Calcul des allocations chômage : Simulateur 2026
Depuis le 1er janvier 2024, France Travail remplace Pôle Emploi. Ce nouvel organisme bénéficie de missions étendues ainsi que d'un accompagnement amélioré pour les chercheurs d'emploi.
Ce calculateur estime le montant des allocations chômage (ARE) dont bénéficierait un salarié en CDI ou CDD à temps plein (au régime général).
L’Allocation de retour à l’Emploi (ARE) définit l’indemnité chômage versée par France Travail aux demandeurs d’emploi qui remplissent les conditions d’indemnisation.
L’ARE est versé mensuellement, mais son montant varie selon une estimation journalière basée sur le Salaire Journalier de Référence (lui-même évalué à partir d’une période de référence équivalent aux 12 derniers mois travaillés et payés).
Pour un contrat de travail à temps plein, le montant de l’allocation chômage est égal à la somme la plus élevée entre 40,4% du salaire journalier de référence + 12.47 euros et 57% du salaire journalier de référence estimé par France Travail.
Calculateur des allocations chômage
Les valeurs calculées ne sont que des estimations, elles peuvent varier des valeurs réelles.
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Présentation de l’outil
Ce calculateur estime le montant des allocations chômage - appelées « Allocations de Retour à l’Emploi » ou « ARE » - pour un salarié en CDI ou CDD à temps plein, affilié au régime général de la Sécurité sociale. Il vous suffit de renseigner les revenus bruts perçus et le nombre de jours sous contrat sur les 12 mois précédents le dernier jour travaillé.
Attention, ce calculateur des allocations chômage se base sur un travail à temps plein.
Le calcul des allocations chômage est plus spécifique dans le cas de contrat d’intérim ou de travail à temps partiel. Pour ces cas spécifiques, vous pouvez retrouver le simulateur de France Travail pour avoir une meilleure précision.
Les allocations chômages sont calculées à partir de votre salaire brut moyen sur les 12 derniers mois, primes incluses.
Vous pourrez toucher vos ARE sous certaines conditions seulement, notamment ne pas avoir quitté volontairement votre emploi, être inscrit à France Travail et être à la recherche active d’un emploi.
Calcul des allocations chômage de France Travail : prérequis
L’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) est calculée sur la base de vos anciens salaires bruts et primes liés :
à l’exécution d’un contrat de travail comportant un lien de subordination
soumis aux contributions France Travail
n’ayant pas déjà servi pour un calcul d’indemnités chômage antérieur
perçus au cours des 12 derniers mois travaillés et payés (ce que l’on appelle la période de référence)
au nombre de jours effectivement travaillés durant la période de référence. Il faut ainsi indiquer à France Travail les jours d’absence non payée (congé maladie par exemple) ou sans contrat de travail qui seront déduits du calcul des allocations chômage
Le calcul de l’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE)
L’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) est calculée de manière journalière selon le Salaire Journalier de Référence (SJR).
Concernant un contrat de travail à temps plein, le montant de l’allocation chômage journalière est égal au montant le plus élevé entre :
40.4 % du salaire journalier de référence + 12.47 euros
57 % du salaire journalier de référence
Le montant journalier de l’ARE ne peut pas être inférieur à 30.42 euros et ne pas dépasser 75 % du salaire journalier de référence.
Concernant un contrat de travail à temps partiel, le montant de l’allocation chômage journalière est égale au montant le plus élevé entre 40.4 % du salaire journalier de référence + 12.47 euros et 57 % du salaire journalier de référence ; minoré d’un coefficient de réduction.
Le coefficient de réduction est égal à : horaire à temps partiel / horaire légal ou conventionnel.
Fiscalité et cotisations liées à l’indemnité chômage France Travail
En tant que revenu de remplacement, l’ARE est soumis :
A la CSG et à la CRDS, sous réserve de ne pas baisser le montant de l’allocation chômage en dessous d’un certain seuil et d’être un contribuable imposable à l’impôt sur le revenu
Au régime local d’assurance maladie en Alsace Moselle
Comment sont perçus les ARE de France Travail
Les allocations ARE sont perçues mensuellement suite à l’actualisation faite par le demandeur d’emploi sur sa déclaration mensuelle.
Le versement de l’ARE s’opère en fonction du nombre de jours indemnisés dans le mois.
Le maintien des ARE en création d’entreprise
Les entrepreneurs qui créent une entreprise maintiennent en partie le bénéfice de l’ARE à compter de l’immatriculation de leur entreprise, et ce pour les aider à tenir leur budget malgré un chiffre d’affaires incertain au lancement de leur activité.
L’entrepreneur peut choisir entre deux formules distinctes de versement de ses indemnités chômage :
Le maintien partiel de l’ARE
La capitalisation appelée aussi « ARCE pour Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise »
Le maintien partiel de l’ARE consiste à percevoir chaque mois (dans la limite des droits restants) son indemnité France Travail réévaluée à la baisse selon le montant des nouveaux revenus d’entrepreneur.
La capitalisation consiste à percevoir 45 % de ses droits restants en deux versements distincts : 22.5 % des ARE restants au moment de l’immatriculation de l’activité et 22.5 % six mois plus tard.
- Deux formules, un choix : France Travail calcule votre ARE avec deux formules (40,4 % du SJR + 13,18 € ou 57 % du SJR) et retient la plus avantageuse pour vous.
- Du brut au net : des retenues de CSG (6,2 %), CRDS (0,5 %) et retraite complémentaire (3 %) peuvent s'appliquer selon le niveau de votre allocation journalière.
- Dégressivité limitée : seuls les allocataires percevant plus de 92,57 €/jour brut et âgés de moins de 57 ans voient leur allocation réduite de 30 % après 6 mois.
- Profils différents, règles différentes : licenciement économique (ASP à 75 % du SJR), indépendant (ATI forfaitaire), démission reconversion : chaque situation a ses propres conditions et montants.
- Estimation, pas garantie : le simulateur France Travail donne un montant indicatif brut. Seule la notification officielle après examen de votre dossier fixe le montant définitif.
Vous venez de perdre votre emploi ou vous anticipez une fin de contrat ? Savoir combien vous allez toucher au chômage est la première question qui se pose. Le simulateur officiel France Travail donne une estimation rapide, mais sans expliquer le calcul derrière le résultat.
Cet article vous guide pas à pas dans le calcul de votre indemnité chômage : formules officielles, cas pratiques chiffrés selon votre profil (SMIC, cadre, temps partiel), détail des retenues du brut au net, et règles de dégressivité. Vous comprendrez exactement comment votre allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est déterminée et pourrez vérifier le montant affiché par le simulateur.
Les montants calculés dans cet article sont des estimations. Seule la notification officielle de France Travail (ex-Pôle emploi), après examen de votre dossier complet, fait foi.
Comment calculer votre indemnité chômage en 2026 ? Les étapes clés
Le calcul de l'ARE suit trois étapes successives :
- Déterminer votre rémunération moyenne quotidienne sur la période de référence
- Appliquer les deux formules officielles pour obtenir le montant journalier brut
- Retrancher les prélèvements sociaux pour connaître votre revenu mensuel réel
Étape 1 : calculer votre salaire journalier de référence (SJR)
Le salaire journalier de référence (SJR) est la base de tout le calcul. Il correspond à la moyenne quotidienne de vos rémunérations brutes sur une période donnée. Pour bien comprendre comment calculer son droit au chômage, il est essentiel de maîtriser cette première étape.
La formule :
SJR = Total des rémunérations brutes sur la période de référence ÷ Nombre de jours calendaires de cette période
Quelle période de référence ?
- Moins de 53 ans à la date de fin de contrat : les 24 derniers mois (730 jours calendaires)
- 53 ans et plus : les 36 derniers mois (1 095 jours calendaires)
Quels revenus sont pris en compte ?
Sont inclus : vos salaires bruts, primes (annuelles, trimestrielles), 13e mois, commissions et gratifications. Sont exclus : les indemnités de licenciement, les indemnités compensatrices de congés payés et les remboursements de frais professionnels. Pour rappel, l'imposition des indemnités de licenciement obéit à des règles spécifiques qui méritent d'être connues.
Cas des périodes de suspension : si vous avez connu des arrêts maladie, un congé maternité ou du chômage partiel pendant la période de référence, France Travail reconstitue votre salaire sur la base de votre rémunération habituelle. Ces périodes ne viennent donc pas « diluer » votre SJR.
Étape 2 : calculer votre allocation journalière brute (ARE)
Une fois le SJR connu, France Travail applique deux formules et retient la plus avantageuse pour vous :
| Formule A | 40,4 % du SJR + 13,18 € |
| Formule B | 57 % du SJR |
| Règle de sélection | Le montant le plus élevé des deux |
| Plancher (allocation minimale) | 32,13 €/jour |
| Plafond | 75 % du SJR (maximum absolu : 300,21 €/jour) |
Concrètement, pour les bas salaires, la formule A (qui ajoute une partie fixe de 13,18 €) est souvent plus favorable. Pour les salaires plus élevés, c'est la formule B (57 % du SJR) qui prend le relais.
Le montant retenu ne peut jamais descendre sous 32,13 € par jour, ni dépasser 75 % de votre SJR. Le plafond absolu est fixé à 300,21 € par jour, soit environ 9 006 € brut par mois.
Étape 3 : estimer votre allocation mensuelle nette
L'allocation mensuelle brute se calcule simplement :
Allocation mensuelle brute = Allocation journalière × 30 jours
Pour passer du brut au net, il faut déduire les retenues sociales (CSG, CRDS, participation retraite complémentaire), détaillées dans la section suivante. Si vous souhaitez approfondir la notion de CSG et CRDS, leur définition et leurs taux applicables sont détaillés dans un article dédié.
Exemple rapide : avec une allocation journalière brute de 45 €, vous percevez 1 350 € brut par mois. Après retenues (environ 3 % de retraite complémentaire si applicable), le net tourne autour de 1 310 €.
Exemples de simulation : combien allez-vous toucher au chômage ?
Exemple 1 : salarié à temps plein au SMIC (1 823 € brut/mois)
Profil : Marie, 30 ans, salariée à temps plein au SMIC (1 823,07 € brut/mois en 2026), licenciée après 2 ans d'ancienneté.
Calcul du SJR :
- Rémunérations brutes sur 24 mois : 1 823,07 × 24 = 43 753,68 €
- Jours calendaires : 730
- SJR = 43 753,68 ÷ 730 = 59,94 €
Application des formules :
- Formule A : 40,4 % × 59,94 + 13,18 = 24,22 + 13,18 = 37,40 €
- Formule B : 57 % × 59,94 = 34,17 €
- Montant retenu : 37,40 €/jour (formule A, plus avantageuse)
Vérifications :
- Plancher (32,13 €) : 37,40 > 32,13 ✓
- Plafond (75 % du SJR = 44,96 €) : 37,40 < 44,96 ✓
Estimation mensuelle :
- Brut : 37,40 × 30 = 1 122 € brut/mois
- Retenues : l'allocation est inférieure à 61 €/jour, donc pas de CSG ni de CRDS. La retraite complémentaire (3 %) s'applique : 1,12 €/jour.
- Net estimé : (37,40 − 1,12) × 30 ≈ 1 088 € net/mois
Taux de remplacement : Marie percevait environ 1 426 € net en activité. Son allocation représente environ 76 % de son ancien salaire net. Pour comprendre comment calculer le salaire net imposable et vérifier ce point de départ, vous pouvez consulter notre article dédié.
Exemple 2 : cadre avec un salaire brut de 3 500 €/mois
Profil : Thomas, 42 ans, cadre à temps plein (3 500 € brut/mois), licencié après 3 ans.
Calcul du SJR :
- Rémunérations brutes sur 24 mois : 3 500 × 24 = 84 000 €
- SJR = 84 000 ÷ 730 = 115,07 €
Application des formules :
- Formule A : 40,4 % × 115,07 + 13,18 = 46,49 + 13,18 = 59,67 €
- Formule B : 57 % × 115,07 = 65,59 €
- Montant retenu : 65,59 €/jour (formule B)
Estimation mensuelle :
- Brut : 65,59 × 30 = 1 968 € brut/mois
- Retenues : l'allocation dépasse 61 €/jour, donc CSG (6,2 %) et CRDS (0,5 %) s'appliquent, en plus de la retraite complémentaire (3 %).
- CSG : 65,59 × 6,2 % = 4,07 €/jour
- CRDS : 65,59 × 0,5 % = 0,33 €/jour
- Retraite complémentaire : 65,59 × 3 % = 1,97 €/jour
- Total retenues : 6,37 €/jour
- Net estimé : (65,59 − 6,37) × 30 ≈ 1 777 € net/mois
Dégressivité : l'allocation de Thomas (65,59 €/jour) est inférieure au seuil de 92,57 €/jour. Il n'est pas concerné par la dégressivité.
Pour les dirigeants qui souhaitent anticiper leurs droits au chômage en amont, L'Expert-Comptable.com peut simuler différents scénarios de rémunération (salaire vs dividendes) adaptés à votre situation et à votre protection sociale.
Exemple 3 : salarié à temps partiel (24h/semaine)
Profil : Léa, 28 ans, salariée à temps partiel (24h/semaine au SMIC), licenciée après 2 ans.
Calcul du SJR :
- Heures mensuelles : 24 × 52 ÷ 12 = 104 heures
- Salaire brut mensuel : 12,02 € × 104 = 1 250 €
- SJR = (1 250 × 24) ÷ 730 = 41,10 €
Application des formules :
- Formule A : 40,4 % × 41,10 + 13,18 = 29,78 €
- Formule B : 57 % × 41,10 = 23,43 €
- Montant retenu : 29,78 €/jour (formule A)
L'allocation minimale est proratisée pour les temps partiels : 32,13 × (24/35) = 22,03 €. L'allocation de Léa (29,78 €) reste au-dessus de ce plancher. Pour en savoir plus sur les droits spécifiques liés au temps partiel, notamment les congés payés des salariés à temps partiel, un article complet est disponible.
Estimation mensuelle nette : 29,78 × 30 ≈ 893 € net/mois (pas de CSG/CRDS car < 61 €/jour, pas de retraite complémentaire car < 32,13 €/jour).
Du brut au net : quelles retenues sur votre allocation chômage ?
Le montant brut de votre ARE n'est pas celui que vous recevez sur votre compte bancaire. Plusieurs prélèvements sociaux peuvent s'appliquer selon le niveau de votre allocation.
La CSG et la CRDS
La CSG (Contribution Sociale Généralisée) et la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) ne s'appliquent que si votre allocation journalière brute atteint ou dépasse 61 €/jour. La CSG déductible obéit par ailleurs à des règles particulières qu'il est utile de connaître pour votre déclaration de revenus.
- CSG : 6,2 % de l'allocation brute
- CRDS : 0,5 % de l'allocation brute
Règle de protection : si le prélèvement de la CSG et de la CRDS fait passer votre allocation nette en dessous de 61 €, ces contributions sont réduites ou annulées. Vous ne pouvez jamais percevoir moins que ce seuil à cause de ces retenues.
La participation à la retraite complémentaire
Une retenue de 3 % est prélevée sur l'allocation journalière brute dès que celle-ci dépasse 32,13 €/jour. Cette contribution finance vos points de retraite complémentaire pendant la période de chômage.
Limite : cette retenue ne peut pas faire descendre votre allocation en dessous de 32,13 €/jour.
Tableau récapitulatif des retenues
| Retenue | Seuil de déclenchement | Taux | Effet |
|---|---|---|---|
| CSG | Allocation brute ≥ 61 €/jour | 6,2 % | Réduit le net, ne peut pas faire passer l'allocation sous 61 € |
| CRDS | Allocation brute ≥ 61 €/jour | 0,5 % | Réduit le net, même règle de protection |
| Retraite complémentaire | Allocation brute > 32,13 €/jour | 3 % | Réduit le net, ne peut pas faire passer l'allocation sous 32,13 € |
Exemple chiffré pour une allocation brute de 70 €/jour :
- CSG : 70 × 6,2 % = 4,34 €
- CRDS : 70 × 0,5 % = 0,35 €
- Retraite complémentaire : 70 × 3 % = 2,10 €
- Total retenues : 6,79 €/jour
- Allocation nette : 63,21 €/jour, soit environ 1 896 € net/mois
La dégressivité de l'allocation chômage : êtes-vous concerné ?
Qui est concerné par la dégressivité ?
La dégressivité ne touche pas tous les allocataires. Trois conditions doivent être réunies simultanément :
- Votre allocation journalière brute dépasse 92,57 €/jour (soit environ 2 777 € brut/mois)
- Vous avez moins de 57 ans à la date de fin de votre contrat de travail
- Vous êtes indemnisé depuis au moins 182 jours (environ 6 mois)
Si vous remplissez ces trois critères, votre allocation est réduite à partir du 183e jour d'indemnisation.
Quel est le montant de la réduction ?
La réduction est de 30 % sur le montant de l'allocation journalière. L'allocation après dégressivité ne peut toutefois pas descendre en dessous d'un plancher fixé à 92,57 €/jour (le seuil de déclenchement sert aussi de plancher).
Exemple : un cadre supérieur perçoit une allocation de 120 €/jour brut. Après 182 jours, la dégressivité s'applique :
- Réduction : 120 × 30 % = 36 €
- Nouvelle allocation : 120 − 36 = 84 €/jour
- Vérification du plancher : 84 < 92,57 → l'allocation est maintenue à 92,57 €/jour (le plancher s'applique)
La dégressivité est donc plafonnée : même avec une forte réduction théorique, vous ne descendrez jamais sous 92,57 € brut par jour.
Simulateur chômage selon votre situation : quel calcul pour votre profil ?
Salarié licencié à temps plein (cas standard)
C'est le cas le plus fréquent. Pour bénéficier de l'ARE, vous devez avoir travaillé au minimum 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois (36 mois si vous avez 53 ans ou plus).
Le calcul suit le schéma classique : SJR → application des deux formules → allocation journalière retenue → mensualisation. La durée d'indemnisation est proportionnelle à la durée d'affiliation, dans la limite de 24 mois (36 mois pour les 53 ans et plus). Pour tout savoir sur le droit à l'allocation chômage et les conditions d'ouverture des droits, consultez notre article dédié.
Licencié économique et Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP)
Si vous êtes licencié pour motif économique, votre employeur doit vous proposer un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP). En l'acceptant, vous ne percevez pas l'ARE classique mais l'Allocation de Sécurisation Professionnelle (ASP).
L'ASP est plus avantageuse : elle représente 75 % du SJR, contre environ 57 % pour l'ARE standard. Sa durée est en revanche limitée à 12 mois. Pour en bénéficier, vous devez adhérer au CSP dans les 21 jours suivant la notification de votre licenciement. Le dispositif impose un accompagnement renforcé vers le retour à l'emploi. Notez que le licenciement pour faute grave ouvre également droit aux allocations chômage, sous certaines conditions.
Travailleur indépendant (ex-auto-entrepreneur)
Depuis 2019, les travailleurs indépendants peuvent bénéficier de l'Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI). Ce dispositif est très différent de l'ARE :
- Conditions strictes : liquidation judiciaire ou redressement judiciaire, et revenus antérieurs d'au moins 10 000 € par an sur les deux dernières années
- Montant forfaitaire : environ 800 € par mois
- Durée : 6 mois maximum
Attention à ne pas confondre : un président de SASU rémunéré par un bulletin de salaire cotise au régime général de la Sécurité sociale. Il peut donc prétendre à l'ARE classique, bien plus avantageuse que l'ATI. Si vous envisagez ce statut, notre article sur la création d'une SASU vous guidera dans les démarches.
Le choix du statut juridique a un impact direct sur vos droits au chômage. Les experts-comptables de L'Expert-Comptable.com accompagnent les créateurs d'entreprise dans le choix du statut le plus adapté à leur situation et à leur protection sociale.
Démission légitime et démission pour reconversion
En principe, une démission ne donne pas droit au chômage. Deux exceptions existent.
La démission légitime ouvre droit à l'ARE dans des cas précis : suivi du conjoint qui déménage pour un emploi, violences conjugales, non-paiement du salaire par l'employeur, ou encore actes délictueux subis sur le lieu de travail. La liste complète est fixée par la réglementation. Pour en savoir plus sur les modalités pratiques, notre article sur la démission en CDI détaille les préavis, allocations et étapes à suivre.
La démission pour reconversion professionnelle permet aussi de percevoir l'ARE, à condition de justifier d'au moins 5 ans d'activité salariée continue et d'avoir un projet de reconversion validé par une commission paritaire interprofessionnelle régionale. Le montant est calculé de la même façon que l'ARE classique.
Comment utiliser le simulateur officiel France Travail ?
Accéder au simulateur en ligne
Le simulateur d'allocation chômage est accessible gratuitement sur le site de France Travail, sans création de compte. L'estimation prend moins de 5 minutes.
Avant de lancer la simulation, préparez :
- Vos bulletins de salaire des 24 derniers mois (ou 36 mois si vous avez 53 ans ou plus)
- La date de fin de votre contrat de travail
- Le motif de rupture (licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD, etc.)
Pour les ruptures conventionnelles, il est utile de connaître les délais et carences du chômage après rupture conventionnelle avant de vous lancer dans la simulation.
Comprendre les résultats du simulateur
Le simulateur affiche une estimation de votre allocation brute (avant retenues sociales). Pour connaître le net, appliquez les retenues détaillées plus haut dans cet article.
La durée d'indemnisation indiquée est également indicative. Elle dépend de votre durée d'affiliation réelle, que France Travail vérifie à partir de votre attestation employeur.
Le résultat du simulateur n'a aucune valeur contractuelle. Seule la notification officielle de France Travail, envoyée après examen complet de votre dossier (attestation employeur, bulletins de salaire, situation personnelle), détermine votre montant définitif. Les cas particuliers comme le cumul emploi-chômage ou l'activité réduite peuvent modifier le montant réel.
Les questions fréquentes sur le simulateur d'indemnité chômage
Un travailleur indépendant peut-il utiliser le simulateur chômage classique ?
Non. Les indépendants relèvent de l'ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants), un dispositif distinct avec un montant forfaitaire d'environ 800 €/mois pendant 6 mois. Les conditions sont strictes : liquidation ou redressement judiciaire et revenus antérieurs minimums. Un président de SASU rémunéré par un salaire cotise au régime général et peut bénéficier de l'ARE classique. Pour comprendre les spécificités du statut de travailleur indépendant et ses implications sociales, consultez notre guide complet.
Le simulateur France Travail donne-t-il le montant net ou brut ?
Le simulateur affiche une estimation brute. Pour obtenir le net, déduisez les retenues sociales : CSG (6,2 %) et CRDS (0,5 %) si votre allocation dépasse 61 €/jour, et la participation retraite complémentaire (3 %) si elle dépasse 32,13 €/jour.
Puis-je cumuler une allocation chômage avec un emploi à temps partiel ?
Oui. Le cumul emploi-chômage (activité réduite) permet de conserver une partie de l'ARE tant que le total (salaire + allocation) ne dépasse pas votre ancien salaire brut. France Travail recalcule votre allocation chaque mois en fonction des revenus déclarés.
Le résultat du simulateur d'indemnité chômage est-il garanti ?
Non. Le simulateur donne une estimation indicative sans valeur contractuelle. Le montant définitif est fixé par France Travail après examen complet de votre dossier. Des écarts peuvent exister, notamment en cas de primes exceptionnelles ou de périodes de suspension. En cas de maladie pendant votre période de chômage, sachez que l'indemnité journalière pour arrêt maladie en cas de chômage suit des règles spécifiques.
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