L'article en bref
- Intégration fiscale : ce régime optionnel permet à un groupe de payer un seul IS consolidé.
- Condition clé : la société mère doit détenir au moins 95 % du capital de chaque filiale.
- Avantage majeur : les déficits d'une société réduisent immédiatement l'IS global du groupe.
- Engagement : l'option est prise pour 5 exercices, renouvelable par tacite reconduction.
- Point de vigilance : les filiales peuvent perdre le taux réduit d'IS à 15 %.
- Mise en place de l'intégration fiscale : L-Expert-Comptable.com les sociétés avec un comptable dédié joignable sous 24h.
Sommaire
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Prendre RDV !Qu'est-ce que l'intégration fiscale ?
L'intégration fiscale est un régime optionnel qui permet à un groupe de sociétés de ne payer qu'un seul impôt sur les sociétés (IS) sur l'ensemble de ses résultats. Ce mécanisme, prévu aux articles 223 A à 223 U du Code général des impôts, concerne aussi bien les groupes classiques que les structures à dimension européenne.
Définition et principe du groupe fiscalement intégré
Le régime d'intégration fiscale permet à une société mère (ou tête de groupe) de consolider les résultats fiscaux de ses filiales. Concrètement, les bénéfices des sociétés rentables compensent les déficits des sociétés en perte. Le groupe calcule un résultat d'ensemble, et la société mère est seule redevable de l'IS sur ce montant global.
Prenons un exemple simple : si une filiale gagne 100 000 € et qu'une autre perd 40 000 €, le groupe ne paie l'IS que sur 60 000 € au lieu de 100 000 €. Sans intégration, la société bénéficiaire paierait l'IS sur ses 100 000 €, et la société déficitaire reporterait son déficit sur ses exercices futurs.
Ce régime est purement fiscal. Il ne modifie ni la personnalité juridique des sociétés, ni leur comptabilité individuelle. Chaque filiale intégrée continue d'établir sa propre liasse fiscale individuelle.
Intégration fiscale verticale vs horizontale
Il existe deux formes d'intégration fiscale, selon la localisation de la société tête de groupe.
Intégration verticale (cas classique)
La société mère est une société française soumise à l'IS. Elle détient directement ou indirectement au moins 95 % du capital de ses filiales françaises. C'est la configuration la plus courante : une holding française chapeaute plusieurs filiales opérationnelles sur le territoire.
Intégration horizontale
La société mère est une entité établie dans un État de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen (EEE), sans être elle-même soumise à l'IS en France. Ses filiales françaises, appelées sociétés sœurs, forment alors un groupe fiscalement intégré entre elles. L'une d'entre elles est désignée comme société tête de groupe en France.
Exemple : une société mère allemande détient 100 % de trois filiales françaises (A, B et C). Ces trois sociétés sœurs peuvent constituer un groupe fiscalement intégré horizontal en France. La société A, désignée comme tête de groupe, porte la responsabilité du paiement de l'IS.
Le fonctionnement fiscal est identique une fois le groupe constitué : compensation des résultats, neutralisation des opérations intra-groupe et paiement d'un seul IS.
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'intégration fiscale ?
Le régime d'intégration fiscale impose des conditions strictes, tant pour la société mère que pour les filiales intégrées. Voici les critères à remplir pour constituer un groupe fiscalement intégré.
Conditions relatives à la société mère (ou tête de groupe)
- Être soumise à l'IS en France (pour l'intégration verticale) ou être une entité établie dans l'UE/EEE (pour l'intégration horizontale)
- Ne pas être détenue à 95 % ou plus, directement ou indirectement, par une autre société française soumise à l'IS
- Clôturer son exercice comptable à la même date que toutes les filiales du périmètre d'intégration
- Avoir un exercice d'une durée de 12 mois
Si la société mère est elle-même détenue à 95 % par une autre société française soumise à l'IS, c'est cette dernière qui doit se positionner comme tête de groupe.
Conditions relatives aux filiales intégrées
- Avoir un capital détenu à 95 % au moins, directement ou indirectement, par la société mère
- Être soumise à l'IS au taux normal en France
- Avoir un exercice comptable de 12 mois, clôturé à la même date que la société mère
- Donner son accord formel pour entrer dans le périmètre d'intégration, via une attestation de consentement
Une filiale soumise à l'IR ou dont l'exercice ne coïncide pas avec celui de la société mère ne peut pas intégrer le groupe.
Récapitulatif des conditions d'éligibilité
Le tableau ci-dessous synthétise les conditions à remplir pour la société mère et les filiales.
| Condition | Exigence |
|---|---|
| Forme juridique | Société soumise à l'IS (SA, SAS, SARL, SCI à l'IS, etc.) |
| Taux de détention | 95 % minimum du capital et des droits de vote |
| Régime fiscal | IS au taux normal (25 %) |
| Durée de l'exercice | 12 mois |
| Date de clôture | Identique pour toutes les sociétés du périmètre |
| Accord des filiales | Attestation de consentement écrite |
Le seuil de 95 % s'apprécie en droits de vote et en capital. Une détention indirecte via une chaîne de participations est admise, à condition que chaque maillon de la chaîne détienne au moins 95 % de la société suivante.
Comment fonctionne le calcul du résultat d'ensemble ?
Le calcul du résultat d'ensemble repose sur un mécanisme de consolidation fiscale qui agrège les résultats individuels de chaque société du groupe. Voici comment il s'articule en pratique.
Le mécanisme de consolidation fiscale
Chaque société du groupe établit sa propre liasse fiscale individuelle, comme si elle était imposée séparément. La société mère additionne ensuite les résultats fiscaux individuels (bénéfices et déficits) pour déterminer le résultat d'ensemble du groupe.
Certaines opérations réalisées entre sociétés du même groupe sont neutralisées pour éviter une double imposition. C'est le cas des cessions d'actifs intra-groupe, des provisions pour dépréciation de titres de filiales intégrées ou encore des abandons de créances internes.
L'IS est calculé et payé par la société mère sur le résultat d'ensemble. Les crédits d'impôt des filiales sont imputés au niveau du groupe, ce qui peut réduire encore la facture fiscale globale.
Exemple chiffré : 3 sociétés, un seul IS
Prenons un cas concret pour mesurer l'économie réelle d'IS.
Le scénario
La holding H détient 100 % du capital de deux filiales :
- Filiale A : bénéfice fiscal de 80 000 €
- Filiale B : bénéfice fiscal de 40 000 €
- Holding H : déficit de -30 000 € (frais de gestion, intérêts d'emprunt d'acquisition des titres)
Calcul sans intégration fiscale
Chaque société est imposée séparément :
- IS sur Filiale A : 80 000 € x 25 % = 20 000 €
- IS sur Filiale B : 40 000 € x 25 % = 10 000 €
- Holding H : déficit de 30 000 € reporté sur les exercices suivants, aucun IS à payer cette année
Total IS payé par le groupe : 30 000 €. Le déficit de la holding reste « gelé » : il ne sert à rien tant que H ne génère pas de bénéfice.
Calcul avec intégration fiscale
Les résultats sont consolidés :
- Résultat d'ensemble : 80 000 + 40 000 - 30 000 = 90 000 €
- IS sur le résultat d'ensemble : 90 000 € x 25 % = 22 500 €
Total IS payé par le groupe : 22 500 €.
Économie immédiate : 7 500 €, soit le déficit de la holding (30 000 €) multiplié par le taux d'IS (25 %). L'intégration fiscale permet d'utiliser le déficit de H dès la première année, au lieu de le reporter indéfiniment. Plus le groupe comprend de sociétés avec des résultats hétérogènes (bénéfices et déficits), plus l'économie d'IS est importante.
Quels sont les avantages et les inconvénients de l'intégration fiscale ?
Le régime d'intégration fiscale génère des économies d'IS réelles, mais il implique aussi des contraintes administratives et fiscales à anticiper.
Les avantages du régime d'intégration fiscale
- Compensation immédiate bénéfices/déficits : les déficits d'une filiale ou de la holding réduisent directement la base imposable du groupe, sans attendre que la société déficitaire redevienne bénéficiaire.
- Imputation des crédits d'impôt au niveau du groupe : les crédits d'impôt (CIR, par exemple) générés par une filiale sont utilisables par la société mère pour réduire l'IS global.
- Quote-part de frais et charges réduite à 1 % : les dividendes versés entre sociétés du groupe intégré ne supportent qu'une quote-part de 1 %, contre 5 % en régime mère-fille classique.
- Neutralisation des opérations intra-groupe : les cessions d'actifs, provisions et abandons de créances entre sociétés intégrées n'ont pas d'impact fiscal immédiat.
- Trésorerie simplifiée : un seul paiement d'IS est effectué par la société mère pour l'ensemble du groupe.

Les inconvénients et points de vigilance
- Charge administrative accrue : chaque filiale continue de produire sa liasse fiscale individuelle, et la société mère établit en plus la liasse fiscale consolidée du groupe.
- Perte potentielle du taux réduit d'IS à 15 % : le taux réduit sur les premiers 42 500 € de bénéfice est apprécié au niveau du groupe, pas filiale par filiale. Les PME qui en bénéficiaient individuellement peuvent le perdre.
- Convention d'intégration fiscale à rédiger : la répartition de la charge d'IS entre les sociétés doit être formalisée dans une convention, sous peine de litiges avec les actionnaires minoritaires.
- Engagement de 5 ans : l'option est prise pour 5 exercices, renouvelable par tacite reconduction. Une sortie anticipée peut avoir des conséquences fiscales.
Tableau comparatif avantages vs inconvénients
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Compensation immédiate des bénéfices et déficits | Charge administrative supplémentaire (double liasse) |
| Quote-part de frais et charges réduite à 1 % sur dividendes intra-groupe | Perte possible du taux réduit d'IS à 15 % pour les filiales PME |
| Imputation des crédits d'impôt au niveau du groupe | Rédaction d'une convention d'intégration fiscale |
| Neutralisation des opérations intra-groupe | Engagement de 5 ans minimum |
| Un seul paiement d'IS pour le groupe | Complexité accrue en cas de modification du périmètre |
Depuis 2019, la sortie d'une filiale du périmètre d'intégration n'entraîne plus la réintégration des neutralisations antérieures. Une quote-part de 12 % du résultat net de la filiale sortante peut toutefois s'appliquer sur la plus-value de cession de ses titres.
Quelle est la procédure pour opter pour l'intégration fiscale ?
La mise en place de l'intégration fiscale suit une procédure précise, de la notification à l'administration fiscale jusqu'à la rédaction de la convention entre les sociétés du groupe.
- Notifier l'option au service des impôts des entreprises
- Anticiper l'engagement de 5 ans et ses conditions de renouvellement
- Formaliser la répartition de l'IS dans une convention
Les étapes de l'option
- La société mère notifie son option au service des impôts des entreprises (SIE) dont elle dépend.
- L'option doit être formulée au plus tard à la date limite de dépôt de la déclaration de résultats de l'exercice précédant celui où le régime s'applique. Pour une intégration à compter du 1er janvier N, l'option doit être déposée avant la date limite de dépôt de la déclaration de résultats de l'exercice N-1.
- La société mère joint à sa notification la liste des filiales intégrées dans le périmètre d'intégration, accompagnée de l'attestation de consentement de chacune d'elles.
- La société mère peut choisir de n'intégrer que certaines filiales éligibles. Elle n'est pas tenue d'intégrer toutes les sociétés qui remplissent les conditions.
Durée de l'option et renouvellement
L'option est valable pour une durée de 5 exercices. À l'issue de cette période, elle est renouvelée par tacite reconduction, sauf dénonciation expresse auprès du SIE avant la date limite de dépôt de la liasse fiscale.
Le périmètre d'intégration peut être modifié chaque année. La société mère peut ajouter de nouvelles filiales ou en retirer, sans remettre en cause l'option elle-même. Chaque modification doit être notifiée au SIE dans les mêmes délais.
La convention d'intégration fiscale
La convention d'intégration fiscale est un accord signé entre la société mère et chaque filiale intégrée. Elle définit les règles de répartition de la charge d'IS au sein du groupe.
Trois méthodes de répartition sont couramment utilisées :
- Méthode de neutralité : chaque filiale supporte l'IS qu'elle aurait payé si elle n'était pas intégrée. Les économies d'impôt restent à la société mère.
- Méthode de contribution réelle : chaque filiale contribue à hauteur de son résultat fiscal réel dans le résultat d'ensemble.
- Méthode de répartition proportionnelle : la charge d'IS est répartie au prorata des résultats bénéficiaires de chaque société.
La convention détermine aussi le sort des économies d'impôt générées par l'intégration. Elle doit être cohérente avec l'intérêt social de chaque filiale, notamment pour protéger les droits des actionnaires minoritaires. L-Expert-Comptable.com accompagne les dirigeants de groupes de sociétés dans la mise en place de l'intégration fiscale : de l'analyse d'opportunité à la production des liasses fiscales individuelles et consolidées, avec un interlocuteur dédié joignable sous 24 h.
La convention d'intégration fiscale n'est pas un simple document interne. En l'absence de convention ou si elle est déséquilibrée, les actionnaires minoritaires d'une filiale peuvent contester la répartition de l'IS devant les tribunaux. Prévoyez sa rédaction avec votre expert-comptable ou un avocat fiscaliste.
Intégration fiscale ou régime mère-fille : quelle différence ?
Ces deux régimes fiscaux s'adressent aux groupes de sociétés, mais ils n'ont ni le même objet ni les mêmes conditions d'accès. Voici comment les distinguer et choisir le bon dispositif.
Deux régimes distincts, deux objectifs
Le régime mère-fille exonère d'IS les dividendes remontés par une filiale vers sa société mère, à condition que la mère détienne au moins 5 % du capital de la filiale. La quote-part de frais et charges réintégrée est de 5 % du montant des dividendes. Ce régime ne permet pas de consolider les résultats : chaque société reste imposée individuellement.
L'intégration fiscale va plus loin. Elle permet de consolider les résultats fiscaux de toutes les sociétés du groupe (bénéfices et déficits) pour calculer un IS unique. Le seuil de détention est de 95 %, et la quote-part de frais et charges sur les dividendes intra-groupe tombe à 1 %.
Les deux régimes sont cumulables. Un groupe fiscalement intégré bénéficie aussi de l'exonération des dividendes intra-groupe prévue par le régime mère-fille, avec la quote-part réduite à 1 %.
Tableau comparatif intégration fiscale vs régime mère-fille
| Critère | Régime mère-fille | Intégration fiscale |
|---|---|---|
| Seuil de détention minimum | 5 % du capital | 95 % du capital et des droits de vote |
| Objet du régime | Exonération des dividendes remontés | Consolidation des résultats fiscaux du groupe |
| Consolidation des résultats | ❌ Non | ✅ Oui |
| Quote-part de frais et charges | 5 % des dividendes | 1 % des dividendes intra-groupe |
| Compensation bénéfices/déficits | ❌ Non | ✅ Oui |
| Complexité administrative | Faible (déclaration simple) | Élevée (liasses individuelles + consolidée) |
| Engagement de durée | Aucun | 5 exercices (tacite reconduction) |
| Cumul avec l'autre régime | ✅ Oui | ✅ Oui |
Dans quel cas privilégier l'un ou l'autre ?
Le choix dépend de la structure de votre groupe et de la répartition des résultats entre vos sociétés.
Privilégiez l'intégration fiscale si votre groupe comprend des sociétés bénéficiaires et des sociétés déficitaires. C'est le cas typique d'une holding qui supporte des frais de structure ou des intérêts d'emprunt, tandis que ses filiales opérationnelles dégagent des bénéfices. L'économie d'IS est immédiate. Pour comprendre pourquoi créer une holding peut s'avérer avantageux dans ce contexte, plusieurs paramètres sont à examiner.
Le régime mère-fille suffit si votre holding se limite à percevoir des dividendes de ses filiales, sans besoin de consolider les résultats. C'est souvent le cas d'une holding patrimoniale qui détient des participations dans des sociétés toutes bénéficiaires.
Le régime mère-fille est votre seule option si vous détenez moins de 95 % d'une filiale. Avec une participation de 30 % par exemple, seul le régime mère-fille (seuil à 5 %) est accessible.
Dans tous les cas, faites chiffrer les deux scénarios par un expert-comptable avant de décider. L'écart d'IS peut atteindre plusieurs milliers d'euros par an. Chez L-Expert-Comptable.com, votre comptable dédié peut simuler l'impact fiscal des deux régimes sur votre groupe et vous accompagner dans la mise en place de l'option la plus avantageuse.
Que se passe-t-il en cas de sortie du groupe intégré ?
Une filiale peut quitter le périmètre d'intégration pour plusieurs raisons. Les conséquences fiscales ont été simplifiées depuis 2019, mais certains points méritent votre attention.
Les causes de sortie d'une filiale
- Cession totale ou partielle de la filiale, entraînant un passage sous le seuil de 95 % de détention
- Changement de régime fiscal de la filiale (passage de l'IS à l'IR, par exemple)
- Dénonciation volontaire de l'option par la société mère
- Liquidation de la filiale
Les conséquences fiscales de la sortie
Depuis 2019, la sortie d'une filiale du périmètre d'intégration n'entraîne plus la réintégration des neutralisations antérieures. Cette réforme a considérablement simplifié la gestion des sorties de groupe.
Les déficits de la filiale sortante restent acquis au groupe. Ils ne « repartent » pas avec la filiale : c'est la société mère qui continue de les porter dans le résultat d'ensemble.
En cas de cession des titres de la filiale sortante, une quote-part de frais et charges de 12 % peut s'appliquer sur la plus-value nette de cession. Cette quote-part est réintégrée dans le résultat d'ensemble de l'exercice de sortie.
La sortie d'une filiale n'entraîne pas la fin de l'intégration fiscale pour le reste du groupe, à condition qu'il reste au moins une filiale intégrée aux côtés de la société mère.
Les questions fréquentes sur l'intégration fiscale
Quelle est la différence entre l'intégration fiscale verticale et horizontale ?
L'intégration verticale est le cas classique : une société mère française détient au moins 95 % de ses filiales françaises. L'intégration horizontale concerne les sociétés sœurs françaises détenues à 95 % par une entité mère située dans l'UE ou l'EEE, sans que cette dernière soit soumise à l'IS en France. Le fonctionnement fiscal est identique une fois le groupe constitué.
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'intégration fiscale ?
La société mère doit être soumise à l'IS, ne pas être détenue à 95 % ou plus par une autre société française soumise à l'IS, et détenir au moins 95 % du capital de chaque filiale intégrée. Toutes les sociétés du groupe doivent clôturer leur exercice à la même date et avoir des exercices de 12 mois.
Comment opter pour le régime d'intégration fiscale ?
La société mère notifie son option au service des impôts des entreprises (SIE) au plus tard à la date limite de dépôt de la déclaration de résultats de l'exercice précédant celui où le régime s'applique. Elle joint la liste des filiales concernées et leurs attestations de consentement.
Quelle est la durée de l'option d'intégration fiscale ?
L'option est valable 5 exercices. Elle est renouvelée par tacite reconduction, sauf dénonciation expresse auprès du SIE. Le périmètre d'intégration peut être modifié chaque année sans remettre en cause l'option.
L'intégration fiscale est-elle compatible avec le régime mère-fille ?
Oui, les deux régimes sont cumulables. Un groupe fiscalement intégré bénéficie aussi de l'exonération des dividendes intra-groupe prévue par le régime mère-fille, avec une quote-part de frais et charges réduite à 1 % (contre 5 % hors intégration).
Que se passe-t-il si une filiale sort du groupe intégré ?
Depuis 2019, la sortie d'une filiale n'entraîne plus la réintégration des neutralisations antérieures. Les déficits de la filiale sortante restent acquis au groupe. Une quote-part de 12 % peut s'appliquer sur la plus-value nette de cession des titres de la filiale.
Est-ce que l'intégration fiscale fait perdre le taux réduit d'IS à 15 % ?
Potentiellement oui. Le taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice est apprécié au niveau du groupe, pas filiale par filiale. Si le résultat d'ensemble dépasse ce seuil, seule une fraction en bénéficie. Les filiales qui auraient individuellement été éligibles perdent cet avantage.
Qu'est-ce qu'une convention d'intégration fiscale et est-elle obligatoire ?
La convention d'intégration fiscale est un accord entre la société mère et chaque filiale intégrée qui définit la répartition de la charge d'IS (neutralité, contribution réelle ou répartition proportionnelle). Elle n'est pas imposée par la loi, mais elle est fortement recommandée pour protéger les intérêts des actionnaires minoritaires.
Combien de sociétés faut-il au minimum pour une intégration fiscale ?
Il faut au minimum deux sociétés : une société mère et au moins une filiale détenue à 95 % ou plus. Il n'y a pas de nombre maximum. La société mère peut choisir de n'intégrer que certaines filiales éligibles, sans obligation d'intégrer toutes celles qui remplissent les conditions.
Est-ce qu'une SCI peut faire partie d'un groupe fiscalement intégré ?
Oui, à condition qu'elle soit soumise à l'IS (et non à l'IR, qui est le régime par défaut des SCI). Pour rappel, une SCI doit aussi remplir les autres conditions : détention à 95 %, exercice de 12 mois et clôture à la même date que la société mère du groupe.
Sources & Références
Legifrance : Article 223 A - Code général des impôts
BOFIP : IS - Régime fiscal des groupes de sociétés
Service-Public : Liasse fiscale des sociétés fiscalement intégrées
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