- Les étapes de création comprennent le choix du statut juridique, l'immatriculation de l'activité, la fixation des tarifs, la sollicitation des aides financières et la recherche des premiers clients.
- Un traducteur indépendant choisit ses missions, ses clients et fixe ses tarifs, mais doit gérer sa prospection et sa comptabilité.
- Il existe plusieurs spécialisations : traduction juridique, médicale, technique, sous-titrage, interprétation, etc.
- Le choix du statut juridique est essentiel : micro-entreprise, EI, EURL ou SASU, chacun ayant ses avantages fiscaux et sociaux.
- Se constituer un réseau, soigner son portfolio et utiliser des plateformes comme ProZ ou Malt permettent de trouver ses premiers clients.
- Des outils comme les logiciels de TAO, Notion ou un logiciel de facturation facilitent l’organisation et la gestion de l’activité.
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Podcast : Les étapes pour devenir freelance en 2026
Se lancer dans l’aventure de la traduction freelance, c’est vivre de sa passion des langues et organiser son emploi du temps sans contraintes. Il est important d’analyser tous les paramètres afin de s’installer dans les meilleures conditions : compétences acquises, marché potentiel, forme juridique (micro-entreprise, EURL, SASU), etc. Pour se créer une clientèle, le traducteur indépendant doit avoir un CV à jour, s’inscrire sur des sites internet d’emplois, contacter une agence de traduction, etc. On vous guide.
Les 6 étapes pour se lancer en traducteur freelance

Les 6 étapes pour se lancer en traducteur freelance
Étape 1 : se former au métier de traducteur
Le métier de traducteur n’est pas réglementé. Aucun diplôme n’est donc requis pour exercer cette profession.
Toutefois, vos futurs clients recherchent des compétences réelles et la plupart des traducteurs indépendants possèdent des diplômes certifiant leur niveau.
Voici quelques formations et diplômes recommandés :
- Un master en traduction (Bac+5) ;
- Un cursus en langues étrangères appliquées (LEA) ;
- Le certificat de traducteur professionnel (délivré par des organisations professionnelles comme la CCI) ;.
- Une formation spécialisée dans des domaines comme la traduction juridique, médicale ou technique.
Notez enfin que l'IELTS (International English Language Testing System) atteste d'un niveau d'anglais avancé. Bien que cette certification ne soit pas spécifiquement dédiée à la traduction, elle peut être un atout pour commencer.
Si vous souhaitez vous lancer aux côtés d’organisations internationales ou nationales (ministères des Affaires étrangères, cour d’appel, par exemple), vous devrez disposer d’un agrément, voire prêter serment.
Étape 2 : choisir son statut juridique
Il faut ensuite choisir votre statut juridique. Vous pouvez soit ouvrir une entreprise individuelle, soit créer une société.
Le choix du statut juridique influence directement votre fiscalité, votre niveau de cotisations sociales, votre protection sociale et votre responsabilité en cas de difficultés financières.
La majorité des traducteurs freelances exercent en entreprise individuelle, mais la micro-entreprise, la SASU ou l’EURL peuvent être plus adaptées selon votre chiffre d’affaires et vos objectifs.
Chez l'expert-comptable.com , nous créons votre société gratuitement et nous vous conseillons sur le statut le plus adapté à votre activité de traducteur freelance.
Un accompagnement personnalisé vous permet d’optimiser votre fiscalité dès le départ.
| Statut | Plafond de CA | Charges sociales | Fiscalité | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | 77 700 € | ~22 % du CA | IR sur le CA (abattement forfaitaire) | Tester l’activité ou démarrer |
| EI au réel | Aucun | ~35–45 % du bénéfice | IR sur le bénéfice réel | Activité stable avec charges à déduire |
| EURL | Aucun | ~45 % de la rémunération | IR (option IS possible) | Activité pérenne avec optimisation possible |
| SASU | Aucun | ~65 % de la rémunération | IS (option IR possible temporairement) | Développement important et meilleure protection sociale |
En micro-entreprise, vous ne pouvez pas déduire vos charges (logiciels TAO, ordinateur, abonnement internet). Si vos frais professionnels sont importants, l’entreprise individuelle au réel peut être plus avantageuse.
Étape 3 : immatriculer son activité
Pour créer une entreprise individuelle au réel ou une micro-entreprise, vous devez remplir un dossier de création en ligne sur le site du guichet unique. Plusieurs pièces justificatives vous sont demandées. Une fois votre dossier traité, vous recevrez un extrait d'immatriculation au registre national des entreprises (RNE) ainsi que votre numéro Siret.
Pour créer une société (SASU ou EURL), les démarches sont les suivantes :
- Rédaction des statuts de la société ;
- Constitution et dépôt du capital social ;
- Publication d’un avis de création dans un journal d’annonces légales (JAL) ;
- Dépôt d’un dossier sur le guichet unique.
Votre demande est ensuite transmise au greffe du tribunal de commerce. Celui-ci procède à votre immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Vous recevrez un extrait Kbis et votre numéro Siret.
Étape 4 : solliciter des aides financières
Vous avez peut-être droit à des aides financières à la création d’entreprise :
- L’ ACRE : vous bénéficiez d’une exonération de 50 % sur vos cotisations sociales pendant les 4 premiers trimestres de votre activité ;
- L’ ARCE : versée par France Travail, cette aide vous permet de percevoir 60 % de vos droits restants à l’ARE sous la forme de capital ;
- Des subventions publiques de la part des collectivités ;
- Les aides des chambres de commerce et d'industrie (CCI) : elles proposent diverses aides financières, notamment sous forme de prêts ou d'accompagnement pour la création et la reprise d'entreprise.
L’ACRE et l’ARCE existent toujours, mais l’ARCE n’est accessible que si vous êtes indemnisé par France Travail (ARE). Le versement se fait en deux fois, sous conditions.
Étape 5 : fixer ses tarifs
Cette étape demande de bien évaluer vos coûts, votre expertise et la demande du marché. Cela va vous permettre d’établir un tarif juste et compétitif tout en restant rentable.
La tarification au mot est l'une des méthodes les plus courantes pour les traducteurs freelances. Ce tarif varie généralement de 0,05 € à 0,15 € par mot, en fonction de la complexité et du domaine de spécialisation.
Certains traducteurs préfèrent fixer un tarif journalier moyen (TJM). Il peut aller de 250 € à 500 € par jour, selon l'expérience et la spécialisation.
Enfin, un traducteur peut percevoir des droits d’auteur, particulièrement s’il exerce l’activité de traducteur littéraire.
Étape 6 : trouver ses premiers clients
Plusieurs solutions sont à envisager pour lancer votre activité :
- Vous faire connaître sur les plateformes spécialisées dans l’offre de services de traduction, aussi bien pour des professionnels que des particuliers (Translators Cafe, Proz, etc.) ;
- Créer un profil sur les plateformes généralistes qui recensent des freelances, comme Malt ou Upwork ;
- Contacter directement des entreprises, des agences marketing et des agences de traduction.
Le régime fiscal du traducteur freelance
Le régime d’imposition varie selon le statut juridique retenu. Concrètement, vous serez imposé sur votre chiffre d’affaires (CA) ou sur vos bénéfices, à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS).
- En micro-entreprise : vous êtes imposé à l’IR sur votre chiffre d’affaires (CA) brut, sans possibilité de déduire vos charges (abattement forfaitaire). Sous conditions, vous pouvez opter pour le versement libératoire ;
- En entreprise individuelle au réel : vous déclarez vos bénéfices réels, c’est-à-dire le chiffre d’affaires moins les charges professionnelles (frais de fonctionnement, matériel, etc.). Vos revenus sont ensuite soumis à l’IR ;
- En société : si vous optez pour le régime de la déclaration contrôlée (IR), les bénéfices de l'entreprise sont ajoutés à vos autres revenus et sont imposés dans votre tranche marginale d'impôt sur le revenu. Ce régime est obligatoire pour les EURL et est optionnel pour les SASU. Si vous choisissez le régime de l'impôt sur les sociétés (IS), la société sera imposée sur ses bénéfices au taux de l'IS (réduit ou normal). Ce régime est de plein droit pour les SASU et sur option pour les EURL.
Le régime social du traducteur freelance
Là aussi, votre régime social dépend du statut juridique retenu. Vous pouvez être :
- Travailleur non-salarié (TNS) : c’est le cas du micro-entrepreneur, de l’entrepreneur individuel et du gérant d’EURL. Les cotisations sociales sont soit assises sur le CA réalisé (régime micro-social), soit au forfait. Concrètement, elles reviennent bien moins chères qu’en SASU, mais en contrepartie, la couverture sociale est moins étendue. Vous pouvez la compléter avec un contrat de prévoyance ;
- Assimilé salarié : c’est le cas du président de SASU. Celui-ci profite d’une protection sociale complète, à l’exception de l’assurance chômage. Les cotisations s’élèvent à 65 % en moyenne de la rémunération. Contrairement à l’EURL, si vous ne vous rémunérez pas, vous ne paierez pas de cotisations sociales.
N’hésitez pas à utiliser notre simulateur gratuit pour choisir le statut juridique qu’il vous faut.
Qu’est-ce qu’un traducteur freelance ?
Un traducteur freelance est un professionnel indépendant qui traduit des documents écrits ou oraux tout en respectant les nuances culturelles, juridiques et techniques.
Son travail va bien au-delà d’une traduction automatique. Il intervient notamment pour :
- Adapter le ton et le style
- Garantir la cohérence terminologique
- Vérifier la conformité juridique
- Assurer la qualité linguistique
Le marché de la traduction freelance en France
Malgré l’essor de l’intelligence artificielle, le secteur de la traduction reste solide. La demande évolue, mais ne disparaît pas : les entreprises recherchent toujours des experts capables d’adapter un contenu à un contexte culturel et juridique précis.
Chiffres clés
- 627 millions d’euros de chiffre d’affaires en France
- Croissance annuelle :+5 à 6 %
- 5 000 à 6 000 traducteurs indépendants
- L’Europe représente 53 % du marché mondial
Langues les plus demandées :
- Anglais
- Allemand
- Mandarin
- Portugais
- Turc
- Polonais
- Néerlandais
La post-édition de contenus générés par IA est désormais une compétence très recherchée.
Les spécialisations possibles en traduction freelance
Un traducteur freelance peut décider de se spécialiser dans l’un des domaines suivants :
- Documents littéraires, techniques, juridiques, médicaux, marketing… ;
- Sous‑titrage et doublage audiovisuel ;
- Interprétation en direct lors d’événements, conférences ou audiences judiciaires (traduction assermentée) ;
- Interprétation dans les services publics/en milieu médico-social (ISP) ;
- Relecture et révision de traductions.
Les traducteurs spécialisés (juridique, médical, technique) peuvent facturer 30 à 50 % plus cher qu’un traducteur généraliste. La spécialisation est souvent plus rentable que l’augmentation du volume de travail.
Les outils indispensables du traducteur freelance
Pour gagner en efficacité, vous devez vous équiper d'outils adaptés à vos besoins.
Il est recommandé d’utiliser des outils de traduction assistée par ordinateur (TAO). Vous pouvez utiliser des logiciels comme SDL Trados et Wordfast pour gérer vos mémoires de traduction et automatiser certaines tâches.
Pour organiser vos projets et suivre votre charge de travail, vous pouvez utiliser des outils comme Trello et Notion. Trello vous permet de gérer vos missions de manière visuelle en organisant vos tâches sous forme de tableaux et de cartes. Notion est une solution plus complète : vous pouvez y prendre des notes, structurer vos projets, planifier vos tâches et suivre vos objectifs.
Enfin, quel que soit votre régime juridique, vous avez l’obligation d’émettre des factures conformes à la législation. Vous devrez aussi vous préparer à l’arrivée de la facturation électronique. Pour éviter les erreurs, il est recommandé d'utiliser un logiciel de facturation comme Tiime . Cet outil est particulièrement intuitif et surtout 100 % gratuit.
Nos conseils pour réussir en tant que traducteur freelance
Se spécialiser
Le marché de la traduction reste concurrentiel. Se spécialiser dans un domaine précis, comme la traduction juridique, médicale ou littéraire, peut vous aider à faire la différence. Cette spécialisation vous permet aussi de justifier des tarifs plus élevés.
Soigner son portfolio
Votre portfolio doit mettre en avant vos compétences et vos spécialisations. Vous pouvez y présenter des exemples concrets de projets réalisés. Il peut inclure des traductions récentes, des témoignages clients et des détails sur les secteurs dans lesquels vous avez travaillé (juridique, médical, technique, etc.).
Vous pouvez partager votre portfolio sur votre site internet professionnel, le publier sur LinkedIn ou encore sur des plateformes dédiées aux freelances.
Fidéliser sa clientèle
Un client satisfait est plus susceptible de revenir vers vous et de vous recommander à d’autres. Pour cela, vous devez toujours respecter les délais, établir une communication transparente et être réactif face à ses demandes. Votre service doit être personnalisé.
Vous pouvez aussi proposer des services complémentaires, comme un suivi post-traduction, (révision et mise à jour de vos traductions).
L'importance du réseautage dans le métier de traducteur freelance
Assister à des événements professionnels comme des congrès ou des salons vous permettra de rencontrer des experts du secteur et d'élargir votre réseau. N’hésitez pas à rejoindre des groupes LinkedIn et des forums spécialisés, tels que ProZ ou Traduction Freelance France. Vous pourrez échanger, partager vos expériences et apprendre des autres. Enfin, une bonne méthode consiste à nouer des relations solides avec des agences de traduction. Ces dernières ont des commandes régulières de la part de leurs clients.
Vous savez désormais comment devenir traducteur. Chez l-Expert-comptable.com, nous vous aidons à choisir votre statut juridique et nous prenons en charge toutes vos formalités de création. Notre offre est gratuite en ce moment. Profitez-en et contactez-nous !
FAQ
Comment faire pour devenir traducteur freelance ?
Pour devenir traducteur freelance, il faut se former, choisir un statut juridique et immatriculer son activité. Vous devez ensuite définir vos tarifs, créer votre portfolio et démarcher des clients via des plateformes ou des agences.
Comment travailler comme traducteur en ligne ?
Cela signifie que vous travaillez uniquement à distance, sans vous déplacer. Vous pouvez vous inscrire sur des plateformes spécialisées comme ProZ ou Malt.
Quel est le salaire moyen d’un traducteur freelance ?
Le salaire moyen d’un traducteur freelance varie généralement entre 25 et 50 euros de l’heure, selon son expérience, sa spécialisation et la complexité des projets.
Sources & références
Insee.fr - Fiche secteur 743 - Traduction et interprétation
Apec.fr - Traducteur F/H
Service-public.gouv.fr -Traduction d'un document : comment trouver un traducteur agréé ?
Entreprendre.service-public.gouv.fr - Information administrative et de démarches pour les entreprises
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