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La distinction de l'abus de biens sociaux et de l'abus de pouvoir

Mis à jour le 09/07/2014

L'abus de biens sociaux et l'abus de pouvoir sont deux délits réprimés par le droit pénal des affaires et il faut éviter de les confondre.


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En effet, l'abus de biens sociaux consiste pour un dirigeant ou pour un administrateur de société à utiliser les biens ou la capacité d'emprunt de la société dans un but personnel alors qu'il sait parfaitement que l'usage qu'il fait de ces biens ou de ce crédit est préjudice à l'entreprise. Le délit est également punissable si les agissements du dirigeant ont pour but de favoriser une entreprise dont il est associé directement ou par l'intermédiaire d'une autre entreprise. 

 

D'autre part, il faut que le comportement dirigeant soit contraire à l'intérêt de la société. Il en est ainsi notamment si le dirigeant détourne des fonds, s'il loue des voitures aux frais de la société en vue d'en faire un usage personnel, s'il emploie les fonds de la société sans que celle-ci en tire un profit quelconque, s'il omet de réclamer à une société dont il est associé les sommes que sa société doit à la société qu'il dirige ou s'il fait courir à sa société un risque excessif compte tenu de ses capacités en poursuivant un but personnel. L'abus de biens sociaux est également caractérisé si le dirigeant loue un immeuble appartenant à la société moyennant un loyer dérisoire ou inversement s'il loue à la société un local dont il est propriétaire en réclamant un loyer excessif. 

En ce qui concerne l'abus de vois (ou de pouvoirs) d'un dirigeant de société, il peut constituer un élément constitutif d'un abus de biens sociaux, mais il peut aussi caractériser un délit autonome. Il consiste pour un dirigeant ou pour un administrateur à faire de mauvaise foi un usage des voix dont il dispose en vue d'atteindre un but personnel tout en faisant du tort à la société qu'il dirige. Les éléments constitutifs de ce délit sont les mêmes que ceux qui caractérisent un abus de biens sociaux, mais le dirigeant indélicat se sert de ses pouvoirs ou des voix dont il dispose au lieu d'utiliser les fonds de la société. 

L'abus de voix (ou de pouvoirs) est caractérisé s'il est établi que le dirigeant a utilisé les procurations que des actionnaires lui ont données pour voter aux assemblées générales dans un but contraire à l'intérêt social. Ainsi, si le dirigeant malhonnête s'est servi des pouvoirs qui lui ont été donnés pour voter lors de l'assemblée en vue de trahir la confiance des actionnaires qui ont donné une procuration, il peut être poursuivi pour abus de voix (l'infraction pouvant être commise en falsifiant les documents matérialisant les pouvoirs donnés). 

Ces deux infractions sont punies d'une peine d'emprisonnement pouvant atteindre cinq ans et d'une amende dont le montant maximal est de 375 000 €. Le maximum des peines est porté à sept ans de prison et à 500 000 € d'amende en cas d'abus de biens sociaux commis au moyen de comptes en banque ouverts à l'étranger ou en utilisant les services de toute personne morale ou physique se trouvant à l'étranger. 

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