Simulateur de cotisations salariales et patronales : combien coûte un salarié

Mis à jour le 22/05/2018

Cet outil mis en place par le gouvernement calcule le montant des cotisations sociales et patronales (santé, retraite, chômage, CSG/CRDS) pour un salarié en CDI. Indiquez s'il s'agit d'une entreprise ou d'une association, le nombre d'employés, le statut du salarié, sa rémunération et son temps de travail hebdomadaire pour connaître le montant des cotisations sociales (part salariale + employeur), le montant total que vous paierez mensuellement et le détail des prélèvements. Des versions bêta proposent de connaître le montant des cotisations sociales sur les salaires des employés en CDD et des apprentis.


Salariés, ce calculateur vous indique le montant total mensuel que paie votre entreprise pour vous employer. Employeurs, vous pouvez prévoir le coût d'un future embauche.

Il existe deux types de cotisations: les charges patronales, permettant de déterminer le salaire brut et les charges salariales, détaillées sur la fiche de paie. L'ensemble des cotisations (avec la CSG/CRDS) peuvent représenter près de la moitié du coût salarial pesant sur l'employeur (salaire versé + cotisations).

Il existe certains dispositifs permettant de réduire le montant de ses cotisations (comme la réduction Fillon notamment).

Le régime général de la sécurité sociale concernant les salariés, comprend les branches suivantes :

  • La branche famille, gérée par la Caisse nationale des allocations familiales,

  • La branche maladie, accidents du travail et risques professionnels, pilotée par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés,

  • La branche vieillesse, gérée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse,

  • La branche recouvrement des cotisations sociales, gérée par l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale.

En outre les salariés cotisent également pour l’assurance chômage.

Les cotisations peuvent être assises sur la totalité du salaire ou être plafonnées (principe de l'impôt social coexistant avec celui de l'assurance sociale).

Sécurité sociale : assurance maladie et accidents de travail

Plus de 90% des prélèvements santé sont payés par l'employeur en plus du salaire de l'employé. Moins de 10% sont prélevés sur le salaire brut du salarié.


Retraite


Les cotisations retraites sont réparties à environ 60% pour l'employeur et 40% pour le salarié.


Il existe deux types de cotisations retraite: la retraite de base et la retraite complémentaire. Cette dernière est particulièrement élevée, notamment par rapport aux indépendants, mais permet de bénéficier d'une pension non négligeable.


Les cadres et les non cadres sont soumis à des régimes différents, les plafonds de cotisations étant plus élevés pour les premiers.

Assurance chômage


L'assurance chômage permet de cotiser à Pôle emploi et ainsi, d'obtenir des indemnités lors de la rupture de son contrat de travail (rupture conventionnelle ou licenciement).


Environ un tiers de l'assurance chômage est supportée par l'employé et prélevé sur son salaire brut, deux tiers sont payés directement par l'employeur.

Les allocations familiales


Les cotisations d'allocations familiales, dont le taux est de 5,25%, entrent intégralement dans les charges patronales. Il existe cependant un taux réduit de 3,45% pour les salaires n'excédant pas 3,5 SMIC.


Elles permettent de financer la politique familiale.

CSG / CRDS


La CSG/CRDS constitue une contribution hybride entre impôt et charges sociales visant l'ensemble des revenus du travail et du patrimoine. Pour les revenus du travail (indépendants et salariés), elle est perçue de la même manière que les cotisations sociales.


La totalité de la CSG / CRDS est prélevée sur le salaire brut.

Autres prélèvements


La taxe d'apprentissage et l'aide au logement sont entièrement payées par l'employeur, de même que les cotisations pénibilité, solidarité autonomie, dialogue social, formation professionnelle, garantie des salaires et l'effort de construction.

Les exonérations de charges patronales


Il existe un certain nombre de dispositifs d’exonération ou de réduction des charges patronales.


Parmi ceux-ci, on trouve :

  • la réduction Fillon, qui concerne les rémunérations inférieures à 1,6 SMIC,

  • l’exonération relative aux contrats d’apprentissage,

  • l’exonération bénéficiant aux jeunes entreprises innovantes,

  • l’exonération « aide à domicile »,

  • l’exonération visant les entreprises situées dans certaines zones prioritaires (ZFU, ZRU, ZRR, ZRD, BER).


La réduction Fillon s’applique aux salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Elle est déterminée en multipliant la rémunération annuelle brute par un coefficient de réduction. Le coefficient est déterminée grâce à la formule suivante : T/0,6 x [1,6 x (SMIC annuel/rémunération annuelle brute) – 1]. T correspond à la valeur maximale du coefficient.