Devenir chauffeur VTC : missions, démarches, formalités, spécificités

Mis à jour le 14/09/2017

Le chauffeur VTC transporte ses clients dans un véhicule de luxe. Cette profession, en raison de la concurrence qu’elle créée avec les chauffeurs de taxis, est soumise à de nombreuses règles. Il existe des conditions liées à l’installation dans la profession, puis des conditions d’exploitation, qui doivent être respectées pour pouvoir exercer la profession. Le service offert doit être irréprochable et le chauffeur VTC se doit d’avoir une tenue parfaite, aussi bien sur le plan des apparences (tenue vestimentaire) que sur le plan du comportement.

Qu’est-ce que le métier de VTC ?

Les initiales VTC signifient « voiture de transport avec chauffeur ». Le chauffeur VTC a pour métier de transporter sa clientèle dans sa voiture, généralement de luxe ou en tous cas, d’un standing assez élevé. En contrepartie, il se fait bien évidemment payer la course. Ce métier s’est récemment beaucoup développé, notamment dans des grandes villes telles que Paris, Lyon, Marseille.

Quelle est la règlementation applicable aux VTC ?

La profession de VTC est très réglementée. Il existe notamment des conditions d’installation et des conditions d’exploitation qu’il faut connaître avant de démarrer une carrière dans cette profession.

Les conditions d’installation

Pour s’installer en tant que chauffeur VTC, il faut tout d’abord se procurer une carte professionnelle VTC. Pour cela, il faut au préalable passer un examen. Puis il faut encore inscrire sa société au registre des VTC.

  • Passer l’examen de VTC

Pour passer cet examen, il faut être détenteur du permis de conduire, catégorie B et ne plus être en période probatoire (détention depuis plus de 3 ans). Il faut également justifier d’un diplôme de PSC1 (premiers secours) ainsi que d’un B2 et d'un casier judiciaire vierge de toute condamnation. L’examen VTC se décompose en deux parties : une partie théorique et une autre pratique. La partie théorique est composée d'un QCM et de questions auxquelles le candidat devra répondre de manière rédigée. La partie pratique est composée d'une épreuve de conduite sur une berline d'une durée d’environ 45 minutes.

  • Obtenir la carte professionnelle

Une fois l’examen de VTC passé et réussi, il est possible pour le candidat de demander sa carte professionnelle de VTC. Cette formalité s’effectue auprès des services de la Préfecture. Pour obtenir cette formalité, le véhicule doit remplir des conditions bien précises :

  • Avoir entre 4 et 9 places, conducteur inclus;

  • Avoir une puissance fiscale supérieure à 120 chevaux;

  • Etre âgé de moins de 6 ans, sauf voiture de collection;

  • Avoir des aménagements intérieurs d’un certain confort;

  • Etre soumis à un contrôle technique annuel.

 

  • Enregistrer sa société au registre des VTC

Cette démarche peut s’effectuer en ligne, sur le site Internet du service public. Il suffit alors de suivre les instructions demandées et l’enregistrement s’effectue facilement. Elle concerne évidemment uniquement les chauffeurs VTC qui souhaitent monter leur propre société. Mais le métier peut aussi être exercé en tant que salarié d’une société déjà existante.

Les conditions d’exploitation

Une fois toutes les conditions remplies pour s’installer en tant que chauffeur VTC, il faut encore satisfaire à d’autres obligations dites « conditions d’exploitation ».

Le chauffeur VTC doit se soumettre à des règles précises quant aux courses qu’il peut assurer. Il doit justifier de certaines qualités ou compétences et remplir des conditions formelles régulières.

  • Les courses du chauffeur VTC

A la différence du taxi qui roule et peut prendre en charge n’importe quel client qu’il rencontre au bord de la rue et qui lui fait signe de s’arrêter, le chauffeur VTC ne peut pas en faire autant. En effet, pour éviter justement toute concurrence entre chauffeurs de taxi et VTC, les chauffeurs VTC ont l’interdiction de prendre en charge de la clientèle n’ayant fait aucune réservation préalable de la course. Le client souhaitant s’offrir les services d’un tel chauffeur doit donc impérativement le réserver. Ensuite, le chauffeur VTC ne peut pas utiliser de dispositif lumineux sur le toit de son véhicule comme le font les taxis. Le chauffeur VTC doit se contenter d’une vignette appliquée sur le pare-brise du véhicule mentionnant la qualité de « chauffeur VTC ».  Désormais les chauffeurs VTC peuvent au choix, opter pour un prix défini à l’avance ou pour un prix en fonction du temps passé pour la course et des kilomètres parcourus.

  • Quelles sont les compétences nécessaires à l’exercice du métier de VTC ?

Pour exercer le métier de chauffeur VTC, comme pour tout métier, certaines compétences sont indispensables. D’abord, il est évident que détenir un permis de conduire catégorie B valable, depuis plus de 3 ans est indispensable. Cela témoigne d’une certaine expérience de la conduite de véhicules légers à moteur. Ensuite, il est aussi nécessaire de prouver l’existence d’une formation professionnelle de 3 mois minimum ou d’une expérience professionnelle d’un an minimum dans les 10 années qui ont précédé la demande d’obtention de la carte professionnelle. A défaut d’une telle expérience et d’une telle formation, le chauffeur VTC peut toutefois justifier d’un diplôme ou d’un certificat ainsi que d’une attestation de formation PSC1 de premiers secours.

  • Quelles sont les formalités à accomplir ?

Il doit notamment suivre un stage de formation continue tous les cinq ans. Ce stage est organisé par une école agréée. A l’issue de sa participation, le candidat reçoit une attestation, qu’il doit conserver les cinq années suivantes, jusqu’à sa participation à la prochaine session.

  • Obligation d’assurance

Le chauffeur VTC doit obligatoirement souscrire une assurance spécifique dans le cadre de l’exercice de sa profession. Il doit être couvert dans le cas d’un accident avec un client et donc souscrire à une assurance automobile de transport de personnes à titre onéreux. La souscription à une telle assurance doit pouvoir être prouvée à tout moment, lors d’un contrôle de police par exemple. Cette obligation est, de plus, couplée avec l’obligation de soumettre le véhicule à un contrôle technique annuel (article R323-24 du Code de la route).

Les différences fondamentales avec les chauffeurs de taxis

Comme on l’a déjà évoqué à certains endroits de cet article, le chauffeur VTC est à différencier clairement du chauffeur de taxi, qui est un métier tout autre.

  • L’absence de licence pour les chauffeurs VTC

Les chauffeurs VTC, comme on l’a vu plus haut, ont des obligations à respecter et des formalités à accomplir avant d’exercer. Néanmoins, ils n’ont pas à acquérir de licence pour pouvoir pratiquer au contraire des chauffeurs de taxis.

  • La différence d’élaboration du prix de la course

Le chauffeur de taxi élabore obligatoirement le prix de la course en fonction des kilomètres parcourus lors de la course et du temps qu’il met. Le chauffeur VTC lui, peut procéder de cette manière et pratiquer avec l’aide d’un compteur kilométrique. Mais contrairement aux chauffeurs de taxis, le chauffeur VTC peut aussi déterminer le prix de la course à l’avance, lors de sa réservation par le client, sans attendre pour voir la durée de la course ou le nombre de kilomètres parcourus.

  • Interdiction pour le VTC de stationner sur la chaussée

Si les chauffeurs de taxi, pour attendre l’arrivée de clients potentiels, peuvent stationner sur la chaussée (à condition de ne pas gêner la circulation), ce n’est pas le cas des chauffeurs VTC. Ces derniers doivent obligatoirement retourner à « la base » après chacune de leur course, sauf s’ils enchaînent les courses. Ainsi, alors que les lieux tels que les gares ou aéroports sont privilégiés et apportent nombre de clients aux chauffeurs de taxis qui se postent devant et attendent, cela est impossible pour les chauffeurs de VTC, qui ont la stricte interdiction de stationner sur la voie publique.

  • Interdiction pour le VTC de pratiquer « la maraude »

Les chauffeurs VTC ont l’interdiction de pratiquer la maraude. Cette technique consiste à prendre en charge des clients sur la voie publique sans réservation préalable. Les chauffeurs de taxi peuvent prendre, eux, en charge des clients qui les hèlent sur le bord du trottoir. Ils peuvent aussi attendre d’éventuels clients dans des points stratégiques. Pour les chauffeurs VTC, impossible de pratiquer de cette manière : ils ne peuvent pas prendre en charge des clients qui les appellent sur leur passage. Une réservation préalable à la course est indispensable. Ils ne peuvent donc prendre en charge que des courses prévues.

  • Interdiction pour le VTC d’emprunter les voies de bus

Contrairement aux chauffeurs de taxi, les chauffeurs VTC n’ont pas le droit de circuler dans les couloirs réservés à la circulation des bus. Evidemment, cette distinction, qui peut paraître superficielle, est en pratique importante puisqu’elle permet aux Les chauffeurs de taxis peuvent alors réaliser leur course plus rapidement car la circulation dans les voies de bus est moins encombrée.

L’exigence de « bonne tenue » du chauffeur VTC

Comme il a été précisé plus haut, le chauffeur VTC doit disposer d’un véhicule haut de gamme, doté d’une puissance minimale et au standing le plus confortable possible. Le chauffeur de VTC doit également être bien habillé, et doit s'assurer que sa voiture est propre, à l’intérieur comme à l’extérieur. De plus, le chauffeur VTC doit également respecter la volonté du client sur différents points : il ne doit lui faire la conversation que si ce dernier le souhaite, il ne doit parler que de sujets abordables (pas de questions personnelles), il ne peut mettre de la musique que si le client en fait la demande. Le chauffeur VTC doit tout faire pour mettre le client le plus à l’aise possible et lui offrir une prestation d’une grande qualité.

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