Publié le 08/12/2011
Travailler plus pour gagner plus…le Président Sarkozy avait fait de cette maxime le symbole de son mandat naissant. Afin de donner une assise fiscale à ce leitmotiv, le Parlement avait voté, dans le cadre de la loi TEPA, l’exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires. Cette disposition coûteuse est potentiellement, dans un cadre économique et financier défavorable, sur la sellette. L-Expert-comptable.com revient sur cette mesure symbolique et importante.
Ce dispositif, prévu à l’article 81 quater du CGI, est de portée très générale.
En effet, tous les salariés peuvent en bénéficier, quelque soit leur secteur d’activité et quelle que soit l’importance de l’entreprise dans laquelle ils travaillent.
La notion d’heure supplémentaire doit être comprise différemment selon la situation du salarié :
L’ensemble des heures supplémentaires est concerné par l’exonération, y compris les majorations.
Toutefois, ces dernières sont exonérées dans certaines limites :
En outre, l’employeur doit respecter la réglementation relative au temps de travail (respect des durées maximales de travail….).
Le salarié doit mentionner la rémunération des heures supplémentaires exonérées dans la case AU ou BU de la déclaration d’impôt sur le revenu 2042 (cette information est souvent préremplie).
L’employeur doit quant à lui mentionner sur la DADS le nombre d’heures supplémentaires et la rémunération correspondante.
Le Sénat de gauche a voté un nombre important de mesures fiscales supplémentaires par rapport au projet initial (certains parlent même d’un projet alternatif).
Parmi celles-ci, on peut noter la suppression de l’exonération des heures supplémentaires. Même si cette suppression ne sera sans doute pas conservée dans le texte final (l’assemblée nationale est la chambre principale et a le dernier mot), elle permet d’avoir un avant goût de ce que sera la politique fiscale de la gauche si elle gagne les élections en 2012.
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