Charges déductibles des revenus catégoriels

Mis à jour le 23/04/21

Définition du revenu catégoriel

L'impôt sur le revenu est composé de plusieurs catégories de revenus : revenus fonciers, BIC, BNC… Pour calculer le revenu global imposé au barème progressif, il faut déterminer ces différentes catégories de revenus.

Le revenu catégoriel imposable est un revenu net, pris après la déduction des charges supportées dans le cadre de l'activité.

Que peut-on déduire ?

Les professionnels indépendants peuvent déduire les dépenses liées à l'exercice de leur profession : amortissements, loyers, provisions, charges sociales...

Les bailleurs pourront déduire de leurs revenus, les charges liées à la propriété : taxe foncière, intérêts d'emprunt, travaux, charges de copropriété, assurances...

Les loueurs en meublé, au contraire des titulaires de revenus fonciers peuvent amortir les biens immobiliers. Ils peuvent déduire, chaque année, une fraction de la valeur d'inscription des biens à l'actif, ce qui permet, généralement, de ne pas payer d'impôt.

Les salariés déduisent généralement de leur rémunération imposable un abattement de 10%.

Ils peuvent opter, en lieu et place de cet abattement, pour la prise en compte de leurs frais réels :

  • Frais de repas

  • Frais kilométriques

  • Frais de téléphonie

  • Frais de double résidence

  • Frais de formation

  • Dépenses informatiques (acquisition d’un ordinateur, abonnement à un serveur internet)

Les charges peuvent aussi être déterminées grâce à l'application d'un abattement proportionnel. Le taux de ce dernier dépend de la nature des revenus perçus.

Il est de :

  • 30% en matière de revenus fonciers

  • 50% en matière de prestations de services BIC

  • 71% en matière de ventes

  • 34% en matière de BNC

Le régime micro ou réel

On parle de régime micro, applicable de plein droit lorsque le montant des recettes n'excède pas un certain montant (15.000 euros pour les revenus fonciers, 70.000 euros pour les prestations de services et les activités libérales, 170.000 euros pour les ventes).

Le contribuable peut opter pour le régime réel d'imposition si cela lui est plus favorable. Le choix réel/micro mérite de faire une étude approfondie afin d'appréhender les conséquences financières et pratiques des différentes options.