La photographie, métier passion et diversifié, se distingue par ses différents acteurs : les auteurs photographes, les artisans photographes, et les photographes de presse. Chacun opère avec une approche et des objectifs distincts. L’auteur photographe, plongé dans l’univers de l’art, vise l’exposition de ses œuvres et est régi par le statut d’auteur, lié à l'AGESSA, limitant les activités commerciales directes. L'artisan photographe, quant à lui, embrasse une dimension plus commerciale en offrant des services variés allant des portraits d'identité aux événements familiaux ou professionnels, et peut opter pour le statut d'auto-entrepreneur pour une gestion simplifiée. Enfin, le photographe de presse capture l'actualité, souvent sous le statut de pigiste tout en pouvant compléter ses revenus par des activités indépendantes non liées à la presse.
Devenir photographe sans diplôme est tout à fait envisageable grâce à une maîtrise des techniques de prise de vue et de post-traitement, ainsi qu'une bonne dose de créativité et de sens artistique. Néanmoins, le statut d'auto-entrepreneur, bien que populaire pour sa simplicité et ses avantages fiscaux, présente des limites, notamment l'impossibilité de déduire les frais professionnels et un plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser. Pour ceux qui souhaitent aller au-delà, d'autres structures juridiques comme l'EURL ou la SASU peuvent offrir plus de flexibilité et de protection. Choisir le statut adapté est crucial et dépend des ambitions, des besoins spécifiques de l'activité et de la volonté de développement de l'entreprise photographique.