Amortissement linéaire : méthode et calcul

Mis à jour le 30/04/2018

L'amortissement est la constatation de la dépréciation d'un bien au fil des années. En linéaire, on calcule l'amortissement à partir de la mise en service du bien. Ainsi, si le bien est mis en service au cours de l'année on effectuera un prorata (lors de la première année mais également de la dernière année).

Base amortissable = PRIX D'ACHAT HT + FRAIS DE LIVRAISON HT + FRAIS DE MISE EN SERVICE HT (ces frais de mise en service seront TTC si la TVA n'est pas récupérable)

Taux d'amortissement = 1 / DURÉE D'AMORTISSEMENT (en années) 

Calcule de l'annuité = BASE x TAUX  ou BASE x TAUX x (TEMPS / 360) lorsqu'il y a prorata.

 

 


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L'amortissement linéaire : définition

L’amortissement linéaire consiste à amortir le matériel d’une manière constante sur toute sa durée d’utilisation. C'est donc une constatation comptable de la dépréciation d'un bien, basée sur une méthode de calcul dont le montant des annuités est constante.

La base de calcul de l’amortissement est donc la valeur d’origine du bien en question.

Cette méthode de calcul correspond au régime de droit commun qui est invariablement accepté en fiscalité.

À savoir : L’amortissement linéaire commence le jour de la mise en service du bien.

À noter : Il existe deux méthodes pour amortir un bien : l'amortissement linéaire ou l'amortissement dégressif

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Amortissement linéaire et amortissement dégressif : quelles différences ?

L'amortissement linéaire :

  • Pour ce qui est de l'amortissement linéaire, l’annuité (c'est à dire le montant de la dépréciation de la valeur) d’un bien immobilisé, reste inchangée d’un exercice comptable à un autre. De plus, le taux d’amortissement ne change pas lui non plus, d’une année à l’autre.

L'amortissement dégressif :

  • Dans le cas de l'amortissement dégressif en revanche, la valeur des immobilisations est plus rapidement dépréciée pendant les premières années de l’amortissement que pendant les dernières années. Le taux d’amortissement dégressif quant à lui, change pour le taux d'amortissement linéaire s’il devient d'un montant inférieur à celui-ci.

Comment calculer un amortissement linéaire ?

Il faut savoir que l'amortissement linéaire peut s’appliquer à tous les biens mais que cette méthode de calcul est toutefois obligatoire pour :

  • les biens d’occasions,
  • les biens qui ont une durée de vie inférieure à trois ans,
  • les biens dont l’amortissement dégressif n’est pas autorisé (comme c'est le cas par exemple des véhicules de tourismes).

Il existe différentes conditions à réunir pour l'amortissement d'un bien. En effet, ne peuvent être amorties que les immobilisations corporelles ou incorporelles (c’est-à- dire les biens destinés à rester de façon durable au sein de l’entreprise).

De plus, les immobilisations doivent obligatoirement être inscrites à l’actif du bilan.

Enfin, le bien faisant l'objet de l'amortissement doit se déprécier par l’usure ou par le temps.

BASE x TAUX x (TEMPS/360)

Le 10 juin N, Monsieur Dupond fait l'acquisition d'une machine pour 3 000€ HT. 
Les frais de livraison ainsi que les frais de mise en service s'élèvent à 250€ HT. 
La machine est mise en service le 15 juin N et sa durée de vie est estimée à 5 ans.

1. Calcul de la base amortissable

La base amortissable est égale :

PRIX D'ACHAT HT + FRAIS DE LIVRAISON HT + FRAIS DE MISE EN SERVICE HT*

3000 + 250 + 250 = 3500

* TTC si la TVA n'est pas récupérable


2. Amortissement linéaire : année 1

Comment faire afin d'effectuer le calcul de la 1ère annuité de l’amortissement ?

Dans le cas de l'amortissement linéaire, le début de la première annuité correspond à la date de mise en service. Dans le cas présent, la machine est mise en service en cours d'année, il faut donc calculer l'amortissement selon un prorata temporis.

Cela veut donc dire que lorsque l'acquisition d'un bien est effectuée en cours d’année, il faut alors prendre en compte le nombre de jours où l’immobilisation a été au sein de la société jusqu’à la fin de l’exercice. Attention, le premier jour à prendre pour le calcul est la date de mise en service (et non la date d’acquisition). En considérant la durée d'un mois comme étant de trente jours :

De ce fait, pour la première année le montant de l’amortissement sera égal à :

BASE x TAUX x (TEMPS/360)

3500 x 1/5* x (15 + 30 + 30 + 30 + 30 + 30 + 30)/360

* Le taux est égal à 1/n


3. Amortissement linéaire : années 2 à 5

Les années suivantes, l'annuité est calculée sur une année complète

BASE x TAUX x (360/360)

3500 x 1/5

4. Amortissement linéaire : année 6

Comme la machine a été acquise en cours d'exercice, elle doit être amortie sur 6 exercices ( soit 5 annuités complètes).

BASE x TAUX x (TEMPS/360)

3500 x 1/5 x (15 + 30 + 30 + 30 + 30 + 30)/360

 

La durée d’amortissement linéaire

En règle générale, la durée d’utilisation du bien est retenue comme durée d’amortissement.

Toutefois, certaines entreprises ont la possibilité d'utiliser la valeur fiscale du bien, et non sa valeur d’utilité comme durée d’amortissement. Cela n'est possible que sous certaines conditions :

Les entreprises concernées par cette utilisation de la valeur fiscale d'un bien, doivent, pour deux exercices successifs, avoir deux des trois seuils suivants :

  • un chiffre d’affaires qui ne dépassant pas les 7 300 000 euros,
  • un bilan total qui ne dépassant pas les 3 650 000 euros,
  • un nombre de salariés qui ne dépasse pas 50 personnes.

 

Quelques exemples de durées d'amortissement :

Comme nous l'avons vu plus haut dans cet article, la durée d’utilisation du bien est retenue comme durée d’amortissement. Cette durée d'amortissement dépend de la nature du bien utilisé. Selon le Code Général des Impôts (le CGI), la durée fiscale d’amortissement est de :

  • 20 ans pour un bâtiment,
  • 10 ans pour un matériel ou un mobilier,
  • 5 à 10 ans pour un outillage,
  • 5 à 10 ans pour un matériel de bureau,
  • 4 à 5 ans pour un matériel de transport automobile.

Il faut savoir qu'un amortissement exceptionnel sur une durée d'un an est toutefois possible pour :

  • le matériel qui économise l’énergie ou limite le bruit,
  • les immeubles antipollution,
  • le matériel agricole qui protège l’environnement,
  • les logiciels acquis.
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