Le chômage conjoncturel : spécificité et analyse

Temps de lecture : 2 min
L'article en bref
  • Définition simple : Le chômage conjoncturel apparaît lors d’un ralentissement économique général (crise, baisse de la croissance).
  • À ne pas confondre : Contrairement au chômage saisonnier, il n’est pas prévisible et ne revient pas chaque année à la même période.
  • Conséquences pour les salariés : Il peut durer longtemps et entraîner une perte ou une obsolescence des compétences.
  • Importance de la formation : Des dispositifs comme le CPF aident à se reconvertir et à retrouver un emploi.
  • Coût pour l’État : Plus de chômeurs signifie plus d’indemnisation et moins de recettes fiscales en période de crise.
  • Sortie de crise possible : La relance économique et les investissements publics permettent de réduire progressivement ce type de chômage.
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Déborha VINDIOLET
Leader comptable chez L'Expert-Comptable.com avec plus de 6 ans d'expérience dans le domaine. Diplômée en DCG et BTS Comptabilité.
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La spécificité du chômage conjoncturel

Le chômage conjoncturel est un chômage bien spécifique qu'il ne faut pas confondre avec le chômage saisonnier, qui, lui, est lié à la variation des activités économiques selon les saisons (par exemple, dans l’agriculture, le tourisme ou le commerce de détail en période de fêtes). C'est un phénomène ponctuel qui a lieu chaque année aux mêmes périodes.

  • Le chômage saisonnier : le cyclique et prévisible, contrairement au chômage conjoncturel.
  • Le chômage conjoncturel : il découle d’un ralentissement économique général, souvent imprévisible.

Le chômage conjoncturel est beaucoup plus problématique puisqu'il peut déboucher sur des périodes de chômage extrêmement longues pour les salariés. En outre, après une longue période de chômage, il n'est pas toujours évident de retrouver un travail qui corresponde à chacun. D'autant que l'évolution des postes et des techniques est constante et qu'il est assez facile de se retrouver avec des compétences dépassées par cette évolution.

Avec la montée en puissance de l'intelligence artificielle, de l'automatisation et des mutations économiques rapides (comme la transition écologique ou numérique), ce risque s'est accentué en 2025 et reste particulièrement prononcé en 2026. Aussi, certains salariés doivent faire une formation afin d'intégrer à nouveau le monde du travail.

Les dispositifs de formation continue, comme le CPF (Compte Personnel de Formation), ont donc été renforcés par les pouvoirs publics dans le but de favoriser la reconversion professionnelle. À noter qu'à partir du 5 janvier 2026, une participation financière obligatoire de 103,20 € est exigée pour toute mobilisation du CPF, avec des exceptions pour les demandeurs d'emploi, les personnes en situation de handicap et les bénéficiaires du RSA.

  • Les longues périodes de chômage conjoncturel fragilisent les compétences des travailleurs.
  • Les dispositifs comme le CPF sont des leviers essentiels pour favoriser la réinsertion professionnelle.

Si le chômage conjoncturel peut précariser les victimes de ce chômage, le pays n'est pas épargné non plus dans la mesure où il doit indemniser un nombre important de chômeurs alors même que les rentrées d'argent sont en baisse constante. En 2025, avec une croissance mondiale encore fragile après les perturbations liées à la géopolitique et aux crises énergétiques, de nombreux pays européens, dont la France, ont dû adapter leur politique budgétaire et leur système d'indemnisation pour tenir compte de ce contexte. Ces adaptations se poursuivent en 2026.

L’analyse du chômage conjoncturel

L'économiste américain Arthur Okun a, en son temps, analysé le chômage conjoncturel. De cette analyse a découlé la loi Okun, à savoir que le chômage n'augmente pas proportionnellement à la baisse de la production et inversement. Ainsi, en sortie de crise, lorsque le chômage baisse de 1%, c'est 3% de production supplémentaire qui est réalisée. Cependant, les récentes analyses économiques tendent à nuancer cette corrélation : la sensibilité entre croissance du PIB et emploi varie selon les secteurs, le niveau technologique et la qualité des emplois créés.

Par ailleurs, les politiques publiques mises en œuvre depuis la crise du COVID-19 — telles que le soutien aux entreprises, la réindustrialisation de certains territoires et l'investissement dans les technologies vertes — jouent un rôle essentiel pour amortir les effets du chômage conjoncturel.

  • Les investissements publics ciblés permettent d'atténuer les effets d’un choc économique.
  • La relance économique post-crise est un levier essentiel pour réduire le chômage conjoncturel.

En conséquence, après une période de crise, l'économie a la capacité de se relancer fortement afin de mettre fin ou du moins de diminuer de manière significative le chômage conjoncturel.

Sources et références

Service-public.gouv.fr - Mon Compte Formation

Entreprises.gouv.fr - Le plan d'action de l'Etat pour la réindustrialisation  

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