- Banques : financent en général jusqu’à 70 % des investissements ; le créateur doit souvent apporter des fonds propres équivalents.
- Financement privé : capital-risque ou investisseurs privés peuvent prendre des parts minoritaires ; l'État offre une réduction d’impôt (IR-PME) pour encourager l’investissement.
- Aides publiques : subventions de l’État, collectivités et fondations, disponibles après quelques mois d’activité et sous conditions d’investissements ou d’embauches.
- Crédit-bail : permet de financer un bien professionnel sans l’inscrire au bilan et avec option d’achat à l’échéance.
- IR-PME : réduction d’impôt pour souscription au capital d’une PME, variant de 18 % à 50 % selon le type d’entreprise et plafonnée par célibataire ou couple.
- Durée de conservation : les investissements doivent être conservés 5 ans pour bénéficier de la réduction d’impôt.
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Recours aux établissements bancaires et financement personnel
Le financement des entreprises, et notamment des PME, constitue une activité primordiale de l'activité des établissements bancaires et financiers. Cependant, en règle générale, les banques s'engagent à financer jusqu'à 70% du montant HT des investissements physiques, du besoin en fonds de roulement, etc.
En outre, concernant les prêts à moyen et long terme, les banques limitent assez fréquemment leurs engagements à hauteur de la mise initiale du créateur. En effet, les fonds propres devront souvent être au minimum égaux à l'emprunt sollicité.
Ainsi, il paraît indispensable que le créateur finance à titre personnel certains postes de dépenses.
Prises de participation au capital et financement privé
Un autre mode de financement envisageable est le capital risque qui constitue une prise de participation minoritaire pendant une durée déterminée dans une société par un organisme spécialisé. Nous attirons tout de même votre attention sur le fait que le capital risque n'est réservé qu'à certaines catégories d'entreprises. En effet, étant donné que les sociétés de capital-risque se rémunèrent au regard de la plus-value dégagée au moment de la revente des titres souscrits, il existe au préalable une véritable sélection des sociétés.
Le financement privé peut également prendre la forme de l'investissement pur, c'est-à-dire l'ouverture du capital de l'entreprise à un investisseur privé, tel qu'un épargnant, un fournisseur ou encore un business-angel.
Ce type d'investissement est d'ailleurs encouragé par l'État, puisqu'une réduction d'impôt sur le revenu (IR-PME) est prévue dans le cadre de la souscription en numéraire au capital d'une PME. Le dispositif fiscal applicable en 2026 offre des avantages significatifs aux investisseurs :
Réduction d'impôt sur le revenu (IR-PME) :
18 % du montant des versements effectués au capital d'une PME classique (dans la limite de 50 000 € pour un célibataire et 100 000 € pour un couple)
25 % pour les entreprises solidaires d'utilité sociale (ESUS) ou les sociétés foncières solidaires (SFS) – applicable jusqu'au 30 septembre 2026
30 % pour les jeunes entreprises innovantes (JEI, JEU, JEIC) – limite de 75 000 € (célibataire) ou 150 000 € (couple)
40 % pour les jeunes entreprises innovantes à impact (JEII) – depuis le 21 février 2026 – limite de 50 000 € (célibataire) ou 100 000 € (couple)
50 % pour les jeunes entreprises innovantes de rupture (JEIR, avec 30 % de charges en R&D) – limite de 50 000 € (célibataire) ou 100 000 € (couple)
| Type d'investissement | Taux de réduction IR | Plafond annuel (célibataire) | Plafond annuel (couple) | Durée de conservation |
|---|---|---|---|---|
| PME classique | 18 % | 50 000 € | 100 000 € | 5 ans |
| ESUS / SFS | 25 %* | 50 000 € | 100 000 € | 5 ans |
| JEI / JEU / JEIC | 30 % | 75 000 € | 150 000 € | 5 ans |
| JEII | 40 % | 50 000 € | 100 000 € | 5 ans |
| JEIR | 50 % | 50 000 € | 100 000 € | 5 ans |
| FCPI (investis en JEI) | 25 %** | Selon le type | Selon le type | 5 ans |
Financement public et aides aux créateurs
Il s'agit principalement des aides et subventions aux créateurs, susceptibles d'être accordées par l'Etat, les collectivités locales ainsi que les fondations.
Même si elles ne sont pas négligeables, ces subventions ne peuvent être prises en compte comme moyen de financement des premiers besoins durables d'une nouvelle entreprise.
En effet, il vous faudra attendre plusieurs mois après le commencement de votre activité et avoir rempli quelques exigences en terme d'investissements et d'embauche, avant de pouvoir percevoir lesdites subventions.
Le crédit-bail
Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'une aide, cette technique permet de pourvoir au financement intégral d'un bien professionnel. Qu'il soit mobilier ou immobilier, cette location est assortie de la possibilité de devenir propriétaire du bien loué à l'échéance du contrat, et ce moyennant un prix fixé à l'avance et tenant compte des loyers déjà versés.
D'un point vu purement comptable, le crédit-bail présente l'avantage de ne pas faire apparaître le bien financé au bilan de l'entreprise. Qui plus est, il évite l'écueil de la récupération de la TVA payée sur les investissements de départ.
Sources et références
Entreprendre.service-public.gouv.fr - Réduction d'impôt (IR-PME) pour souscription au capital d'une société
Impots.gouv.fr - Si j'investis dans une entreprise, ai-je droit à une réduction d'impôt ?
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Questions & réponses
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Bonjour,
Pour trouver un partenaire financier, vous pouvez explorer les options suivantes : investisseurs privés, capital-risque, ou aides publiques pour entrepreneurs. Pensez aussi à discuter avec votre banque pour un financement adapté.
Bien à vous !