Charges fixes et charges variables : Exemples

L'article en brefNous revenons sur la distinction entre les charges fixes et variables en comptabilité et leur importance dans le calcul du seuil de rentabilité d'une entreprise. Les charges fixes, aussi connues sous le nom de "charges de structure", restent constantes indépendamment du volume d'activité de l'entreprise. Les exemples incluent les loyers, les assurances, certains honoraires d'experts et les abonnements. En revanche, les charges variables, ou "charges opérationnelles", fluctuent en fonction de l'activité de l'entreprise, comme les coûts des matières premières, les frais d'emballage, ou les frais de transport de marchandises.

Nous soulignons également l'existence de charges mixtes, qui peuvent être semi-variables et semi-fixes, et donne l'exemple du salaire d’un commercial incluant un salaire fixe et des commissions.

Nous abordons également le seuil de rentabilité comme le niveau d'activité minimal à partir duquel l'entreprise ne réalise pas de perte. Ce seuil peut être exprimé en chiffre d’affaires, en nombre de jours de chiffre d’affaires, ou en volume d’activité. Pour le calculer, on utilise la formule : Seuil de rentabilité = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables. Le taux de marge sur coûts variables est calculé en soustrayant les charges variables du chiffre d’affaires, puis en divisant le résultat par le chiffre d’affaires et en multipliant par 100.
Temps de lecture : 2minDernière mise à jour : 12/03/2024
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Ecrit par Julien PIGNONExpert-Comptable et Commissaire aux Comptes chez l’Expert-Comptable.com
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Article certifié par
Guillaume DELEMARLE
 
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
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En comptabilité, les charges fixes représentent les charges qui restent stables malgré le niveau d’activité de l’entreprise. Les charges variables sont celles qui varient en fonction de l’activité de l’entreprise, comme le coût des matières premières par exemple. Ces charges servent à calculer le seuil de rentabilité. Elles ne sont pas à confondre avec les charges directes et indirectes.

Séparer les charges variables des charges fixes permet de mesurer la rentabilité du modèle économique de l’entreprise et le poids de certains coûts sur son chiffre d’affaires. Le compte de résultat de l’entreprise permet de visualiser les charges variables et les charges fixes. Cette distinction aide aux prises de décision de gestion et à la réduction éventuelle des frais relatifs à certains postes.

 

Charges fixes et charges variables : définition

Les charges fixes appelées aussi « charges de structure » sont les postes de dépenses de l’entreprise qui ne varient pas en fonction du volume de son activité. Ces charges restent stables, quel que soit le niveau de production ou de facturation.

Les charges variables appelées aussi « charges opérationnelles » sont les dépenses qui varient en fonction du volume de l’activité de l’entreprise. Les charges variables augmentent lorsque la production ou le chiffre d’affaires augmente.

Charges fixes et charges variables : exemples

Les charges fixes sont en général :

  • Les loyers
  • L’assurance
  • Certains honoraires d’experts
  • Les abonnements

Les charges variables sont :

  • La matière première
  • Les frais de packaging, emballage
  • Les frais de transport de marchandises 

Prenons l’exemple d’un épicier. Le coût d’achat des marchandises représente les charges variables. Le loyer de son commerce est une charge fixe.

Attention aux charges mixtes

Certaines charges peuvent être mixtes, c’est-à-dire semi-variables et semi-fixes. Prenons pour exemple le salaire d’un commercial qui toucherait un salaire plus des commissions en fonction du chiffre d’affaires qu’il apporte à l’entreprise. D’autres charges sont dites mixtes, car on ne peut pas les classer de manière radicale dans un poste ou dans un autre ; elles restent fixes pendant un temps puis augmentent quand l’entreprise franchit un palier de croissance.

Seuil de rentabilité : Définition

Le seuil de rentabilité représente le niveau d’activité minimum à partir duquel l’entreprise n’est pas en déficit. Le seuil de rentabilité se traduit en chiffre d’affaires, en nombre de jours de chiffre d’affaires ou en volume d’activité.

Calculer le seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité prend en compte la distinction entre les charges variables et les charges fixes, c’est pourquoi il est important de savoir les différencier.

La formule du seuil de rentabilité est : Seuil de rentabilité = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables

Sachant que le taux de marge sur coûts variables = ((Chiffre d’affaires – Charges variables) / Chiffre d’affaires)*100

Le seuil de rentabilité fait partie des ratios de gestion que tout dirigeant doit connaître pour piloter la gestion de son entreprise de manière sereine.

Charges directes et indirectes

Il ne faut pas confondre les charges variables / charges fixes et les charges directes / indirectes.

Les charges directes sont les charges que l’on peut directement incorporer au coût de revient d’un produit ou d’un service. La matière première, le packaging d’un produit sont des charges directes.

Les charges indirectes (amortissement, loyer, électricité…) ne seront incorporées qu’après le calcul du coût de revient du produit, selon une méthode de répartition prédéfinie par l’entreprise.

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