Devenir consultant formateur

Mis à jour le 04/07/2018

Le métier de consultant formateur exercé en indépendant est une profession libérale non réglementée, aucun diplôme n’est obligatoire pour revendiquer le titre de formateur ou de consultant. L’activité de consultant formateur relève de la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) lorsqu’elle est exercée à titre indépendant, mais vous pouvez aussi créer une société pour véhiculer une image de cabinet de conseil. Une réflexion est à mener quant à l’organisation du travail (location de bureaux, salles de formation), aux partenariats à signer pour proposer votre catalogue de formations (partenaires de l’emploi, FONGECIF...) et au modèle économique pour rentabiliser l’activité de formateur et de consultant.


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Le consultant formateur : définition

Devenir consultant consiste à prodiguer ses conseils, son expertise dans un domaine particulier que l’on maîtrise. Les métiers du conseil sont variés ; du conseil aux entreprises, en management, en ressources humaines, en transformation digitale ou encore du conseil aux particuliers dans les domaines de la vie privée.

En plus des services de conseil prodigués en face à face, le consultant peut monter une offre de formation en groupe. L’objectif est de transmettre un certain nombre de connaissances et des compétences pour rendre les participants autonomes dans certains domaines. L’intérêt d’une formation est aussi de proposer un prix de groupe qui peut être plus avantageux pour le participant qu’une heure de conseil en tête à tête, par exemple, tout en étant plus rentable pour le consultant formateur (plusieurs participants payent pour la même heure de formation).

La réglementation des métiers de la formation et du conseil

En référence à l’article L6352-1 du Code du travail, le métier de consultant formateur indépendant est une profession libérale non réglementée, c’est-à-dire qu’aucun diplôme n’est obligatoire pour obtenir le titre de consultant ou de formateur. Il est nécessaire d’avancer de solides connaissances pour proposer une offre de qualité et asseoir sa notoriété.

Une exception lorsque le professionnel exerce initialement un métier réglementé et décide de devenir consultant formateur, le diplôme est obligatoire, autant pour exercer l’activité sur le terrain que pour revendiquer un titre de formateur ou de consultant dans le domaine spécifié.

Pour accroître votre crédibilité et renforcer votre pédagogie, vous pouvez suivre une formation pour devenir formateur pour adulte. Certains organismes privés délivrent des certificats et le ministère de l’Emploi peut même délivrer un titre de formateur après un parcours de 6 à 9 mois d’apprentissage. Vous pouvez vous renseigner auprès de la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi).

Une réglementation spécifique pour la formation continue

Les formateurs qui proposent des actions de formation professionnelle continue doivent déclarer leur activité après du service régional de contrôle de la DIRECCTE, au plus tard dans les 3 mois qui suivent la signature de la première convention de formation. Les professionnels doivent suivre un programme préétabli garantissant la qualité du contenu de formation et faire signer un contrat très strict aux participants comprenant des éléments comme l’intitulé de la formation, la durée, le prix, les financements additionnels le cas échéant, le déroulement de la formation, le numéro d’enregistrement...

La modification d’un élément relatif à la première déclaration entraîne une déclaration rectificative sous 30 jours. Un bilan pédagogique et financier doit être transmis chaque année auprès de la DIRECCTE (référence : articles L6313-1 à L6313-15, article L6353-1, articles D6353-3 et D6353-4 du Code du travail).

Les étapes pour devenir consultant formateur

Devenir consultant formateur indépendant ou monter un cabinet de conseil consiste à créer une entreprise en suivant les étapes habituelles du business plan .

L’étude de marché

L’étude de marché permet d’analyser l’offre de conseil et de formation déjà existante dans le domaine souhaité, mais aussi de rencontrer ses futurs clients pour bien comprendre leurs attentes. Vous pourrez aborder les acteurs du marché de l’emploi et du financement de la formation pour adultes ( Pôle Emploi , FONGECIF...) pour comprendre le fonctionnement de ce secteur et vous faire un nom parmi les intervenants.

La stratégie commerciale

Comme toute entreprise, vous montez une stratégie commerciale cohérente avec vos analyses tirées de l’étude de marché :

  • votre offre et vos spécialisations permettant de vous différencier parmi l’offre déjà existante en matière de conseil et de formation

  • vos tarifs

  • votre stratégie de communication : avantages concurrentiels, argumentaire commercial et charte graphique permettant de vous positionner sur votre marché

  • votre stratégie de distribution : réseaux pour trouver des clients, des partenariats

  • votre mode d’organisation de travail (où allez-vous rencontrer vos clients, animer vos formations ? Envisagez-vous la location ou la sous-location d’un bureau privatif ? L’animation auprès d’établissements partenaires ? Avez-vous des solutions alternatives ?

Les prévisions financières

Vous réalisez un prévisionnel financier, au regard de la stratégie commerciale formalisée en amont. La première étape consiste à monter un plan de financement pour évaluer les besoins au démarrage. Pensez :

  • au matériel informatique et logiciels pour exercer l’activité de conseiller formateur

  • au mode de transport envisagé pour vos déplacements

  • à souscrire une assurance civile professionnelle (assurance RC Pro)

  • au coût relatif à la location de bureaux, de salles de formations...

  • au coût de communication au démarrage (création des cartes de visite, site internet, plaquettes, dossiers...)

Le compte de résultat prévisionnel et le compte de trésorerie vous permettent de formaliser votre modèle économique, d’envisager sa rentabilité et de fixer des objectifs de chiffre d’affaires minimum pour vous rémunérer. Le temps mobilisé pour réaliser vos prestations de conseil et de formation doit être évalué au regard de l’objectif de chiffre d’affaires envisagé. Pensez à anticiper des frais de papeterie. Ils sont conséquents dès lors que vous imprimez des supports de formation à destination de vos participants.

Le choix du statut juridique et du régime fiscal

Le choix du statut juridique est fonction du modèle économique ambitionné.

Vous pouvez exercer l’activité de consultant formateur sous la forme de l’entreprise individuelle ou de l’auto-entreprise. Ici, vous êtes une profession libérale. Vous travaillez en indépendant et vous engagez votre nom et votre responsabilité.

Vous pouvez également créer une société pour évoluer sous le format d’un cabinet de conseil (EURL/SARL, SASU/SAS).

Le régime fiscal du consultant formateur

En entreprise individuelle, vous êtes une profession libérale soumise au régime de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

Si vous optez pour la société, celle-ci sera soumise au régime de l’impôt sur le revenu (de plein droit pour une EURL) ou au régime de l’impôt sur les sociétés .

Les formalités pour devenir consultant formateur

Pour devenir consultant formateur, vous immatriculez votre activité au Centre de Formalité des Entreprises (CFE) :

  • de l’URSSAF pour créer une entreprise individuelle ou une auto-entreprise

  • de la Chambre de Commerce et d’Industrie pour créer une société (EURL/SARL, SASU/SAS)

Si vous créez une société, des formalités supplémentaires sont obligatoires :

Quel coût pour créer son entreprise de conseil formation ?

Les formalités d’immatriculation d’une entreprise de conseil et formation va de 0 (auto-entreprise) à environ 300 euros (société).

 

Christelle