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Le business plan pour un consultant

Mis à jour le 07/03/2018

Devenir consultant implique de construire un business plan pour valider la rentabilité de votre projet et envisager le risque financier qu’il implique, comme pour toute création d’entreprise. C’est dans un business plan que vous validez le marché — souvent très concurrentiel — puis vous décidez votre positionnement et vos spécialisations. Les prévisions financières vous permettent d’anticiper vos investissements (frais juridiques, création des contrats de consultant, matériel et logiciels, frais de communication au démarrage...), de connaître le chiffre d’affaires minimum à facturer pour vous rémunérer, de simuler votre fiscalité... La dernière étape du business plan consiste à choisir le statut juridique approprié et à valider si le régime auto-entrepreneur, très fréquent pour les consultants indépendants, est approprié ou non à votre propre organisation.


Le business plan pour devenir consultant indépendant : définition

Devenir consultant indépendant ou créateur d’une société de conseil est une démarche entrepreneuriale qui suit les mêmes étapes que toute création d’entreprise. Un business plan est obligatoire pour valider l’opportunité de créer votre activité dans le domaine que vous visez.

Le business plan : définition

Le business plan est un document qui formalise votre projet de création d’entreprise étape par étape. Il aide à mettre en place une stratégie et les actions pour se développer. Il valide le marché et la rentabilité de l’activité. Il permet d’anticiper les besoins en investissement, les obstacles et les risques financiers.

En cas de recherche de financements, le business plan est l’outil principal de dialogue avec les financeurs.

Les étapes du business plan pour devenir consultant

L’étude de marché pour devenir consultant

Les métiers du conseil peuvent subir une forte concurrence. Il convient donc d’étudier le secteur en détail. L’objectif sera de trouver des éléments de différenciation, voire une spécialisation pour viser une clientèle de niche si celle-ci s’avère opportune.

L’étude de marché consiste à étudier l’offre et la demande dans le domaine souhaité. Cette analyse porte sur les questionnements suivants :

  • Valider une demande suffisante par rapport à l’offre présente

  • Connaître les attentes et les besoins des futurs clients, leurs critiques envers le secteur et les éléments de l’offre qui déclenchent l’acte d’achat

  • Connaître la stratégie de vos concurrents, leur offre et leurs tarifs, modes de fonctionnement, vecteurs de communication, réputation, spécialisations, avantages concurrentiels, chiffre d’affaires…

  • Valider la réglementation en cours et à venir

  • Valider l’opportunité de créer l’activité sur le métier de consulting visé

Consulter le chiffre d’affaires de vos concurrents

Les personnes morales sont obligées de publier leurs comptes annuels au greffe du tribunal de commerce. Si vos concurrents sont sous forme de société, vous pouvez consulter leur chiffre d’affaires en vous rendant sur le site officiel : infogreffe.fr.

De l’étude de marché à la stratégie pour devenir consultant

L’étude de marché aide à vous positionner en tant que consultant, mais aussi à décliner votre stratégie commerciale et un plan d’action adéquats :

  • Construire une offre et une grille tarifaire (package, forfait, tarif horaire...)

  • Décider d’une spécialisation si le marché le nécessite

  • décider de vous former ou d’approfondir vos compétences avant de vous lancer

  • Monter une stratégie de communication (nom, logo, charte graphique, outils de communication)

  • Construire un plan d’actions commerciales pour les premiers mois de l’activité (stratégie et budget octroyé pour chaque levier de communication)

  • Lister les professionnels dont l’activité est complémentaire à la vôtre pour vous faire connaître

  • Décider du mode de fonctionnement en tant que consultant (en clientèle, location d’un bureau à temps plein ou de manière ponctuelle, travail à distance...)

Les prévisions financières et le modèle économique du consultant

L’étape chiffrée du business plan consiste à anticiper les investissements nécessaires au démarrage de l’activité puis à valider la rentabilité de votre modèle économique.

Les besoins financiers pour devenir consultant et le plan de financement

Avec le plan de financement, vous listez les investissements nécessaires au démarrage de l’activité (achat de matériel, frais d’immatriculation, frais de communication et trésorerie...). Tel que :

  • Les frais juridiques pour créer vos conditions générales de vente et vos modèles de contrat de consultant

  • Achat d’un logiciel de suivi comptable

  • Achat des outils informatiques et outils de production nécessaires à l’exercice de votre activité

  • Aux frais de communication (cartes de visite, site Internet, achat du nom de domaine etc)

  • Achat de mobilier, au versement d’une caution et aux frais pour intégrer un bureau

Le modèle économique du consultant indépendant et le compte de résultat prévisionnel

Le compte de résultat prévisionnel est un tableau qui permet d’anticiper les charges annuelles pour les premières années d’activité (jusqu’à 3 ans), il formalise le modèle économique. Le compte de résultat prévisionnel vous permet d’anticiper le montant minimum de chiffre d’affaires que vous devrez facturer pour être rentable et vous dégager une rémunération. Vous devrez alors comparer cet objectif au nombre de clients, au volume de prestation et au temps de travail qu’il représente, par an, par mois et par semaine.

Attention à la trésorerie au démarrage pour un consultant

Les métiers du conseil se développent souvent par le bouche-à-oreille et la notoriété. Ils peuvent donc mettre un certain temps à dégager une rentabilité. Dans ce contexte, il est indispensable de prévoir une trésorerie au démarrage conséquente dans votre plan de financement. Vous pourrez alors faire face au cycle d’exploitation et à vos besoins financiers personnels, avant d’enregistrer un chiffre d’affaires.

Notez que les professionnels du conseil en création d’entreprise et les experts-comptables ont coutume de prévoir 18 mois de flou financier dans les prévisions financières des créateurs d’entreprise.

Le statut juridique du consultant

Le business plan est aussi l’occasion de simuler sa fiscalité et de choisir le statut juridique optimal. De nombreux consultants démarrent en indépendant, c’est-à-dire sous le statut juridique d’entreprise individuelle (à l’inverse de la création d’une société). Ils optent alors pour le régime de l’auto-entreprise, car les formalités de création et les obligations administratives et comptables y sont simplifiées.

Attention, le choix de l’auto-entreprise est courant chez les consultants indépendants qui nécessitent peu d’investissements au démarrage et peu de charges mensuelles. Mais en cas de besoins financiers plus conséquents, le régime de l’auto-entrepreneur ne permet ni de protéger son patrimoine personnel ni de déduire ses frais. La société unipersonnelle est alors adaptée en EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou en SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle).

Nous vous conseillons de vous faire accompagner par un expert-comptable pour vous aider à valider les différentes étapes de votre business plan de consultant, mais aussi pour anticiper toutes vos charges fiscales et sociales et vous aiguiller dans le choix de votre statut juridique.