Croissance externe : acheter un concurrent ou étendre sa zone géographique

L'article en bref

A l’opposé de la croissance organique qui découle d’une augmentation classique du chiffre d’affaires de l’entreprise, la croissance externe, elle, passe par une opération de fusion acquisition d’une autre société ou par un élargissement du champ d’activité. Facteur d’investissement, de rentabilité, mais aussi de risques, la croissance externe est un levier de croissance rapide qui doit répondre à une stratégie particulièrement bien élaborée.

Temps de lecture : 1minDate de publication : 16/01/2014Dernière mise à jour : 12/03/2024
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Ecrit par Maxime SERRAAccompagnateur d'entrepreneurs en création d'entreprise et comptabilité chez L-Expert-Comptable.com
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Article certifié par
Guillaume DELEMARLE
 
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.
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Croissance externe acheter un concurrent ou étendre sa zone géographique

Quatre axes principaux de développement

La croissance externe peut se traduire par quatre axes différents de développement, dont l’objectif est toujours d’augmenter la rentabilité du chiffre d’affaires ainsi que l’image de l’entreprise ou du groupe.

Cela peut passer par le rachat de concurrents directs. Cette stratégie peut s’avérer payante assez rapidement en termes de gains de parts de marchés et de clientèle, et permet aussi à l’entreprise de bénéficier de la notoriété positive du concurrent.

Le rachat de concurrents indirects, afin de pouvoir offrir des produits ou services complémentaires à la clientèle. De permettre des rebonds commerciaux qui, s’ils sont bien gérés, peuvent s’avérer très fructueux, et également d’apporter une nouvelle expertise du marché à l’entreprise acquéreuse.

L’expansion géographique qui donne un nouveau souffle au potentiel du marché. Bien évidemment, cet axe de croissance externe ne pourra être efficace que si les pays visés offrent de réels débouchés et si la concurrence n’y est pas encore trop présente.

L’élargissement des activités, qui est certainement la stratégie la plus risquée. Se lancer dans de nouveaux métiers nécessite une mise en place longue qui ne doit rien laisser au hasard, et l’expertise qui en est faite doit être qualitative au risque de nuire à l’image de l’entreprise.

Réussir un projet de croissance externe

Pour être un réel succès, la croissance externe exige plusieurs points fondamentaux :

  •  définir des objectifs précis en adéquation avec une stratégie claire et cohérente.
  •  développer les éléments financiers de la croissance aussi bien que les facteurs humains, indispensables à la réussite.
  •  savoir évaluer l’investissement nécessaire (et ne pas le dépasser) ainsi que les retours financiers attendus.
  •  monter un dossier optimiste mais réaliste.
  •  réunir des spécialistes aguerris en fusion-acquisition (sociétés d’audits, de conseils, experts comptables, avocats, analystes financiers,…) afin de payer le prix juste (ne pas acquérir des titres qui pourraient se déprécier rapidement) et de toucher les bonnes cibles.
  •  prévoir tous les impondérables et les dysfonctionnements dus aux changements majeurs subis par les structures (éloignement géographique, intégration d’une nouvelle équipe,…).
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