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    Vous souhaitez en savoir plus sur le régime réel simplifié de TVA ? Votre entreprise est déjà en activité ou bien vous allez bientôt vous lancer dans les démarches de création ? Vous hésitez entre le régime de TVA normal ou simplifié ? Cette question est essentielle et impacte votre société, tant au niveau des démarches à réaliser que des sommes à débourser. Seuils de chiffre d’affaires à respecter, déclarations annuelles, calcul du montant de TVA dû… Autant d’éléments à prendre en compte pour faire le bon choix. N’hésitez pas également à vous appuyer sur les conseils d’un expert-comptable pour ne rien laisser au hasard.

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    TVA Le régime simplifié

    Régime réel simplifié de TVA : qui est concerné ?

     

    Pour bénéficier du régime réel de TVA simplifié, vous devez remplir certaines conditions. Notez que ce choix est toutefois optionnel. Vous pouvez, si vous le désirez, opter pour le régime réel normal. Pour cela, vous devez effectuer votre demande avant le 1er février de l’année en cours. Adressez un courrier recommandé avec accusé de réception au service des impôts des entreprises.

     

     

    Seuils et plafonds de chiffre d’affaires

     

     

    Les sociétés soumises au régime simplifié de TVA sont celles dont le chiffre d’affaires HT est inférieur ou égal à :

     

     

    • 818 000 € pour les activités commerciales ou de négoce, ainsi que pour la vente de marchandises ;

    • 247 000 € pour les activités non-commerciales comme les prestations de service.

     

     

    Par ailleurs, vous devez atteindre un seuil minimum de chiffre d’affaires pour remplir les conditions d’éligibilité. Vos recettes doivent être au moins de 85 800 € pour les activités de vente de marchandises. Pour les activités non-commerciales ou prestations de service, comptez un minimum de 34 400 € hors taxes.

     

     

    Ces seuils sont valables pour la France métropolitaine, ainsi que pour les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique et La Réunion). Actualisés tous les trois ans, ils sont proportionnels à l’évolution triennale de la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu.

     

     

    Entreprises en franchise en base de TVA

     

     

    Les redevables placés de plein droit sous la franchise en base de TVA sont également concernés par le régime réel simplifié. Ce sont les entreprises dont l’activité repose sur la vente de prestations ou de marchandises hors taxe. Elles ont le choix de basculer ou d’opter pour ce régime.

     

     

    Montant de TVA plafonné

     

     

    Pour bénéficier du régime simplifié, le montant de la taxe exigible au titre de l’exercice précédent ne doit pas dépasser 15 000 €. Si vous dépassez ce seuil, vous sortez alors du régime réel simplifié de TVA et devez effectuer une déclaration mensuelle de TVA pour l’exercice suivant.

     

     

    Comment déclarer la TVA simplifiée ?

     

     

    Le régime de TVA réel simplifié a l’avantage d’alléger les obligations déclaratives ainsi que les échéances de paiement. Il implique d’effectuer une déclaration annuelle de TVA en remplissant l’imprimé de déclaration CA 12. Vous pouvez choisir entre 2 types de déclarations :

     

     

    • Déclaration au titre de l’année civile : elle se base sur l’année de janvier à décembre. Vous devez envoyer l’imprimé de déclaration CA 12 au plus tard le 2ème jour ouvré qui suit le 1er mai.

     

     

    • Déclaration au titre de l’exercice comptable : vous pouvez aligner votre déclaration sur votre exercice comptable si ce dernier ne s’accorde pas avec l’année civile. Vous devez alors renvoyer le formulaire CA 12 E dans les 3 mois qui suivent la clôture de votre exercice comptable.

     

     

    Veillez à déposer votre déclaration annuelle de TVA dans les temps. Si elle arrive tardivement, le montant de l’acompte sera calculé en fonction de la dernière déclaration déposée, c’est-à-dire celle de l’exercice précédent.

     

     

    Règlement de la TVA simplifiée : les acomptes semestriels

     

     

    En fonction de la déclaration de TVA, vous payez alors 2 acomptes semestriels par année, soit un acompte tous les 6 mois. Le premier versement s’effectue au mois de juillet et le second au mois de décembre.

     

     

    Ces acomptes semestriels sont établis en fonction du montant de la TVA due lors de l’exercice précédent. Ils concernent la TVA collectée et la TVA déductible sur les achats de biens et de services. La TVA déductible sur immobilisations n’est pas prise en compte pour le calcul des acomptes semestriels.

     

     

    Le montant de ces deux acomptes semestriels sont les suivants :

     

     

    • Pour le mois de juillet, le montant de l’acompte correspond à 55 % du montant de la TVA due au titre de l’exercice précédent. Il est calculé sur la ligne 57 du formulaire de déclaration annuelle CA 12 ou CA 12 E ;

    • Pour le mois de décembre, l’acompte représente 40 % du montant de TVA due pour l’exercice précédent.

     

     

    Acompte « au réel »

     

     

    Les entreprises ont également la possibilité de calculer, de façon plus précise, le montant de l’acompte à verser. Cela implique un suivi plus poussé : vous devez alors regarder en détail les montants de TVA collectés et réglés pendant les 6 derniers mois. Plus précisément, les 6 mois qui précèdent le versement de l’acompte. Par exemple, pour l’acompte de juillet, le calcul s’opère sur les mois de janvier à juin.

     

    Ce système permet aux entreprises d’avoir une idée exacte du montant de TVA réellement dû en fin d’année.

     

    Calcul du montant de TVA

     

     

    À l’issue de la déclaration de TVA, vous vous retrouvez dans l’une des deux situations suivantes :

     

    1. La TVA que vous avez réglée est supérieure à la TVA collectée auprès de vos clients. Dans ce cas, l’État vous octroie un crédit de TVA que vous pouvez réclamer en remboursement. Bien sûr, ce crédit de TVA prend en compte les deux acomptes versés ;

    2. La TVA que vous avez réglée est inférieure au montant de la TVA collectée, vous devez alors payer la différence.

     

    L’entreprise peut être dispensée du règlement des deux acomptes. Pour cela, la TVA due ne doit pas excéder 1 000 € avant déduction de la TVA sur immobilisation .

     

     

    Notez qu’il est tout à fait possible pour les entreprises de revoir le montant d’un acompte de TVA. Notamment à la hausse si elles estiment que le montant demandé est inférieur au montant réel dû.

     

     

    Que se passe-t-il en cas de dépassement des seuils ?

     

     

    Si vous dépassez les seuils de chiffre d’affaires, le régime de TVA réel simplifié sera maintenu pour la première année de dépassement dans la limite de :

     

     

    • 901 000 € pour la vente de marchandises, la livraison de biens, la vente dans le cadre de consommation sur place et les prestations d’hébergement ;

    • 279 000 € pour les prestations de service.

     

     

    Si vous dégagez un chiffre d’affaires supérieur à ces montants, vous relevez, dès le premier jour de dépassement, du régime normal de TVA. Vous devez alors effectuer des déclarations mensuelles de TVA en adressant le formulaire n° 3310 CA3 SD à votre centre d’impôts. Cet imprimé est à envoyer dès le mois qui suit votre dépassement. Il reprend toutes les transactions effectuées depuis le début de l’exercice jusqu’au mois de franchissement du seuil limite.

     

     

    Exemple : une entreprise de vente de marchandises a réalisé un chiffre d’affaires de 840 000 € pour l’exercice de l’année 2020. Elle relève donc toujours du régime réel simplifié de TVA pour l’année 2020. En revanche, si elle réalise en 2021 un CA de 903 000 €, elle bascule automatiquement sous le régime normal de TVA.

     

     

    Quel est l’intérêt du régime réel simplifié de TVA ?

     

     

    Ce régime est destiné aux entreprises qui veulent croître progressivement. La simplification des démarches permet aux entreprises de pouvoir anticiper sereinement le règlement annuel de la TVA. Le versement des acomptes semestriels contribue à ne pas devoir une somme trop importante en fin d’exercice.

     

     

    En outre, les entreprises placées sous le régime réel simplifié de TVA ont la possibilité de décaler dans le temps le règlement de la taxe. Ainsi, elles peuvent maintenir une trésorerie positive.

     

     

    Cependant, il peut être parfois difficile de payer la TVA lorsque le montant est élevé. Cela peut être le cas la première année d’activité lorsqu’aucun acompte n’a été encore réglé. A contrario, sous le régime réel normal de TVA, vous effectuez des versements mensuels. Cela vous permet de couvrir petit à petit la dépense.

     

     

    Cas particulier des entreprises en crédit de TVA

     

     

    Les entreprises en crédit de TVA ont plutôt intérêt à choisir le régime réel normal de TVA . En effet, lorsque vous optez pour le régime simplifié, vous devez attendre le dépôt de la déclaration annuelle pour récupérer votre crédit de TVA. Cela peut être pénalisant pour votre trésorerie si vous engagez d'importants investissements au moment du lancement de votre activité. À l'inverse, dans le cadre du régime réel normal de TVA, vous récupérez votre crédit rapidement grâce à la mensualisation des déclarations.

     

     

     

    Vous hésitez encore entre les régimes réels de TVA normal et simplifié et vous souhaitez bénéficier de l'aide d'un expert-comptable afin d'y voir plus clair? Faites appel à L-Expert-Comptable.com! Nous vous aidons gratuitement pour lancer votre activité et nous nous occupons de toutes les démarches administratives. Contactez-nous sans plus attendre!

     

     

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    Corentin GERARD

    Consultant en création de société et comptabilité chez L-Expert-Comptable.com

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