Le poids de la fiscalité française, évolution et comparaison avec les autres Etats.

Mis à jour le 09/02/2014

Une certaine grogne fiscale se fait entendre depuis l’intronisation du Président Hollande. En effet, les augmentations d’impôt sont très nombreuses et les contribuables ont parfois le sentiment d’être étouffés par l’étreinte du Fisc. Qu’en est-il dans les faits ? Cette impression est-elle justifiée ? Quelle est la situation de la France par rapport à ses concurrents et partenaires.


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Le poids de la fiscalité française : les évolutions constatées

Il est très intéressant d’analyser l’évolution des prélèvements obligatoires au cours des dernières décennies. 

Ainsi, le taux de ceux-ci n'excédait pas 35% au début des années 70, soit plus de 10 points de moins par rapport à aujourd’hui. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des dépenses de sécurité sociale et, de manière plus globale, par le renforcement du rôle de l’Etat providence. 

Aplus court terme, après une baisse de 3% de 2000 à 2010, le taux des prélèvements a largement augmenté depuis cette date, passant de 42% à plus de 46%.

Cette hausse n’est pas uniquement imputable au gouvernement Hollande, les prélèvements ayant déjà massivement été augmentés à la fin du mandat de Sarkozy. Ce fait démontre que le problème est structurel et trouve son origine dans la crise économique et dans l’incapacité chronique à faire refluer les dépenses publiques.

Le poids de la fiscalité française: comparaison avec les autres pays

La France a un taux de prélèvements obligatoires très supérieur à celui des autres pays développés. 

Ainsi, ce taux atteint 46,3% en 2013 (record national), à comparer avec les 33,9% relevés dans l'ensemble des pays de l'OCDE et les 38,4% constatés dans l'Union Européenne.

Au sein de l’Union Européenne, seul le Danemark précède la France et l'Allemagne, qui dispose d’un système social assez proche du nôtre, a un taux de prélèvements n’excédant pas 38%.

Il convient de signaler que cette comparaison brute doit être complétée par d’autres éléments (qualité des services publics, infrastructures, effets de la redistribution...)

Malgré tout, un taux aussi important est très préjudiciable, en matière de compétitivité dans une société mondialisée. 

De plus, un large transfert de la charge fiscale et sociales des entreprises vers les ménages est mené, afin de ne pas trop pénaliser les premières, qui peuvent plus aisément se délocaliser.