Les différents types de rémunération variable

L'article en brefLa rémunération variable se présente comme un levier stratégique pour les entreprises désireuses de motiver leurs salariés et d'aligner les intérêts des employés sur ceux de l'entreprise. Diversifiée et adaptable, elle peut prendre plusieurs formes, allant des bonus traditionnels aux plans d'intéressement plus élaborés, en passant par les commissions et les participations aux bénéfices. Chaque type de rémunération variable a ses propres caractéristiques et avantages, conçus pour stimuler la performance individuelle ou collective, favorisant ainsi une culture d'entreprise axée sur l'atteinte des objectifs communs.

L'article explore en détail les différents mécanismes de rémunération variable, offrant un aperçu sur leur mise en œuvre et les critères à considérer pour choisir le plus adapté à la structure et à la stratégie de l'entreprise. Que ce soit pour récompenser les performances exceptionnelles, encourager la fidélité ou promouvoir une collaboration efficace au sein des équipes, la rémunération variable se révèle être un outil flexible et puissant.
Temps de lecture : 2minDernière mise à jour : 20/02/2024
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Ecrit par Laura MOUGELConsultante en création de société et comptabilité chez L-Expert-Comptable.com
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Article certifié par
Déborha VINDIOLET
 
Leader comptable chez L'Expert-Comptable.com avec plus de 6 ans d'expérience dans le domaine. Diplômée en DCG et BTS Comptabilité.
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salaire variable exemple

Notre pays a une tradition de stabilité en matière salariale, comparativement au modèle anglo-saxon. Ainsi, les salariés restent souvent longtemps dans la même entreprise et perçoivent un salaire fixe. Toutefois ce modèle est en train de voler en éclat, du fait de la fluidification des rapports sociaux et économiques. Ainsi, les changements d’employeurs sont désormais fréquents et les modes de rémunération variable se développent. Le présent article s’attardera sur ceux-ci.

Les modes de rémunération variable : la prime qualité

Cette prime, qui prend en compte la qualité du travail fourni, est souvent utilisée dans le cadre des professions libérales, plus exigeantes en matière qualitative. Certains critères objectifs pourront être pris en considération (respect des délais ou des budgets…) même si une part de subjectivité reste inévitable, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes.

La rémunération via le commissionnement

C’est le mode de rémunération variable le plus ancien et le plus naturel. Il est très souvent usité avec les commerciaux. La rémunération allouée correspond à un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé. Ainsi, par exemple, si le taux de commissionnement est de 10% et si un chiffre d’affaires de 100.000 euros est réalisé, le salarié percevra 10.000 euros. Le commissionnement peut être linéaire (on appliquera alors un taux fixe) ou modulé, afin de motiver le salarié. Dans ce dernier cas, le taux sera plus élevé passé un certain seuil.

La prime d’objectif

Le versement de cette prime est subordonné à la réalisation de certains objectifs, devant être fixés avec un minimum de précision. En généralement, un seuil de déclenchement est prévu, situé en deca de l’objectif. Lorsque celui-ci est dépassé, le montant de la prime peut augmenter, de manière linéaire ou progressive.

La prime de classement

Le montant versé dépend du classement du salarié, déterminé en fonction de critères précis et objectifs (chiffre d’affaires réalisé). Pour l’entreprise, le coût total d’un tel dispositif est fixe, puisqu’une somme déterminée à l’avance est allouée à chaque place du classement. Toutefois, des modulations peuvent intervenir ; ainsi par exemple, un coefficient multiplicateur peut être prévu lorsqu’un certain seuil de chiffre d’affaires est atteint.

Les systèmes collectifs (intéressement et participation)

Du fait de certains avantages sociaux et fiscaux (voir infra), les entreprises tendent à favoriser le variable collectif, en particulier l’intéressement et la participation. La participation est une redistribution d’une partie du bénéfice produit par l’entreprise au profit des salariés. L’intéressement vient rémunérer la réalisation d’une performance collective ciblée et déterminée.

Le régime fiscal et social : quelle imposition du variable ?

Le variable individuel constitue un complément de rémunération, imposé et soumis aux charges sociales selon les règles de droit commun (imposition dans la catégorie des traitements et salaires, application d’un abattement de 10%, cotisations patronales ou salariales…) La participation et l’intéressement permettent quant à eux de bénéficier d’une exonération de charges sociales et d’impôt sur le revenu si certaines conditions sont respectées (durée d’indisponibilité…).