L'augmentation de l'indice des prix à la consommation

L'article en bref

Le pouvoir d’achat des ménages est un thème récurrent, qui semble inquiéter beaucoup de français. Alors qu’il est commun de parler de réduction du pouvoir d’achat, l’INSEE, en se fondant sur l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) relativise la perception des ménages. Revenons sur l’augmentation récente de l’indice des prix à la consommation, qui devrait entraîner un réajustement à 2,25% du taux de rémunération du Livret A.

Temps de lecture : 1minDernière mise à jour : 23/11/2022
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Ecrit par Pauline MARIÉAccompagnatrice de freelances en comptabilité et création d'entreprise chez L-Expert-Comptable.com
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Article certifié par
Déborha VINDIOLET
 
Leader comptable chez L'Expert-Comptable.com avec plus de 6 ans d'expérience dans le domaine. Diplômée en DCG et BTS Comptabilité.

L’augmentation des prix : un indice central

Il est d’usage de s’intéresser aux variations des prix des biens de consommations en Europe et en France. En effet, les variations de prix à la consommation conditionnent l’évolution du SMIC, ainsi que les montants de contrats privés comme les pensions alimentaires et les rentes viagères. C’est par le biais de l’indexation des salaires, que les prix et les salaires minimums sont liés, afin de maintenir le pouvoir d’achat des consommateurs : à travail équivalent doit correspondre la possibilité de consommer de façon équivalente. L’indexation des salaires fonctionnent en quelque sorte comme une assurance contre une trop forte variation des prix.

L’augmentation des prix à la consommation : quelle évolution ?

Les chiffres de l’INSEE pointent une nette augmentation de l’indice des prix (IPC) de 2% en mai pour 2011, avec une tendance haussière qui se poursuit de 0,1% pour Juin 2011. Cependant il faut noter que l’augmentation générale des prix est une moyenne de variations qui ne vont pas forcément dans le même sens.

Les dépenses alimentaires, les prestations de services ainsi que l’énergie sont les secteurs qui accusent l’augmentation la plus soutenue. En effet, la hausse des prix des matières premières consommables est très marquée : à plus de 10% pour le café, 5% pour les huiles et margarines par exemple. A l’inverse, les communications ainsi que le secteur des transports sont plus accessibles. Malgré une baisse récente du prix de l’énergie, de près de 2% en juin dernier, la tendance annuelle est celle d’une augmentation des prix énergétiques de 11%. Les évolutions des prix en sens contraires se compensant, l’indice général des prix est presque stable.

L’augmentation des prix à la consommation conduit-t-elle à une augmentation du SMIC ?

Rappelons que le SMIC augmente de façon mécanique si l’indice des prix à la consommation (IPC) est supérieur à 2%. Or l’indice calculé par l’INSEE en Mai est précisément de 2%, ce qui autorise le gouvernement à ne pas augmenter le salaire de référence qu’est le SMIC. Toute augmentation du SMIC influe également sur le salaire des contrats de professionnalisation, des stagiaires ainsi que sur le calcul de la réduction Fillon. Il existe d’autre part le risque d’accélérer l’inflation, qui a un caractère auto-entretenu, en relevant le SMIC.