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Qu’est-ce qu’une entreprise de taille intermédiaire (ETI) ?

Mis à jour le 15/12/2017

Apparue en 2008, dans la loi de modernisation de l’économie (LME), L’entreprise de taille intermédiaire (ETI) comporte 250 à 4.999 salariés. Elle se situe entre la PME, (<250 salariés) et la GE (>5.000 salariés). Si son chiffre d’affaires est supérieur à 1.5 milliards d’euros ou son bilan à 2 milliards d’euros, elle devient une grande entreprise. Les ETI françaises sont compétitives, favorisent l’emploi et sont très présentes à l’international. Malgré cela, les 5.300 ETI françaises sont peu nombreuses par rapport aux pays voisins (12.500 en Allemagne, 10.500 au Royaume-Uni). Les législations fiscales et sociales françaises freinent leur développement.


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Qu’est-ce que l’ETI ?

L’entreprise de taille intermédiaire (ETI) est apparue en 2008 dans le décret d’application numéro 2008-1354, article 21, de la loi de modernisation de l’économie (LME).

L’ETI se situe entre les PME (petites et moyennes entreprises) et les GE (grandes entreprises). Elle comprend 250 à 4.999 salariés. Son chiffre d’affaires ne dépasse pas 1.5 milliards d’euros ou le total de son bilan est inférieur à 2 milliards d’euros. Au delà de ces données, l’entreprise est classée comme une GE.

Est aussi considérée comme ETI, une société comprenant moins de 250 salariés mais avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros et un bilan total de plus de 43 millions d’euros.

Exemples d’ETI :

  • Sarenza, vente en ligne de chaussures et d’accessoires

  • Viadeo, réseau social pour professionnels

  • Criteo, leader du commerce marketing (publicité en ligne)

Les points forts en chiffres

L’ETI est assez grande en taille pour exporter des produits et reste à l’échelle humaine pour innover. Elle est polyvalente, favorise l’emploi et représente une contribution majeure pour l’économie nationale.

Chiffres clefs :

  • 5.300 ETI situées en France (0,2% des entreprises)

  • 3 millions de salariés (23% de l’emploi salarial français)

  • 27 % du chiffre d’affaires national

  • 34% des exportations françaises

  • 73.5% présentes à l’étranger (11.7% des PME)

  • 12.000 filiales d’ETI françaises à l’international, soit 33% des filiales françaises (1% des PME françaises ont des filiales à l’étranger)

  • 61% des entreprises sont cotées, dont 100 leaders mondiaux

  • ⅔ des sièges sociaux se situent en province (75% des emplois, 85% des unités de production)

  • 90.000 emplois créés pendant la crise de 2009-2014 (- 60.000 pour les PME)

Les ETI favorisent le long terme

Les ETI favorisent l’actionnariat familial de 3e, 4e, 5e génération. C’est le cas de 80% de ces entreprises. L’actionnariat familial est la volonté de pérenniser une entreprise et de la transmettre aux générations futures. L’entreprise familiale est d’abord une PME, voire une TPE ou une start-up. Elle se développe grâce à des innovations, des stratégies commerciales et marketing pour devenir une ETI.

La croissance d’une PME vers une ETI favorise l’exportation par sa taille, sa renommée et sa capacité de développement. Une PME met en moyenne 21 ans pour devenir une ETI. Même si 61% des ETI françaises sont cotées en bourse (leurs actions sont cessibles sur les marchés financiers), elles sont difficiles à vendre. Les actionnaires de beaucoup d’ETI sont attachés sentimentalement, c’est un héritage laissé par leur famille.

Les faiblesses des ETI françaises

Au niveau international, le nombre d’ETI françaises (5.800) est faible par rapport à ses voisins : 12.500 en Allemagne, 10.500 au Royaume-Uni, 8.000 en Italie du Nord. En France, les ETI sont pleines de volonté d’expansion et d’innovation, seulement elles sont freinées par les législations fiscales. Par exemple, les actions peuvent être imposables à l’ISF mais ce ne sera bientôt plus le cas en 2018 avec l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) qui remplacera l’ISF en imposant que le patrimoine immobilier ; le droit de transmission d’une entreprise est coûteux.

Les législations sociales ne sont aussi pas très favorables, par exemple certains actionnaires préfèrent gagner encore plus d’argent et investir ailleurs que dans une ETI à actionnariat familial.