Freelance : comment créer son entreprise

Mis à jour le 13/08/2020

Être son propre patron donne de la motivation ! Attention, il ne faut pas se lancer trop rapidement sans connaître les obligations que cela implique. Lors de la création, l’aspect juridique, fiscal et social est souvent difficile à comprendre et à prendre en compte. Paroles d'indépendant, voici les conseils pour que le lancement soit une réussite.


Être freelance / travailleur indépendant, qu’est-ce que c’est ?

Le freelance ou travailleur indépendant est une personne qui vend ses services à une entreprise ou à un particulier. Il travaille le plus souvent dans les secteurs de l’informatique, de la communication, du conseil aux entreprises, du coaching, de la formation, du graphisme, etc.
Il est son propre patron et donc gère son budget, ses horaires, son travail, ses missions et ses clients.

Le portage salarial : être freelance sans avoir à créer une entreprise

Le portage salarial qui est une nouvelle forme d’emploi entre l’entrepreneur et le salarié. Il permet d’avoir une activité professionnelle indépendante mais de conserver une couverture sociale d’un salarié classique. Le portage salarial consiste à transformer des honoraires en salaires au profit de cadres voulant travailler de façon autonome en effectuant des missions en entreprise. Il évite donc de créer une entreprise ou de s’inscrire comme travailleur indépendant.

Comment créer son entreprise quand on se lance en freelance ?

Tout indépendant (freelance) devra être accompagné dans le choix de son statut juridique.

La rémunération sera-t-elle favorisée aux dividendes ?
Sa sensibilité sociale (prévoyance, retraite) primera-t-elle sur le montant net de sa rémunération ?

 

Créer son entreprise n’est pas un parcours facile. Beaucoup de questions aussi bien sur le choix du statut ou les formalités administratives à accomplir devront être abordées lors de cette étape et dont les réponses seront difficilement obtenues sans accompagnement.

Le travailleur indépendant n’a souvent jamais créé son entreprise. La communication avec les différents organismes (Greffe, Urssaf…) s’avère être le parcours du combattant sans connaissance en la matière. Pour y remédier et se libérer du temps, l’indépendant devra bénéficier des services d’un professionnel disponible et aguerri !

 

En tant que travailleur indépendant, 4 possibilités de statuts juridiques s’offrent à vous, en plus du portage salarial :

 

Le statut d’auto-entrepreneur

  • Démarches de création très simples
  • Niveau de charges sociales attractif (autour de 20%, moins lors des premières années)
  • Comptabilité simplifiée (pas de bilan, pas de compte de résultat, pas de gestion de TVA)
  • Charge sociale calculée en fonction du chiffre d’affaire encaissé (pas de CA = pas de charges sociales)
  • Exonérations fiscales importantes (de 34% à 71% du chiffre d’affaire + exonération de TVA)
  • Plafond de chiffre d’affaire à ne pas dépasser (32 000 € par an si prestations de services)

 

L’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée)

  • Travailleur seul, gestion de A à Z
  • Pas de limite en termes de chiffre d’affaire
  • Possibilité de protéger son patrimoine personnel des risques d’exploitation
  • Possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés plutôt que pour l’impôt sur le revenu
  • Besoin d’avoir recourt à un notaire pour protéger un bien immobilier
  • Lourdes formalités comptables
  • Pas de possibilité de s’associer donc potentiel frein au développement de l’activité

 

L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée)

  • Vous travaillez seul(e)
  • Possibilité de limiter votre responsabilité au montant de vos apports au capital de la société
  • Un capital d’un euro suffit à monter votre société
  • Vous pouvez facilement vous associer et passer de EURL à SARL
  • Importance des formalités comptables et administratives

 

SASU (société à actions simplifiée unipersonnelle)

  • Grande liberté au niveau de la conception des statuts
  • Vous êtes assimilé-salarié et bénéficiez du régime général de la sécurité sociale
  • Charges plus élevées que celles de l’EURL
  • Vous ne payez pas de charges sociales sur les dividendes

Nos conseils pour les futurs indépendants

L’entreprise est créée et vous pouvez enfin facturer ! Qui dit facturer dit rechercher de nouveaux clients. Les espaces de coworking permettent de se créer un réseau avec d’autres professionnels du domaine et donc de potentiels nouveaux clients.

La gestion au quotidien de la société reste un domaine technique et compliqué. Tout bon indépendant favorisera son temps à rechercher de nouvelles opportunités. Déléguer les tâches administratives auprès d’un cabinet d’expertise comptable est la meilleure solution pour optimiser son temps et s’accorder une sérénité supplémentaire.

La première année nécessitera beaucoup de conseils de la part de l’expert-comptable sur la gestion de sa rémunération ou encore les frais qu’il sera possible de déduire sur sa structure. Les experts-comptables proposant des plateformes d’échange d’informations permettent un gain de temps considérable et une communication simple et efficace.

Le bilan de fin d’année

Voici la période redoutée de tous : l’établissement des comptes annuels et l’analyse de vos performances de l’année. Pour un indépendant, cela ne doit pas seulement se traduire par l’explication d’un bilan austère et incompréhensible. Opter pour un cabinet d’expertise comptable vous proposant un arbitrage concernant votre rémunération et les potentiels dividendes est indispensable. Il est fondamental de connaître la fiscalité de ses revenus et leur impact sur votre couverture sociale en fonction du statut qui a été choisi au départ.

Créer son entreprise n’est pas une décision facile à prendre. Le travailleur indépendant devra être accompagné sur les questions juridiques, fiscales et sociales de sa structure. L’indépendant souhaitant se lancer devra s’entourer de professionnels qui lui permettront de démarrer au mieux et de bénéficier de conseils au quotidien. La réussite n’est pas cloisonnée à la recherche de nouveaux clients mais également par la bonne gestion de ses obligations fiscales et sociales. Cette expérience sera un succès si l’indépendant s’encadre des bons professionnels qui lui permettront de se décharger de ces obligations et de bénéficier des conseils utiles au quotidien.

Freelance et chômage

Vous êtes au chômage et vous souhaitez devenir freelance ? Bonne nouvelle : vous pouvez conserver votre droit aux allocations ! Pour pouvoir bénéficier de cette rentrée d’argent par Pôle Emploi tout en devenant freelance, il ne faudra pas que vous ayez été licencié.e.

Choisir son statut juridique

Si vous voulez vous lancer dans le freelance pendant votre indémnisation chômage, vous devez d’abord choisir votre statut juridique entre auto-entrepreneur, SASU ou EURL. Les démarches pour devenir auto-entrepreneur sont plus simples et plus rapides que les deux autres.
Parfois, un freelance peut travailler et continuer à recevoir son allocation chômage. Il est même souvent plus facile de retrouver un emploi rapidement en devenant entrepreneur pendant que vous êtes au chômage. De plus, le délai d’attente pour le statut est très court.

Avantages et inconvénients des statuts

Cumuler les allocations chômage avec une micro-entreprise (auto-entrepreneur)

Avantages :

  • Formalités de créations simplifiées
  • Vous ne facturez pas la TVA
  • Vos revenus de freelance sont immédiatement disponibles

Inconvénients :

  • Vous ne pouvez pas percevoir l’allocation chômage si vos revenus générés en freelance dépassent votre ancien salaire moyen
  • Cumul partiel à l’ARE : si vous ne générez pas de chiffre d’affaires, votre allocation est diminuée
  • Il existe des seuils de revenus annuels à ne pas dépasser

 

Cumuler les allocations chômage avec une SASU

Avantages :

  • Cumul possible avec l’ARE tant que vous ne vous versez pas de salaire (dividendes ne sont pas considérées comme un salaire)
  • Pas de seuil de chiffre d’affaires

Inconvénients :

  • Formalités de création plus compliquées (rédactions et dépôts des statuts, création d’un compte bancaire spécial, etc)
  • Dividendes versés à la fin de l’exercice comptable

 

Les aides financières possibles

 

Les fonds de garantie

  • Apporter leur caution aux banques auprès desquelles est contracté le prêt

  • Le principal est celui géré par la BPI (banque publique d’investissement)

Les prêts spécifiques

Ce sont des prêts accordés aux créateurs d’entreprises sous certaines conditions par la BPI ou par l’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) sous forme de micro-crédits

Les aides et subventions publiques

L’Etat met à la disposition des créateurs d’entreprises plusieurs aides nationales :

  • Le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC)

  • La Prime d’aménagement du territoire (PAT) et les dispositifs pour les zones d’Aide à la finalité régionale (AFR)

  • La Dotation Jeune Agriculteur (DJA)

De plus, certaines régions mettent aussi à disposition des aides pour les personnes en freelance.

Les associations et réseaux

L’Adie est une des principales vers laquelle vous devez vous tournez. D’autres réseaux proposent aussi des aides en fonction des projets et des entrepreneurs (les jeunes ou pour l’entrepreneuriat féminin) : Réseau Entreprendre, NEF, fondation France Active, etc.

Les crédits spécifiques

Ces crédits sont mis en place par l’Etat et ont pour but de soutenir la recherche et l’innovation

  • Le CIR (crédit impôt recherche)
  • Le CII (crédit impôt innovation)

De plus, en fonction de votre situation, vous pourrez également prétendre à un crédit solidaire pour les personnes en difficultés ou pour les micro-entreprises.

Les déductions

Le taux de cotisation de l’ACCRE réservé aux demandeurs d’emploi prévoit de grandes réductions voire des déductions de cotisations totales pendant les années de démarrage.

Les dispositifs pour les demandeurs d’emploi

Si vous êtes inscrits auprès de Pôle Emploi, vous pouvez utiliser vos allocations-chômages pour financer le lancement de votre projet. Avec l’ACRE, 45% du montant global des allocations qui vous restent sont rassemblées et vous sont versés en deux fois.

Créer son entreprise en ligne

De nos jours, la création d’entreprise se fait le plus souvent en ligne car : moins de paperasse, moi de temps perdu, plus de papier et d’argent économisés. Beaucoup d’organisation ou entreprises proposent de vous aider à créer votre entreprise en ligne gratuitement, comme L-Expert-comptable pour vous propose de vous aider gratuitement dans la création de votre entreprise, elle s’occupe de toutes les démarches administratives pour vous faire gagner du temps et de l’argent.

Les questions fréquentes que l’on se pose avant de se lancer en freelance

Comment calculer mon TJM (taux journalier moyen) ?

Pour ne pas avoir un TJM trop bas afin de subvenir à vos besoins de tous les jours, il faut que le TJM incluse toutes les charges et dépenses (en temps et en argent) liées à votre activité de freelance. Ainsi, il inclut le prix de vos services, les heures travaillées, mais aussi des provisions pour les besoins suivants :

 

  • Charges sociales (cotisations)
  • Congés
  • Dépenses nécessaires au business (ordinateur, internet, transport, logiciels, etc)
  • Dépenses liées à votre protection en tant que travailleur (retraire complémentaire, mutelle, assurance, etc)
  • Le temps passer à vous former, à vous prospecter, à gérer les aspects administratifs de votre business.

 

Exemple : prenons le salaire d’un cadre français de 4 000 euros brut :
Salaire brut mensuel : 4 000 €
Frais de fonctionnement (+10%) : 4 400 €
Charges patronales statut cadre (x 1.54) : 6 776 5E°
Base de 19 jours en moyenne travaillés par mois (soit 228 jours pas an déduction des 5 semaines de congés payés et des 5/7 jours fériés)
Taux journalier plancher : (6 776/19) = 356,63 HT par jour

Comment trouver mes premiers clients ?

Commencez par vous prospecter dans votre réseau personnel : amis, famille, anciens collèges, entreprise dans lesquelles vous étiez salarié, etc. Vous devez mobiliser le réseau de votre réseau afin d’élargir votre champ.
Vous pouvez ensuite utiliser des plateformes d’appel d’offres comme Codeurs et des annuaires de freelance comme Hopwork et 404works.
Il vous est aussi possible de faire du content marketing / personnal branding : animer un blog de qualité afin de vous faire connaitre et d’attirer les entreprises.

Quels sont les outils indispensables ?

  • Un PC fixe (si possible avec la solution à deux écrans)
  • Un PC portable : vous pouvez l’emporter partout, surtout en déplacement chez des clients, ce qui peut être très pratique
  • Un NAS (ou tout autre solution de sauvegarde efficace)
  • Quelques périphériques utiles : imprimante multifonction, webcam, haut-parleur, une ou plusieurs prises parafoudre ou d’un onduleur pour être sûr de ne rien perdre en cas de coupure de courant
  • Un smartphone
  • Un bon siège de bureau

Comment trouver un expert-comptable ?

En freelance, avoir un expert-comptable n’est pas indispensable mais il est toujours recommandé d’en avoir un pour vous soulager de certaines tâches. Certains organismes comme Dougs ou encore L-Expert-comptable pour propose de vous aider dans votre recherche afin de vous aider à trouver votre expert-comptable idéal.

 
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Cet article a été rédigé par le cabinet d'expertise comptable en ligne L-Expert-comptable.com. Notre spécialité : aider les entrepreneurs à se lancer et leur épargner la corvée d'une comptabilité.

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