Calcul du coût de revient (Mise à jour 2025)
Calculateur du taux de revient
Le montant estimé peut être différent du montant réel.
Procéder au calcul du coût de revient d’un produit ou d’un service constitue un exercice délicat pour un entrepreneur. Pour autant, il se révèle nécessaire pour définir le prix de vente le plus pertinent possible : celui qui offre un niveau de compétitivité optimal, et qui permet de dégager une rentabilité correcte. Pour cela, divers paramètres sont à considérer, notamment les charges directes et indirectes. Découvrez dans cet article comment calculer le prix de revient d’un produit fini et les erreurs à éviter pour ne pas compromettre le chiffre d’affaires à réaliser.
Le coût de revient d'un produit : définition
Le coût de revient d’un produit correspond au montant des dépenses supportées pour mettre en vente un bien ou un service. Également appelé prix de revient, c’est un excellent indicateur pour l’entreprise.
Que celle-ci exerce une activité artisanale, commerciale ou de prestation de services, connaître le coût de revient de ses articles constitue une aide considérable à la prise de décision stratégique. Cela permet au dirigeant d’ajuster ses méthodes de vente et d'augmenter son chiffre d'affaires.
Comment calculer un prix de revient ? Exemples
Le prix de revient comprend deux types de charges imputables à un produit : directes et indirectes. Les charges directes sont plus évidentes à distinguer puisqu’il s’agit par exemple du coût d’achat des marchandises, des matières premières ou de la réalisation du service.
Les charges indirectes représentent l'ensemble des coûts supportés pour le fonctionnement de l'entreprise.
Calculer le prix de revient d’une marchandise
Une entreprise vend par exemple des outils utilisés pour le jardinage. Il achète des tondeuses électriques à 80 € pièce. Les charges directes comprennent leur coût d'achat et les frais de livraison éventuels.
Les charges indirectes sont les dépenses nécessaires pour exposer et vendre les tondeuses. Elles comprennent par exemple les frais de publicité pour ces machines, le coût du local où elles sont entreposées, le prix des diverses assurances utiles, de la consommation d'énergie (électricité et chauffage) pour l’entrepôt, ou encore la rémunération des employés de rayon.
Les charges directes se rapportent à un seul produit à la fois, tandis que les charges indirectes couvrent les dépenses liées à l’exploitation de toutes les activités de l’entreprise. Il est donc nécessaire de répartir les charges indirectes sur les autres machines vendues dans le magasin.
Comment calculer le coût de production ?
Le coût de production comprend l’ensemble des charges et des dépenses directement liées à la fabrication d’un produit. Il se distingue du coût de revient en ce sens qu’il se compose spécifiquement du prix d’acquisition des matières premières (achat, livraison, frais de douanes) et du coût de la main-d’œuvre. Le coût de revient, lui, s’inscrit dans la globalité des frais à prévoir et englobe le coût de production avec les autres frais annexes.
Les charges indirectes sont les dépenses réalisées pour acquérir un four pour cuire ses préparations, des outils pour les étapes de fabrication, un local pour travailler, un tablier, etc. Le boulanger doit connaître les parts de charges indirectes à attribuer au pain ou au gâteau.
Calculer le prix de revient d’une prestation de services
Bien qu’un service ne soit pas un produit physique, la méthode de calcul du coût de revient est le même que pour une marchandise ou un produit. Pour l’activité d’un photographe indépendant, les charges directes peuvent désigner les dépenses liées à l’intervention d’un prestataire externe payé selon un taux horaire.
Les charges indirectes représentent le montant des frais de déplacement, des actions de communication, de l’entretien des équipements, des fonctions supports ou du temps passé pour prospecter de nouveaux clients.
Pour savoir comment répartir les charges indirectes pour chaque client, l’entrepreneur peut appliquer un pourcentage. Les frais liés au client A peuvent représenter 10 % des charges indirectes, ceux du client B, 5 %, etc.
Quel est l’intérêt du calcul du prix de revient ?
Le calcul du prix de revient d’un produit permet de déterminer son prix de vente hors taxes (HT). Pour cela, la société doit connaître le montant de la marge brute qu’elle souhaite réaliser.
La méthode pour trouver la marge
Procéder au calcul du coût de revient permet de mieux définir le taux de marge à appliquer sur la vente de sa marchandise ou de ses prestations de services. La marge est la différence entre le prix de vente et le coût de revient. Elle est appelée marge commerciale pour une activité d’achat-revente ou marge de production pour la fabrication d’un produit.
La détermination de la marge brute dépend des objectifs financiers de l’entreprise. Bien sûr, le but n’est pas de faire fuir des clients avec des prix de vente excessifs. Sauf si l’entreprise est prestigieuse, les prix pratiqués doivent rester attractifs et suivre les tendances générales du marché.
La formule pour définir le prix de vente du produit
Une fois la marge brute connue, il est possible de calculer le prix de vente HT avec la formule suivante : prix de vente = coût de revient + marge.
Par exemple, l'entreprise de jardinage veut réaliser une marge de 15 € sur chaque tondeuse achetée. Le prix de revient unitaire est estimé à 100 €. Le prix de vente à envisager est donc égal à : 100 + 15 = 115 € HT.
Si l'entreprise est soumise à la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), alors il faut ajouter 20 % au prix de vente HT. Par conséquent, le prix de vente d'une tondeuse sera de 115 x 1,20 = 138 € TTC.
Quels outils pour calculer le coût de revient ?
Le calcul du coût de revient s’opère selon la formule suivante :
Coût de revient = (charges directes + charges indirectes) / quantités produites (ou nombre de prestations)
Il convient alors pour le chef d’entreprise de procéder à l’inventaire de tous les éléments requis pour la fabrication et la commercialisation de son produit. Pour cela, il s’emploie à répertorier dans un tableau de bord, de la manière la plus exhaustive possible, l’ensemble des charges à engager pour la fabrication et la vente :
- matières premières ;
- coût de la main-d’œuvre ;
- frais de logistique (douane, livraison, stockage, etc.) ;
- conditionnement ;
- publicité ;
- loyers ;
- assurances ;
- etc.
Le recours à un expert-comptable
L’expertise d’un professionnel constitue une aide précieuse pour l’entrepreneur. Si cette ressource est absente en interne (TPE), il est possible de la solliciter en externe. Qu’il s’agisse d’un expert-comptable ou d’un DAF (directeur administratif et financier), les méthodologies de calcul du coût de revient ou des taux de marge n’ont aucun secret pour ces spécialistes des chiffres.
En outre, ces derniers disposent d’une maîtrise parfaite de la comptabilité analytique des données, qu’elles soient liées au chiffre d’affaires ou à la rentabilité et sauront émettre les recommandations appropriées.
Une solution de Business Intelligence
Dans certaines situations, l’utilisation d’une solution BI (Business intelligence) peut s’avérer judicieuse. C’est notamment le cas dès lors qu’il s’agit de traiter les données de structures d’envergure conséquente.
Les solutions BI désignent un ensemble de solutions applicatives et de logiciels qui permettent d’extraire et d’analyser les données avec efficience, tels que :
- Les CRM (système de gestion de la relation client) ;
- Les analyses marketing ;
- Des tableaux de bord de performances commerciales ;
- etc.
Leurs fonctionnalités offrent la possibilité de créer des tableaux de bord et de générer des rapports, facilitant ainsi la prise de décision stratégique des dirigeants.
Les erreurs à éviter dans le calcul du coût de revient
Toute entreprise doit garantir la pérennité de son activité. C’est en cela que le calcul de revient est essentiel pour être en mesure de déterminer le prix de vente qui assurera la rentabilité d’une marchandise ou d’une prestation de services.
Pour ne pas s’exposer au risque d’une perte évitable de chiffre d’affaires, il convient de prendre les précautions suivantes :
- Omettre certaines charges indirectes (loyer, salaire du personnel des fonctions support, budget en publicité, etc.). Plus difficiles à quantifier, elles nécessitant d’utiliser l’unité d’œuvre pour mieux définir la quote-part des charges qui porte sur le produit en question ;
- Oublier d’ajuster le coût de revient du produit en cas de changement de fournisseurs ;
- Bien distinguer le calcul du coût de revient hors taxes (HT) et toutes taxes comprises (TTC), selon que l’entreprise est redevable ou non de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) ;
- Négliger l’impact des amortissements en tenant compte de la perte progressive de valeur de l’outil de travail au fur et à mesure de la fabrication ;
- Appliquer une mauvaise répartition des charges communes à l’ensemble des produits manufacturés.
En cas de doute, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour réaliser le calcul de vos coûts et le suivi de vos indicateurs financiers. Les équipes de L-Expert-Comptable.com disposent des compétences techniques nécessaires pour une comptabilité analytique fiable de vos données.
Comment intégrer les amortissements dans le coût de revient ?
Les amortissements comptent parmi les charges indirectes et exercent donc une influence directe sur le calcul du coût de revient. Plus complexes à identifier et à rationaliser, ils correspondent à la perte de valeur progressive résultant de l’usure du temps. Les biens amortissables ont des durées d’amortissement variables selon la nature du bien considéré. Celles-ci sont préalablement définies par le plan comptable général (PCG).
L’amortissement d’un bien participant à la fabrication d’un produit permet d’imputer une annuité du résultat pour chaque exercice et de réduire la charge fiscale de l’entreprise. Dans le cadre d’un amortissement linéaire, il se répartit sur la durée de vie attendue du bien. Il se calcule selon la formule suivante :
Annuité à déduire au titre de l’amortissement = valeur d’acquisition / nombre d’années d’utilisation
Exemple : la boulangerie investit 3 000 € pour acquérir un nouveau four pour la cuisson de ses produits et compte l’exploiter au moins 5 ans. Le calcul de l’annuité à déduire pour l’année se calcule comme suit : 3 000/5 = 600 €.
Il est essentiel de tenir compte de la valorisation de cette dépréciation et de l’intégrer dans les charges indirectes, dans la mesure où elle fait partie des frais à engager pour la commercialisation du produit.
Le calcul du coût de revient est déterminant pour définir le prix minimum d’un article à vendre. Il requiert un suivi exhaustif des charges directes et indirectes que sa mise en vente nécessite et permet de garantir à l’entreprise d’atteindre un seuil de rentabilité acceptable pour pérenniser son activité. Peu familier de ces ratios ? Faites confiance à un expert-comptable pour un suivi précis et une analyse optimale de vos charges et de vos marges.
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