Autofinancement : financer avec sa propre trésorerie

L'article en bref

Il existe 2 types de recours au financement pour une entreprise : soit au travers de capitaux extérieurs (emprunt, levée de fonds, leasing…), soit au travers de ses capitaux propres, c’est alors ce qu’on appelle l’autofinancement.

Temps de lecture : 1minDernière mise à jour : 29/11/2023
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Ecrit par Eve - Marie CANTIGETAccompagnatrice d'entrepreneurs en création d'entreprise et comptabilité chez L'Expert-Comptable.com
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Article certifié par
Guillaume DELEMARLE
 
Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise.

Qu’est-ce que l’autofinancement ?

L’autofinancement pour une entreprise consiste à recourir à sa propre trésorerie pour financer un investissement. L’entreprise utilise les profits dégagés au cours des années précédentes, et qui n’ont pas été distribués aux associés (ou prélevés par l’entrepreneur).

Chaque année, l’entreprise peut calculer à partir de son résultat, sa capacité d’autofinancement (CAF). La CAF, comme elle est définie dans l’article « CAF ou pas CAF ? », est l’ensemble des ressources internes dégagées par l’activité de l’entreprise pour assurer son financement.

Pour en savoir plus CAF ou pas CAF ? Qu'est ce que la capacité d'autofinancement ?

Faire le choix entre s’endetter ou autofinancer ?

Autofinancer intégralement ses investissements n’est pas la plus sûr des façons d’assurer la pérennité de son entreprise. Au contraire, il n’est pas prudent de fragiliser une trésorerie saine pour simplement éviter de recourir à l’emprunt, l’entreprise n’ayant alors plus forcément les moyens de faire face à un imprévu.

Par ailleurs, le recours à l’emprunt peut générer un effet de levier sur la rentabilité financière de l’entreprise, en fonction du coût de l’emprunt. Si le coût de l’emprunt est inférieur à la rentabilité de l’investissement, la rentabilité des capitaux propres investis s’améliorera avec le recours à l’emprunt.

Couramment, il est conseillé d’autofinancer le court terme, l’activité et d’emprunter sur le long terme, l’investissement (mobilier ou immobilier).

L’arbitrage entre autofinancement et endettement doit également tenir compte de la rémunération du capital, c'est-à-dire la distribution de dividendes. Les investisseurs attendent également un retour sur leurs investissements, qui ne peut être assuré en cas d’autofinancement trop important.

En conclusion, il faut faire fi des idées reçues sur l’autofinancement :

  • Avoir un ratio d’autofinancement trop important n’est pas forcément un signe de bonne santé, il peut également signifier une absence d’investissement, de renouvellement de la part de l’entreprise.
  • Utiliser 100% d’autofinancement n’est pas judicieux si vous ne disposez plus de ressources nécessaires pour faire face à un imprévu.
  • Le recours à l’endettement peut être plus rentable que l’autofinancement intégral d’un investissement.

Il est donc judicieux en cas de décision d’investissement pour le chef d’entreprise de recourir aux conseils de son expert-comptable pour faire l’arbitrage le plus éclairé possible.

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