Conseiller en création d’entreprise : métier, salaire, diplômes

Mis à jour le 16/11/22
Sommaire

    Un conseiller en création d’entreprise est un interlocuteur privilégié des créateurs d’entreprise / porteurs de projet. Il rencontre les porteurs de projet en présentant les offres et services du cabinet. Ils comprennent le projet, conseillent et accompagnent tout au long de la création d’entreprise : business plan, plan prévisionnel, dossiers d’aides et subventions, formalités juridiques. Il prend en charge les démarches juridiques de la création d’entreprise.

    Formation ou expériences du conseiller en création d’entreprise

    Le niveau d'études requis pour pouvoir être conseiller pour la création d’entreprise, peut être un Bac+ 3 ou encore Bac+5 :

    Le conseiller peut avoir une formation de management en ayant un bachelor ou un mastère d'École de Commerce.

    Il peut aussi passer par une formation comptable avec le DSCG ou Master CCA.

    Il peut aussi faire une formation via la Bpi qui propose une formation certifiante de conseil en création d’entreprise donnant l’équivalence d’un Bac +2 afin d’avoir les prérequis pour analyser les besoins du créateur et de voir l’avancement du projet.

    Compétences pour être conseiller en création d’entreprise

    Le métier de conseiller en création d’entreprise requiert plusieurs qualités:

    • Rigoureux sur les connaissances dans le domaine du juridique, de la comptabilité et de la fiscalité sont indispensables pour conseiller au mieux;

    • Le sens commercial, diplomate, il doit écouter le créateur pour savoir ce qu’il veut;

    • Être autonome, surtout s’il est indépendant car son conseil sera d’or pour le créateur;

    • Avoir l’esprit d’équipe, que ce soit en indépendant ou en cabinet, le conseiller peut avoir besoin d’aide s’il lui manque une compétence demandée;

    • Pédagogue, il faut savoir expliquer la meilleure stratégie à adopter.

     

    Salaire du conseiller en création d’entreprise

    Le salaire en début de carrière pour un conseiller est compris entre 2 300 € et 2 600 € bruts en fonction de sa localisation géographique. Un conseiller travaillant dans des grandes villes ou dans la capitale coûtera plus cher qu’un conseiller dans des plus petites villes.

    Le salaire du conseiller sénior peut croître par son expérience et en fin de carrière peut être compris entre 2 700€ et 3 000€ bruts.

     

    Les différentes possibilités pour un conseiller en création d’entreprise

    Le conseiller peut travailler de différentes façons que ce soit au sein d’un organisme ou d’un cabinet ou bien en indépendant et développer sa propre activité.
     

    Travailler en cabinet

    Le lieu de travail d’un conseiller en cabinet peut fortement varier, il peut travailler dans le public, dans des Chambres de commerce (CCI) ou des Chambres des métiers (CMA) pour conseiller les repreneurs d’entreprises ou les créateurs.

    Le conseiller peut aussi travailler en tant que salarié dans le privé que ce soit dans un cabinet privé de conseil en création d’entreprise ou dans un cabinet comptable.

    Il peut aussi travailler dans un incubateur ou encore des pépinières, des organismes pour aider à lancer un projet d’entreprise.
     

    Travailler en indépendant

    Le conseiller peut s’installer à son compte avec un régime d’auto-entrepreneur, il devra prospecter lui-même les clients. Il peut aussi travailler dans une société de portage salarial où il sera indépendant mais avec un statut de salarié et n’aura pas à chercher des clients.
     

    Evolution de carrière du conseiller en création d’entreprise

    Il peut progresser dans sa carrière en prenant des responsabilités s’il est en cabinet et il pourra devenir le référent d’une équipe en création d’entreprise.

    Dans certains cabinets, il peut animer des formations de création d’entreprise pour développer le portefeuille clients.

     

    Une journée type pour un conseiller en création d’entreprise

    Le bilan de compétences

    Le conseiller va chercher à comprendre ce que le porteur de projet souhaite développer et analyser sa motivation et ses aptitudes. Le bilan de compétences est un outil très intéressant au niveau de l’analyse sur les questions professionnelles ou encore personnelles.

    Il permet aussi de voir où en est l’entrepreneur dans sa formation et s’il a besoin d’une remise à niveau pour son projet.
     

    Le choix de l’idée de création d’entreprise

    Une fois, la première rencontre faite, il est temps pour le porteur de projet de se demander quelle activité lancer si l’idée n’est pas encore claire.

    Cette étape est cruciale pour le reste du projet, il faut alors se poser les bonnes questions sur ce qui passionne le créateur, ce qu’il a étudié et ce qu’il connaît.

    Il faut aussi s’intéresser à l’actualité et les domaines où il y a de la demande, voir les nouvelles tendances ou suivre les salons de créateurs technologiques. Il faut s’intéresser aussi au monde qui l’entoure et voir ce qui pourrait être amélioré.
     

    Faire une étude de marché

    Le conseiller en création d’entreprise peut réaliser une étude de marché et observer son évolution, analyser si l’activité est pérenne et est source d’innovation et de changements sur le long terme.

    Le conseiller va étudier le marché avec les jeunes créateurs d’entreprise et déterminer si une entrée est possible.

    Pour cela, il faut segmenter le marché, les clients potentiels, (âge, pouvoir d’achat, manière de consommer).

    L’analyse des concurrents permet aussi de savoir ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Il existe 3 types de concurrents avec le concurrent direct, il va avoir un projet similaire à celui du créateur. Il y a aussi le concurrent indirect qui ne va pas avoir le même projet mais il peut tout de même répondre au même besoin que celui du créateur. En dernier, il y a le futur concurrent, ce n’est pas encore un concurrent mais a le potentiel pour le devenir.

    Le conseiller peut aider à faire une enquête sur les clients potentiels.
     

    Etablir le montage économique et financier

    Le conseiller selon sa formation peut aider au montage du business plan ou il peut aussi aider à trouver un expert-comptable, les futurs entrepreneurs vont être alors guidés sur les projections d’évolution du projet et sur les méthodes, les détails, les stratégies pour mener à bien l’objectif économique de l’entreprise.

    C’est l’étape où le business plan se monte, c’est donc ici que les conseils techniques sur la comptabilité et la finance s'avèrent indispensables pour ne pas commettre d’erreurs.
     

    Le statut social et juridique

    Toujours selon ses études, le conseiller peut lui-même guider sur les questions juridiques. Si ce n’est pas le cas, il peut mettre en contact le créateur avec un expert-comptable ou encore un avocat pour la rédaction des statuts par exemple. Cette étape consiste à choisir la forme juridique souhaitée, c’est aussi le moment où le créateur va choisir son statut social.

    La rédaction du statut juridique est obligatoire seulement pour la création des sociétés.

    Le statut social permet au créateur de choisir son régime social ou sa protection sociale. Il peut adopter le régime social des indépendants ou le régime général de la Sécurité sociale.

     

    La déclaration d’activité et le lancement

    Une fois le choix du statut défini, il reste la déclaration d’activité à renseigner, il faut alors que l’entreprise se rende au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) pour remplir les formalités selon le statut choisi. Le CFE est un guichet séparé en 7 réseaux mais va devenir en 2023 un guichet unique avec la loi PACTE de 2019.

    Le créateur avec ce guichet va obtenir plusieurs informations comme l’inscription selon l’activité au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), le Registre Spécial des Agents Commerciaux (RSAC) ou le Registre des métiers (RM) pour l'artisanat.

    Il va obtenir aussi son numéro de SIREN, SIRET et APE, des numéros utilisés pour identifier l’entreprise ou encore d’identifier son domaine. Si l’entrepreneur compte faire des opérations à l’étranger, il doit aussi obtenir un numéro de TVA intracommunautaire.

    Si l'entrepreneur veut créer une entreprise individuelle (EI) dans l'artisanat, il doit contacter le réseau de la CMA, si c'est un entrepreneur individuel ou une société type (SAS, SASU, SARL), il doit contacter le réseau de la CCI. S'il veut se lancer dans une activité libérale, il doit se diriger vers l'Urssaf.

     

    La gestion d'entreprise

    Le créateur peut avoir ensuite besoin d'aides sur la gestion d'entreprise, des conseils sur le contrôle de gestion ou encore déterminer quelles aides il peut obtenir. Le conseiller peut alors guider vers un comptable ou un expert-comptable afin d'être guidé le mieux possible. L'expert-comptable lorsqu'il est certifié peut aider l'entrepreneur sur le prévisionnel, le bilan ou encore sur la liasse fiscale.

    Le conseiller peut également trouver des aides comme l'Adie qui est réservée aux entrepreneurs financés par le microcrédit professionnel et/ou le microcrédit personnel.

    Si vous êtes créateur ou repreneur et que vous voulez créer votre entreprise, vous pouvez faire appel à L-expert-comptable.com pour toute demande de création ou de gestion d'entreprise. L-expert-comptable.com vous aide pour la création avec des conseils sur les statuts et sur leur rédaction, la réalisation et le dépôt du dossier, l'immatriculation et la réception du Kbis.

    Le dossier de création d'une valeur de 490€ est offert en souscrivant à l'offre comptable à partir de 49€ par mois, le cabinet d'expertise-comptable pourra alors accompagner votre entreprise sur sa gestion.

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    Aurélia HEY

    Accompagnement des freelances chez L'Expert-Comptable.com

    Aurélia est une personne franche qui sait se faire apprécier de ses collègues. Forte de ses 9 ans d'expérience, Aurélia sait se montrer pédagogue et bienveillante pour former les nouveaux arrivants !