur soit un indépendant avec une entreprise immatriculée, une carte professionnelle VTC et une inscription au registre des VTC.
Quelle différence entre VTC et taxi pour créer son entreprise ?
Le VTC n'a pas besoin d'acheter une licence (qui peut atteindre 200 000 € pour un taxi parisien), mais il ne peut pas prendre de clients dans la rue. Le VTC travaille uniquement sur réservation préalable. Les exigences de standing du véhicule sont aussi plus élevées pour un VTC.
Faut-il un expert-comptable pour une entreprise VTC ?
En micro-entreprise, ce n'est pas obligatoire. En SASU ou EURL, la comptabilité complète est imposée par la loi (bilan, compte de résultat, liasse fiscale). Pour évaluer le budget à prévoir, notre article sur le tarif d'un expert-comptable donne les fourchettes de prix selon la taille de la structure.
Combien de temps faut-il pour créer une entreprise VTC ?
Comptez 2 à 4 mois : 1 à 2 mois pour la formation et l'examen, 2 à 6 semaines pour la carte professionnelle, 1 à 2 semaines pour l'immatriculation, et quelques jours pour l'inscription au registre VTC.
Un chauffeur VTC doit-il facturer la TVA ?
En micro-entreprise, la franchise de TVA s'applique sous 36 800 € de CA. En société, vous facturez la TVA à 10 % (taux applicable au transport de personnes) et vous la récupérez sur vos achats. Quand les charges sont élevées, la récupération de TVA est un avantage net. Notre article sur les différents taux de TVA en France précise les règles applicables selon les prestations.
Sources et Références
Service-Public.fr - Devenir chauffeur VTC
Légifrance - Loi n° 2014-1104 du 1er octobre 2014 relative aux taxis et aux VTC (loi Thévenoud)
Registre des VTC - Ministère de la Transition écologique et des Transports
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