Comment définir mon capital social ?

Temps de lecture : 9 min
L'article en bref
  • Le capital social représente les apports des associés : il finance les premiers besoins de l'entreprise et fixe la répartition des parts entre associés.
  • La plupart des sociétés peuvent démarrer avec 1 € : seules les SA sont soumises à un capital minimum légal de 37 000 €.
  • Les apports peuvent prendre trois formes : en numéraire, en nature ou en industrie, chacun obéissant à des règles spécifiques.
  • La libération du capital n'est pas totale à la création : en SARL, 20 % suffisent au départ, contre 50 % minimum pour une SAS.
  • L-Expert-Comptable.com accompagne la création et les opérations sur le capital : un conseiller dédié sécurise vos démarches juridiques et fiscales, dès 79 € HT/mois.
Créez votre entreprise en ligne, à partir de 0€ !Je me lance

Noté 4,9/5

Basé sur + de 1300 avis
Image
guillaume-delemarle-expert-comptable
Guillaume DELEMARLE
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
Article mis à jour
Sommaire

Comment fixer le montant de son capital social ?

Fixer le montant du capital social est une étape importante. Ce choix influence directement vos capacités de financement, la répartition des pouvoirs entre associés et l’image que vous renvoyez. Un capital bien pensé permet de démarrer sereinement, tout en préparant la croissance future de votre entreprise.

Les critères à prendre en compte

Avant de vous décider, posez-vous les bonnes questions :

  • Quels sont vos besoins au lancement ? Le capital peut servir à faire face aux premières dépenses (frais de création, premiers achats, loyer, constitution d’un stock...).
  • Souhaitez-vous solliciter une banque ou des investisseurs ? Un capital trop faible peut les refroidir. Il envoie un signal négatif sur votre sérieux ou votre solidité.
  • Quel message voulez-vous faire passer ? Même si 1 € peut suffire légalement, il vaut mieux afficher un capital cohérent avec votre secteur d’activité.
  • Comment répartir les pouvoirs entre associés ? La part de capital détenue influence les droits de vote et la répartition des bénéfices. C’est un levier important pour équilibrer les rôles dans l’entreprise.

Choisissez un montant adapté en fonction des besoins de votre société et de la capacité de contribution de chaque associé. Ce chiffre doit inspirer confiance, sans mettre en péril votre trésorerie.

Pourquoi un capital social trop faible peut poser problème ?

Un capital social trop faible peut nuire à la santé et à la crédibilité de votre entreprise :

  • Il limite vos chances d’obtenir un financement bancaire ou d’attirer des investisseurs.
  • Il donne une impression négative auprès des fournisseurs ou investisseurs.
  • Il peut entraîner une sous-capitalisation : l’entreprise n’a pas assez de fonds pour faire face à ses engagements, augmentant le risque de difficultés financières (ex : faillite) à court ou moyen terme.

Un capital trop bas peut aussi être mal perçu par vos partenaires, fournisseurs ou clients, surtout dans certains secteurs où la solidité financière est un critère de confiance.

Comment fixer le montant de son capital social

Qu’est-ce que le capital social ?

Définition juridique et comptable

Le capital social, c’est ce que les associés apportent à la société au moment de sa création, sous forme d’argent (apports en numéraire) ou de biens (apports en nature).

En contrepartie, chacun reçoit une part du capital, déterminant ainsi son poids dans la prise de décisions et sa part des bénéfices.

Le capital possède aussi d'autres fonctions, il sert notamment à :

  • Financer les premiers besoins (trésorerie, matériel, stock…).
  • Montrer aux partenaires que les associés sont engagés financièrement.
  • Limiter les pertes potentielles des associés à ce qu’ils ont réellement apporté.

Le montant du capital est public. Il figure sur votre Kbis, vos devis et factures. Il participe donc aussi à l’image de sérieux que renvoie votre société.

Différence entre capital social et capitaux propres

Vous devez bien comprendre ce qui différencie la notion de capital social de celle de capitaux propres. Le capital social fait partie des capitaux propres de l’entreprise, aux côtés des réserves, du résultat et des primes d’émission. 

Pour bien faire la distinction entre capital social et capitaux propres, voici un tableau comparatif qui résume leurs différences :

Capital socialCapitaux propres 
DéfinitionApports des associés à la création ou lors d'une augmentationEnsemble des ressources propres de l’entreprise
CompositionApports en numéraire et en natureCapital social + réserves + résultat net + primes d’émission
Rôle principalBase de départ pour lancer la sociétéIndicateur de la santé financière globale
Fixé dans les statuts ?Oui, obligatoirementNon, évolue selon l'activité et les résultats
ModificationsNécessite une modification statutaire (AGE)Varie automatiquement selon le résultat de l’exercice
Impact fiscalPeut donner droit à des réductions d’impôtSert de base pour certaines obligations légales ou fiscales (IS, dividendes, etc.)

Qui est concerné par le capital social ?

Toute forme de société : concernée

Dès que vous créez une société (SARL, SAS, SA, SCI, etc.), quelle que soit sa forme juridique, vous devez obligatoirement définir un capital social. C’est un passage obligé pour obtenir votre immatriculation au registre du commerce (RCS) et faire exister légalement votre entreprise. Ce capital c'est une preuve concrète que vous misez sur votre projet.

Entreprises individuelles et micro-entreprises : pas concernées

Si vous choisissez de vous lancer seul(e) en entreprise individuelle ou en micro-entreprise, la formation du capital social n'est pas requise. Ces statuts restent donc très simples à créer, sans obligation d’apport initial.

L’absence de capital peut parfois compliquer l’accès au financement ou à certains partenariats. Mais ce statut reste idéal pour tester un projet ou lancer une activité seule, rapidement et sans démarches complexes.

Depuis la réforme de 2022, l’entreprise individuelle bénéficie d’une séparation automatique entre le patrimoine professionnel et personnel. Cela offre une meilleure protection qu’auparavant.

Quelle est la composition du capital social ?

Quand vous créez votre société, vous devez définir ce que chaque associé apporte pour former le capital social. Ces « apports » peuvent prendre plusieurs formes : argent, biens ou même savoir-faire. À chaque type d’apport ses règles, ses avantages… et ses limites.

Capital_social

Les différents types d’apports

Voici les trois types d'apports possibles :

  • Apports en numéraire : c’est le plus courant. Il s’agit tout simplement de sommes d’argent versées sur le compte de la société, souvent par virement bancaire ou chèque. Ces fonds doivent être déposés auprès d’une banque, d’un notaire ou d’un établissement de crédit. En échange, l’associé ou l’ actionnaire obtient des parts sociales ou actions proportionnelles à son apport.
  • Apports en nature : ici, l’associé n’apporte pas de l’argent, mais un bien (un ordinateur, une voiture, un local commercial, un brevet, etc.). La société devient propriétaire de ce bien et l’associé reçoit des parts en échange. La difficulté réside dans l’évaluation : combien vaut ce bien ? Cela nécessite parfois un expert, comme un commissaire aux apports.
  • Apports en industrie : il ne s’agit ni d’argent ni de bien, mais de compétences, d’un savoir-faire ou d’une notoriété. Ces apports ne comptent pas dans le capital social au sens comptable, mais peuvent donner lieu à l’attribution de « parts d’industrie », prévues dans les statuts. Elles ne sont pas cessibles et n’ouvrent pas toujours les mêmes droits.

Importance de l’évaluation des apports en nature

Dès qu’un bien de valeur est apporté à la société, il faut éviter toute erreur d’estimation. Pour cela, la loi impose parfois l’intervention d’un commissaire aux apports , un professionnel indépendant qui certifie la valeur du bien. Cette intervention est obligatoire dans deux cas :

  • Si un bien vaut plus de 30 000€,
  • Ou si les apports en nature dépassent la moitié du capital social.

Son rapport est joint aux statuts de la société et engage les associés. S’ils choisissent de s’en passer et que ce n’est pas obligatoire, ils sont personnellement responsables en cas de mauvaise évaluation.

Les apports en nature sont réputés libérés dès que le bien est mis à disposition de la société. Il n’y a donc pas besoin de dépôt comme pour les apports en numéraire.

Existe-t-il un capital social minimum et maximum ?

Peut-on créer une société avec seulement 1€ ? La réponse est oui… mais ce n’est pas toujours une bonne idée. Voici ce que vous devez savoir.

Le capital social minimum selon le type de société

Pour la plupart des formes de société (SARL, SAS, EURL, SASU), la loi n’impose pas de capital social minimum. Vous pouvez donc techniquement démarrer avec 1€ symbolique. Cela facilite la création de société pour les jeunes entrepreneurs ou les projets à petit budget.

Mais un capital trop bas peut envoyer un mauvais signal à vos partenaires, vos clients ou votre banque. Il peut aussi limiter votre capacité à emprunter ou à rassurer des investisseurs. Choisissez donc un capital adapté à votre activité et à vos besoins réels, même si la loi vous laisse une grande liberté.

Certaines sociétés, en revanche, doivent respecter un plancher légal :

  • Les SA (sociétés anonymes) doivent avoir au moins 37 000€ de capital social.
  • Et si la SA fait appel public à l’épargne, ce minimum grimpe à 225 000€.

Capital fixe vs capital variable

Vous devez également réaliser un autre choix stratégique entre :

  • Un capital fixe : tout changement (augmentation ou réduction) nécessite une assemblée générale extraordinaire (AGE) et une modification des statuts. C’est la formule la plus répandue.
  • Un capital variable : cela permet de faire évoluer le capital librement, tant que vous restez entre un plancher et un plafond définis dans les statuts. Cela évite des démarches administratives lourdes à chaque modification. C’est particulièrement utile si vous prévoyez d’ouvrir ou de réduire le capital fréquemment.

Le capital variable doit être prévu dès la rédaction des statuts. Ce mécanisme est souvent utilisé dans les coopératives ou les structures évolutives.

Dépôt et libération du capital social : les étapes clés

Vous avez fixé le montant de votre capital social ? Il est temps de passer à l'étape suivante : le dépôt du capital social et sa libération.

Où et comment déposer son capital social ?

Avant de pouvoir immatriculer votre société, vous devez réaliser un dépôt du capital social. Ce dépôt consiste à bloquer les fonds sur un compte au nom de la société en formation. Vous pouvez le faire auprès de :

  • Une banque traditionnelle,
  • Une banque en ligne (souvent plus rapide),
  • Ou un notaire.

En retour, vous recevrez une attestation de dépôt des fonds , indispensable pour finaliser l’immatriculation. 

Certaines banques en ligne proposent une ouverture de compte rapide 100% digitalisée, idéale pour les entrepreneurs pressés.

Libération immédiate ou progressive du capital ?

Libérer le capital signifie verser effectivement les sommes promises. Mais vous n’avez pas forcément besoin de tout verser dès le départ : 

  • En SARL / EURL : vous devez libérer au minimum 20% du capital à la création.
  • En SAS / SASU / SA : vous êtes tenu de verser 50% minimum.

Le reste peut être libéré dans un délai de 5 ans. Cela vous permet de conserver un peu de trésorerie pour votre lancement.

Les apports en nature (biens, matériel, etc.) sont considérés comme libérés dès qu’ils sont mis à disposition de la société. Aucun virement n'est nécessaire dans ce cas-là.

Peut-on modifier son capital social ?

Votre société évolue ? Le montant de votre capital social peut, lui aussi, s’adapter. Que ce soit pour accueillir un nouvel associé, renforcer votre solidité financière ou faire face à des pertes, vous avez la possibilité de l’augmenter ou de le réduire. Cela nécessite cependant de suivre une procédure bien encadrée.

L’augmentation de capital

Augmenter votre capital social peut servir à répondre à plusieurs besoins :

  • Vous souhaitez intégrer un nouvel associé ou investisseur ?
  • Vous avez besoin de consolider vos fonds propres pour emprunter ?
  • Vous voulez transformer des bénéfices ou des avances en capital ?

Trois options s’offrent alors à vous pour procéder à l'augmentation :

  • L'apport en numéraire : vous injectez une nouvelle somme d'argent dans la société,
  • L'apport en nature : vous ajoutez un bien (ordinateur, véhicule, brevet…),
  • L'incorporation de réserves : les bénéfices non distribués deviennent du capital.

Dans certains cas, on peut aussi demander une prime d’émission au nouvel associé. Elle lui permet d’entrer au capital sans trop diluer les parts des associés existants.

Toute augmentation de capital nécessite une assemblée générale extraordinaire (AGE), une modification des statuts et un dépôt au greffe.

La réduction de capital

Réduire le capital peut aussi être utile dans plusieurs situations :

  • Un associé souhaite quitter la société,
  • Vous voulez absorber des pertes comptables,
  • Votre capital est devenu excessif par rapport à l’activité.

Pour réaliser une réduction de capital, vous devez obligatoirement suivre les étapes suivantes : 

  • Prendre une décision en AGE,
  • En informer préalablement les créanciers (qui peuvent s’y opposer),
  • Mettre à jour les statuts,
  • Signaler ce changement via le guichet unique (INPI).

Une réduction de capital doit être justifiée. Sinon, elle peut être mal perçue par les partenaires, voire même déclencher un contrôle fiscal. Mieux vaut être accompagné par un expert pour sécuriser une telle opération.

Les avantages fiscaux liés au capital social

Le capital social ne sert pas seulement à structurer votre entreprise. Il peut aussi vous permettre de bénéficier de réductions d’impôt et d’exonérations fiscales intéressantes. Voici les principales opportunités à connaître.

Réduction d’impôt pour souscription au capital d’une PME

Si vous (ou vos proches) investissez dans le capital d’une PME non cotée, vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu pouvant atteindre 18%, voire 25% en période majorée (selon les lois de finances).

Pour cela, vous devez respecter plusieurs conditions :

  • La société doit être une PME de moins de 7 ans, non cotée, avec une activité économique réelle,
  • Elle doit être soumise à l’ impôt sur les sociétés (IS) ,
  • Les titres souscrits doivent être conservés au moins 5 ans.

Par exemple, si vous investissez 10 000€ dans une jeune entreprise, vous pourrez déduire jusqu’à 2 500€ de votre impôt si toutes les conditions sont réunies.

Exonération d’IFI et impact sur les dividendes

Si vous êtes redevable de l’ IFI , certaines parts sociales peuvent en être exonérées. C’est le cas si :

  • Vous exercez une fonction de direction dans la société (président, gérant, DG, etc.),
  • Ou si vous détenez moins de 10% du capital et ne participez pas à la gestion.

Les biens immobiliers détenus par la société restent imposables si l’activité est majoritairement patrimoniale (ex : SCI).

Pour que les dividendes soient fiscalement optimisés (taux réduit, abattements), il est impératif que le capital social soit entièrement libéré. Si vous avez versé seulement une partie du capital prévu dans les statuts, vous risquez une fiscalité moins avantageuse sur les distributions.

Compte courant d’associé vs capital social : quelle différence ?

Il est courant pour un dirigeant ou un associé d'injecter de l'argent dans sa société pour lui donner un coup de pouce. Faut-il intégrer ces sommes au capital social ou les verser via un compte courant d'associé ? Voici les différences à bien comprendre.

Le compte courant d’associé

Le compte courant d’associé est une solution simple et rapide pour financer temporairement la société, sans toucher au capital social. On parle ici d’un prêt fait par un associé à la société. Ce prêt présente plusieurs avantages : 

  • Il est remboursable à tout moment, sauf clause contraire,
  • L'associé ou l'actionnaire pourra percevoir des intérêts pouvant être déduits du résultat (sous conditions),
  • Les formalités sont légères : pas besoin de modifier les statuts.

C’est un bon levier pour faire face à un besoin ponctuel de trésorerie, financer une croissance rapide ou débloquer une situation urgente.

Le capital social

Augmenter le capital social de votre société aura pour conséquence de : 

  • Accroître les parts ou actions de l'associé ou l'actionnaire qui apporte des fonds supplémentaires, modifiant à la hausse ses droits de vote et ses dividendes à venir,
  • Renforcer la crédibilité et la solvabilité de l’entreprise,
  • Permettre l’accès à certains avantages fiscaux ou financements.

Les apports réalisés dans le capital social ne peuvent pas être remboursés, sauf en cas de réduction de capital ou de liquidation.

Est-il préférable d'injecter des fonds dans le capital social ou de passer par un compte courant d’associé ? Ce tableau vous aide à comparer les deux options.

 Compte courant d’associéCapital social
RemboursableOui, à tout momentNon, sauf cas exceptionnel
FormalitésAucuneModification statutaire
Rémunération possibleOui (intérêts)Non
Crédibilité / image financièreMoyenneForte
Impact sur droits de voteAucunOui, selon le pourcentage détenu
Avantages fiscauxNonOui (IR PME, IFI, etc.)
Usages recommandésBesoins ponctuels ou avance rapideStructurer durablement votre société, renforcer vos fonds propres ou accueillir un nouvel associé.

Questions fréquentes sur le capital social

Pourquoi est-il risqué d’avoir un capital social trop faible ?

Cela renvoie une image peu rassurante aux banques et partenaires. De plus, si vous êtes sous-capitalisé, vous risquez vite de manquer de trésorerie.

Quelle différence entre capital social et capital fixe ?

Le capital social désigne l’ensemble des apports. Quand il est "fixe", toute modification impose une mise à jour des statuts. Avec un capital "variable", vous pouvez l’ajuster plus librement.

Peut-on fixer un capital social à 1€ ?

Oui, pour une SAS, SARL, SASU ou EURL. Mais ce montant est souvent trop faible pour inspirer confiance ou obtenir un financement.

Le capital social influence-t-il le montant des dividendes ?

Oui. Les dividendes sont distribués en fonction des parts détenues. Plus vous avez de capital, plus vous touchez de dividendes.

Comment ajouter un nouvel associé via une augmentation de capital ?

Pour ajouter un nouvel associé via une augmentation de capital, vous devez : organiser une AGE, émettre de nouvelles parts, modifier les statuts, puis déposer le tout sur le guichet unique.

Références & sources

Entreprendre.service-public.fr - https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F32963 

Entreprendre.service-public.fr - https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F36607 

Résumer cet article avec :

  • ChatGPT
  • Perplexity

Questions & réponses

Poser une question :

+ 10 000 entrepreneurs

Accompagnés depuis 10 ans par notre équipe d’experts

+ 1000 entreprises

Créées en ligne avec notre cabinet comptable en 2024

Membre de l'OEC

Cabinet membre de l'Ordre des Experts-Comptable depuis 2009

Devis gratuit

Obtenez en quelques minutes un devis adapté à vos besoins