- La loi Copé-Zimmermann : impose des quotas de 40 % de femmes dans les conseils des grandes entreprises.
- Progrès : CAC 40 = 45 % de femmes, SBF 120 ≈ 40 %, entreprises non cotées ≈ 25 %.
- Sanctions limitées : suspension des jetons de présence ou nullité de nominations si non-respect.
- Postes stratégiques : les femmes restent sous-représentées dans les comités exécutifs et les postes clés.
- Valeur ajoutée : la mixité améliore la gouvernance, l’innovation et la prise de décision.
- Impact sociétal : la parité encourage l’égalité, inspire les nouvelles générations et valorise les talents féminins.
Noté 4,9/5
En 2026, la parité hommes‑femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises françaises continue de progresser, avec de plus en plus de femmes représentées dans les instances dirigeantes. Malgré ces avancées, les comités exécutifs et les postes stratégiques restent majoritairement occupés par des hommes, montrant que la mixité effective est encore incomplète.
La loi Copé-Zimmermann
La loi du 27 janvier 2011, qui vise à assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d’administration et de surveillance, a introduit un système de quotas progressifs pour les grandes entreprises françaises.
Premier palier (2014) : les entreprises cotées et celles d’au moins 500 salariés avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros devaient atteindre 20 % de femmes dans leurs conseils.
Second palier (2017) : ce quota passait à 40 % pour les sociétés cotées et les entreprises de moins de 500 salariés dépassant le seuil de chiffre d’affaires.
Extension aux entreprises non cotées (2020) : toutes les entreprises de plus de 250 salariés sont concernées par l’objectif de 40 % de femmes dans leurs instances dirigeantes.
La loi souligne que la compétence reste le critère central : être une femme ne suffit pas pour siéger dans un conseil, mais aucune ne peut être écartée en raison de son sexe. Certaines structures, comme les SAS ou les conseils de moins de 8 membres, restent exemptées. Les pourcentages sont vérifiés lors des assemblées générales et non au 1er janvier.
En 2026, la majorité des entreprises cotées respectent ces quotas, et la parité progresse dans les conseils d’administration. Toutefois, la représentation des femmes aux postes stratégiques et au sein des comités exécutifs reste inégale, soulignant que la parité effective va bien au-delà des chiffres et nécessite encore des efforts pour atteindre une mixité réelle à tous les niveaux de la gouvernance.
Sanctions en cas de non-respect de la loi
Les entreprises concernées qui ne respectent pas la loi risquent la suspension temporaire des jetons de présence (qui permettent la rémunération pour participation aux conseils d’administration) et la nullité des nominations effectuées (sauf celles des femmes).
Cependant, les décisions prises par le conseil d’administration ne sont pas remises en cause, ce qui limite l’impact juridique direct de ces sanctions. Le principal risque reste une atteinte à l’image de l’entreprise.
D’autant plus qu’aucune instance indépendante n’est pour l’heure chargée de contrôler la bonne application de la loi. Pour éviter les sanctions sans avoir à se soumettre à la loi, certaines entreprises ont trouvé une parade : elles réduisent le nombre d’administrateurs afin d’augmenter la part de femmes.
Certaines sociétés vont même jusqu’à diminuer à moins de 8 le nombre d’administrateurs. Car dans ce cas précis, la parité au conseil d’administration n’est plus imposée.
Les entreprises ayant respecté la loi s’en félicitent et réalisent qu’en effet, les femmes apportent une valeur ajoutée, faisant sortir les conseils d’administration purement masculins de leur zone de confort. Les femmes ont parfois des parcours hors standards avec des expériences qui apportent une véritable plus-value à l’entreprise.
En 2026, respecter la parité dans les conseils d’administration n’est pas seulement une obligation légale : c’est aussi un levier stratégique qui apporte diversité, expertise et perspectives nouvelles au sein des entreprises.
Pourcentage de femmes dans les conseils d'administrations
En 2026, la parité femmes-hommes dans les conseils d’administration des grandes entreprises françaises a progressé de manière significative. Les entreprises cotées du CAC 40 comptent désormais en moyenne près de 45 % de femmes dans leurs conseils, dépassant ainsi les quotas légaux.
Pour les entreprises du SBF 120, la situation s’améliore également : la proportion moyenne de femmes atteint environ 40 %, bien que certaines sociétés restent en retard sur cet objectif.
En revanche, les entreprises non cotées et de taille intermédiaire sont encore largement en dessous du quota : la moyenne se situe autour de 25 %, et certaines n’atteignent même pas 20 % de femmes dans leurs conseils.
Malgré la progression globale, la barrière des 40 % n’est donc pas uniformément atteinte. Les sanctions légales existent toujours, mais leur portée reste limitée, et le principal levier reste l’incitation à valoriser la mixité pour la performance et la gouvernance des entreprises.
Attention au "syndrome de la femme alibi" ! La loi limite le cumul des mandats d'administrateur à 5 mandats dans des sociétés anonymes (SA) pour éviter qu'un petit nombre de femmes ne multiplient les sièges. Cette règle vise à élargir le vivier de talents féminins et à favoriser le renouvellement.
80 % des Français en faveur de la loi Copé-Zimmermann
80 % des Français approuveraient les fondements de la loi et à partager la volonté de faire sauter le fameux « plafond de verre » (données 2013 issues du 1er Observatoire de la Mixité).
Une bonne nouvelle lorsque l’on sait que 60 % des nouveaux diplômés de l’Union européenne sont des femmes.
Les objectifs de la parité dans les conseils d’administration
La loi de 2011 sur la parité dans les conseils d’administration a été instaurée à la fois pour des raisons sociales et économiques. En 2026, atteindre les quotas de femmes représente toujours un enjeu de compétitivité et de performance pour les entreprises, contribuant directement à leur croissance et à leur innovation.
La parité favorise également la qualité de vie, la cohésion et le bien-être des salariés, des facteurs reconnus pour améliorer la productivité et la performance globale des sociétés. Grâce à la diversité des points de vue hommes-femmes, les entreprises renforcent l’intelligence collective et la prise de décision stratégique.
Au‑delà de l’entreprise, la mixité a un impact sociétal : elle contribue à faire évoluer les mentalités, à valoriser la place des femmes dans la société et à inspirer les générations futures. En 2026, la parité est ainsi un levier à la fois économique, social et culturel, qui dépasse largement la simple obligation légale.
Sources et références
Legifrance.gouv.fr - Code de commerce
Legifrance.gouv.fr - représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration
Résumer cet article avec :
- ChatGPT
- Perplexity
Questions & réponses