Comment calculer son impôt sur le revenu ? 2026

Temps de lecture : 11 min
L'article en bref
  • 6 étapes : le calcul de l'impôt part de vos revenus bruts, passe par les abattements et le quotient familial, puis applique le barème progressif avant la décote et les crédits d'impôt
  • Barème : 5 tranches de 0 % à 45 %, avec un premier seuil d'imposition à 11 600 € par part fiscale
  • TMI ≠ taux réel : votre taux marginal (ex : 30 %) est toujours plus élevé que votre taux moyen effectif (ex : 8,4 % pour 32 000 € de revenu)
  • Quotient familial : chaque enfant ajoute des parts fiscales qui réduisent l'impôt (jusqu'à 1 436 € d'économie pour 2 enfants sur un revenu de 60 000 €)
  • Décote automatique : si votre impôt brut est inférieur à 1 982 € (célibataire) ou 3 277 € (couple), une réduction s'applique sans aucune démarche
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Deborha-Vindiolet-expert-comptable

Déborha VINDIOLET

Diplômée en DCG et BTS Comptabilité et accompagnatrice de freelances chez L-Expert-Comptable.com
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Combien allez-vous payer d'impôt cette année ? La question revient chaque printemps, au moment de la déclaration. Bonne nouvelle : le calcul de l'impôt sur le revenu suit une mécanique précise, en 6 étapes, que vous pouvez reproduire vous-même avec une simple calculatrice. Ce guide vous donne le barème 2026 à jour, les formules rapides et 3 exemples chiffrés pour estimer votre impôt en quelques minutes.

Comment calculer son impôt sur le revenu ? Les étapes

Voici la méthode complète, de vos revenus bruts jusqu'à l'impôt final :

  • Additionner l'ensemble des revenus de votre foyer fiscal
  • Retrancher l'abattement de 10 % ou vos frais réels
  • Soustraire les charges déductibles (PER, pensions versées, CSG déductible)
  • Diviser le résultat par votre nombre de parts fiscales
  • Passer chaque tranche du barème progressif
  • Retirer la décote, les réductions et crédits d'impôt éventuels

Étape 1 : déterminer votre revenu brut global

Le point de départ, c'est la somme de tous les revenus perçus en 2025 par l'ensemble des membres de votre foyer fiscal. On additionne :

  • Les salaires et traitements
  • Les pensions de retraite et rentes
  • Les revenus des indépendants (BIC, BNC)
  • Les revenus fonciers (loyers perçus)
  • Les revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts)
  • Les plus-values de cession

Chaque catégorie suit ses propres règles. Un micro-entrepreneur applique un abattement forfaitaire sur son chiffre d'affaires, un salarié déclare son salaire net imposable figurant sur sa fiche de paie. Le total de ces revenus forme votre revenu brut global.

Étape 2 : appliquer l'abattement de 10 % ou déduire les frais réels

Sur les salaires et pensions, l'administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 10 %. Cet abattement couvre les frais professionnels courants (transport, repas, vêtements). Il est plafonné et soumis à un minimum par déclarant.

Vous pouvez renoncer à cet abattement et déclarer vos frais réels si ceux-ci dépassent 10 % de vos revenus. C'est souvent le cas pour les salariés qui parcourent de longues distances entre leur domicile et leur lieu de travail, ou qui supportent des frais de double résidence. Pour aller plus loin, l'arbitrage entre abattement de 10 % ou frais réels mérite une analyse personnalisée selon votre situation.

Le choix entre abattement de 10 % et frais réels se fait chaque année, indépendamment pour chaque membre du foyer. Conservez tous vos justificatifs si vous optez pour les frais réels.

Étape 3 : déduire les charges pour obtenir le revenu net imposable

Après l'abattement de 10 %, certaines charges sont déductibles du revenu global :

  • Les pensions alimentaires versées à un ex-conjoint ou un enfant majeur
  • Les cotisations versées sur un plan d'épargne retraite (PER)
  • La fraction déductible de la CSG déductible sur les revenus du patrimoine

Une fois ces charges soustraites, vous obtenez votre revenu net imposable. C'est ce montant qui entre dans le barème progressif.

Étape 4 : calculer le quotient familial (revenu ÷ nombre de parts)

Le quotient familial est le mécanisme qui adapte l'impôt à la taille de votre foyer. La formule est simple :

Revenu net imposable ÷ Nombre de parts (N) = Quotient familial (R)

Le nombre de parts dépend de votre situation :

Situation familialeNombre de parts
Célibataire, divorcé ou veuf sans enfant1
Marié ou pacsé sans enfant2
Marié ou pacsé + 1 enfant2,5
Marié ou pacsé + 2 enfants3
Marié ou pacsé + 3 enfants4
Parent isolé + 1 enfant2
Parent isolé + 2 enfants2,5
Veuf avec enfant à charge2,5

En cas de garde alternée, la part attribuée pour chaque enfant est divisée par deux (soit 0,25 part au lieu de 0,5 pour les deux premiers enfants). Pour comprendre en détail le calcul des parts fiscales au sein d'un foyer, des règles spécifiques s'appliquent selon les situations familiales.

Étape 5 : appliquer le barème progressif par tranches

C'est le cœur du calcul. Le barème progressif 2026 (applicable aux revenus 2025) comporte 5 tranches. Vous appliquez chaque taux uniquement à la fraction de revenu qui tombe dans la tranche correspondante, puis vous multipliez le résultat par votre nombre de parts.

Tranche de revenu (par part)TauxFormule rapide
Jusqu'à 11 600 €0 %0 €
De 11 601 € à 29 579 €11 %R × 0,11 − 1 276 €
De 29 580 € à 84 577 €30 %R × 0,30 − 6 896 €
De 84 578 € à 181 917 €41 %R × 0,41 − 16 199 €
Au-delà de 181 917 €45 %R × 0,45 − 23 476 €

Les formules rapides vous évitent de calculer tranche par tranche : prenez votre quotient familial (R), appliquez la formule de la dernière tranche atteinte, puis multipliez par le nombre de parts. Vous obtenez directement l'impôt brut.

Pas envie de sortir la calculatrice ? Chez L'Expert-Comptable.com, votre conseiller dédié calcule et ajuste votre imposition dans le cadre de votre déclaration de revenus.

Étape 6 : appliquer la décote, les réductions et crédits d'impôt

L'impôt brut obtenu à l'étape 5 n'est pas toujours le montant final. Plusieurs correctifs peuvent le réduire.

La décote s'applique automatiquement aux foyers modestement imposés :

  • Célibataire : si l'impôt brut ≤ 1 982 €, décote = 897 € − 45,25 % × impôt brut
  • Couple : si l'impôt brut ≤ 3 277 €, décote = 1 483 € − 45,25 % × impôt brut

Viennent ensuite les réductions d'impôt (dons aux associations, investissement locatif) et les crédits d'impôt (garde d'enfant, emploi à domicile). La différence : un crédit d'impôt est remboursé s'il dépasse l'impôt dû, une réduction ne l'est pas.

Le plafonnement global des niches fiscales limite l'avantage total à 10 000 € par foyer et par an (hors dons et certains investissements Outre-mer). Enfin, si l'impôt final est inférieur à 61 €, il n'est pas mis en recouvrement.

Le barème de l'impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025)

Tableau du barème progressif 2026

Ce barème est issu de la loi de finances 2026, avec une indexation de 0,9 % par rapport au barème précédent. Pour retrouver l'ensemble des tranches d'imposition et leur évolution historique, des ressources complémentaires sont disponibles.

Tranche de revenu (par part)Taux d'impositionFormule rapide de calcul
Jusqu'à 11 600 €0 %0 €
De 11 601 € à 29 579 €11 %R × 0,11 − 1 276 €
De 29 580 € à 84 577 €30 %R × 0,30 − 6 896 €
De 84 578 € à 181 917 €41 %R × 0,41 − 16 199 €
Au-delà de 181 917 €45 %R × 0,45 − 23 476 €

R = quotient familial (revenu net imposable ÷ nombre de parts)

Comment lire le barème : le piège de la tranche marginale

L'erreur la plus fréquente consiste à croire que tout votre revenu est taxé au taux de votre tranche la plus élevée. C'est faux. Si vous gagnez 32 000 € en tant que célibataire, seuls les 2 421 € au-dessus de 29 579 € sont taxés à 30 %. Le reste est taxé à 0 % puis à 11 %.

Votre taux marginal d'imposition (TMI) est le taux de la dernière tranche atteinte : ici, 30 %. Mais votre taux moyen d'imposition, celui qui reflète votre pression fiscale réelle, n'est que de 8,4 % (2 704 € d'impôt sur 32 000 € de revenu). La distinction est importante pour évaluer l'impact réel d'une augmentation de salaire ou d'un revenu complémentaire.

3 exemples concrets de calcul d'impôt en 2026

Exemple 1 : célibataire salarié gagnant 32 000 € net imposable

Situation : Léa, célibataire sans enfant, 1 part fiscale. Revenu net imposable : 32 000 €.

Calcul tranche par tranche :

  1. De 0 à 11 600 € → 0 % = 0 €
  2. De 11 601 à 29 579 € → 17 979 × 11 % = 1 977,69 €
  3. De 29 580 à 32 000 € → 2 421 × 30 % = 726,30 €

Impôt brut : 2 703,99 €

Vérification par la formule rapide : 32 000 × 0,30 − 6 896 = 2 704 € (l'écart d'un centime vient de l'arrondi).

Pas de décote (l'impôt dépasse 1 982 €). TMI : 30 %. Taux moyen : 8,45 %.

Exemple 2 : couple marié avec 2 enfants et 60 000 € de revenus

Situation : Marc et Julie, mariés, 2 enfants à charge. Nombre de parts : 3. Revenu net imposable du foyer : 60 000 €.

Calcul :

  1. Quotient familial : 60 000 ÷ 3 = 20 000 €
  2. Application du barème sur 20 000 € :
    • De 0 à 11 600 € → 0 €
    • De 11 601 à 20 000 € → 8 400 × 11 % = 924 €
  3. Impôt par part : 924 €
  4. Impôt brut : 924 × 3 = 2 772 €

Comparaison sans les enfants (2 parts) :
Quotient = 30 000 €. Formule rapide : 30 000 × 0,30 − 6 896 = 2 104 € par part, soit 4 208 € au total. Les 2 enfants font économiser 1 436 € d'impôt grâce au quotient familial.

Exemple 3 : célibataire à revenu modeste (22 000 €) avec décote

Situation : Thomas, célibataire, 1 part. Revenu net imposable : 22 000 €.

Calcul :

  1. De 0 à 11 600 € → 0 €
  2. De 11 601 à 22 000 € → 10 400 × 11 % = 1 144 €

Impôt brut : 1 144 €

La décote s'applique (1 144 € < 1 982 €) :
897 − (45,25 % × 1 144) = 897 − 517,66 = 379,34 € de décote

Impôt après décote : 1 144 − 379,34 = 764,66 €

Taux moyen réel : 3,48 %. Sans la décote, Thomas paierait 50 % d'impôt en plus.

Le quotient familial : comment vos parts fiscales réduisent votre impôt

Combien de parts fiscales selon votre situation ?

Le nombre de parts fiscales dépend de deux éléments : votre situation personnelle (célibataire, marié, pacsé, veuf) et le nombre de personnes à charge. Pour savoir précisément comment calculer ses parts fiscales, il convient de prendre en compte l'ensemble des situations particulières reconnues par l'administration.

SituationParts
Célibataire ou divorcé sans enfant1
Marié ou pacsé sans enfant2
Marié ou pacsé + 1 enfant2,5
Marié ou pacsé + 2 enfants3
Marié ou pacsé + 3 enfants4
Parent isolé + 1 enfant2
Parent isolé + 2 enfants2,5
Veuf avec 1 enfant à charge2,5

Les deux premiers enfants ajoutent chacun 0,5 part. À partir du troisième, chaque enfant ajoute 1 part entière. Des demi-parts supplémentaires existent pour les personnes invalides ou les anciens combattants de plus de 74 ans.

Le plafonnement du quotient familial : à quoi sert-il ?

L'avantage fiscal procuré par les demi-parts supplémentaires (celles liées aux enfants ou aux situations particulières) est plafonné. Concrètement, l'économie d'impôt apportée par chaque demi-part ne peut pas dépasser un montant fixé par la loi.

Ce plafonnement touche principalement les foyers à revenus élevés. Si votre quotient familial vous fait « descendre » dans une tranche plus basse, l'administration vérifie que l'avantage ne dépasse pas le plafond. Si c'est le cas, l'impôt est recalculé en limitant l'avantage au plafond autorisé. Des plafonds spécifiques, plus élevés, s'appliquent aux parents isolés et aux veufs avec enfant à charge.

Quels revenus sont pris en compte dans le calcul de l'impôt ?

Revenus d'activité (salaires, BIC, BNC)

Les salaires et traitements entrent dans le calcul après l'abattement de 10 % ou la déduction des frais professionnels déductibles des impôts. C'est le montant « net imposable » qui figure en bas de votre bulletin de paie.

Les indépendants déclarent leurs bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices non commerciaux (BNC). En micro-entreprise, un abattement forfaitaire s'applique selon l'activité : 71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les prestations de services BIC, 34 % pour les prestations de services BNC ou activités libérales. Le montant après abattement est ajouté aux autres revenus du foyer. Pour en savoir plus sur les charges déductibles pour les BNC et les BIC, des règles spécifiques s'appliquent selon le régime choisi.

Pensions et rentes

Les pensions de retraite sont imposables après un abattement de 10 %, identique à celui des salaires. Les pensions alimentaires reçues sont intégralement imposables. Les rentes viagères ne sont imposables que sur une fraction de leur montant, qui varie selon l'âge du bénéficiaire au moment du premier versement (70 % avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % à partir de 70 ans).

Revenus du patrimoine (fonciers, mobiliers, plus-values)

Les revenus fonciers (loyers perçus) sont soumis au barème progressif. En micro-foncier (loyers bruts annuels inférieurs à 15 000 €), un abattement de 30 % s'applique. Au régime réel, vous déduisez les charges effectives : travaux, intérêts d'emprunt, assurance, taxe foncière. Pour comprendre quel régime s'applique à votre situation, la fiscalité des revenus fonciers distingue plusieurs cas selon le montant des loyers perçus.

Les revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts) sont soumis par défaut à la flat tax, aussi appelée prélèvement forfaitaire unique (PFU), au taux de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux). Vous pouvez opter pour le barème progressif si votre TMI est faible (0 % ou 11 %), ce qui peut s'avérer plus avantageux, notamment grâce à l'abattement de 40 % sur les dividendes. Pour bien comprendre la flat tax et son imposition sur les dividendes, il est utile de simuler les deux options avant de choisir.

L'arbitrage entre flat tax et barème, ou entre micro-foncier et régime réel, a un impact direct sur votre impôt. Un expert-comptable L'Expert-Comptable.com peut simuler les deux options pour identifier la plus avantageuse dans votre situation.

Les plus-values immobilières suivent un régime à part, avec des abattements pour durée de détention qui peuvent aboutir à une exonération totale après 22 ans (IR) ou 30 ans (prélèvements sociaux). Si vous vous interrogez sur l'impôt à payer en cas de vente de votre maison, les règles diffèrent selon qu'il s'agit de votre résidence principale ou d'un bien locatif.

Décote, réductions, crédits d'impôt : tous les mécanismes qui diminuent votre impôt

La décote : pour les foyers modestement imposés

La décote est une réduction automatique, sans aucune démarche de votre part. Elle concerne les foyers dont l'impôt brut reste modéré :

  • Célibataire : impôt brut ≤ 1 982 € → Décote = 897 € − (45,25 % × impôt brut)
  • Couple : impôt brut ≤ 3 277 € → Décote = 1 483 € − (45,25 % × impôt brut)

Comme illustré dans l'exemple 3, un célibataire avec 1 144 € d'impôt brut bénéficie d'une décote de 379,34 €, ramenant son impôt à 764,66 €. Plus votre impôt brut est faible, plus la décote est importante.

Les principales réductions et crédits d'impôt

Plusieurs dispositifs diminuent l'impôt après application du barème et de la décote :

  • Dons aux associations : réduction de 66 % du montant donné (75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté, dans la limite d'un plafond). Pour connaître les conditions exactes, les règles sur les dons aux associations et réduction d'impôt sur le revenu précisent les plafonds applicables.
  • Emploi d'un salarié à domicile : crédit d'impôt de 50 % des dépenses engagées
  • Frais de garde d'enfant de moins de 6 ans : crédit d'impôt plafonné
  • Frais de scolarité : réduction forfaitaire selon le niveau (collège, lycée, enseignement supérieur)
  • Investissement locatif : réductions liées aux dispositifs en vigueur (Denormandie, Loc'Avantages)

Un crédit d'impôt est remboursé par le Trésor public s'il dépasse l'impôt dû. Une réduction d'impôt, elle, ne peut que ramener l'impôt à zéro.

Le plafonnement global des niches fiscales

L'ensemble des avantages fiscaux issus de ces dispositifs est plafonné à 10 000 € par foyer et par an. Ce plafond couvre la plupart des réductions et crédits d'impôt : emploi à domicile, garde d'enfant, investissement locatif.

Certains avantages échappent à ce plafond : les dons aux associations, les investissements Outre-mer (plafond relevé à 18 000 €) et les Sofica. Au-delà du plafond, cumuler des dispositifs supplémentaires ne réduit plus votre impôt.

La loi de finances 2026 a également reconduit la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), qui garantit un taux d'imposition minimum de 20 % pour les foyers les plus aisés. Si la somme de votre IR et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus est inférieure à 20 % de votre revenu fiscal de référence, un complément s'applique. Pour mieux cerner ce que recouvre cette notion, la définition du revenu fiscal de référence est un point de départ utile.

Les questions fréquentes sur le calcul des impôts

Quelles sont les tranches d'imposition en 2026 ?

Le barème 2026 (revenus 2025) comporte 5 tranches : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 601 à 29 579 €, 30 % de 29 580 à 84 577 €, 41 % de 84 578 à 181 917 €, et 45 % au-delà. Les seuils sont indexés de 0,9 % par rapport au barème précédent.

Suis-je imposable si je gagne moins de 11 600 € par an ?

Non. Si votre revenu net imposable par part fiscale ne dépasse pas 11 600 €, vous êtes dans la tranche à 0 % et ne payez pas d'impôt sur le revenu. Pour un couple marié sans enfant (2 parts), ce seuil monte à 23 200 €.

Quelle différence entre taux marginal d'imposition et taux moyen ?

Le TMI est le taux de la dernière tranche atteinte par vos revenus. Le taux moyen est le rapport entre l'impôt total et votre revenu. Un célibataire à 32 000 € a un TMI de 30 % mais un taux moyen de seulement 8,4 %. C'est le taux moyen qui reflète votre pression fiscale réelle.

Comment fonctionne le quotient familial ?

Votre revenu net imposable est divisé par votre nombre de parts fiscales. Le barème est appliqué à ce quotient, puis le résultat est multiplié par le nombre de parts. Ce mécanisme réduit l'impôt des foyers avec enfants ou personnes à charge.

Qu'est-ce que la décote et comment savoir si j'y ai droit ?

La décote est une réduction automatique pour les foyers modestement imposés. Elle s'applique si votre impôt brut ne dépasse pas 1 982 € (célibataire) ou 3 277 € (couple). Aucune démarche n'est nécessaire.

Dois-je choisir entre l'abattement de 10 % et les frais réels ?

Oui, c'est l'un ou l'autre. L'abattement de 10 % est appliqué automatiquement. Si vos frais professionnels réels (transport, repas, double résidence) dépassent 10 % de vos revenus, optez pour les frais réels en les déclarant avec justificatifs. Vous pouvez consulter le détail des frais réels déductibles de l'impôt pour identifier ce que vous pouvez inclure dans votre déclaration.

Comment calculer l'impôt sur des revenus locatifs ?

Les revenus locatifs s'ajoutent à vos autres revenus et sont soumis au barème progressif. En micro-foncier (loyers bruts < 15 000 €), un abattement de 30 % s'applique. Au régime réel, vous déduisez les charges effectives. Pour déclarer correctement vos loyers, les modalités pour déclarer les loyers perçus sur sa déclaration de revenus détaillent les formulaires à utiliser. La location meublée relève du micro-BIC ou du réel BIC, avec des règles distinctes.

La flat tax est-elle toujours plus avantageuse que le barème pour les dividendes ?

Pas toujours. La flat tax s'élève à 31,4 % en 2026. Si votre TMI est de 0 % ou 11 %, l'option pour le barème progressif, combinée à l'abattement de 40 % sur les dividendes, peut être plus avantageuse. Pour trancher entre flat tax ou barème progressif, simulez les deux options avant de choisir.

Combien d'impôt paie un couple avec 2 enfants gagnant 60 000 € ?

Avec 3 parts fiscales et 60 000 € de revenu net imposable, le quotient familial est de 20 000 €. L'impôt par part est de 924 €, soit un impôt brut total de 2 772 €. Le taux moyen d'imposition est d'environ 4,6 %.

Qu'est-ce que la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) ?

Reconduite par la loi de finances 2026, la CDHR garantit un taux d'imposition minimum de 20 % pour les foyers les plus aisés. Si votre imposition globale est inférieure à ce seuil, une contribution complémentaire s'applique pour atteindre 20 % de votre revenu fiscal de référence. N'oubliez pas de respecter la date limite de déclaration des impôts pour éviter toute pénalité.

Sources & Références

Service-Public : Impôt sur le revenu - Calcul de l'impôt

Economie.gouv.fr : Comment calculer votre impôt d'après le barème de l'impôt sur le revenu ?

BOFiP : IR - Liquidation - Calcul de l'impôt - Détermination de l'impôt brut

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Déborha VINDIOLET
Leader comptable chez L'Expert-Comptable.com avec plus de 6 ans d'expérience dans le domaine. Diplômée en DCG et BTS Comptabilité.
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