Créer une SARL de famille : éligibilité et étapes (2026)

L'article en bref

  • Créer une SARL de famille : les étapes vont de la rédaction des statuts à la notification de l'option IR au service des impôts.
  • Associés éligibles : parenté directe, frères et sœurs, conjoints mariés ou partenaires de PACS uniquement.
  • Avantage fiscal clé : la transparence évite la double imposition et impute les déficits sur le revenu global.
  • Cas d'usage phare : la location meublée LMNP, où l'amortissement réduit le bénéfice imposable pendant des décennies.
  • Piège fréquent : sans notification de l'option IR avant le premier exercice, la SARL bascule à l'IS.
  • Créer une SARL de famille avec L-Expert-Comptable.com : le cabinet propose la création d'entreprise à 0€, frais administratifs offerts.
guillaume-delemarle-expert-comptable
Guillaume DELEMARLE Expert-comptable chez L-Expert-Comptable.com
Mis à jour le 11 août 2026
4 min

Sommaire

Créez votre SARL gratuitement avec L-Expert-Comptable.com !

Nos équipes vous conseillent et s'occupent de toutes les démarches administratives de la création de votre SARL pour 0€ !

Créer ma SARL

Qui peut créer une SARL de famille ? Les liens familiaux éligibles

La SARL de famille n'est pas un statut juridique distinct : c'est une SARL classique dont tous les associés appartiennent à la même famille (art. 239 bis AA du CGI), avec un avantage fiscal majeur, la possibilité d'opter pour l'impôt sur le revenu (IR) sans limitation de durée. Cette option est réservée aux activités commerciales, industrielles, artisanales ou agricoles.

Pour bénéficier du régime de la SARL familiale, tous les associés doivent être unis par un lien de parenté, de mariage ou de PACS. Voici les situations admises par le fisc et celles qui sont exclues.

Les liens de parenté admis par le fisc

Le fisc reconnaît trois catégories de liens familiaux :

  • Ligne directe : parents et enfants, grands-parents et petits-enfants, sans limite de degré (ascendants et descendants).
  • Ligne collatérale au 2e degré : frères et sœurs uniquement.
  • Liens matrimoniaux : conjoints mariés et partenaires liés par un PACS.

Les liens par alliance sont aussi admis, à condition qu'un associé fasse le pont entre les deux parties. Un beau-père peut s'associer avec son gendre si le conjoint (enfant du beau-père) est lui-même associé. Le lien d'alliance repose sur le mariage ou le PACS : sans ce lien, la chaîne familiale se rompt.

Les situations non éligibles

Certaines situations familiales courantes ne permettent pas de créer une SARL de famille :

  • Concubins, même avec des enfants communs : le concubinage n'a pas de valeur fiscale pour ce dispositif.
  • Oncle et neveu : ce sont des collatéraux au 3e degré, au-delà du seuil admis.
  • Deux beaux-frères seuls : sans le frère ou la sœur qui crée le lien direct, ils ne sont pas considérés comme famille au sens fiscal.
  • Cousins germains : collatéraux au 4e degré, ils sont exclus.

Tableau récapitulatif : éligible ou non ?

Situation éligible ✅Situation non éligible ❌
Époux (conjoints mariés)Concubins (même avec enfants communs)
Partenaires de PACSEx-conjoints après divorce
Parent et enfantOncle et neveu (3e degré)
Grands-parents et petits-enfantsCousins germains (4e degré)
Frère et sœurDeux beaux-frères sans le frère/sœur commun
Frère + conjoint(e) du frèreAmi de la famille
Beau-père et gendre (si le conjoint est associé)Beau-père et gendre après divorce du conjoint

La perte d'un lien familial (divorce, décès) peut entraîner la perte du statut.

Si un divorce ou une rupture de PACS rompt le lien familial entre deux associés, la SARL perd son statut de famille et bascule automatiquement à l'IS dès l'exercice suivant. Anticipez ce risque en prévoyant une clause de rachat des parts dans les statuts.

Comment créer une SARL de famille étape par étape ?

Créer une SARL de famille

La création d'une SARL de famille suit le même parcours qu'une SARL classique, avec une étape supplémentaire : la notification de l'option IR au service des impôts.

  • Préparer les statuts avec les clauses adaptées au cadre familial
  • Verser le capital social sur un compte bloqué
  • Faire paraître l'annonce légale dans un journal habilité
  • Immatriculer la société via le portail de l'INPI
  • Adresser la demande d'option IR au service des impôts compétent

Étape 1 - Rédiger les statuts de la SARL

Les statuts doivent mentionner la dénomination sociale, l'objet social (activité commerciale, artisanale, industrielle ou agricole), le siège social, le montant du capital et la répartition des parts sociales entre les associés.

Prévoyez des clauses spécifiques au contexte familial : conditions de cession des parts entre membres de la famille, mécanismes de résolution des conflits et modalités de sortie d'un associé. La durée de la société est fixée librement, dans la limite de 99 ans.

Étape 2 - Constituer et déposer le capital social

Le capital social minimum d'une SARL est de 1 €, mais un montant trop faible peut nuire à votre crédibilité auprès des banques. Les apports en numéraire (argent) sont déposés sur un compte bloqué ouvert auprès d'une banque ou d'un notaire.

Pour les apports en nature (bien immobilier, véhicule, matériel), un commissaire aux apports doit intervenir si un apport dépasse 30 000 € ou si le total des apports en nature dépasse 50 % du capital social.

Étape 3 - Publier un avis de constitution dans un JAL

La publication d'un avis de constitution dans un journal d'annonces légales (JAL) du département du siège social est obligatoire. Le coût varie de 150 à 250 € selon le département. Conservez l'attestation de parution : elle fait partie du dossier d'immatriculation.

Étape 4 - Déposer le dossier sur le guichet unique INPI

Toutes les formalités de création passent par le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Voici les pièces à fournir :

  • Statuts signés par tous les associés
  • Attestation de parution au JAL
  • Justificatif de siège social
  • Pièces d'identité des associés et du gérant
  • Déclaration de non-condamnation du gérant

Les frais de greffe pour l'immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) s'élèvent à environ 40 €.

Étape 5 - Notifier l'option IR au service des impôts

C'est l'étape la plus souvent oubliée. L'option pour l'IR doit être notifiée au service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend la société, avant la date d'ouverture du premier exercice concerné. Joignez un procès-verbal d'assemblée générale prouvant l'accord unanime de tous les associés. Sans cette notification, la SARL est imposée d'office à l'IS.

Chez L-Expert-Comptable.com, la création d'entreprise est à 0 € (frais administratifs offerts), avec l'accompagnement d'un juriste pour sécuriser vos statuts et vos démarches fiscales.

L'option IR nécessite l'accord unanime des associés, matérialisé par un procès-verbal d'assemblée générale. Si un seul associé refuse, l'option ne peut pas être exercée et la SARL reste soumise à l'IS.

Quels sont les avantages d'une SARL de famille ?

La SARL de famille cumule les atouts d'une société à responsabilité limitée avec des avantages fiscaux propres au régime des sociétés de personnes. Quatre points méritent votre attention.

L'option IR sans limitation de durée

En SARL classique, l'option pour l'IR est limitée à 5 exercices. En SARL de famille, cette option est illimitée. Chaque associé est imposé sur sa quote-part de bénéfices à son taux marginal d'imposition (TMI) personnel.

Ce mécanisme s'appelle la transparence fiscale : les bénéfices « remontent » directement aux associés, sans passer par l'impôt sur les sociétés. Résultat : pas de double imposition. Vous ne payez pas d'IS sur le bénéfice, puis de flat tax sur les dividendes.

L'imputation des déficits sur le revenu global

À l'IR, les déficits de la SARL sont imputables sur le revenu global de chaque associé, proportionnellement à ses parts. C'est un atout les premières années d'activité, quand les investissements génèrent des pertes comptables.

Prenons un exemple : vous détenez 50 % d'une SARL de famille qui affiche un déficit de 20 000 €. Vous pouvez déduire 10 000 € de votre revenu imposable personnel. À l'IS, ce même déficit resterait « bloqué » dans la société, reportable uniquement sur ses bénéfices futurs.

L'exonération de plus-value en cas de départ à la retraite

Un associé qui cède la totalité de ses parts sociales au moment de son départ à la retraite peut bénéficier d'une exonération totale de plus-value (art. 151 septies A du CGI). Deux conditions principales s'appliquent : l'activité doit avoir été exercée depuis au moins 5 ans, et le départ à la retraite doit intervenir dans les 24 mois précédant ou suivant la cession. La cession peut se faire à plusieurs acquéreurs, y compris des membres de la famille.

La responsabilité limitée aux apports

Comme dans toute SARL, la responsabilité de chaque associé est limitée au montant de ses apports. Le patrimoine personnel de chaque membre de la famille reste protégé en cas de difficultés financières de la société.

Quels sont les inconvénients et les risques ?

Le régime de la SARL de famille présente aussi des limites à connaître avant de se lancer. Certaines peuvent peser lourd selon votre situation.

La rémunération du gérant n'est pas déductible du bénéfice

À l'IR, la rémunération versée au gérant n'est pas une charge déductible du résultat de la société. Elle s'ajoute à la quote-part de bénéfices déjà imposée dans les revenus personnels du gérant. À l'IS, au contraire, la rémunération du gérant est déductible : elle réduit le bénéfice imposable de la société.

Un taux marginal d'IR potentiellement élevé

Si les bénéfices sont importants, le TMI peut grimper à 41 % ou 45 %, contre un taux d'IS plafonné à 25 %. Au-delà d'environ 80 000 à 100 000 € de bénéfices par associé, l'IS devient souvent plus avantageux. Avant de choisir, réalisez des simulations chiffrées en tenant compte de votre situation familiale et de vos autres revenus.

La difficulté d'intégrer de nouveaux associés

Tout nouvel associé doit obligatoirement être un membre de la famille. Impossible de faire entrer un investisseur extérieur, un partenaire commercial ou un salarié clé au capital. Si un associé non familial entre dans la société, le statut de SARL de famille est perdu immédiatement et définitivement.

Le retour à l'IS est irrévocable

Si la SARL de famille renonce à l'IR pour passer à l'IS, ce choix est définitif. Aucun retour en arrière n'est possible. La perte du statut peut aussi survenir dans d'autres cas : arrivée d'un associé non parent, changement d'activité vers une profession libérale, ou rupture du lien familial entre associés.

La perte du statut SARL de famille entraîne un passage à l'IS avec des conséquences fiscales immédiates : les plus-values latentes sur les actifs de la société peuvent être taxées. Faites-vous accompagner par un expert-comptable avant toute décision susceptible de modifier le régime fiscal de votre société.

SARL de famille : IR ou IS, comment choisir ?

Choisir ir ou is sarl famille

Le choix entre IR et IS dépend du montant des bénéfices, de la situation personnelle des associés et de la stratégie de distribution. Voici les éléments de comparaison et un cas concret pour vous aider à trancher.

Comparaison des taux : IR vs IS

CritèreIR (SARL de famille)IS
Taux d'impositionBarème progressif : 0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %15 % jusqu'à 42 500 € (PME), 25 % au-delà
Déductibilité de la rémunération du gérantNon déductibleDéductible du résultat
Traitement des déficitsImputables sur le revenu global des associésReportables sur les bénéfices futurs
Imposition des bénéfices distribuésPas de double imposition (transparence fiscale)Flat tax 30 % (PFU) ou barème progressif
Durée de l'optionIllimitéeRégime par défaut

Cas pratique chiffré : 60 000 € de bénéfices pour un couple

Profil : couple marié, 2 enfants, associés à 50/50, bénéfice annuel de 60 000 €, pas d'autre revenu. La comparaison porte sur l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, hors cotisations sociales.

Scénario IR :

  • Revenu imposable du foyer : 60 000 €
  • Nombre de parts fiscales : 3 (couple + 2 enfants)
  • Quotient familial : 60 000 / 3 = 20 000 € par part
  • Impôt par part : 0 % sur 11 600 € + 11 % sur 8 400 € = 924 €
  • Impôt total : 924 × 3 = 2 772 €

Scénario IS :

  • IS : 15 % × 42 500 € = 6 375 € + 25 % × 17 500 € = 4 375 €
  • IS total : 10 750 €
  • Bénéfice après IS : 49 250 €
  • Distribution intégrale en dividendes : flat tax 30 % = 14 775 €
  • Charge fiscale totale : 10 750 + 14 775 = 25 525 €

Dans ce scénario, l'IR fait économiser plus de 22 000 € par rapport à l'IS avec distribution de dividendes. L'écart se réduit si le couple a d'autres revenus ou si les bénéfices augmentent fortement.

Quand l'IS devient-il plus intéressant ?

L'IS prend l'avantage dans trois situations :

  • Les bénéfices sont élevés et le TMI des associés dépasse 30 %, surtout s'ils ont d'autres sources de revenus.
  • Le gérant a besoin de déduire sa rémunération du résultat pour réduire la base imposable de la société.
  • Les associés souhaitent réinvestir les bénéfices dans la société plutôt que de les distribuer : à l'IS, seul le bénéfice conservé est taxé à 15 ou 25 %, sans prélèvement forfaitaire unique (PFU).

Pour approfondir ce choix, une comparaison IS ou IR détaillée peut vous aider à trancher selon votre situation.

SARL de famille et location meublée (LMNP) : le cas d'usage phare

La location meublée est le terrain de jeu privilégié de la SARL de famille. Ce montage combine transparence fiscale et amortissement comptable pour réduire l'imposition sur les loyers pendant des décennies.

Pourquoi la SARL de famille est idéale pour la location meublée

La location meublée est une activité commerciale au sens fiscal. Elle est donc éligible à la SARL de famille, contrairement à une SCI classique à l'IR qui ne peut exercer qu'une activité civile (location nue).

En optant pour l'IR au régime réel BIC, la SARL de famille peut amortir le bien immobilier et le mobilier. L'amortissement réduit le bénéfice imposable, parfois jusqu'à le ramener à zéro pendant 20 à 30 ans. Les loyers perçus sont alors peu ou pas imposés, tout en restant encaissés par la société. Ce mécanisme fonctionne aussi bien en location meublée non professionnelle (LMNP) qu'en location meublée professionnelle (LMP).

SARL de famille vs SCI pour l'immobilier locatif

CritèreSCI (à l'IR)SARL de famille (à l'IR)
Type de location autoriséLocation nue uniquementLocation nue et meublée
Catégorie fiscale des revenusRevenus fonciersBIC
Amortissement du bienNonOui (régime réel)
Amortissement du mobilierNon applicableOui
Plus-value de cessionRégime des particuliers (abattement pour durée de détention)Régime professionnel (pas d'abattement pour durée)
Formalités comptablesComptabilité simplifiéeComptabilité complète (bilan, compte de résultat)
Transmission des partsDonation avec abattements classiquesDonation avec abattements classiques

Le choix dépend de votre projet : pour de la location nue longue durée, la SCI reste adaptée. Pour de la location meublée ou saisonnière, la SARL de famille est le véhicule le plus pertinent.

Attention au régime micro-BIC

En SARL de famille, le régime micro-BIC n'est pas applicable. Le régime réel est obligatoire, ce qui impose de tenir une comptabilité complète avec bilan et compte de résultat. L'accompagnement par un expert-comptable est fortement recommandé pour calculer correctement les amortissements et sécuriser vos déclarations fiscales. 

Chez L-Expert-Comptable.com, un comptable dédié vous accompagne dans la tenue de votre comptabilité SARL de famille, avec une réponse sous 24 h, à partir de 69 € HT/mois.

Quel régime social pour le gérant d'une SARL de famille ?

Le régime social du gérant dépend de sa participation au capital. Cette distinction a un impact direct sur le montant des cotisations et le niveau de protection sociale.

Gérant majoritaire : le régime des indépendants (SSI)

Un gérant qui détient plus de 50 % des parts sociales (seul ou avec ses co-gérants) est rattaché à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Ses cotisations sociales sont d'environ 45 % de son revenu net. La couverture comprend l'assurance maladie, la retraite de base et complémentaire, et l'invalidité-décès.

En SARL de famille à l'IR, l'assiette de cotisation du gérant majoritaire correspond à sa quote-part de bénéfices, augmentée de sa rémunération éventuelle.

Gérant minoritaire ou égalitaire : le régime général

Un gérant minoritaire (moins de 50 % des parts) ou égalitaire (exactement 50 %) est assimilé salarié. Il relève du régime général de la sécurité sociale. Les cotisations sont plus élevées (environ 75 à 80 % du salaire net), mais la couverture retraite est meilleure. Si le gérant ne perçoit aucune rémunération, aucune cotisation n'est due.

Tableau récapitulatif du régime social selon la participation

SituationRégimeTaux de cotisation approximatif
Gérant majoritaire (> 50 %)SSI (indépendant)~45 % du revenu net
Gérant égalitaire (= 50 %)Régime général (assimilé salarié)~75-80 % du net
Gérant minoritaire (< 50 %)Régime général (assimilé salarié)~75-80 % du net
Gérant non associéRégime général (assimilé salarié)~75-80 % du net

Gouvernance et pacte d'associés : anticiper les conflits familiaux

Travailler en famille peut générer des tensions spécifiques. Un cadre juridique clair dès la création limite les risques de blocage.

Pourquoi un pacte d'associés est indispensable en famille

Les conflits familiaux sont la première cause de blocage dans les SARL de famille. Le pacte d'associés complète les statuts avec des clauses extra-statutaires : droit de sortie, méthode de valorisation des parts, clause de non-concurrence. Il permet de prévoir les scénarios délicats : divorce d'un associé, décès, mésentente durable ou souhait de quitter la société. Rédigé en amont, il évite que les désaccords personnels ne paralysent l'activité.

Les clauses essentielles à prévoir dans les statuts

Voici les clauses à intégrer en priorité :

  • Clause d'agrément : conditions d'entrée de nouveaux associés, avec rappel de l'obligation de lien familial.
  • Clause de préemption : priorité donnée aux associés existants en cas de cession de parts.
  • Clause de sortie : mécanisme de valorisation des parts (formule de calcul ou recours à un expert) et délais de rachat.
  • Clause de résolution des conflits : médiation familiale obligatoire avant tout recours judiciaire.

Les questions fréquentes sur la SARL de famille

Est-ce que des concubins peuvent créer une SARL de famille ?

Non. Le concubinage n'est pas reconnu comme un lien familial au sens fiscal. Seuls les conjoints mariés et les partenaires de PACS sont éligibles. Des concubins souhaitant créer une société ensemble peuvent opter pour une SARL classique, mais sans l'option IR illimitée.

Peut-on transformer une SARL classique en SARL de famille ?

Oui, à condition que tous les associés soient déjà membres de la même famille et que l'activité soit éligible. Il suffit de notifier l'option IR au SIE avec un PV d'AG attestant de l'accord unanime. Aucune modification de la forme juridique n'est nécessaire.

Quelle différence entre une SCI et une SARL de famille pour de l'immobilier locatif ?

La SCI familiale convient à la location nue avec une plus-value taxée au régime des particuliers. La SARL de famille est adaptée à la location meublée (LMNP/LMP) car elle permet d'amortir le bien et le mobilier. Les plus-values en SARL de famille relèvent du régime professionnel, sans abattement pour durée de détention.

Combien coûte la création d'une SARL de famille ?

Les frais incompressibles sont d'environ 200 à 300 € : publication au JAL (150 à 250 €) et frais de greffe (environ 40 €). Si vous faites rédiger les statuts par un professionnel, ajoutez 500 à 1 500 € selon la complexité. Pour avoir une idée précise, vous pouvez consulter un simulateur de tarifs d'expert-comptable.

Un oncle et son neveu peuvent-ils créer une SARL de famille ?

Non. L'oncle et le neveu sont des collatéraux au 3e degré, or seuls les collatéraux au 2e degré (frères et sœurs) sont admis. Pour s'associer en SARL de famille, ils devraient intégrer un membre qui fait le lien direct, par exemple le père du neveu.

Que se passe-t-il si un associé de la SARL de famille divorce ?

Si le divorce rompt le seul lien familial entre deux associés, la SARL perd son statut de famille et bascule à l'IS dès l'exercice suivant. Prévoyez dans les statuts une clause de rachat obligatoire des parts en cas de rupture du lien familial.

La SARL de famille est-elle adaptée à une activité libérale ?

Non. La SARL de famille est réservée aux activités commerciales, industrielles, artisanales ou agricoles. Les professions libérales ne sont pas éligibles. Un professionnel libéral souhaitant exercer en famille peut envisager une SELARL, mais sans l'option IR illimitée.

Peut-on revenir à l'IR après avoir choisi l'IS en SARL de famille ?

Non, le passage à l'IS est définitif. Une fois que la SARL de famille a opté pour l'IS ou y a été basculée suite à la perte du statut, il est impossible de revenir à l'IR. Ce caractère irrévocable impose de réaliser des simulations fiscales avant toute décision.

Quel est le capital minimum pour créer une SARL de famille ?

Le capital minimum est de 1 €, comme pour toute SARL. En pratique, un capital de 1 000 à 5 000 € est courant pour une activité de services. Pour un projet immobilier (LMNP) nécessitant un financement bancaire, prévoyez davantage.

Est-ce qu'un mineur peut être associé d'une SARL de famille ?

Oui, à condition d'être représenté par son représentant légal (parent ou tuteur). Le mineur ne peut pas être gérant. Cette configuration est fréquente dans les projets de transmission intergénérationnelle, où les parents intègrent leurs enfants au capital pour préparer la succession. La donation-partage est un outil souvent utilisé dans ce cadre.

Sources & Références

Legifrance : Article 239 bis AA - Code général des impôts

BOFiP : IS - SARL à caractère familial - Option pour le régime des sociétés de personnes

Service-Public : Société à responsabilité limitée (SARL) : ce qu'il faut savoir

Résumer cet article avec :

  • ChatGPT
  • Perplexity
  • Claude

A propos de l'auteur

guillaume-delemarle-expert-comptable
Guillaume DELEMARLE Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise. Voir tous ses articles
Contenu révisé et validé par un expert-comptable membre de l'OEC

Questions & réponses

Poser une question

Back to top