Ouvrir un cabinet de diététique / nutrition : formations et démarches

Mis à jour le 04/07/2018

Pour se lancer et ouvrir son propre cabinet de diététique ou nutrition, il faut justifier d’une formation adaptée. Comme pour toute création d’entreprise, il est nécessaire d’étudier le marché et réfléchir au lieu d’implantation avant d’entreprendre toutes les démarches administratives que sont les choix de statut juridique (SARL, EURL, SASU, etc) et de régime fiscal (IS ou IR). Des aides sont attribuées pour créer son entreprise comme l'ACCRE. Enfin, il faut communiquer pour se constituer une clientèle.


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Les obligations de formation

Le diététicien et le nutritionniste ont deux fonctions bien distinctes à ne pas confondre. Le diététicien est un professionnel de santé, non médecin, qui informe, éduque et conseille ses patients en matière d’alimentation. Le nutritionniste est lui considéré comme médecin. Il prend en charge les troubles et maladies liés à l’alimentation.

Pour exercer en tant que diététicien, il faut avoir soit un BTS de diététique, soit un DUT de biologie appliquée option diététique. Les deux diplômes correspondant à un Bac+2. Le diététicien doit souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle et il est soumis à une obligation de formation continue comme la plupart des professions de santé.

En tant que médecin, le nutritionniste doit avoir un Diplôme Universitaire (Bac +8) en nutrition, formation qui peut être complétée par un Diplôme d’Etude Spécialisée Complémentaire (DESC). Le nutritionniste libéral peut exercer différentes activités allant des interventions en restauration collective ou dans des centres de formation et d’enseignement.

Ces deux métiers peuvent être à l’origine de la création d’un cabinet en diététique et nutrition.

L’étude de marché

Ouvrir un cabinet en libéral implique une exposition importante à la concurrence, surtout dans les grandes villes. Elles abritent non seulement beaucoup d’autres cabinets de diététiciens et nutritionnistes mais aussi des spécialistes travaillant dans d’autres types de structures publiques. Il faut en avoir conscience pour mieux préparer son installation.

Cette étude de marché a aussi pour but de réfléchir à l’endroit le plus propice où s’implanter (centre-ville, périphérie, etc.) en examinant où le besoin est le plus marqué. Il faut pour cela prendre en compte les données démographiques, l’environnement institutionnel (hôpitaux, centres spécialisés) voire même l’avis de professionnels qui peuvent avoir besoin des services d’un diététicien/nutritionniste.

Où exercer ?

Une fois la zone d’implantation ciblée, il faut trouver un local et ce n’est pas forcément chose aisée. Plusieurs possibilités existent :

  • Un local mixte, partagé avec d’autres professionnels de santé. Un bon exemple de complémentarité serait par exemple l’association entre un diététicien et un nutritionniste. Cette option est une bonne affaire au niveau financier et présente l’avantage de ne nécessiter, en général, que peu d’aménagements.

  • Un local privé, loué ou acheté. Le principal inconvénient de cette option est le coût que représentent le loyer ou l’achat et autres charges qui ne sont pas partagées et peuvent peser lourd, surtout en début d’activité.

  • Une pièce du domicile dédiée à l’activité. C’est l’option la plus économique qui requiert cependant de réduire son espace d’habitation et de l’aménager en conséquence.

Quels tarifs à appliquer ?

Bien qu’ils varient fortement en fonction du lieu d’implantation, des références et de l’expérience, ils sont compris dans une fourchette allant de 25 à 70€ par consultation voire plus dans certains cas, sachant qu’un suivi implique généralement plusieurs séances.

Un statut juridique adapté

La profession de diététicien nutritionniste est une activité libérale. L’enregistrement de la société se fera auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) de l’URSSAF, peu importe le lieu d’exercice. Plusieurs statuts juridiques s’offrent à lui, les principaux :

  • Micro-entreprise : statut simple et adapté pour le démarrage d’un petit cabinet

  • SARL : adapté en cas d’association avec un autre praticien, il permet une fiscalité avantageuse pour la rémunération du dirigeant

  • EURL : correspondant à une SARL avec un seul associé, ce statut est adapté pour une activité bien développée où le gérant gère lui-même sa rémunération qui sert de base au calcul des cotisations sociales

  • SASU : statut grâce auquel l’activité pourra se développer plus facilement

Choisir le bon régime fiscal

Selon le statut choisi par l’entrepreneur deux régimes d’imposition se présentent : l’IR ou l’IS.

Dans le cadre de l’IR (impôt sur le revenu des sociétés de personnes), l’entreprise ne supporte aucune imposition sur les bénéfices, ce sont l’entrepreneur et les associés qui sont directement imposés.

Dans le cadre de l’IS (impôt sur les sociétés), c’est l’entreprise qui supporte l’impôt. Le créateur est à part, il est imposé sur son salaire et les dividendes qu’il perçoit.

Les aides pour ouvrir son cabinet

L’État propose différentes aides pour les entrepreneurs : des aides sociales, fiscales, financières et de l’accompagnement.

Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier de l’ACCRE et des différentes aides de Pôle - Emploi pour ouvrir leur cabinet. Leurs expériences passées peuvent s’avérer très utiles.

Des réductions d’impôt peuvent également être effectuées pour vous aider dans votre création.

Constituer sa clientèle

Plusieurs moyens existent pour faire la publicité de son cabinet :

  • Contacter des professionnels, comme les médecins généralistes susceptibles de rediriger des patients vers le cabinet

  • Rendre le cabinet plus visible en s’inscrivant sur Google My Business et sur les Pages Jaunes

  • Participer à des conférences, salons ou autres événements

  • Créer un site tenu à jour et clair

  • Le bouche-à-oreille, moyen incontournable et efficace pour constituer une clientèle fidèle