Créer son entreprise à 20 ans : les 6 étapes à suivre

Mis à jour le 23/11/22
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    20 ans, vous êtes jeune, dynamique et ambitieux ? Salarié, sans emploi ou peut-être même encore étudiant ? L’aventure entrepreneuriale vous tente et vous souhaitez vous lancer dans la gestion d’entreprise. Sachez que 38% des jeunes de moins de 30 ans en 2020 ont franchi le cap de travailler à leur compte. Mais comment créer son entreprise à 20 ans et rendre la tâche moins difficile qu’elle n’y paraît ? Nous allons exposer ici 6 étapes essentielles à suivre dans la création de son projet de jeune entrepreneur.

    1. Bien évaluer son idée de projet pour créer son entreprise à 20 ans

     

    C’est le point de départ de toute entreprise : l’idée de projet. Celle qui déclenche l’initiative de sauter le pas et d’entreprendre. Savoir décrire, expliquer, détailler et s’imprégner de son concept est primordial. Faire corps avec ce dernier est une des conditions de réussite de votre entreprise.

     

    Se renseigner très précisément, également : une ou des qualifications sont-elles requises pour exercer la future activité ? Une autorisation doit-elle être délivrée ?

    Ces interrogations sont essentielles pour amorcer de façon optimale votre création d’entreprise.

     

    2. L’étude de marché ou comment définir son projet

     

     

    Construire son étude de marché passe par l’observation et l’analyse de son environnement et de ses futurs prospects et clients. Définir rigoureusement sa cible clientèle et les attentes de celle-ci est fondamental. Récolter des informations qualitatives et quantitatives et analyser ces données notamment.

     

     

     

     

     

    La clientèle cible et potentielle

     

     

     

     

     

    Objectif à déterminer : existe-t-il une clientèle pour le produit ou le service proposé ? Connaître et identifier ses exigences.

     

     

    • Comment répond-elle à ses besoins ?

    • Où et quand ?

    • Quels critères retient-elle ? (attachement à une marque, rapport à la qualité)

    • Comment utilise-t-elle le produit ou le service ?

     

     

    Faire des recherches documentaires via :

     

     

    • Infogreffe

    • Salairemoyen.com

    • Kompass

    • Insee

     

     

    Réaliser des entretiens et des questionnaires auprès de clients, fournisseurs et donneurs d’ordre s’avère pertinent.

     

     

    La concurrence

     

     

    Objectif : étudier le positionnement de l’entreprise par rapport à la concurrence

     

     

    Différentes enquêtes peuvent être menées :

     

     

    • Etude des performances commerciales et financières de la concurrence

    • Son chiffre d’affaires

    • Sa cible

    • Ses produits ou services

    • Ses prix

    • Son image, sa notoriété

    • Ses moyens de communication et de distribution

     

     

    Les investigations sont exécutées à l’aide d’internet, d’annuaires, des réseaux, par des questionnaires et en endossant le rôle du client mystère.

     

     

    Les fournisseurs, les partenaires et les prescripteurs

     

     

    Créer son entreprise à 20 ans induit de ne pas rester isolé. Et pour cela, détenir un réseau de fournisseurs, partenaires et prescripteurs est déterminant. Bien s’entourer est une des clés de la réussite. Vérifier la santé financière de son réseau est capital pour éviter de futurs déboires.

     

     

    3. La stratégie du Marketing-mix

     

     

    Les 4 composantes du Marketing-mix ou “4P” associent quatre politiques :

     

     

    • Politique du produit

    • Politique du prix

    • Politique de distribution

    • Politique de communication

     

     

    Il s’agit de prévoir des objectifs réalistes et des moyens pour les atteindre.

     

    La technique du Storytelling est complémentaire au Marketing-mix : il s’agit de raconter une histoire pour apporter une dimension rassurante à l’argumentation de vente.

    La stratégie de communication s’élabore par :

     

    • Le choix des cibles

    • La configuration des messages publicitaires

    • Une liste d’outils (site, blog, réseaux sociaux, flyers, cartes de visite)

     

     

    4. Le business-model, une étape stratégique

     

     

    Le business-model explique comment l’entreprise crée, délivre et capture de la valeur. Pour monter son business-model, utiliser le Business-Model-Canvas.

     

    Maintenant, passons à l’étude financière du projet, clé de voûte de l’entreprise.

     

    Le plan de financement prévisionnel

     

     

    Objectif et méthodes : il permet de vérifier que le projet est finançable.

     

     

    • Chiffrer les besoins au démarrage (investissements matériels, frais de démarrage, stocks, trésorerie)

    • Chiffrer le montant de l’épargne personnelle du porteur de projet et des associés si existants

     

     

    La différence entre les besoins et les apports détermine le montant des ressources à obtenir.

     

     

    Le compte de résultat prévisionnel

     

     

    Objectif : le projet est-il rentable ? Permet-il d’en vivre ?

     

     

    • Estimer la vente de marchandises ou prestations de service pour avoir le chiffre d’affaires

    • Estimer les charges ou dépenses inhérentes à l’entreprise (eau, électricité, assurances, rémunération du dirigeant, charges sociales, honoraires comptable, cotisation à la CFE,...)

     

     

    Pour une bonne viabilité du projet d’entreprise, la différence doit être positive.

     

     

    Le compte de trésorerie prévisionnel

     

     

    Objectif : le compte de trésorerie retrace les entrées et les sorties d’argent mensuelles de l’entreprise. Il permet de parer à la saisonnalité et aux régularisations de charges sociales. Ainsi, anticiper la position de son compte en banque est possible.

     

     

    Ces trois tableaux financiers mettent en lumière la faisabilité et la viabilité du projet d’entreprise. Ils permettent de déterminer le seuil de rentabilité, information capitale pour une réussite !

     

     

    5. Trouver le financement pour créer son entreprise à 20 ans

     

     

    Apports personnels

     

     

    Les apports personnels peuvent être divers et variés. Un organisme financier acceptera de suivre le porteur de projet si celui-ci s’investit financièrement. Voici quelques exemples d’apports personnels :

     

     

    • Le compte courant bancaire personnel qui pallie aux premières dépenses de l’entreprise.

    • Les livrets d’épargne, que ce soit de l’épargne liquide (livret jeune, livret A, LDDS, LEP) ou de l’épargne bloquée (PEL, livret épargne entreprise).

    • L’aide à la reprise ou création d’entreprise ARCE qui est versée par Pôle Emploi aux demandeurs d’emploi (bénéficiaires de l’ ARE ).

     

     

    Des aides et des solutions financières pour les jeunes entrepreneurs

     

     

    Les jeunes entrepreneurs peuvent bénéficier d’aides pour créer leur entreprise. Une liste des aides majeures suit :

     

     

    • L’aide des proches

    • Cap’Jeunes avec un accompagnement et une aide au démarrage de 2000€ pour les moins de 26 ans pour un montant du projet inférieur à 50 000€

     

     

    • L’Adie propose un programme “Je deviens entrepreneur” avec une semaine d'ateliers collectifs, une aide financière au démarrage et un accès aux assurances

     

     

    • Le statut national Étudiant-entrepreneur permet aux jeunes diplômés avec un projet motivé et solide d’obtenir un soutien

     

     

    • Le statut de Jeune Entreprise Universitaire s’adressant à de jeunes diplômés souhaitant monter un projet entrepreneurial dans la Recherche

    • L’ ACRE étant l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise : exonération partielle des charges sociales durant la première année d’activité.

     

     

    • Le projet initiatives jeunes création d’entreprise dédié aux projets professionnels des jeunes des DOM (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Mayotte), Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-Et-Miquelon et Saint-Martin. Cette aide d’un montant de 7320€ au démarrage est réservée aux jeunes entre 18 et 30 ans et aux jeunes bénéficiaires d’un contrat emploi jeune.

     

     

    • Les concours de créateurs d’entreprise qui s’adressent particulièrement aux jeunes entre 18 et 30 ans. Citons le prix Entreprise Jeune Pousse des Trophées PME Bougeons-Nous ou encore le prix MoovJee, Pépite, Petit Poucet, Graine de Boss.

     

     

    6. Choix de la structure juridique de l’entreprise

     

     

    Choisir la structure juridique de sa future entreprise n’est pas anodin et peut se révéler être complexe. Ce choix crucial a un impact sur plusieurs paramètres : le statut social du dirigeant, le régime fiscal, les responsabilités. Il convient donc d’avoir une réflexion appuyée sur le sujet.

     

     

    Comment choisir le statut juridique de son entreprise ?

     

     

    Différentes possibilités de statut juridique s’offrent au jeune entrepreneur :

     

     

    • Créer son entreprise seul :

     

    • EI (Micro-entreprise, EIRL, entreprise individuelle classique)

    • Société unipersonnelle ( EURL, SASU )

     

    • Créer son entreprise à plusieurs :

     

     

    • Sociétés pluripersonnelles ( SARL, SAS , SNC, SA)

    • Association

     

     

    Un tableau comparatif dresse rapidement les différents critères.

     

     

     

     

    Quelles sont les formalités pour la création de son entreprise ?

     

     

     

     

    Un tableau descriptif récapitule les différentes formalités à effectuer selon la forme juridique de la structure :

     

     

     

     

     

    ENTREPRISE INDIVIDUELLE

    SOCIÉTÉ

    - Immatriculation

    Au RCS : 26,68€

    Au RM : environ 190€

    A l’URSSAF : gratuit



     

    - Micro-entreprise : gratuit


     

    - Constitution du capital

    - Rédaction obligatoire des statuts

    - SAS : liberté statutaire, recours à un avocat ou juriste nécessaire

    - Nomination du dirigeant

    - Dépôt du capital à la banque

    - Publication d’une annonce dans un JAL (160 à 230€)

    - Immatriculation 41,50€ (+190€ pour RM en cas de double immatriculation)

     

     

     

     

     

     

    Finaliser la création de son entreprise

     

     

     

    L’identification du bon CFE ( Centre de formalités des entreprises ) se fait par le jeune entrepreneur en fonction de la nature de l’activité :

     

     

    • Chambre de commerce et d’industrie (CCI) pour une entreprise commerciale

    • Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) pour une entreprise artisanale ou commerciale qui doit s’inscrire au répertoire des métiers

    • Greffe du tribunal de commerce pour un agent commercial

    • Chambre d’agriculture pour une entreprise agricole

    • URSSAF pour une profession libérale, un artiste auteur, un vendeur à domicile

     

     

     

    L’entreprise possède maintenant une immatriculation, un statut juridique, un numéro Siren et un code APE. Créer son entreprise à 20 ans est donc tout à fait envisageable. Avec beaucoup de rigueur, de réflexion, d’introspection, de volonté, de motivation et de ténacité, la réussite est à portée de main.

     

     

     

     

     

     

     

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    Aurélia HEY

    Accompagnement des freelances chez L'Expert-Comptable.com

    Aurélia est une personne franche qui sait se faire apprécier de ses collègues. Forte de ses 9 ans d'expérience, Aurélia sait se montrer pédagogue et bienveillante pour former les nouveaux arrivants !