RSE : 10 exemples d'actions à mettre en place en 2024 (+ 1 bonus)

L'article en brefLa Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) représente un engagement croissant des sociétés pour intégrer les enjeux sociaux et environnementaux à leur activité économique. Face aux défis comme le réchauffement climatique, les entreprises adoptent des stratégies de développement durable pour assurer leur pérenité tout en respectant l'environnement et la société. La RSE englobe des actions variées, allant du management éthique à la préservation de la biodiversité, en passant par le commerce équitable et l'insertion sociale. Cet engagement vers une gestion plus responsable se traduit par des initiatives concrètes visant à améliorer le bien-être au travail, lutter contre les discriminations, et promouvoir un management bienveillant.

Au-delà de l'aspect social, la RSE couvre également des mesures environnementales importantes comme la réduction de l'empreinte écologique, le choix d'énergies vertes, et l'adoption d'une politique zéro déchet. Ces actions sont complétées par des efforts sociétaux et économiques, comme la sélection de fournisseurs partageant les mêmes valeurs de responsabilité et la promotion de partenariats locaux. Pour valoriser ces démarches, il est crucial de former les collaborateurs, de communiquer efficacement sur les engagements RSE de l'entreprise, et d'analyser régulièrement les résultats pour optimiser la stratégie mise en place. La certification par des labels RSE peut en outre renforcer la crédibilité et la visibilité des entreprises engagées dans cette voie.
Temps de lecture : 15minDernière mise à jour : 21/02/2024
Créer votre entreprise avec L-Expert-Comptable.comDémarrer
Ecrit par Julien PIGNONExpert-Comptable et Commissaire aux Comptes chez l’Expert-Comptable.com
Image
guillaume-delemarle-expert-comptable
Article certifié par
Guillaume DELEMARLE
 
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
Image
RSE 10 exemples d'actions à mettre en place en 2024 (+ 1 bonus)

La RSE, ou plus exactement la responsabilité sociétale des entreprises, désigne un ensemble d’initiatives prises par les sociétés visant à concilier leur activité économique avec les enjeux environnementaux et sociaux actuels. Le réchauffement climatique est au cœur des préoccupations à tous les niveaux de la société. Il est donc de la responsabilité des organisations de déployer elles aussi une stratégie de développement durable. Celle-ci doit favoriser la pérennité de leur activité en tenant compte de son impact direct ou indirect sur les milieux naturels et la société. Le management éthique, le commerce équitable, l’insertion sociale ou la préservation de la biodiversité sont des valeurs qui vous parlent ? Pourquoi ne pas tenter l’aventure RSE avec vos équipes ? Voici quelques pistes qui pourront vous y aider.

Exemples d'actions RSE pour le pilier social

Parce que le bien-être au travail compte parmi les critères d’une politique RSE forte, les employeurs ont tout à gagner à la mettre en œuvre rapidement. En effet, la responsabilité sociétale des entreprises s’inscrit également dans une notion de durabilité. Celle-ci ne s’applique pas uniquement au cycle de vie des biens que nous produisons et que nous consommons. 

Il s’agit d’instaurer une continuité dans l’ensemble de nos comportements, et par là même, dans notre façon de travailler. À l’heure où les collaborateurs sont volatiles, tout l’enjeu pour les entreprises consiste à retenir et à fidéliser leurs talents. Il convient alors d’activer tous les leviers dont elles disposent pour instaurer une ambiance de travail agréable. Cette démarche encourage les collaborateurs à vouloir s’engager davantage pour la marque employeur et permet ainsi d’éviter le phénomène de turn-over. Pour ce faire, diverses actions sont à initier.

1- Maintenir et promouvoir la parité homme-femme dans l'entreprise

Cette thématique n’est pas nouvelle et continue de progresser dans les entreprises. Toutefois, les efforts déployés pour atteindre une parfaite égalité de traitement entre les salariés hommes et leurs homologues femmes ne sont pas toujours à la hauteur des résultats escomptés. C’est pourquoi le sujet demeure un sujet central, qui plus est lorsqu’il s’agit de mettre sa société au diapason d’une RSE réussie.

La lutte contre les discriminations au travail

Selon une enquête de l’INSEE réalisée en 2012 en matière de parité homme-femme, 54 % des entreprises impliquées dans une démarche RSE ont mis des mesures en place pour favoriser l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Selon cette même étude, la proportion à en faire de même parmi les employeurs non engagés en RSE s’élève à seulement 33 %. 

Cependant, il faut noter que les sociétés ne revendiquant pas de volonté à œuvrer en RSE se trouvent souvent contraintes à le faire malgré elles. Depuis plusieurs années, l’État s’est emparé du sujet concernant les inégalités présentes dans l’univers professionnel. Ces dernières affectent différents aspects de la carrière : 

  • l’accès à l’emploi et aux postes à hautes responsabilités ;

  • l’obtention d’une promotion ;

  • la rémunération ;

  • etc.

Les législateurs tentent alors d’endiguer ce phénomène en faisant évoluer le Code du travail ou par le biais de différentes ordonnances agissant en corrélation avec les Droits de l’Homme. Ces dernières visent à contraindre les organisations à offrir à leurs collaborateurs des conditions de travail optimales, même en dehors de toute démarche RSE.

En effet, une bonne stratégie RSE passe plus généralement par la lutte de toutes les sortes de discrimination existantes. Ces dernières peuvent être liées à : 

  • l’orientation sexuelle ;

  • l’appartenance ethnique ou raciale ;

  • les caractéristiques physiques ;

  • l’état de santé ou à la présence d’un handicap ;

  • l’âge ;

  • l’opinion politique, religieuse ou syndicale ;

  • etc. 

Quelle qu’elle soit, ce comportement va non seulement à l’encontre des principes de la RSE, mais surtout, il est contraire à la loi. En France, l’employeur se porte garant des conditions de travail de ses salariés. De même, il s’engage à faire en sorte que celles-ci répondent au mieux au principe de la laïcité républicaine, mais également au droit de jouir d’un cadre de travail dans lequel chaque collaborateur voit son intégrité protégée et respectée.

Un management bienveillant

Pour une stratégie RSE efficace, il est essentiel d’apprendre à cultiver le bien-être des salariés à leurs postes de travail. Beaucoup d’entre eux le confirment, l’ambiance entre les collaborateurs et la qualité de leurs relations avec la hiérarchie impactent directement la façon dont ils projettent leur avenir au sein de l’organisation. Aussi, les bonnes pratiques en matière de management sont à prendre en considération dans le volet social de la démarche RSE.

En général, manager une équipe avec bienveillance apporte entière satisfaction, tant pour les individus que pour leur productivité. Cela s’articule autour de multiples valeurs, telles que : 

  • l'organisation des services ;

  • la concertation des équipes ;

  • une communication claire et transparente ;

  • une confiance mutuelle ;

  • une reconnaissance des compétences et des efforts engagés ;

  • une bonne gestion du temps ;

  • le respect de la personnalité de chacun ; 

  • des objectifs communs.

Pour proposer une supervision éthique, le responsable doit être en mesure de développer les qualités d’écoute et d’empathie pour réduire le stress de son personnel et pouvoir en tirer le meilleur. Le management bienveillant s’oppose au management traditionnel et vertical. Ce dernier s’appuie principalement sur la culture de la performance, sans considération pour l’être humain qui reçoit ses directives.

2- Faciliter la pratique du sport en entreprise pour les collaborateurs

D’autres actions peuvent être mises en place pour renforcer le pilier social d’une politique RSE. Être à la tête d’une société en bonne santé signifie qu’il est tout aussi primordial de maintenir des salariés en bonne santé également. Pour cela, plusieurs solutions sont possibles : 

  • l’aménagement d’une salle de sport dans les locaux professionnels ;

  • l’intervention de professionnels du bien-être (sophrologue, ergothérapeute, etc.) ;

  • prestation de coachs sportifs en entreprise pour sensibiliser sur les gestes et postures à adopter permettant de prévenir les risques liés aux maladies professionnelles ;

  • ateliers avec une diététicienne pour éduquer les collaborateurs aux bienfaits d’une alimentation saine, équilibrée et durable ;

  • l’organisation d'événements sportifs pour renforcer la cohésion entre les employés et faciliter les interactions entre les différents services de la structure ;

  • etc.

Tous les moyens sont bons, dans la mesure des possibilités financières de l’entreprise, dès lors qu’il s’agit de préserver la ressource humaine. Celle-ci constitue le cœur de l’activité. Sa santé et le niveau d’énergie qu’elle est prête à y consentir se révèlent concordants avec les résultats de performances économiques attendus. 

La notion de bien-être au travail se développe de plus en plus dans les entreprises. La modernisation des espaces communs casse l’image désuète du salarié immobilisé à son fauteuil de bureau et apporte un brin de dynamisme. Les employés expérimentent ainsi : 

  • le flex-office, qui consiste à ne pas avoir de bureau attitré et à déplacer son poste de travail où bon lui semble, en fonction des places disponibles ;

  • les compétences d’un chief happiness officer, nouvelle fonction rivalisant de créativité pour le bonheur des salariés ;

  • les open spaces pour optimiser le travail en équipe et à l’inverse, des lieux un peu plus en retrait, propices aux moments de concentration intenses.

La diversité des aménagements proposés est une alternative efficace pour dynamiser quelque peu le rythme routinier d’une journée de travail. Les collaborateurs sont mobiles selon leurs besoins, déjouant les pièges de la sédentarité. Des créneaux dédiés au sport sont autant d’occasions d’initier les employés à l’activité physique, quand certains n’ont que peu de temps à y consacrer (contraintes familiales, temps de trajet domicile-travail, etc.).

3- Mettre en place des partenariats avec des acteurs associatifs durables

Pour renforcer l’effet des mesures RSE prises, il est possible de collaborer avec diverses associations spécialisées dans le développement durable. En fonction du secteur d’activité, le milieu associatif peut être d’un grand secours pour diversifier son action RSE.

Ainsi, établir un partenariat avec une organisation dont le cœur de métier consiste à valoriser les déchets s’avère une solution gagnante. La consommation de papier est récurrente dans le milieu professionnel. Certaines associations font le déplacement jusqu’à votre entreprise et collectent : 

  • le papier broyé dans les sociétés à vocation administrative ;

  • les restes alimentaires des restaurants ou les invendus des supermarchés ;

  • les chutes de bois ou autres matières sur les chantiers ;

  • etc.

L’idée est d’initier une dynamique de durabilité dans le temps et de tendre à réduire le gaspillage et la surproduction.

D’autres associations s’emploient à « éduquer » les salariés, eux-mêmes consommateurs, à l’achat responsable. Elles les invitent à repenser leur manière de consommer et à privilégier la seconde main. Ces acteurs engagés interviennent dans les sociétés et prodiguent leurs conseils pratiques qu’il est facile d’appliquer soi-même dans la vie quotidienne.

 

Exemples d'actions RSE pour le pilier environnemental

Le volet environnemental est celui auquel l’inconscient collectif fait référence dès lors qu’on parle de RSE. Bien que la protection de la planète constitue un critère essentiel dans une telle démarche, il n’est pas le seul à faire valoir.

Pour autant, cet argument n’est pas à négliger. C’est souvent celui sur lequel les entreprises citoyennes doivent miser pour leur communication et l’amélioration de leur image de marque. De fait, s’engager activement sur le pilier environnemental s’avère souvent payant. Il existe de nombreuses façons de procéder pour rester en adéquation avec son projet RSE, à commencer par restreindre l’usage de produits chimiques dans les processus de fabrication par exemple.

4- Évaluer les consommations d'eau et d'énergie

Toute activité économique se montre énergivore. Ce qui compte, c’est d’utiliser cette énergie à bon escient pour tenter de réduire au maximum son impact sur le climat, et de préserver au mieux les ressources naturelles dont nous disposons.

Pour cela, il est crucial pour les organisations de débuter leur action RSE sur un état des lieux de leur consommation en eau et en énergie, puis sur une analyse des pratiques de l’entreprise. C’est le meilleur moyen de prendre du recul sur les erreurs effectuées plus ou moins consciemment, et de dégager les axes d’améliorations qu’il est possible d’envisager. Les préconisations de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie) en matière de transition écologique représentent un référentiel utile pour effectuer cet examen.

Pour une meilleure assimilation de la RSE, les dirigeants gagneront à impliquer directement leurs collaborateurs à cette étude. Outre la prise de conscience collective des usages à abandonner, ceux-ci peuvent se montrer créatifs quant aux multiples leviers à actionner pour limiter le gaspillage de l’eau, ou pour faire preuve de sobriété énergétique.

5- Choisir un fournisseur d'énergie verte

De nos jours, les offres des fournisseurs d’énergie se sont considérablement diversifiées. Ces dernières tendent à proposer des solutions de plus en plus écologiques, incitant les entreprises à réduire leur bilan carbone.

Dans le cadre d’une démarche RSE, il convient de procéder à un comparatif de ces offres pour évaluer celle qui s’adapte le mieux aux besoins et aux contraintes de la structure. L’électricité verte est la plus plébiscitée. Qu’il s’agisse de pourvoir les besoins en éclairage ou en chauffage des locaux, il est aujourd’hui possible de faire son choix parmi les modes de production suivants : 

  • l’éolien ;

  • le solaire ;

  • l’hydraulique.

Ce sont les plus connus, mais d’autres alternatives sont tout autant dignes d’intérêt, telles que la géothermie ou l’énergie issue de la biomasse comme le bois, le biogaz ou encore les gaz de décharge. 

L'option privilégiée peut nécessiter un investissement plus ou moins conséquent pour l’installation des structures ou pour les travaux entrepris (parc de panneaux solaires, chantier de géothermie, etc.), mais sur une vision à long terme, le retour sur investissement est généralement éloquent.

6- Mise en place d'une politique zéro déchet

Adopter une gestion éco-responsable dans une entreprise passe également par la réduction des déchets et la manière de les traiter. Plusieurs initiatives peuvent être mises en place en entreprise. En voici quelques exemples : 

  • Limiter les consommables, tels que les cartouches d’encre ou les rames de papier, en dématérialisant au maximum tout ce qui peut l’être. Dans cette même dynamique, il est plus opportun d’utiliser des fournitures réutilisables ou des recharges. C’est notamment le cas pour les cartouches d’encre ou les stylos.

  • Abandonner le recours aux produits à usage unique. Pour cela, pourquoi ne pas mettre à disposition des salariés de la vaisselle classique pour prendre leurs repas ou boire leur café ? Non seulement l’entreprise réalise des économies sur l’achat régulier de gobelets, de vaisselle en carton ou pire, en plastique, mais elle limite les contraintes de tri sélectif et de traitement de ces déchets récurrents. Les capsules ou dosettes de café sont également à proscrire lorsque l’on intègre la démarche zéro déchet dans sa politique RSE.

  • Aménager un espace dédié au compost si l’entreprise dispose d’un espace extérieur approprié. C’est une nouvelle habitude qu’il est simple de mettre en place. Ainsi, les salariés qui apportent leur repas ou les employés du restaurant d’entreprise sont invités à jeter les restes alimentaires ou autres déchets organiques dans le bac à compost. Celui-ci peut être réutilisé pour l’entretien des espaces verts de la société.

  • Encourager l’usage de la seconde main. Dans nos sociétés de consommation actuelles, il est tentant de pousser la porte des magasins pour remplacer un appareil défectueux. Pourtant, il suffit parfois de changer une seule pièce pour que celui-ci reprenne du service. De même, assurer un entretien correct de ses outils de travail permet bien souvent de prolonger leur durée de vie de manière significative et d’espacer les nouvelles acquisitions.

En somme, une politique zéro déchet bien conduite reste profitable à tout point de vue : tant sur les finances de la société que sur la préservation des milieux naturels.

7- Mise en place d'un jardin d'entreprise

Si les locaux de l’organisation se prêtent à l’installation d’un bac à compost, peut-être peut-il être également adapté à la conception d’un potager. Comme évoqué précédemment, le bien-être et la sensibilisation à une alimentation saine sont partie prenante dans une politique RSE. Quoi de mieux qu’un jardin d’entreprise pour laisser libre cours à la dégustation de produits bio et locaux ?

Pendant leurs temps de pause, les collaborateurs familiers du jardin peuvent se détendre et prodiguer leurs conseils à leurs collègues moins initiés. Ce type d’activité favorise grandement l’harmonie entre les équipes et aide à faire retomber la pression d’un dossier difficile.

De plus, l’activité autour de ce potager constitue une occasion idéale de partager des moments de convivialité lors des repas de fin d’année par exemple.

8- Mise en place du télétravail

La crise du Covid a rebattu les cartes en matière de télétravail. Autrefois réservé aux cadres de grands groupes ou à certaines professions bien spécifiques, le travail à distance a prouvé son efficacité en période de crise. En plus de permettre à chacun de se protéger, d’autres bienfaits ont fait leur apparition, notamment au niveau de la préservation de l’environnement.

Inscrire une charte de télétravail dans sa démarche RSE permet ainsi de faire bénéficier ses employés d’avantages, tels que : 

  • la réduction de leur consommation de carburant, et par conséquent des émissions à effets de serre ;

  • l’augmentation indirecte de leur pouvoir d’achat sans que cela ne coûte plus cher à l’entreprise ;

  • Un gain de temps sur les trajets domicile-entreprise, respectant mieux le rythme circadien de chacun ;

  • un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle.

D’autre part, le désengorgement des routes et des centres-villes présentent l’intérêt de réduire considérablement la pollution sonore et d’améliorer la qualité de l’air, procurant ainsi un sentiment de bien-être général.

La mise en place du télétravail a révolutionné la façon de travailler. Néanmoins, si certains n’ont rencontré aucune difficulté à s’y adapter, d’autres ont pu ressentir une certaine forme d’isolement. Imposer le télétravail à ceux qui n’en souhaitent pas iraient à l’encontre des principes de la RSE.

C’est la raison pour laquelle les employeurs souhaitant instaurer ce mode d’organisation sont invités à recueillir l’avis des salariés quant au rythme hebdomadaire qui leur semble acceptable. Il lui appartient également d’informer ces derniers de leur droit à la déconnexion. Pour cela, le dirigeant est évidemment tenu de le faire respecter par ses managers.

 

Exemples d'actions RSE pour le pilier sociétal et économique

Après le volet social et le volet environnemental, l’engagement RSE implique aussi d’agir sur le volet sociétal et économique. En effet, l’ensemble de ces mesures jouent un rôle crucial sur la responsabilisation de la société. Toutefois, il ne doit pas s’effectuer au détriment du développement économique de l’entreprise.

9- Choisir des fournisseurs ayant une même vision RSE

Pour un minimum de cohérence, le choix des fournisseurs doit faire l’objet de toutes les attentions. Ceux-ci doivent répondre aux mêmes critères que ceux qui ont été préalablement définis lors de la mise en œuvre de la stratégie RSE.

Par souci de transparence, il est vivement conseillé de consigner l’intégralité des engagements s’inscrivant dans ce plan d’action. Ainsi, les différents prestataires qui candidatent aux appels d’offres disposent des connaissances nécessaires quant aux exigences attendues concernant : 

  • la consommation responsable ;

  • les valeurs écologiques ;

  • le management bienveillant ;

  • l’inclusion sociale.

Dans le cadre de la RSE, il convient de veiller à nouer des partenariats avec d’autres entrepreneurs partageant les mêmes valeurs. Idéalement, ces derniers sont eux-mêmes proactifs en matière de responsabilité sociale des entreprises. Certains d’entre eux peuvent se distinguer sur des prestations liées à : 

  • la flotte des véhicules de société ou des voitures de fonction, en choisissant un fournisseur proposant des modèles hybrides ou électriques ;

  • la téléphonie, en équipant les collaborateurs d’appareils reconditionnés ;

  • la conception de produits finis à l’aide de matières recyclables ou biodégradables ;

  • l’entretien du parc informatique ou d’autres outils dans le but d’allonger leur cycle de vie ;

  • etc.

D’une manière générale, pour demeurer fidèle à ses objectifs en RSE, mieux vaut porter son choix sur des professionnels familiarisés à l’économie circulaire, à l’éco-conception et au développement durable.

10- Choisir des partenaires locaux

Selon le domaine d’activité, le circuit court mérite que l’on s’y intéresse de près. En procédant ainsi, les restaurateurs en hôtellerie veillent à la qualité de leur chaîne d’approvisionnement. Il est fréquent de voir ces professionnels de la gastronomie se déplacer directement chez le producteur pour vérifier que celui-ci respecte les conditions de fabrication sur lesquelles les parties se sont entendues.

Outre le fait que cette relation valorise un savoir-faire local, le cuisinier s’assure par la même occasion de la qualité gustative des spécialités qu’il propose au menu. En principe, privilégier le commerce de proximité présente l’avantage de faire rayonner l'artisanat local à l’échelle régionale, voire nationale ou internationale. 

L’engagement RSE des entreprises, en partenariat avec les associations locales ou les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS), impacte de manière positive le tissu économique d’un territoire. Il est à noter que pour en optimiser les retombées, il est essentiel d’éveiller les consciences des clients. 

En effet, ces derniers constituent les maillons déterminants dans le cheminement d’une consommation responsable et raisonnée. Plus les consommateurs seront avisés sur ces pratiques d’économie responsable, plus ils seront demandeurs de les voir s’appliquer dans tous les aspects de la société. Les industriels seront alors contraints de développer leur RSE pour répondre à cette demande.

Bonus : contribuer à l’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap

Nous venons de le voir, un plan d’action de responsabilité sociétale des entreprises couvre un large champ d’intervention. Il en est un qui n’a pas encore été évoqué : l’insertion professionnelle des publics quelque peu marginalisés. Ceux-ci comprennent : 

  • les jeunes sortis du système scolaire sans aucune formation ;

  • les demandeurs d’emploi de longue durée ;

  • les seniors privés de leur emploi ;

  • les personnes en situation de handicap.

Pour permettre l’insertion professionnelle de personnes handicapées, il appartient aux dirigeants d’entreprise de mettre à disposition les moyens nécessaires en faveur de l’inclusion et l’intégration des individus. 

Dans les faits, cela peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, recruter des candidats en situation de handicap se révèle coûteux pour l’entreprise. Qu’il s’agisse de les former ou d’adapter le poste de travail à la situation de chacun, des investissements sont à prévoir. Pour permettre aux employeurs d’y faire face, l’État met en place un certain nombre d’aides favorisant l’embauche de personnes titulaires d’une reconnaissance de handicap. 

Celles-ci peuvent prendre la forme de subventions. C’est notamment le cas dès l’instant qu’il s’agit de promouvoir l’action des « entreprises adaptées ». Ces structures participent activement à la dynamique RSE, puisqu’elles accueillent environ 80 % de personnes handicapées dans leurs effectifs.

D’autres dispositifs existent, tels que le contrat d’apprentissage aménagé. Le fonctionnement de celui-ci s’apparente à celui du contrat d’apprentissage classique, à quelques différences près. Ces dernières résident dans les modalités de mise en œuvre de l’action de formation, de sorte qu’elles s’ajustent au mieux aux contraintes liées au handicap des élèves.

 

Comment valoriser les actions RSE de votre entreprise ?

Instaurer une logique RSE dans le fonctionnement de sa société recèle de multiples bénéfices. En revanche, il est primordial de savoir la mettre en valeur pour espérer en tirer profit. En effet, une politique RSE efficace peut faire grimper la notoriété d’une marque et améliorer l’image de l’entreprise de façon notoire. Elle constitue donc un formidable levier de communication pour tout établissement.

Former et engager les collaborateurs sur l'importance de la RSE

Pour l’heure, il ne peut y avoir de stratégie RSE sans un personnel bien formé aux bonnes pratiques. Pour ce faire, il peut être judicieux de désigner un responsable RSE. Ce manager se positionne comme le référent ou le chargé de projet en responsabilisation sociale de l’entreprise. Il est donc chargé de se documenter, de centraliser puis d’organiser la transmission des connaissances acquises au travers de ses recherches.

Il dispose de différentes sources pour appréhender les notions relatives à la RSE. La plateforme RSE de France Stratégie regorge d’informations fiables à ce sujet. De même, l’Organisation internationale de normalisation établit, entre autres, les normes ISO 26000 abordant la responsabilité sociétale ou la norme ISO 24600 évoquant les achats responsables. Ces dernières fournissent des indications précieuses et concrètes sur les comportements à adopter.

Le rôle du responsable RSE consiste à faire comprendre à ses équipes les enjeux de la responsabilisation sociétale des structures. Pour cela, il doit trouver le moyen de démontrer que tous ont à gagner à faire évoluer les comportements dans ce sens, à titre individuel, mais aussi à l’échelle de la société. Une fois que les salariés en maîtrisent les tenants et les aboutissants, il est plus simple pour eux d’identifier le rôle qu’ils peuvent jouer pour contribuer à cette mission collective.

À ce stade, le défi est presque relevé pour le responsable RSE. Il lui suffit alors de présenter les lignes directrices de son projet, ainsi que les modalités de formation. Elles peuvent prendre la forme de : 

  • conférences ;

  • stages ou d’ateliers dispensés par un organisme spécialisé en RSE ;

  • webinars ;

  • de mécénat de compétences avec diverses associations ;

  • etc.

Les employés disposent ainsi des enseignements suffisants pour appliquer les bonnes pratiques de RSE à leur poste de travail. En outre, ils deviennent les ambassadeurs des valeurs portées par l’entreprise, attirant ainsi de nouveaux talents.

Mise en avant de la RSE dans votre communication globale

Une fois le personnel engagé à l’unisson dans la stratégie RSE, l’objectif consiste à la promouvoir. Pour cela, la société peut mettre toutes ses équipes de communication sur le pied de guerre. Il s’agit de valoriser toutes les démarches entreprises dans le but de responsabiliser toute la chaîne de production, mais aussi la chaîne d’achat et de vente.

Dans un premier temps, il est possible de souligner les actions effectuées et les résultats obtenus au travers des réseaux sociaux de la structure. C’est le moyen le plus sûr de toucher un large public et de convertir les potentiels consommateurs qui s’identifient aux valeurs portées par votre marque.

De même, participer à des colloques ou à divers salons permet d’atteindre une autre catégorie de prospects. Ces événements sont l’occasion d’échanger à propos des bonnes pratiques RSE, testées et approuvées par vos collaborateurs au cours de leurs missions, ou des bénéfices à en tirer. 

Une autre alternative consiste à faire preuve de pédagogie en développant le sujet sur le blog de l’entreprise, mais aussi sur son site intranet. Mettre en exergue les différentes initiatives RSE mises en œuvre permet de positionner la société comme experte. Elle fait figure d’exemple d’audace et d’innovation, qu’il devient enthousiasmant de suivre.

Analyses des KPI et optimisations de votre stratégie RSE

Établir et promouvoir son engagement RSE ne constituent pas une finalité en soi. Pour conclure de l’efficacité de celui-ci, il convient de mesurer la performance sociale d’une entreprise, ainsi que plusieurs autres indicateurs. Cette démarche vise à faire ressortir les effets positifs de l’approche RSE, mais aussi les éventuelles lacunes à combler.

Pour cela, il est essentiel de définir en amont les paramètres les plus évocateurs du succès de la stratégie choisie. Ces critères peuvent se matérialiser par : 

  • les économies réalisées grâce à la méthode d’achats responsables ;

  • le taux de conversion et d’acquisition de nouveaux clients ;

  • l’évolution du chiffre d’affaires global de la structure ;

  • le niveau de turn-over des salariés dans la société ;

  • le taux de satisfaction des collaborateurs à propos de l’ambiance de travail ;

  • le dynamisme du recrutement de nouvelles compétences ;

  • la tendance liée à la quantité de déchets à traiter ou à recycler ;

  • etc.

Le suivi de l’ensemble de ces KPI est incontournable pour : 

  • faire le bilan des actions menées ;

  • identifier les points d’amélioration ;

  • fixer le cap des prochains mois.

 Selon les résultats obtenus, il est toujours temps pour le dirigeant de rectifier le tir en rationalisant sa politique d’achat par exemple. Ce rapport sur les KPI fait l’objet d’analyses et d’études approfondies pour juger de l’éligibilité d’une entreprise à obtenir un nouveau label RSE. Il en existe plusieurs, tels que : 

  • le Label Lucie ;

  • le label engagé RSE de l’AFNOR ;

  • ecovadis ;

  • Bcorp ;

  • le label PME+ pour les petites structures ;

  • le label européen Positive Workplace ;

  • ou encore le label numérique responsable.

En arborant l’un de ses labels, l’employeur s’assure une certaine crédibilité vis-à-vis de ses prospects. Plus que tout, l’obtention de ces certifications permet à l’organisation de se démarquer de ses concurrents.

Si vous envisagez d’inscrire votre entreprise dans une démarche RSE, vous voilà désormais mieux armé pour appréhender une stratégie à la hauteur de vos ambitions. Sachez que le champ d’action d’une politique RSE s’étend sur de multiples aspects, qu’il s’agisse du pilier social, environnemental, économique ou sociétal. N’oubliez pas que la dimension humaine reste majoritaire dans l’ensemble des actions à mener. Le chantier peut paraître fastidieux, mais les retombées économiques sont sans équivoque.